- il y a 5 mois
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00:0011h30, 13h, Christine Kelly sur Europe 1
00:04Et voilà, nous voici au plein cœur de l'actualité, alors on a été quand même un peu surpris,
00:13je ne vais pas vous cacher que ce matin je me réveille avec une impression d'arnaque,
00:17je ne sais pas comment vous dire, dites-moi si vous êtes d'accord avec moi,
00:20lorsqu'on attend François Bayrou, jour de rentrée, il est prêt à nous dire que les choses vont mal.
00:28Ok, on sait que les choses vont mal, ok, il nous apprend des choses qu'on sait déjà,
00:33ça veut peut-être dire aussi une certaine infantilisation du téléspectateur de l'éditoire des Français,
00:38puisque on sait que la France va mal, et je me demande, est-ce que derrière tout ça,
00:43il n'y a pas une certaine stratégie politique, parce que j'ai regardé les tweets d'Emmanuel Macron ce matin,
00:48pas grand chose par rapport à tout ça, je me suis dit aussi qu'il a consulté Emmanuel Macron
00:53avant de prendre cette décision, qui est gagnant dans cette histoire,
00:56y a-t-il une stratégie politique ? Est-ce que c'est uniquement pour plomber le 10 septembre ?
01:01Est-ce que ça va renforcer le 10 septembre ?
01:03Plein de questions à vous poser ce matin.
01:05D'abord, Gabrielle Cusel, quel regard portez-vous ce matin ?
01:09Écoutez, moi ce qui m'a frappée, c'est que François Bayrou partage un point avec Emmanuel Macron désormais,
01:14c'est qu'il convoque les Français pour leur dire rien.
01:18Vous savez, il y avait le non-indiversaire dans Alice au PME des Merveilles, là c'est la non-déclaration.
01:24Je suis très frappée de voir que finalement, il n'a parlé aux Français que pour leur dire que la France allait mal,
01:30comme s'ils ne le savaient pas, ça fait 10 fois qu'on leur raconte,
01:33et il va demander un vote de confiance à l'Assemblée sur ce sujet.
01:37C'est un peu comme si on leur disait que le cancer c'est grave et que la guerre c'est triste.
01:42Oui, la France va mal, tout le monde est d'accord pour le dire,
01:44mais finalement, on n'a pas avancé d'un pouce.
01:47On apprend que les Républicains voteront la confiance au gouvernement, annonce Bruno Rotaillot.
01:55Eric Tegner, quel est votre regard sur cette situation qui est en train de se dérouler sous nos yeux ?
02:00Crise politique, crise de régime, crise économique, on voit comment le CAC 40 a ouvert en baisse ce matin
02:06et on se posera beaucoup de questions dans un instant avec Benoît Perrin sur l'économie.
02:10Moi, je partage votre avis sur le sentiment d'arnaque.
02:12On a eu un François Bayrou, vous savez, depuis des mois, il n'avance pas vraiment, il ne va pas très vite.
02:17Parfois, il est même exaspérant quand on peut l'entendre durant ses discours.
02:20On se disait, bon, il prend le temps, c'est bien pour une fois les politiques pour préparer un bon budget.
02:25Il a travaillé tout l'été, il n'a pas pris de vacances.
02:27Et sa réponse, c'est de nous dire qu'en fait, le 8 septembre, c'est terminé.
02:30Parce que la vérité, c'est qu'hier, il a fait harakiri.
02:33Je veux quand même rappeler aux auditeurs que le vote de confiance, la dernière fois qu'il y a eu lieu,
02:38c'était en 2020, par Jean Castex, lorsqu'ils avaient une majorité totale à l'Assemblée nationale.
02:44Depuis tous les premiers ministres, aucun ne s'est risqué à demander un vote de confiance.
02:48Il est simplement en train de se payer une communication,
02:52de s'ériger François Bayrou comme celui qui a toujours parlé de la dette,
02:55de se crucifier de cette façon-là,
02:59mais au détriment des Français qui vont payer l'addition.
03:02Et pour moi, c'est cet égoïsme qui vraiment m'a surpris.
03:04C'est vrai, on a l'impression qu'on déplace le débat.
03:07En tout cas, Jérôme Darmanin, lui, dit que c'est courageux. On l'écoute.
03:10C'est un acte extrêmement courageux de la part du Premier ministre François Bayrou,
03:14et très démocratique, de dire devant la difficulté, devant les efforts qu'il faudra faire,
03:19devant les semaines qui vont venir, qui vont être difficiles pour voter un budget,
03:24de dire à l'Assemblée nationale, c'est-à-dire là où les représentants du peuple sont élus,
03:28est-ce que vous êtes d'accord pour que nous continuions sur la ligne que je vais dresser,
03:32c'est-à-dire le discours qu'il va porter le 8 septembre,
03:35et qui définit, on va dire, le cadre de la négociation,
03:38il faut faire des économies pour que le pays aille mieux.
03:40Faire des économies pour que le pays aille mieux.
03:43Bonjour Martin Garagnon, vous êtes porte-parole du parti présidentiel.
