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  • il y a 1 an
Avec Hélène Sandragné, présidente PS du département de l'Aude

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##LE_COUP_DE_FIL_DU_MATIN-2025-08-27##

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Transcription
00:00Dans l'Aude, l'appel lancé par la présidente du département, trois semaines après le méga-feu qui a ravagé 16 000 hectares dans le massif des Corbières.
00:08Hélène Sandrani veut inciter les Français à revenir dans l'Aude afin de soutenir le département.
00:13Elle est avec nous ce matin et je le remercie. Hélène Sandrani, bonjour.
00:17Bonjour monsieur.
00:18Et bienvenue sur Sud Radio. Vous êtes présidente, PS du département de l'Aude.
00:22C'est un appel au soutien de la part des Français que vous souhaitez lancer ce matin pour se reconstruire.
00:27L'Aude a besoin d'accueillir à nouveau les touristes en nombre.
00:31Oui, je dis aux Français, je dis aux Audois aussi, je vais m'en expliquer.
00:37Venez nous voir. Vous avez été très présents pendant cet incendie.
00:43Nous avons beaucoup de soutien et il faut que le soutien à présent se matérialise par le retour dans ce département.
00:52Même si effectivement la saison est sur dieu, je tiens toujours à rappeler.
00:58Il y a l'arrière-saison qui arrive, bien évidemment.
01:01Il y a deux choses, si vous me le permettez, monsieur.
01:04Il y a un département de l'Aude qui fait à peu près 630 000 hectares.
01:08Et ce qui a été brûlé, ce matin, le colonel Mani qui fait bilan et qui a déclaré que le feu serait bientôt officiellement éteint.
01:1916 000 hectares parcourus et 11 000 hectares brûlés.
01:28Donc, c'est une partie de notre département qui est à terre.
01:33Et ce que je tiens à dire, c'est que bien sûr, il y a tout le reste.
01:40Et quel reste, monsieur ?
01:41Nous n'avons pas perdu la mer, nous n'avons pas perdu le littoral, nous n'avons pas perdu nos stations.
01:49Et comme vous venez de le dire, les plages de saison sur nos terres s'étalent jusqu'à octobre.
01:57Nous n'avons pas perdu la montagne noire, le limoxien et sa blanquesse, le loradais et son cassoulet, la montagne noire, les ailes, le minerrois, la cité de Carcassonne, le canal du midi.
02:12Et bientôt, sur Oman, les forteresses royales du Languedoc.
02:17Donc, c'est certes faire acte de solidarité, monsieur, mais comme je viens de vous le dire, ce n'est pas faire acte de charité.
02:25Il y a de très belles choses à voir dans l'Odre.
02:28Et il y a aussi, dans ce territoire qui a énormément souffert, dont vous avez parlé, ces corbières que nous aimons de temps,
02:37Il y a dans les villages qui ont souffert des restos, il y a les vignes, on brûlait certes, mais il y a des caveaux.
02:48Et donc, les Audois eux-mêmes, et bien sûr les touristes, peuvent toujours venir et aider de cette façon à retrouver de l'espoir
02:59et donner le moral à toutes ces personnes qui ont été atteintes dans leur bien, malheureusement pour certains, dans leur chair.
03:13Alors oui, je le leur dis, venez, revenez, venez nous voir, il y a des tas de choses à faire dans l'Odre.
03:21Oui, ça a été un peu la double peine finalement pour le département, avec ces méga-feux.
03:25Et puis, l'activité touristique qui en a pâti, très clairement, vous avez pu faire un premier bilan à ce niveau ?
03:30Alors, on n'a pas les chiffres, honnêtement.
03:33Il est évident que dans la zone concernée, et bien, ce qui était réservation s'est effondré.
03:39C'est un tourisme que nous avons développé dans l'Odre, autour de sa biodiversité, de ses paysages.
03:48Un tourisme chez l'habitant, avec des gîtes, des autres, des produits de qualité.
03:53C'est évidemment que, dans ce contexte, les réservations ont été annulées sur cette zone.
04:02Et alors, je le précise, parce que parfois, il y a aussi de la confusion, ce qui est normal.
04:06Quand on ne connaît pas ce territoire, il y a aussi des gens qui appellent,
04:09et qui ont pourtant fait des réservations à 10, 15, 20 kilomètres de la zone,
04:15et parce qu'ils ne repèrent pas bien, craignent, effectivement, que le feu soit allé jusque-là.
04:21Alors, bon, bien sûr, je le leur dis, rappelez, faites préciser.
04:25Non, non, non, le feu n'a pas été partout.
04:29Et tout le reste offre encore tous ses charmes et tous ses services.
04:34Et oui, vous l'avez dit, effectivement, et vous avez bien raison, Hélène Sandranier.
04:38Il y a peut-être un mot, tout de même, pour conclure, sur les sinistrés,
04:43avec la procédure qui va être longue, les procédures d'indemnisation.
04:47Le département sera là, en soutien ?
04:50Bien sûr que le département sera là, il ne sera pas seul, la région sera là, l'État sera là.
04:59Nous avons mis, il y a, si vous voulez, dans cette situation, vous le comprenez, l'urgence,
05:05on va dire le court terme et le long terme.
05:08Nous sommes, l'urgence, j'ai envie de dire, c'était hier, le feu, le soutien aux pompiers,
05:13à tous ceux qui ont aidé, etc.
05:14Là, nous sommes sur des mesures d'urgence.
