- il y a 3 mois
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00:00Il est 16h08, est-ce que le Premier ministre a commencé à parler ?
00:05Et ça c'est Gauthier Le Vred, parce que soyons sérieux.
00:07Il marche vers le pipitre à l'heure où on se parle.
00:09C'est quoi l'enjeu de ces... qu'est-ce qu'il va dire ?
00:11Ah bah c'est une grande question, à mon avis pas grand chose.
00:15C'est un bon teasing pour les gens qui nous écoutent, si vous voulez vous pouvez changer de radio.
00:21Ah parce qu'on le prend en direct ?
00:22Non, on va pas le prendre en direct comme vous dites, mais on va l'écouter.
00:26Est-ce que par exemple il va revenir sur les jours fériés ?
00:29Certainement, parce que c'est la polémique de l'été.
00:31Bien sûr, le risque c'est le risque de censure numéro 1, et puis le risque de blocage le 10 septembre numéro 2.
00:37La vérité c'est qu'on doit trouver des économies, 45 milliards.
00:40Donc il ne peut pas, à la fin de son intervention, céder sur ces économies à hauteur de 45 milliards.
00:47Non, mais la mesure des jours fériés est une mesure faite pour céder.
00:52C'est-à-dire que regardez, j'ai accepté...
00:54C'est une stratégie en fait.
00:55Peut-être pas tout de suite, mais après des négociations, en ayant reçu Marine Le Pen à Matignon,
00:59c'est pour donner un peu de gage aux oppositions.
01:03A la fin, je suis persuadé qu'il cédera sur les jours fériés,
01:05et que cette mesure a même été pensée pour être retirée au bout du bout quand il y aura eu des négociations.
01:11C'est assez pervers.
01:12Si c'est le cas, c'est assez pervers.
01:13Non, c'est de la politique.
01:16C'est de la pure politique, effectivement.
01:19Je fais miroiter que je peux faire une concession importante,
01:23et peut-être ça me permettra de passer.
01:24Moi je pense que ça ne permettra pas, parce que je pense qu'il est perdu,
01:27et que donc il n'a pas grand-chose à perdre.
01:29Mais est-ce que finalement, ce n'est pas ce que fait Bayrou depuis à peu près 9 mois ?
01:33Parce que c'est 9 mois qu'il est là, et au final, c'est toujours un peu parlé pour ne rien dire.
01:37Que retient-on, pardon, mais pour l'instant, à aujourd'hui ?
01:40Que retient-on de 9 mois d'exercice de Bayrou, à part des effets d'annonce,
01:45et des petites stratégies qui visent, moi je trouve, vraiment à nous déstabiliser,
01:49et à nous insécuriser, parce que moi c'est vrai que je me sens hyper concernée par l'histoire des jours fériés.
01:55Pourquoi ? Ah bon ? Vous ne travaillez pas les jours fériés ?
01:57Alors moi, je ne travaille pas les jours fériés, et je ne travaillerai pas les jours fériés.
02:00Même si vous me suppliez, parce que, je vais vous dire un truc,
02:03pour moi le jour férié, ce n'est pas juste un truc de principe.
02:06Je trouve que finalement, avoir des jours fériés, ça va aussi créer une forme de productivité.
02:10En fait, on attend, alors c'est peut-être un peu petit, c'est peut-être un peu riquiqui,
02:13mais on attend ce pont de 4 jours, on attend ce long week-end,
02:18et finalement, en l'attendant, on se dit, finalement, je vais être plus en plus.
02:21On rentre de vacances !
02:22Oui, oui, on rentre de vacances, donc vous ne devez pas être trop fatigués quand même !
02:26Je sais bien, mais en fait, on est fin août, il va déjà nous plomber l'ambiance,
02:31alors qu'effectivement, on avait emmagasiné de l'énergie, une forme de truc un peu positif,
02:35et bien en deux secondes, il va nous...
02:37Enfin, pardon, juste une chose, pour le défendre un peu.
02:41Pour le défendre un peu, quand même, c'est le seul qui, depuis des années, je pense,
02:47au poste de Matignon, est capable de dire que la situation est très mauvaise financièrement,
02:53qu'il faut trouver effectivement des économies, et que tout le monde doit faire des efforts.