03:47C'est du courage ou du suicide ?
03:49Je pense qu'on peut difficilement faire le reproche au Premier ministre
03:52de manquer de pédagogie et de transparence.
03:54Qu'est-ce qu'il a fait hier ?
03:55On peut imaginer effectivement que, compte tenu des réactions des oppositions,
03:58ça aille au casse-pipe le 8 septembre, mais ça c'est la responsabilité des parlementaires.
04:02François Bayrou, hier, il a rappelé...
04:04Je ne suis pas tout à fait d'accord avec vous.
04:06Lorsque vous dites que c'est la responsabilité des parlementaires...
04:08C'est eux qui voteront ou pas la question de confiance.
04:09Oui, mais est-ce que ce n'est pas déplacer le débat ?
04:10Lorsqu'il n'y a même pas de majorité, on sait très bien que les parlementaires n'attendent que ça.
04:15Vous voyez ce que je veux dire ? Allons plus loin quand même.
04:16Ce n'est pas vraiment la responsabilité des parlementaires.
04:18J'ai l'impression que François Bayrou veut, comme vous le dites,
04:21mettre la responsabilité sur les parlementaires,
04:23mais c'est lui qui dit, voilà, je me suicide en direct, je me sacrifie.
04:26Le discours du Premier ministre, hier, il a deux vertus, principalement.
04:30La première, c'est qu'il fait le constat qu'effectivement, le pays va mal,
04:33qu'il y a une situation d'urgence budgétaire,
04:35qu'il y a un problème avec nos déficits publics, avec la dette, etc.
04:37Et il rappelle également, ce qui n'est quand même pas neutre en démocratie,
04:40que la décision, elle revient au Parlement.
04:42Le budget, c'est le Parlement qui le vote.
04:44La motion de censure ou la question de confiance, c'est le Parlement qui le vote.
04:47Donc ça rappelle aussi quelles sont les responsabilités des uns et des autres.
04:50Après, chacun est libre, on parle de sa position.
04:51Martin Guérignon, on n'a pas de majorité.
04:54On est le Parlement, le Parlement, mais on n'a pas de majorité.
04:55Et donc, c'est bien parce qu'on n'a pas de majorité qu'il faut s'entendre et qu'il faut trouver des compromis.
04:58Donc, la question qu'il pose hier, avec cette conférence de presse,
05:01c'est de dire, est-ce que déjà, on est tous collectivement d'accord pour dire que le pays va mal,
05:05qu'il est urgent d'agir ?
05:07Mais ça, tout le monde est d'accord.
05:07Mais ça, Martin Guérignon, j'ai l'impression que tout le monde est d'accord et on nous infantilise.
05:10Et on nous dit, ah oui, vous voyez, la France va mal.
05:12Vous voyez, la France va mal.
05:13Mais ça fait des années qu'on le dit.
05:14Moi, je suis désolée, madame Kelly, mais hier, je n'ai pas entendu ça.
05:16Rappelons-nous François Fillon, on est dans un état faillite, ça fait quelques bonnes années,
05:20ça fait des années qu'on sait que la France va mal.
05:22Quand il y avait le...
05:23Martin Guérignon, je sais que vous n'êtes pas d'accord avec moi.
05:24Quand il y avait le Covid, moi, je me rappelle des émissions que je faisais sur CNews,
05:28tous les soirs, on disait, par exemple, dans Face à l'info,
05:31on disait que la planche à billets, on va le payer, on va le payer très cher.
05:34Mais là, on est en train de payer l'addition.
05:35On est en train de nous infantiliser, pas que.
05:38En train de nous dire, la France va mal, oui, alors on fait de la pédagogie.
05:41L'heure est à la pédagogie ?
05:43Moi, je suis désolé, ce n'est pas ce que j'ai entendu hier.
05:46Quand vous voyez les réactions des principales oppositions,
05:48que ce soit à l'extrême gauche ou que ce soit au Rassemblement National,
05:51je n'ai pas entendu ce constat partagé que la France allait mal.
05:54J'ai entendu aux universités d'été de la France Insoumise,
05:57Eric Coquerel, excusez-moi du peu, président de la Commission des Finances de l'Assemblée,
06:01dire en gros qu'il n'y avait pas de problème avec la dette,
06:02qu'on pouvait continuer à s'endetter,
06:04qu'à partir du moment où les taux d'intérêt étaient inférieurs à l'inflation,
06:08il n'y avait pas de problème.
06:08Or, c'est exactement l'inverse que l'on constate,
06:10les taux d'intérêt sont supérieurs à l'inflation.
06:13J'ai entendu Jean-Luc Mélenchon nous dire qu'il soutenait un mouvement le 10 septembre
06:17qui s'appelle Bloquons-Tout, je rappelle étymologiquement,
06:20bloquer, ça veut dire empêcher de se mouvoir, d'avancer et immobiliser.
06:24C'est exactement le contraire de ce que les Français veulent,
06:26qu'ils veulent qu'on avance et qu'on avance encore plus vite.
