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  • il y a 3 mois

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Transcription
00:00Et Bayrou va demander la confiance de l'Assemblée Nationale le 8 septembre.
00:04Qu'est-ce que ça veut dire ?
00:05Décryptage.
00:07François Bayrou va demander la confiance de l'Assemblée Nationale le 8 septembre.
00:12Là, il n'y a pas de motion de censure, c'est autre chose.
00:15Il n'avait pas demandé le vote.
00:16Vous savez qu'il y a une tradition, c'est quand un Premier ministre est nommé,
00:19il fait son discours de politique générale,
00:21et ensuite il demande un vote de confiance.
00:23Tradition mise à mal par François Bayrou,
00:26par Michel Barnier et par Gabriel Attal,
00:29et même par Elisabeth Borne,
00:30qui n'avait pas demandé de vote de confiance,
00:31puisqu'il n'y avait pas de majorité absolue à l'Assemblée Nationale.
00:35Mais il n'aura pas la confiance.
00:35Mais non, il n'aura pas.
00:36Et surtout, ce qui est important aussi, c'est la date.
00:398 septembre.
00:40Parce que normalement, les vacances parlementaires, ça dure 3 mois.
00:42Donc vous êtes tranquille quand vous êtes Premier ministre,
00:44parce que vous avez 3 mois de répit,
00:46et vous ne pouvez pas vous faire censurer,
00:47sauf session extraordinaire,
00:49que vous convoquez pour réunir les députés.
00:51Donc normalement, les députés devaient reprendre la dernière semaine de septembre.
00:55Donc là, ils vont être...
00:56Mais quelles sont les conséquences d'un vote négatif ?
00:58C'est symbolique.
00:59C'est purement symbolique.
01:00Et pourquoi il le fait ?
01:02C'est une grande question.
01:04Sans doute pour montrer qu'il y aura...
01:05S'il y a un vote négatif, il ne peut pas rester là à attendre que ça vienne.
01:10Il y a un moment, il faut partir.
01:11Si, sur le papier, il n'est pas obligé de partir après un vote de confiance.
01:14Il n'est pas obligé de partir.
01:16Pourquoi il le fait ?
01:17Pourquoi il le fait ?
01:18Parce que c'est une information importante qui sera développée.
01:20Oui, c'est un geste politique fort.
01:23C'est, on peut dire, la dernière bouteille à la mer qu'il lance.
01:27S'il avait, effectivement, eu un vote de confiance, ça serait inespéré.
01:31Je pense qu'il n'y aura pas.
01:31Non, mais il n'y aura pas.
01:32Donc pourquoi il le fait ?
01:33On va poser la question.
01:34Ça, c'est très important.
01:35François Bayrou va demander la confiance de l'Assemblée nationale le 8 septembre.
01:39C'est l'information du moment et il n'a pas donné de nouvelles mesures puisqu'on repasse par un discours de politique générale.
01:49C'est bien ça ?
01:50Exactement.
01:50Il n'y aura pas juste un vote de confiance.
01:51Il y aura un discours de politique générale.
01:53Donc il n'y a pas de mesures qui vont être annoncées aujourd'hui ?
01:56Peut-être.
01:56Tant qu'il parle, tout est possible.
01:58Mais en fait, ce discours de politique générale et donc ce vote de confiance et sauf gigantesque surprise du Rassemblement national qui voterait la confiance à François Bayrou, c'est une manière de préparer sa sortie.
02:11C'est une manière de dire ce que certains lui conseillaient depuis le début, notamment le député Modem Richard Ramos, qui est très proche de François Bayrou, qui est le patron du Modem, soigner sa sortie en disant « je suis responsable, j'ai voulu faire plus de 40 milliards d'économies alors qu'on a 3000 milliards de dettes.
02:28Regardez les irresponsables, j'ai fait ce que j'ai pu, ça fait un peu plus de 8 mois que je suis là, je suis resté plus longtemps que Barnier, plus longtemps qu'Atal, et bien je démissionne.
02:36Voilà, je n'ai pas la confiance de l'Assemblée nationale parce qu'il va plus loin que ça dans le discours.
02:40Donc il n'y aura pas de notion de censure peut-être ?
02:43En fait, il va peut-être court-circuiter la France insoumise parce que, regardez, ça a lieu le 8 septembre.
02:49Le bordel de Jean-Luc Mélenchon s'est prévu le 10.
02:52Parce qu'il y a des propos qu'on fuitait dans le Parisien en disant « on est des spécialistes pour mettre le bordel », des propos de Jean-Luc Mélenchon qui n'a pas renié l'autre jour.