02:58Alors, quand il dit tout le monde, là par contre, on peut avoir quand même un doute,
03:02parce que, je ne voudrais pas mettre de l'huile sur le feu,
03:06mais à ce moment-là, ça veut dire qu'il faut raboter un certain nombre d'aides,
03:10et tout à l'heure, je pourrais vous parler des aides que j'ai recensées, par exemple,
03:13pour les étrangers qui arrivent en France,
03:14pardon, mais il y a des économies à faire.
03:16Il y en a beaucoup, des économies à faire.
03:19Ce qui avait effectivement été frappement dans sa première intervention d'économie,
03:23c'est que le mot immigration n'avait jamais été prononcé.
03:26Or, l'immigration, on dit le chiffre, on rapporte le chiffre de 500 000 personnes
03:31qui viennent en France chaque année, forcément, ça a un coût.
03:35Et les Français, c'est un sujet majeur pour eux,
03:39ils seraient peut-être prêts à faire des économies s'ils auront le sentiment
03:42que tout le monde en fait, que l'administration notamment en fait,
03:46que l'État en fait, et qu'elle est moins dispendieuse
03:50pour dispenser précisément l'argent, notamment dans certaines aides.
03:55Et c'est le sentiment que, sans doute, n'ont pas les Français.
03:57Il y a une réforme qui est toute prête, c'est la réforme de l'aide médicale d'État.
04:01Elle est voulue depuis de longues dates par Bruno Rotaillot,
04:04ça coûte à peu près un peu plus d'un milliard par an.
04:08Si vous la rabotez considérablement, ils n'y toucheront pas.
04:11C'est le Rassemblement National qui, depuis le début,
04:14n'arrête pas de dire qu'il faut faire cette réforme.
04:16Ils ne vont pas donner raison au Rassemblement National sur cette réforme.
04:19Ça va être la première pause.
04:21On essaiera toujours de donner à cette émission une couleur d'actu,
04:26mais aussi une couleur parfois de légèreté.
04:28Et parmi les grands gagnants de l'été, sur le plan musical,
04:32vous êtes peut-être baladé à droite à gauche et vous avez écouté ça.
04:35Par-dessus l'étonne, soudain j'ai vu passer les soins sauvages.
04:42J'en ai parlé ce matin sur l'antenne de CNews parce que c'est Yann Müller.
04:46Alors, qui est Yann Müller ? C'est un DJ.
04:48Parce que figurez-vous maintenant, Gérard Carreyrou, que les DJ sont des stars.
04:52Oui, bien sûr, c'est un nouveau métier qui a fait ses preuves.
04:55Ça il y a quelques années déjà, dans le temps c'était les chanteurs,
04:58maintenant c'est les DJ qui reprennent les disques des chanteurs.
05:00Mais Yann Müller il sera avec nous demain d'ailleurs,
05:02il devait être avec nous cet après-midi, puis finalement il a précisément un concert.
05:06Et ça c'est ce qu'on appelle un remix.
05:07Donc il met du vieux, il fait du neuf avec du vieux.
05:11Et ça, ce que j'ai entendu, ça très beaucoup...
05:14Vous avez dansé là-dessus encore ?
05:16Je ne sais pas, vous.
05:18Sur la plage ?
05:19Ah sur la plage, tu n'as plus le droit de danser.
05:21Ah bon ?
05:21Non, ça le préfet d'Ajaccio interdit désormais tout sur la plage, tout événement.
05:29Tout événement la nuit.
05:30Je parle de la nuit, à 22h bien sûr.
05:33Bien sûr qu'effectivement, c'est affreux.
05:35Les paillotes en Corse peuvent recevoir dans la journée,
05:40mais le soir, par exemple, tu n'as plus de mariage en Corse sur une plage.
05:43Quelle tristesse.
05:44Mais bien sûr, c'est très intéressant.
05:45En même temps, ça doit être calme, pas comme à Auréa Claude Jour.
05:48Oui, mais ce que je voulais dire, c'était là aussi, c'était l'histoire.
05:52Se marier sur la plage, ça fait partie de l'histoire.
05:56Mais c'est beau !
05:56Oui, mais le préfet de Corse ne veut plus, alors il est reparti.
06:00Mais quel est son argument ?
06:02C'est quoi ? D'où lui vient son sens de la fête ?
06:04Son argument, c'est de dire que c'est pas fait pour ça.
06:07Il est 16h14.
06:12Plus d'informations sur Lidl.fr
06:15Europe 1
06:17Pascal Proulx et vous.
