00:00Europe 1. Pascal Proulx et vous.
00:03Voilà, c'est tout. Ne sois jamais amer.
00:09Et oui, François Bayrou a annoncé, c'est l'effet samouraï, nous dit Gauthier Lebrecht.
00:17L'effet samouraï, il se fait harakiri.
00:19Bon, ça ne laisse, c'est important ce qui s'est passé, il faut le dire pour ceux qui arrivent peut-être à l'instant.
00:26François Bayrou demande donc le vote de confiance le 8 septembre.
00:29L'effet votera pour faire tomber le gouvernement.
00:32Le RN pareil.
00:32Le RN aussi.
00:34Mais la procédure sur le plan purement technique, même si l'Assemblée ne vote pas la confiance,
00:41ce n'est pas une motion de censure, c'est-à-dire qu'il pourrait rester en place.
00:45Alors là, il parle de l'article 49-1, donc un article bien spécifique qu'il faudrait que je relise pour donner un avis tranché.
00:54Mais le vote de confiance n'est tellement pas obligatoire qu'il n'a pas été fait par Bérou, premier discours de politique général, Borne, Attal et Barnier.
01:05J'essaye de faire un peu de pédagogie pour ceux qui nous écoutent.
01:09Un vote de confiance ne veut pas dire qu'un gouvernement tombe.
01:13Ce n'est pas une motion de censure.
01:15C'est-à-dire qu'il pourrait se maintenir.
01:17Sauf que c'est intenable.
01:18Mais c'est intenable depuis la dissolution, pardonnez-moi.
01:21C'est intenable.
01:23La Chambre est ingouvernable depuis que M. Macron a dissous.
01:27Donc, vous êtes dans un scénario que chacun a imaginé.
01:32Il y a un an, on parlait de Lucie Castex, vous avez Michel Barnier, vous avez François Bayrou, etc.
01:36Alors maintenant, on se projette.
01:38Vous, Christophe Bordet, vous dites, je ne vois pas comment Emmanuel Macron pourrait rester.
01:42Mais il restera, c'est quand même, sans doute, peut-être, mais...
01:46En fait, il n'y a pas 36 hypothèses.
01:49L'hypothèse du numéro 1, c'est effectivement celle que vous venez de dire et elle ne sera sans doute pas mise en place.
01:57Hypothèse numéro 2, c'est une dissolution.
01:59Là, pour le coup, Gérard Carreau, elle aurait une légitimité.
02:04Oui, bien sûr.
02:06Après un refus de vote de l'Assemblée, elle aurait une légitimité.
02:09Un avantage pour Emmanuel Macron, c'est qu'il pourrait être en cohabitation et pourquoi pas, à titre personnel, reprendre un petit peu de pouvoir,
02:18notamment si c'était le RN qui l'emportait.
02:21Ça peut être un calcul qu'il ferait.
02:23Le calcul serait qu'une majorité claire ne sortirait pas des nouvelles élections.
02:28C'est-à-dire qu'en gros, les élections nouvelles ne donneraient toujours pas de majorité claire.
02:35Oui, mais ça, ça ne serait pas un bon calcul pour Emmanuel Macron.
02:37Moi, je suis dans l'hypothèse.
02:37Ah bah non, parce qu'il est en cohabitation avec le RN.
02:42S'il est en cohabitation, il est le seul, là pour le moment, il est le seul président en cohabitation qui ne s'en sort pas bien.
02:49Et pour cause, puisque son Premier ministre est comme lui.
02:52François Bayrou est très proche de lui.
02:54Là, une vraie cohabitation de type Mitterrand-Chirac, en 1986, ça peut redonner un peu d'air à Emmanuel Macron.
03:02Et je vous soumets, aux politologues que vous êtes, cette analyse possible.
03:08Oui, c'est possible, oui.
03:09Tout est possible.
03:11Attention, bon, même ça, c'est la deuxième hypothèse.
03:13Et la troisième hypothèse, c'est le cornu.
03:17Le cornu, c'est la Macronie encore.
03:19Ça ne peut pas marcher.
03:20Ça ne marche plus.
03:21Mais qu'est-ce que...
03:22Mais j'entends bien, mais...
03:23Ça ne marche plus.
03:24Et quand vous parlez de cohabitation avec le Rassemblement National, je vous rappelle que la dernière fois, il y a eu des petits arrangements entre amis
03:30qui ont fait que le RN, qui était numéro 1 dans les urnes, s'est retrouvé à quel endroit ?
03:34Non, non, c'est les Français qui ont voté.
03:36Moi, je n'accepte pas ça.
03:37Oui, oui, oui, bien sûr, bien sûr.
03:37Vous dites petits arrangements, c'est les Français qui ont voté.
03:39Mais il n'y a pas d'arrangement qu'il y a eu entre la Macronie et l'ensemble de la gauche, ils ont bien existé quand même.
03:45Les Français n'ont pas voté pour ça, Pascal Proulx, pardon.
03:48Les Français, ils sont grands.
03:50Ils n'ont pas voulu.
03:51Ils ont accepté le Front Républicain.
03:53Je ne sais pas s'ils l'accepteront le prochain coup, mais ils ont accepté.
03:56C'est les Français qui votent.
03:57Ils pouvaient très bien voter différemment.
03:59Mais ça sera intéressant de voir si le Front Républicain est reconduit.
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