06:28On va voir pour le 10 septembre, effectivement,
06:30si c'est doper le 10 septembre ou bien annuler le 10 septembre.
06:34On marque une pause, on en parle tout à l'heure.
06:35En plus, j'ai envie de vous entendre.
06:37Est-ce que vous, auditeurs, vous auriez aimé voter la confiance à François Bayon ?
06:41Et si oui, pourquoi ? Sinon, pourquoi ?
06:43Il est 11h43 sur Europe 1 et la suite de Christine Kelly et vous,
06:46c'est dans un instant, à tout de suite.
06:50Christine Kelly et vous sur Europe 1, votre nouveau rendez-vous de 11h30 à 13h.
06:55La France est allée au pied du mur, à quoi joue François Bayrou ?
06:58Le débat se poursuit, Christine, avec bien sûr vos deux chroniqueurs,
07:01Gabriel Cluzel, Éric Tecner et votre invité, Martin Garagnon, porte-parole de Renaissance.
07:06Et voteriez-vous la confiance à François Bayrou, vous, auditeurs d'Europe 1 ?
07:12N'hésitez pas à nous appeler au 01 80 20 39 21.
07:15Si oui, dites-nous pourquoi.
07:16Sinon, dites-nous pourquoi.
07:17Ça nous intéresse.
07:18En tout cas, Martin Garagnon, dites-nous si vous voteriez la confiance à François Bayrou.
07:24Je la voterai évidemment pour une raison très simple,
07:26c'est qu'en fait, cette question qui est posée par le Premier ministre,
07:28ça n'est pas demander aux parlementaires de valider sa proposition de budget.
07:33C'est simplement de valider le constat qu'il va falloir trouver des solutions.
07:37Vous l'avez rappelé très justement.
07:37Je rappelle que vous êtes votre parole du parti présidentiel.
07:39Vous l'avez rappelé très justement, l'Assemblée nationale ne dispose pas de majorité.
07:43Il y a une tripartition que les Français ont voulu à l'issue d'élections
07:46où la participation a été massive et historique.
07:48C'est le choix des Français.
07:49Maintenant, c'est une question en deux temps.
07:51La première, c'est la question de confiance.
07:53Est-ce qu'on est d'accord pour discuter des modalités pour affronter le problème budgétaire ?
07:56Martin Garagnon, excusez-moi.
07:59On vote le budget.
07:59Excusez-moi, on est en train de se poser une question de
08:04est-ce qu'on peut faire aller ceci, cela, cela, pour au bout du bout peut-être prendre une décision sans majorité ?
08:10Prenons des décisions, faisons un 49-3 évidemment peut-être sur quelque chose.
08:16Ça engageons un petit peu la force du gouvernement.
08:21Là, on a l'impression qu'on est en train de décider du battement des ailes d'un papillon
08:25alors que la France meurt, alors que la France a faim, alors que des agriculteurs ont besoin de solutions,
08:30alors que des chefs d'entreprise en ce moment même sont en train de se poser plein de questions.
08:34On est en train de dire, ah oui, alors est-ce que vous allez voter peut-être la motion de confiance ?
08:37Non, prenons les décisions.
08:39Il y a plein de décisions à prendre en matière d'économie.
08:42Tous les politiques donnent des propositions.
08:44LR donne des propositions en matière d'économie.
08:46Que veulent les Français ?
08:48Pardon, je suis un peu énervée là, non ?
08:49C'est le ressenti des Français, je pense.
08:52Non, mais je suis en train de me dire par exemple que les Français se disent
08:56arrêtez de me faire les poches, mais baisser, réduisez les dépenses de l'État.
09:01Est-ce que ça, ce n'est pas la décision à prendre au lieu de se dire voter une confiance ?
09:05Les Français, on a tous des tas d'idées sur comment mieux gérer le pays.
09:09Et elles sont toutes acceptables et entendables.
09:11Et le but, c'est justement de pouvoir en débattre.
09:12Je rappellerai juste que les propositions de François Bayrou, il en a fait avant l'été.
09:16Donc, elles ne sortent pas du chapeau.
09:18Elles ont eu le temps d'infuser, d'être débattues et commentées.
09:21On a effectivement des propositions par ailleurs qui sont faites par des oppositions.
09:24Vous avez aussi d'autres oppositions.
09:26Je vous rappelle que la France Insoumise, avant même la conférence de presse d'hier soir du Premier ministre,
09:30avait déjà annoncé qu'il déposait une motion de censure.
09:32C'est systématique.
09:35On voit bien d'où vient la volonté de blocage.
09:38Vous avez un bloc à l'Assemblée qui est là pour discuter,
09:41pour essayer d'entendre et de trouver des compromis.
09:43Parce qu'une fois de plus, ce budget ne peut pas se décider avec un seul des trois blocs qui composent cette Assemblée.
09:47Il va nécessairement, si on veut aboutir à un budget, il faut qu'on trouve des compromis.
09:51En même temps, si c'est pour faire perdre aux Français des semaines et des mois de discussion sur des budgets,
09:55pour au final avoir une motion de censure,
09:57autant qu'on pose la question dès maintenant et qu'on avance justement.