06:19C'est le lundi 25 août, c'est la rentrée.
06:21On est avec Caroline Iturbide, avec Gauthier Lebrecht, avec Christophe Bordet, avec Gérard Carrérou,
06:27avec Olivier Guénèque, dit Monsieur Boubou, qui est toute notre petite troupe.
06:32Le Premier ministre François Bayrou a dû s'adapter sans doute peut-être à notre nouvel horaire,
06:37puisqu'il a choisi de faire sa conférence de presse dès le début de notre émission.
06:39C'est pour vous.
06:39On le remercie.
06:40Près de 44 milliards d'euros d'économie à trouver avec des mesures évoquées.
06:45Il y avait le gel des pensions et des prestations sociales, c'est ce qu'il avait dit une première fois.
06:50Suppression de deux jours fériés.
06:51Alors, il a parlé depuis, il parle depuis à peu près une dizaine de minutes.
06:56Que dit-il pour le moment ?
06:57Il dit que nous traversons un moment préoccupant, qui impose une clarification.
07:01Donc, tout cela, pour le moment, ce sont des propos préliminaires.
07:08En revanche, vous avez dit quelque chose, Gérard Carrérou, qui m'intéresse,
07:11parce que je pense le contraire de vous.
07:14Vous pensez qu'il n'ira pas au bout.
07:16Et moi, j'ai le sentiment, peut-être, que tout le monde a intérêt à ce qu'il aille au bout.
07:20C'est-à-dire que le président de la République a intérêt, peut-être l'URL, et que la censure ne viendra pas.
07:25Et peut-être que c'est une peur, d'ailleurs, parce que ça voudrait dire que ces deux ans jusqu'en 2027 ne serviront à rien.
07:31Il est possible que vous ayez raison.
07:33D'ailleurs, c'est ce qu'il a porté jusqu'à présent.
07:36Il a duré plus que son prédécesseur.
07:39Par la peur du vide.
07:41Beaucoup de Français se disent, oui, mais alors si le gouvernement est renversé, dissolution, etc., il n'y aura pas de majorité.
07:46Mais on est dans un chaos encore plus grand qu'avant.
07:50Donc, c'est ce qui peut éventuellement jouer en faveur de Bayrou.
07:54Donc, je n'exclus pas qu'il puisse tenir quand même.
07:56En fait, c'est le RN qui va faire la décisive.
07:58Est-ce que le Rassemblement National a un intérêt, parce qu'il y a toujours de la politique,
08:02bien sûr, Gérard Carreau, il y a des intérêts politiques.
08:05C'est-à-dire que Marine Le Pen vise 2027, on ne sait même pas d'ailleurs si elle pourra se présenter ou pas.
08:10Donc, est-ce que le RN a intérêt à censurer,
08:14sachant que s'il y a censure, il n'y a pas forcément dissolution,
08:19c'est une possibilité, elle serait logique pour le coup.
08:22Autant la dernière fois, la dissolution n'était pas logique, mais cette dissolution serait logique.
08:25Il y a Sébastien Lecornu qui attend d'être nommé à Matignon, qui a loupé le coche la dernière fois.
08:30S'il y a censure, il peut être nommé et prendre la suite de François Bérou
08:34et on peut continuer comme ça jusqu'à ce qu'il ait épuisé l'entièreté du banc de touche.
08:37Mais Sébastien Lecornu qui devait être nommé à Matignon, si François Bérou n'avait pas piqué une colère face à Emmanuel Macron
08:44pour lui tordre le bras et arriver comme Premier ministre, peut tout à fait prendre sa place.
08:50Et sur le Rassemblement National, je pense très honnêtement,
08:54et on s'était déjà posé la question au moment de la censure de Michel Barnier,
08:57que Marine Le Pen, à la fin, elle va regarder, est-ce que je peux soutenir ce budget
09:02ou du moins ne pas le censurer, ou pas ?
09:03Et si elle trouve que le budget tape trop fort les classes populaires,
09:08tape trop fort les actifs ou les retraités électorats qu'elle tente de conquérir avec le Rassemblement National,
09:13elle censurera François Bérou ?
09:15Mais gel des pensions et prestations, gel des pensions par exemple, ça elle n'acceptera pas.
09:19Je vous rappelle que c'est sur cette question-là que Michel Barnier est tombé.
09:24C'est parce qu'il ne voulait pas revaloriser les pensions au 1er janvier.