05:19Nous avons activé des fonds, des fonds Solidarité pour les Habitats,
05:23des fonds destinés aux communes via l'association des maires.
05:32Les agris, vous le savez, ont eu effectivement un soutien de l'État via un fond.
05:41Un fonds de 8 millions d'euros qui a été débloqué, effectivement, par l'État.
05:45Voilà, un fonds de 8 millions d'euros.
05:47Donc ça, c'est pour faire face à l'urgence.
05:50Et bien sûr, maintenant, nous sommes face à la reconstruction,
05:57à ce que nous allons faire demain, ce à quoi nous travaillons aujourd'hui,
06:02à comment nous allons penser le territoire de demain.
06:05Parce que le réchauffement climatique, nous ne l'arrêterons pas.
06:10Le changement...
06:11Et vous réclamez à titre aussi des moyens supplémentaires pour lutter contre les incendies.
06:17Que demandez-vous précisément à l'État ?
06:18Alors, sur les incendies, vous savez que les départements ont la responsabilité
06:23de ce qu'on appelle les 10, les centres de secours des pompiers.
06:28Des pompiers, depuis des mois, indépendamment de cette crise,
06:32nous disons à l'État que nos moyens pour financer les 10 sont arrivés au bout.
06:42Je me permets de faire une petite parenthèse, vous le savez,
06:45sur combien les départements qui financent les 10 ont des difficultés financières,
06:50avec très classiquement, et pour faire simple,
06:54des dépenses, effectivement, qui augmentent,
06:57mais surtout des recettes qui s'effondrent.
07:00Et ça, il ne faut pas avoir fait maths-sub pour comprendre que ça ne fonctionne pas.
07:04Donc, dans tous ces financements,
07:08et ceux, effectivement, dont vous évoquez, il y a le 10.
07:11Moi, cette année, j'avais fait un effort considérable
07:14dans les difficultés auxquelles nous sommes confrontés.
07:17J'ai augmenté le financement du judice de 3 millions.
07:22Mais ça, nous ne pouvons pas,
07:25les départements de façon globale,
07:27continuer à le faire.
07:28Nous n'avons plus les moyens.
07:30Donc, nous disons à l'État depuis des mois,
07:32indépendamment, comme je le dis, de cette crise,
07:35réfléchissons à un autre monde,
07:37ou du moins à un mode complémentaire de financement.
07:40Nous avons fait des propositions.
07:42Nous avons fait des propositions sur la taxe de séjour.
07:45Nous avons fait des propositions sur les assurances.
07:49Parce que, vous savez, on parle beaucoup de ce qui a été brûlé.
07:53Et c'est terrible.
07:55Mais ce qu'on oublie, c'est ce qui a été sauvé.
07:59Et le sauvé, ça a un coût.
08:01Et nous, nous disons aux assurances,
08:03prenez-le en compte.
08:04Aidez-nous dans cette dimension.
08:06Nous allons plus loin.
08:07Nous disons à l'État,
08:08mais ne peut-on pas, peut-être,
08:10exactement comme les inondations.
08:12Et on peut parler, l'autre,
08:13parce que les inondations, on l'a aussi connue.
08:15Pourquoi ?
08:16Pourquoi ne pourrait-on pas envisager,
08:19comme la taxe Gémapie ?
08:20La taxe Gémapie, c'est un prélèvement qu'on a,
08:24et que les habitants ont dans leurs impôts locaux,
08:28et qui aide à financer la prévention des inondations,
08:33et la gestion des cours d'eau,
08:39de tous les travaux, je le fais simple,
08:40qu'il faut faire.
08:42Mais vous croyez que les Eau-dois aujourd'hui,
08:44et je parle des Eau-dois,
08:45mais je pourrais parler de tout l'arc méditerranéen,
08:48les Bouches-du-Rhône,
08:50ne pourraient pas envisager
08:52qu'ils mettent une contribution relative
08:55pour que les pompiers fassent ce qu'ils ont fait
08:58pendant ces 15 jours.
09:01Vous allez les accueillir comme...
09:03Enfin, pas comme, c'était des sauveurs.
09:05Ils participeraient avec d'autres,
09:08si on leur demandait.
09:09Mais on met tout ça sur la table.
09:10Ce sont des pistes que vous proposez en un mot,
09:14Hélène Sandranié, pour conclure,
09:15des maires de l'autre qui veulent verbaliser
09:17les automobilistes qui jettent leur mégot
09:19par la fenêtre de leur voiture.
09:20C'est du bon sens, vous vous appuyez ?
09:23C'est du bon sens, oui.
09:24C'est du bon sens,
09:25parce que ça renvoie à la responsabilité de chacun.
09:28Et quand la prévention, parfois,
09:31ne suffit pas,
09:33et Dieu sait que des campagnes de prévention,
09:35nous en avons fait,
09:36eh bien, ma foi, la verbalisation
09:38peut être l'ultime,
09:40peut-être pas la meilleure,
09:41mais enfin, l'ultime solution.
09:43Il faut en passer par là.
09:43Merci beaucoup.
09:44Et d'ici là, pour l'arrière-saison,
09:46allez dans l'Aude.
09:47Hélène Sandranié, un grand merci
09:48d'avoir été avec nous ce matin,
09:49présidente PS du département de l'Aude.
09:52Allez, on se retrouve dans un instant.
09:53Qu'est-ce qui s'est passé dans l'histoire ?
09:5527 août,
09:57eh bien, Laurie, il va nous le dire juste après ça.
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