10:00Autant que le Président de la République démissionne,
10:02autant avoir une autre dissolution.
10:04Mais pour quelle raison est-ce que le Président démissionnerait ?
10:05Eh bien parce que le pays n'avance pas.
10:08Le pays n'avance pas, il est élu par les Français, mais le pays n'avance pas.
10:11Je le rappelle quand même.
10:11On a eu deux chefs d'État qui ont démissionné parce qu'ils ont vu que le pays n'avance pas,
10:15le pays n'avance pas.
10:16On est dans une situation d'impasse et on a l'impression que ce sont les Français
10:19qui sont pris en otage et que les élites sont là en train de se dire
10:22« Tiens, toi je te nomme ici, tiens, toi je te nomme là, je veux te sauver ta peau. »
10:25Et en même temps, les Français, ils attendent des solutions,
10:26mais on est sourds aux solutions des Français.
10:28C'est Eric Tegner et ensuite Gabriel Cluzel.
10:30Et n'hésitez pas à nous appeler 01823921 sur Europe 1
10:33pour nous dire est-ce que vous voteriez oui ou non la motion pour François Bayard.
10:38Moi je suis parfaitement d'accord avec votre coup de gueule Christine.
10:40C'est-à-dire, Martin Carnion, c'est quoi votre idée de la négociation ?
10:44C'est de vous venir et dire « Écoutez, vous avez 15 jours,
10:47vous devez voter pour moi la confiance qui n'a pas été faite depuis 5 ans dans le pays,
10:51sinon je fais un malheur. »
10:52Alors que la rentrée parlementaire n'est même pas prévue pour le 8 septembre.
10:55C'est-à-dire qu'il n'a même pas entamé des négociations.
10:57Ça servait à quoi de travailler tout l'été s'il ne commence même pas par le faire ?
11:01Pardonnez-moi, mais on a l'impression de voir un enfant qui n'est pas content le jour de Noël
11:04et qui casse son jouet.
11:05C'est du chantage qu'il est en train de faire et c'est ça aujourd'hui la réalité.
11:09Il y a des contre-budgets qui sont proposés.
11:10Le contre-budget du Rassemblement National allait être proposé d'ici plusieurs semaines
11:14parce qu'ils allaient y travailler.
11:16Lorsqu'ils demandent sa motion de confiance aujourd'hui pour le 8 septembre,
11:20c'est une façon de leur dire de toute façon « Je ne vous écouterai pas ».
11:23Sur la question des jours fériés, Martin Carnion,
11:25pourquoi François Bayrou n'a tout simplement pas vu la colère des gens
11:29en disant « Bon ben, on revient dessus, on l'arrête ».
11:31Mais la colère, on la savait avant même qu'il annonce les deux jours fériés.
11:34On savait que ça ne plairait pas aux Français.
11:36Il a dit que c'était amendable,
11:38que toutes les propositions qu'il a faites avant l'été
11:39étaient parfaitement discutables et amendables.
11:41Je rappelle juste la question de confiance.
11:43Martin Garagnon, porte-parole du parti présidentiel sur Europe.
11:46La question de confiance demandée par le Premier ministre,
11:48ce n'est pas voter le budget,
11:49ce n'est pas voter en un seul bloc ses propositions.
11:52C'est de dire, est-ce que déjà on est d'accord sur le constat
11:54et est-ce qu'on est d'accord pour discuter ?
11:56Dans un deuxième temps, si le budget qui est proposé, amendé et négocié,
11:59ne convient pas aux parlementaires, il le censure.
12:01Comme ça, c'était le cas avec Michel Barnier, je vous rappelle.
12:04J'entends bien Gabriel Cluzel.
12:05Ce qui est vraiment tragique, c'est que moi j'ai rencontré cet été,
12:08par exemple, parlier des agriculteurs,
12:10des agriculteurs dans la misère des agriculteurs
12:12qui étaient extrêmement inquiets pour ne parler que d'eux.
12:15Nous avons parlé d'insécurité tout l'été,
12:17et c'est une préoccupation forte au cœur des Français.
12:19Et on voit que l'actualité, et nous-mêmes d'ailleurs,
12:21mais nous n'avons pas le choix,
12:22les journalistes qui suivent l'actualité,
12:24est occupée par ce vote de confiance,
12:26puis après on va parler de 49-3.
12:29Non mais si vous voulez, est-ce que vous croyez franchement
12:32qu'il y a un seul Français qui soit empêché de dormir
12:34par le vote de confiance ?
12:35Vous voyez, nous sommes dans de la politique politicienne
12:38qui, je crois, est à mille lieux
12:41des préoccupations profondes des Français.
12:44On voit bien qu'il y a eu Barnier,
12:46maintenant il y a Bérou,
12:47mais il n'y a aucune solution.
12:49Ils sont là pour essayer de rester.
12:50Moi, je suis d'accord avec Christine Kelly,
12:52au fond du fond, il y a quand même un éléphant
12:53au milieu du couloir.