09:27Et c'est là-dessus que Marine Le Pen a censuré Michel Barnier.
09:30Les premiers mots de François Bérou, l'Europe ne tourne pas bien non plus, dit-il.
09:35Elle devait parler d'une seule voix, or elle est trop souvent divisée,
09:39chacun essayant de rechercher d'abord ses propres avantages.
09:44Ça fait 25 ans que j'entends que l'Europe est divisée,
09:48parce qu'à un moment où on était à 27, quand on était à 6, à 8, à 9,
09:53ce n'est pas la même chose qu'être à 27.
09:55Non mais c'est toujours un moyen de dire, moi je ne vais pas très bien, dit Bérou en somme,
10:00je ne vais pas très bien, la France va très mal,
10:02mais finalement ça pourrait encore être pire, et regardez ce qui se passe en Europe.
10:06C'est un moyen un peu facile de dire que la situation ne va pas bien.
10:10Bon, c'est vrai.
10:11Non seulement c'est facile, mais c'est surtout pathétique.
10:13C'est pathétique.
10:14Caroline Turbide.
10:15Pardon, moi je me positionnerais toujours un peu comme la citoyenne,
10:19voilà, je ne vais pas vous donner des chiffres ou des choses comme ça,
10:22ce n'est pas ça qui m'intéresse, c'est vraiment la vie, le cœur qui bat,
10:25ça veut dire qu'il donne une image du pouvoir qui est pathétique, Bérou,
10:29il est déstabilisant, il est insécurisant,
10:31on est le 25 août, il nous met déjà la tête dans le sable,
10:33il n'est que dans un système de culpabilité du français,
10:37c'est les parents qui boivent, les enfants qui trinquent, Bérou,
10:40c'est-à-dire qu'en fait, il nous explique qu'on a un mur de dette en face de nous.
10:44Ce qui est vrai.
10:45Ce qui est vrai en même temps.
10:46La faute à qui, c'est quand même pas la faute à qui.
10:48C'est le seul à le dire.
10:50La faute à qui, ça fait 50 ans que ça dure.
10:52C'est un problème politique, c'est pas un problème des français.
10:54On a un modèle social qui nous coûte la peau des fesses.
10:58Il a fait une question.
10:59Oui, c'est ça le sujet.
11:01C'est une métaphore, bien évidemment.
11:02Il est 16h21, je vous propose d'écouter les premiers mots de François Bayrou à l'instant.
11:08Notre pays est en danger parce que nous sommes au risque du surendettement.
11:13Notre pays est en danger parce que nous sommes au bord du surendettement.
11:21Sur les deux dernières décennies, malgré la succession de gouvernements de tendances différentes,
11:26la dette de notre pays s'est accrue de 2000 milliards d'euros.
11:321000 milliards entre 2005 et 2015 et 1000 milliards entre 2015 et 2025.
11:40Alors ce sont des chiffres qu'il est absolument impossible de se représenter,
11:44sauf à avoir un ordinateur quantique à l'esprit.
11:49Mais il y a une manière de les rendre plus compréhensibles.
11:55Depuis 20 ans, chaque heure de chaque jour et de chaque nuit,
12:03depuis 20 ans, chaque heure a augmenté la dette de 12 millions d'euros de dette supplémentaires.
12:10Là où Caroline a raison, c'est qu'effectivement, on dirait qu'il découvre la lune tout d'un coup.
12:18Mais pardon, c'est un homme politique français, il a été quand même au pouvoir à différents échelons,
12:24il sait très bien quelle est la situation économique du pays.
12:263 500 milliards de dettes, ce n'est pas rien.
12:30Qui paye ? Ce sont nos enfants qui vont payer.
12:33C'est le seul homme politique, pour être un peu sympa avec François Véroua,
12:36qui a fait une campagne présidentielle sur la dette.
12:38Ce qui n'est absolument pas vendeur.
12:40Non mais c'est vrai.
12:41À ce niveau-là, c'est un bon social-démocrate.
12:44Il ne supporte pas que les générations futures, effectivement,
12:48puissent avoir sur le dos et sur les épaules une dette aussi importante.
12:52C'est acte 3, 712.
12:53C'est acte 3, 712.
12:54Caroline Iturbide.
12:55C'est théâtral.
12:56Mais c'est théâtral.
12:57Et il le dit lui-même, il emploie des mots et des chiffres
13:00qui ne représentent rien pour les Français.