02:58Sur une chaîne info.
02:59Donc il court-circuit la manifestation du 10, il court-circuit la motion de censure de la France insoumise peut-être votée par l'ERN, et c'est lui qui prépare sa sortie.
03:08J'ai fait mon discours de politique générale, vous n'en voulez pas des 40 milliards d'économies.
03:12Messieurs, dames, au revoir.
03:13Écoutons François Bayrou.
03:16J'ai demandé au Président de la République qu'il a accepté de convoquer le Parlement en session extraordinaire le lundi 8 septembre, dans 15 jours.
03:25J'engagerai ce jour-là la responsabilité du gouvernement sur une déclaration de politique générale conformément à l'article 49 alinéa 1er de notre Constitution.
03:35Cette déclaration de politique générale aura pour objet de poser explicitement la question centrale, savoir s'il y a bien gravité du danger pour la nation,
03:49s'il y a urgence ou pas, et choisir la route qui permettra d'échapper à cette malédiction en retrouvant la maîtrise de nos finances,
04:01et donc en choisissant de réduire nos déficits et en produisant plus.
04:05Gérard Carreau, s'il y a urgence pourtant, pourquoi attendre 15 jours ?
04:09Et est-ce qu'il y a une manip là-dedans ? Est-ce qu'il y a du billard à trois bandes ?
04:13Pourquoi ne dit-il pas aujourd'hui les efforts ou les économies que devrait faire la France ?
04:20C'est toutes ces questions qui vont être posées ces prochaines heures.
04:24Moi je crois qu'en disant ce qu'il a dit aujourd'hui, c'est un peu, quelque part, préparer sa sortie.
04:31Je ne vois pas comment il peut faire retomber.
04:32Et quel est l'intérêt, pardonnez-moi ?
04:34Et quel est l'intérêt ?
04:34Être maître de sa chute.
04:36Il aura, on dira, on pourra toujours dire, au fond Bayrou a été, bon il n'a pas réussi, mais il a été courageux,
04:43il a essayé jusqu'au bout de sauver.
04:45Et la suite ?
04:46Et la suite ?
04:46La suite, alors là, ça rend extrêmement difficile.
04:50C'est M. Lecornu, c'est ce que disait tout à l'heure.
04:51C'est-à-dire que le président de la République peut parfaitement nommer un Premier ministre, qu'il a choisi.
04:57Ce Premier ministre-là va être encore plus faible que ne l'a été celui qui sera parti, en l'occurrence Bayrou.
05:05Je ne vois pas, franchement, à ce stade, je n'imagine plus, je l'ai imaginé longtemps comme beaucoup d'autres,
05:12je ne vois plus effectivement la situation tenir jusqu'à l'élection présidentielle dans presque deux ans.
05:18Mais est-ce qu'on se rend compte quand même de l'angoisse ?
05:19Caroline dit turbide.
05:21Pardon, mais de l'angoisse, moi je ressens de l'angoisse.
05:23Quand je l'entends, je me dis, mais est-ce que, ne serait-ce que ça, est-ce que c'est digne d'un Premier ministre ?
05:28Ça veut dire qu'il n'emploie que des mots qui font peur.
05:30On est en danger, il y a une urgence.
05:30Mais oui, mais qu'est-ce que vous voulez quand on vous dit ça ?
05:32Ça fait 40 ans, attendez Caroline, ça fait 40 ans qu'on vous dit un discours de bisounours.
05:37Là, au moins, il vous dit que c'est grave.
05:39C'est encore pire que ce que je pensais.
05:42C'est-à-dire que je pensais au moins qu'il allait annoncer des mesures qui peut-être seront impopulaires,
05:45pour lesquelles il se battrait, pour lesquelles il renoncerait à certaines et en acceptant les autres.
05:49Il décale de 15 jours.
05:50Mais ce n'est pas qu'il décale, c'est qu'il lâche l'affaire, il laisse tomber, il baisse les bras,
05:53il fait effectivement une sortie maîtrisée pour se dire,
05:56bon, comme ça je ne passe pas trop pour un con, pardon, excusez-moi pour le gros mot.
06:00Mais moi, je me dis, en tant que petite française, ça m'envoie, je me dis,
06:05En tout cas, je n'attends pas de mon Premier Ministre qui est censé me driver d'une certaine manière,
06:10une attitude comme celle-là, ou en tout cas, je n'attends pas une attitude comme celle-là,
06:14où on baisserait les bras avant même d'avoir commencé le travail, et en plus on m'accuse.
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