12:55Est-ce que la vraie solution, le vrai déblocage,
12:57ce n'est pas la démission d'Emmanuel Macron ?
12:59Alors évidemment, vous êtes dans votre rôle,
13:00vous ne pouvez pas nous dire oui,
13:01mais fondamentalement, tout est bloqué.
13:04Et on nous dira le fond de sa pensée
13:06lorsqu'il y enlèvera l'étiquette
13:07de porte-parole du parti présidentiel.
13:09J'enlève un livre, comme beaucoup.
13:13Orantelle, dites-nous tout,
13:14on va vous étrangler pour savoir
13:16comment le fond de votre pensée.
13:17J'aurais dit, sur la question de la démission
13:20du président, j'aurais tenu le même discours
13:21s'il s'était agi de Mme Le Pen
13:23ou de M. Mélenchon.
13:25Pour une raison simple,
13:26c'est que ça créerait un précédent institutionnel,
13:28c'est-à-dire qu'à partir du moment
13:29où vous avez des blocages dans le pays,
13:31le président démissionne.
13:32Le président, il n'est pas infusible,
13:34il est au contraire le garant des institutions.
13:36Il est là pour assurer la continuité
13:37de la République.
13:38Donc, si maintenant, vous considérez
13:39qu'il faut qu'un président démissionne
13:41dès qu'il y a des blocages au Parlement,
13:42je ne sais pas, Martin Garagnon, pardon,
13:44ce n'est pas dès que.
13:45Ce n'est pas dès que.
13:46On est quand même dans une situation,
13:48ensuite on prend Guy, au téléphone,
13:49qui nous appelle de Paris.
13:50Ce n'est pas dès que.
13:51On est dans une situation,
13:52on est en troisième,
13:53ou premier ministre,
13:55ou quatrième, je ne sais plus combien,
13:56en moins de trois ans.
13:58On est dans une situation,
13:59on n'a pas de majorité.
14:00Qui est les parlementaires, c'est les Français ?
14:00Pardon, Martin Garagnon,
14:01on est en train de faire comme si
14:03on a un pays qui va bien,
14:04alors que rien ne va.
14:06Moi, je ne considère pas
14:06que notre pays a bien.
14:07La Grèce nous a dépassé,
14:09l'Italie nous a dépassé avant,
14:10on se moquait de la Grèce,
14:11et maintenant la Grèce est meilleure que nous.
14:13Je veux dire, on n'en est pas là.
14:15Parce que les Grecs,
14:16ils ont souffert pendant dix ans,
14:18ils se sont mis au régime,
14:19au pain sec.
14:20Moi, ce n'est pas ce que je veux pour mon pays.
14:21Je n'ai pas envie qu'on en arrive
14:22à la situation d'une tutelle du FMI
14:24et de devoir détruire notre pays
14:25et de la situation publique comme la Grèce.
14:26Et on en parle dans un instant,
14:27pour savoir effectivement
14:28si c'est ce qui nous attend.
14:29Si on ne fait rien,
14:30c'est ce qui nous attend.
14:31C'est sûr,
14:31si on continue à s'endetter,
14:32à creuser des déficits
14:33sans jamais proposer une solution pérenne,
14:35c'est ce qui nous attendra.
14:36Il faut être aussi responsable.
14:37Martin Garagnon,
14:38porte-parole du parti présidentiel.
14:40Vous voteriez la confiance
14:41à François Bayrou.
14:42On a Guy au téléphone
14:43qui nous appelle de Paris.
14:45Guy,
14:46est-ce que vous voteriez
14:47la confiance, vous,
14:47à François Bayrou ?
14:49Bonjour Europe 1,
14:50bonjour Justine.
14:51Bonjour Guy.
14:53Je n'ai pas confiance en ce monsieur
14:56parce qu'il n'a pas d'expérience,
14:57malheureusement.
14:58Non mais c'est un homme politique
15:00depuis des années,
15:01depuis 50 ans.
15:01Comment ?
15:02C'est un homme politique reconnu
15:03depuis plusieurs années, non ?
15:05Oui, mais qu'est-ce qu'il a eu
15:07comme résultat ?
15:09Qu'a-t-il eu comme résultat ?
15:11Dites-moi quels sont ses résultats.
15:13Il n'a eu aucun bon résultat,
15:15il n'y a aucun résultat.
15:16Il n'a jamais eu à mettre en place
15:17de politique permettant
15:18de redresser le pays.
15:20Moi, je parle en connaissance de cause.
15:22J'ai 75 ans passé.
15:23J'ai toujours été mon propre patron
15:25chef d'entreprise.
15:25Dans ma vie, à 20 ans d'écart,
15:27j'ai eu à redresser deux entreprises
15:29sans moyens, dans la souffrance.
15:31Mais j'ai réussi.
15:32Il n'y a qu'une seule méthode,
15:34c'est d'amener du travail.
15:36Je ne me préoccupais pas
15:37d'être de droite, de gauche,
15:38du centre, du sud, du nord,
15:39de l'est, de l'ouest.