13:031000 milliards, 3000 milliards, 5000 milliards.
13:06On n'en est pas là ?
13:07Caroline, j'entends ce que vous dites, mais vous pouvez,
13:09ce n'est pas un argument d'expliquer que ça ne représente rien pour les Français.
13:13Alors, j'ai un argument.
13:15Je pense que je ne peux pas représenter 3000 milliards.
13:17Mais quand on va diminuer leur pension, ils vont peut-être comprendre.
13:20Est-ce que c'est plus clair si je dis que 90% des Français
13:23estiment que ce n'est pas l'homme de la situation
13:26pour sortir la France de la crise ?
13:28Est-ce que c'est plus clair ?
13:29La difficulté, c'est que vous disiez surtout quelles sont les solutions
13:34parce que personne ne les trouve vraiment.
13:36Et je poserai la question à Gérard Carreau tout à l'heure.
13:38Mais Aurore Berger, par exemple, ministre chargée de l'égalité
13:40entre les femmes et les hommes, invitée de Sonia Mabrouk ce matin,
13:44elle a parlé d'augmenter le temps de travail.
13:46Moi, je pense qu'augmenter le temps de travail dans notre pays
13:49est une bonne chose et même est une nécessité.
13:53On peut le faire de différentes manières.
13:55On a ouvert cette voie-là sur la question des deux jours fériés.
13:58Est-ce que c'est la bonne piste ?
13:58Ce sera en tout cas mis dans le débat parlementaire.
14:01Est-ce que vous, personnellement, vous êtes favorable ?
14:03Moi, je soutiens par principe le plan qui a été présenté.
14:06Vous n'y croyez pas, mais vous soutenez.
14:08Parce que moi, je crois à la capacité qu'on a à travailler plus.
14:13Parce que c'est une nécessité de continuer à travailler plus, à travailler tous.
14:17Donc, augmenter le temps de travail, Gérard Carreau, ça peut être plus longtemps.
14:21Donc, décaler la retraite.
14:22Ça peut être plus d'heures dans la semaine.
14:25Pourquoi pas ?
14:26C'est ce que font les pays voisins.
14:28Ça peut être aussi demander à ceux qui ne travaillent pas, peut-être, de travailler.
14:32Oui, c'est surtout ça, parce qu'on a probablement une grosse moitié des Français qui travaillent
14:39et qui disent, moi, je veux bien continuer à travailler.
14:42Et même, éventuellement, je serais peut-être prêt à travailler un peu plus.
14:46C'était comme à l'époque Sarkozy, travailler plus pour gagner plus.
14:49Mais ils se disent, mais de toute façon, ça ne peut pas continuer comme ça,
14:53parce que le reste des Français ne travaillent pas.
14:55Et nous, nous sommes les cochons de payants qui payons pour tous ceux qui ne travaillent pas.
14:59Et ce discours-là, il a pris formidablement, non seulement à gauche, à l'extrême-gauche,
15:06mais aussi, d'ailleurs, à droite, au Front National.
15:09Les gens disent, c'est inéquitable, il n'y a pas de justice,
15:12c'est toujours les mêmes qui se lèvent le matin, c'est toujours les mêmes qui bossent.
15:16Et ce discours de Bayrou...
15:17C'est toujours les mêmes qui payent.
15:17Et c'est Nicolas qui paye.
15:19Et c'est ce discours-là qui nuit, évidemment, à l'argumentaire de Bayrou.
15:24Je rappelle quand même que les problèmes démarrent, il faut le rappeler, en 1981.
15:28Oui.
15:29Parce que quand Giscard part du pouvoir, la dette, en gros, elle est à 21% du PIB.
15:36Et les budgets sont à l'équilibre.
15:38Et les budgets sont à l'équilibre.
15:39À partir de Mitterrand, on commence à prendre des mesures qui ne sont pas financées,
15:44la réduction du temps de travail, la retraite à 60 ans par exemple,
15:47résultat des courses 14 ans plus tard, quand Mitterrand part du pouvoir,
15:50eh bien on est à plus de 51% d'endettement.
15:54Mais j'entends bien Christophe, mais on a dit tout ça des milliers de fois.
15:58Et donc on continue, c'est la boule de neige qui continue de grossir en permanence, etc.
16:03Parce qu'on ne veut pas mener une autre politique qui est de réduire un certain nombre d'aides, notamment.
16:08Et donc on continue.
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