15:40C'est inutile, ça.
15:41Et en ce moment,
15:42on a depuis des dizaines d'années
15:43des partis politiques
15:44qui se bagarrent
15:45pour avoir la première place.
15:48Ils ne se préoccupent pas du peuple.
15:50Ils n'en ont rien à faire.
15:50Ils sont complètement isolés.
15:55Est-ce qu'un père de famille
15:57et une mère de famille
15:58ont besoin d'être
15:58dans une couleur politique
16:00pour mener à bien
16:01leur entreprise ?
16:02Est-ce qu'une chef
16:03ou un chef d'entreprise
16:04ont besoin d'être
16:05dans un parti politique
16:06pour mener à bien
16:07une entreprise ?
16:08Non.
16:09Il y a des choses
16:10essentielles à faire.
16:11C'est amener du travail.
16:13Voilà.
16:14Et surtout,
16:14c'est de faire des économies.
16:15la proposition du Premier ministre
16:17pour enlever
16:18le lundi de Pâques
16:19en jour de congé
16:20et le 8 mai.
16:21Alors déjà,
16:22le 8 mai,
16:22c'est une fête nationale.
16:23Il ne faut pas l'oublier.
16:25Ce n'est pas ça
16:25qu'il faut qu'ils disent.
16:27Ils disent,
16:27voilà ce qui s'est passé
16:29depuis 50 ans.
16:30Le laxisme
16:31de tous les présidents précédents
16:33qui n'ont pas su
16:34être de bons gestionnaires,
16:35qui n'auraient même pas
16:36été capables
16:37de gérer
16:37une simple épicerie
16:38de quartier,
16:39qui sont allés puiser
16:40dans une caisse
16:41pour donner à tout le monde,
16:42qui ont travaillé
16:43pour leur décision.
16:45Gloriole.
16:46Là où je vous rejoins, Guy,
16:47c'est qu'on a quand même
16:48l'impression que le nerf
16:49de la guerre en France
16:51est le moteur
16:52de la France
16:53et de tous pays.
16:54D'ailleurs,
16:54ce sont les chefs d'entreprise
16:55et les chefs d'entreprise
16:56sont piétinés,
16:57sont ignorés
16:57par le gouvernement.
16:59Je vous permets
17:00de vous interrompre
17:01parce que déjà
17:02en 98,
17:04même en 96,
17:05puisque nous avons
17:05planté l'URSSAF
17:06avec ce petit syndicat
17:08de chefs d'entreprise
17:08dans lequel j'appartenais,
17:10créé par Gérard Nicou.
17:11Nous avons planté l'URSSAF
17:12qui mettait en liquidation
17:14les entreprises
17:14alors qu'elles n'avaient
17:15pas d'existence légale.
17:17C'est nous qui avons prouvé
17:17que l'URSSAF
17:18n'avait pas d'existence légale.
17:20On s'est attaqués
17:20aux fiscs
17:21et qu'ils s'attaquaient
17:21aux entreprises.
17:23Mais on a voulu mobiliser
17:24tous les syndicats
17:25de chefs d'entreprise
17:26pour faire une manifestation.
17:27Est-ce que vous avez déjà vu
17:28des manifestations
17:29de chefs d'entreprise ?
17:30Non.
17:30C'est clair.
17:31Il y a toujours eu
17:31aux normes
17:32celles des agriculteurs
17:34et des éleveurs.
17:35Mais sinon,
17:35vous n'avez jamais vu
17:36de manifestation
17:38des chefs d'entreprise.
17:38Ils travaillent.
17:39Ils travaillent.
17:40Mais justement,
17:41on a voulu rassembler
17:42tous les syndicats
17:43de chefs d'entreprise
17:44pour manifester.
17:45Nous, ce qu'on voulait,
17:46déjà en 1998,
17:48on faisait même
17:49des réunions à ce sujet
17:50pour rassurer
17:50les chefs d'entreprise.
17:51Ce qu'on voulait,
17:52c'est que les impôts
17:53soient diminués
17:54de manière à pouvoir embaucher.
17:56Guy, restez avec nous
17:58sur Europe 1
17:58puisque Martin Garagnon,
17:59je vois,
18:00en train de piétiner.
18:01Il a envie de vous répondre.
18:02Pas de parole du Parti présidentiel.
18:03Oui, je voudrais en dire
18:04une chose.
18:04Ça ne sert à rien
18:05ces deux jours de congé.
18:06Ce qu'il faut,
18:07c'est qu'ils disent
18:07voilà quel est le résultat
18:09de ces 50 ans de politique.
18:12Voilà quel résultat.
18:13Voilà ce qu'il faut faire.
18:14Il faut que tout le monde
18:15crache au bassinet.
18:17Tout le monde.
18:17Martin Garagnon vous répond.
18:19Je demanderais
18:20que chacun donne
18:22la cinquième semaine.
18:23Travail gratuit.
18:24Et que ce travail gratuit
18:25soit donné au gouvernement
18:26pour redresser
18:27la situation financière.
18:28et que tout le monde cotise.
18:31Martin Garagnon vous répond.
18:32Oui, Guy,
18:33pour moi,
18:33vous avez tout dit
18:35en une phrase.
18:36Faire des économies,
18:37ça c'est une évidence.
18:38Maintenant,
18:38la question c'est de savoir
18:39où est-ce qu'on les prend.
18:40Et là,
18:40on voit qu'il y a des divergences.
18:41Et surtout,
18:41ce que vous avez dit
18:42et ce qu'on oublie
18:43trop souvent de dire,
18:44c'est qu'il faut créer
18:45de l'emploi.
18:47Une réponse simple.
18:48Le taux d'emploi en France,
18:49il est à 68%.
18:50Le taux d'emploi,
18:51c'est la proportion
18:51des personnes
18:53qui occupent un emploi
18:53par rapport à la population
18:55en âge de travailler.
18:5668% en France.
18:57En Allemagne,
18:58il est de 77%.
19:00Si la France avait
19:01un taux d'emploi
19:01comme l'Allemagne,
19:03on n'aurait plus de déficit,
19:04on n'aurait plus de problème
19:04de financement
19:05du système de retraite,
19:06on n'aurait plus rien du tout.
19:07Question Martin Garagnon.
19:08Augmenter le taux d'emploi,
19:09ça génère des recettes.
19:10Est-ce que c'est ce qu'il a proposé
19:11François Bayrou ?
19:12Non.
19:13Mais il n'a rien proposé.
19:14Non, alors attendez,
19:15on marque une pause
19:16et vous me répondez
19:17dans un instant.
19:17Non, parce que je vais être d'accord avec Guy
19:17sur les jours fériés.
19:18Vous allez être d'accord avec Guy.
19:19On marque une pause,
19:20on regarde ça dans un instant.
19:21A tout de suite.
19:21Restez sur Europe.
19:22Christine Kelly,
19:23à tout de suite.
19:23Et si vous voulez réagir comme Guy,
19:2501, 80, 20, 39, 21,
19:27le numéro est non surtaxé.
19:28Il est 11h58 sur Europe 1.
19:3111h30, 13h.
19:32Christine Kelly sur Europe 1.
19:35Nous avions Guy au téléphone,
19:38Guy qui nous appelle de Paris
19:39et qui dit
19:40vous avez parlé d'une semaine
19:41à offrir à l'État.
19:42Je n'ai pas très bien compris
19:43là tout à l'heure.
19:44C'est la cinquième semaine.
19:46C'est-à-dire ?
19:47On a juste besoin de...
19:48On a quatre semaines de vacances.
19:50Il y a une cinquième semaine
19:51de vacances aussi
19:52qui est payée par le patron
19:54pendant que vous êtes en vacances.
19:55C'est votre droit
19:56d'avoir la cinquième semaine.
19:57Vous êtes d'accord avec moi ?
19:59Oui, oui.
20:00Bien.
20:00Eh bien, vous offrez cette cinquième semaine.
20:02C'est-à-dire,
20:02vous allez travailler
20:03mais le produit du travail
20:05de cette cinquième semaine,
20:07au lieu de recevoir
20:08votre salaire
20:08pour la cinquième semaine,
20:10le patron la donnera
20:11au gouvernement,
20:13aux fiches.
20:13Ça, c'est la solution de Guy.
20:16Éric Terner vous répond.
20:17Alors, je suis évidemment
20:19absolument pas d'accord
20:20avec Guy.
20:21Je salue
20:22parce qu'il est entrepreneur,
20:23il était entrepreneur
20:24mais vous savez,
20:25le gouvernement aujourd'hui,
20:26c'est celui
20:27qui a cramé la caisse.
20:28Ça fait huit ans
20:28qu'ils ont dépensé
20:30plus de 1000 milliards d'euros
20:31de dettes supplémentaires.
20:33À aucun moment,
20:33pardonnez-moi,
20:34je n'ai confiance
20:35dans ce gouvernement.
20:36Je crois dans le fait
20:37de pouvoir réinvestir.
20:38Par exemple,
20:38il faut proposer aux salariés
20:39de pouvoir parfois
20:40être actionnaires
20:41de leur entreprise.
20:42ça a du sens
20:43de pouvoir défiscaliser
20:44également
20:45cet investissement
20:46dans leur entreprise,
20:47de pouvoir capitaliser
20:48dans des retraites
20:49pour faire en sorte
20:50de développer
20:51des nouveaux systèmes
20:51de retraite
20:52parce que ça,
20:52pour le coup,
20:53ça creuse les déficits
20:54de l'État.
20:55Mais à aucun moment,
20:56il faut donner
20:57votre argent
20:57au gouvernement
20:58qui ne sait pas
20:59l'utiliser autrement
21:00que de le donner
21:01à des associations
21:01ou de le dilapider
21:02dans des comités théodules.
21:04Martin Garagnon,
21:05porte-parole du PIN
21:06anti-présidentiel,
21:07ne répond avant
21:07de se quitter
21:08votre dernier monsieur
21:09à la question.
21:09Oui, simplement,
21:10avant de songer
21:11à demander encore
21:12plus d'efforts
21:13à tous les Français
21:13qui travaillent
21:14et qui travaillent
21:15d'arrache-pied,
21:16parce que vous avez
21:16cette immense majorité
21:17de Français,
21:18ce qu'on appelle
21:18les classes moyennes,
21:20qui contribuent à tout,
21:21qui ne croient à rien
21:21en termes d'aide sociale,
21:22qui savent éduquer
21:23leurs enfants,
21:24qui ne vont pas manifester,
21:25qui payent leurs impôts,
21:26qui respectent les règles.
21:27Moi, c'est à eux
21:27que je pense.
21:28Avant de penser
21:28à leur prélever encore plus,
21:30commençons déjà
21:31par demander
21:31à ceux qui ne contribuent
21:32pas assez.
21:33Donc, les jours fériés,
21:35la cinquième semaine
21:35du projet payé,
21:36pourquoi pas,
21:38mais avant même
21:38d'y penser,
21:39attaquons-nous déjà
21:40à tous ceux
21:40qui ne contribuent pas assez,
21:42parmi les ultra-riches,
21:43comme parmi tous ceux
21:44qui ne payent pas d'impôts
21:45sur le revenu,
21:46notamment.
21:46Je parlais du taux d'emploi
21:47tout à l'heure,
21:48mais le taux d'emploi,
21:49vous avez des gens
21:49qui sont éloignés
21:50du marché du travail,
21:52soit par manque de formation,
21:53et cela, il faut les aider
21:54à revenir sur le marché
21:55du travail,
21:55donc à augmenter
21:56le taux d'emploi,
21:57soit parfois par choix,
21:58et je suis navré,
21:59notre système social
22:00en France,
22:01il n'est pas là
22:01pour financer
22:02votre oisiveté
22:03ou vos voyages
22:04à l'autre bout du monde,
22:04il est là pour ceux
22:05qui en ont besoin,
22:06les accidents de la vie,
22:07etc.
22:07Merci Martin Garagnon
22:09pour votre présence
22:10sur Europe 1,
22:11merci aussi à Guy en ligne
22:12qui nous a poussé
22:14son coup de gueule
22:15aussi sur Europe 1,
22:17il y a Emmanuel
22:18qui nous attend,
22:19Brigitte,
22:19Géraldine,
22:20Vincent,
22:21Guy,
22:21Kevin,
22:22Jean-Philippe
22:23qui sont en ligne
22:23et qui nous attend
22:24il y a du monde,
22:24mais je vous avais prévu
22:26une petite surprise,
22:28alors elle va arriver
22:28dans un instant,
22:30le temps pour Gabrielle Cluzel
22:31de clore ce sujet
22:32sur est-ce que vous
22:34voteriez la confiance
22:36et clore ce sujet,
22:37attention,
22:37on parlera aussi
22:38des économies
22:39qui vont sauver la France
22:40parce qu'elle voulait intervenir,
22:42merci encore Martin Garagnon.
22:43Oui,
22:43je voulais revenir
22:44sur les jours fériés,
22:46je mets en garde
22:47sur cette fausse bonne idée,
22:49il y a une certaine France
22:51qui considère
22:51qu'il faut se remettre
22:52au travail
22:52et que donc supprimer
22:54les jours fériés,
22:54ce serait une idée formidable
22:56mais ce n'est pas seulement
22:57une démarche économique,
22:59bon déjà il faut souvenir
23:00que le lundi de Pentecôte
23:01il devait servir
23:01aux personnes âgées,
23:02on attend toujours
23:03les climatiseurs
23:04dans les EHPAD,
23:05on s'en est rendu compte
23:05pendant la canicule
23:08et puis je rappelle
23:08que l'Alsace
23:09qui a deux jours fériés
23:10supplémentaires,
23:11c'est-à-dire le vendredi saint
23:12et la Sainte-Étienne
23:13le 26 décembre
23:13est un des départements
23:14les plus prospères,
23:15donc s'il y avait un lien
23:17entre jours fériés
23:19et prospérité économique
23:20aussi simple,
23:21ça se saurait
23:21et puis surtout
23:22ce n'est pas seulement
23:22économique supprimer
23:23les jours fériés,
23:24c'est aussi civilisationnel.
23:25Aujourd'hui nous avons
23:26des jours fériés
23:26qui sont de facto
23:27le témoin,
23:29le témoignage
23:30des racines chrétiennes
23:31de notre pays.
23:32S'ils disparaissent,
23:33et bien ces racines
23:34vont disparaître.
23:35Vous savez quand Antoine Léomand
23:36qui est finalement d'accord
23:36avec François Béroux
23:37d'il faut supprimer
23:38les jours fériés chrétiens,
23:40et bien il n'a pas
23:41d'autre souhait
23:42que finalement
23:43de faire de la cancel culture
23:43et c'est pareil
23:44pour la mémoire
23:44de nos anciens combattants.
23:46Merci à beaucoup
23:47Gabriel Coulon.
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