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  • il y a 5 mois

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00:00Merci de passer votre dimanche soir avec nous, Europe 1 Soir Week-end, 19h12.
00:04Alors j'ai deux éditorialistes avec moi, le premier c'est Vincent Roy, journaliste et essayiste.
00:09Bonsoir Vincent !
00:09Bonsoir !
00:10Et également Joseph Massé-Scaron, écrivain, qui revient comme hier soir.
00:13Remarque comme Vincent aussi, vous aimez bien le week-end, j'ai l'impression.
00:16Mais oui, mais c'est mon pouvoir, bien sûr.
00:18Joseph Massé-Scaron, écrivain, merci à tous les deux.
00:20On reçoit François Calfon, député européen et membre du bureau national du Parti Socialiste.
00:25Bonsoir Monsieur Calfon !
00:26Bonsoir !
00:27Demain, François Bayrou va tenir une conférence de presse pour continuer de présenter son projet de budget pour la France pour 2026.
00:35Ce qu'a proposé mi-juillet le Premier ministre pour économiser de plus de 40 milliards d'euros n'est pas passé a priori.
00:39C'est perdu d'avance pour le Premier ministre encore, cette nouveauté, cette nouvelle tentative qu'il va faire demain ?
00:45Eh bien s'il était une porte-pas-conseil et qu'il en reste à sa première copie, c'est perdu d'avance.
00:50Pourquoi ? Parce que vous ne pouvez pas mettre en contribution les Français qui travaillent,
00:55alors qu'il faut encourager le travail, avec la suppression de deux jours de congés.
00:59Tout ça pour rembourser quoi ? La dette de Macron de 1 000 milliards d'euros.
01:03Vous ne pouvez pas demander d'abord les efforts à ceux qui terminent le mois le 15 et qui ensuite vivent à crédit sur les franchises médicales,
01:13sur toute une série finalement d'efforts qui leur sont demandés, compris aux retraités,
01:19alors que vous ne mettez pas à contribution celles et ceux pour qui la vie est plus douce.
01:24Voilà la raison pour laquelle, à ce stade, bien évidemment que si cette copie-là, qui est punitive pour les Français, est maintenue,
01:34eh bien M. Bayou ne pourra pas continuer son aventure, ce que je regrette.
01:37M. Calfon, plusieurs milliers, 3 000 milliards de dettes, vous l'évoquez, 1 000 milliards pour...
01:433 300 en tout, oui.
01:45Exactement, merci de jouer le comptable.
01:47Si vous aviez les clés de ce budget justement, comment trouveriez-vous les 40 milliards qui paraissent une goutte d'eau par rapport à tout ce qu'il faut rattraper ?
01:55Alors moi déjà, que les choses soient tout à fait claires, je ne dis pas que la dette n'existe pas,
02:00et qu'il faudrait quand même laisser filer les déficits, d'autant que le service de la dette,
02:04son remboursement et des taux d'intérêt relativement élevés,
02:08se révèlent beaucoup plus difficiles qu'il y a quelques années où les taux d'intérêt étaient le taux du crédit,
02:14pour parler plus simplement, étaient à zéro.
02:17Donc ça, c'est la première chose.
02:18Ensuite, il y a beaucoup de choses à faire.
02:20Je pense notamment aux 211 milliards d'aides aux entreprises,
02:25et attention, je ne suis pas contre les aides aux entreprises,
02:28dans lesquelles on peut trouver aisément 15 à 20 milliards.
02:31Je donne un exemple assez précis, sachant qu'il y a plus de 200 aides et que Bercy ne les connaît même pas toutes.
02:36L'exemple assez précis, c'est que bien sûr qu'il faut pouvoir aider le travail
02:40avec des exonérations de cotisations sociales quand on est proche du SMIC,
02:45mais toutes les études le montrent, au-delà de 1,6, 1,8 SMIC,
02:48c'est-à-dire au-delà de 1,800 euros, le fait de subventionner le salaire n'a plus d'effet sur l'emploi.
02:54Et ça, ça représente facilement 10 milliards d'euros sur 211.
02:58J'ai donné une première indication, mais il y en a beaucoup d'autres.
03:01J'en donnerai une deuxième, puisqu'on parle des franchises de soins sur la sécurité sociale,
03:06ce qui est vraiment une solution comptable.
03:07Il est prouvé que si vous investissez 1 milliard d'euros dans la prévention de la santé,
03:13vous récupérez 5 ans plus tard 5 milliards d'euros.
03:16Il n'y a jamais de campagne, finalement, de politique de santé
03:21qui viendrait changer le comportement des fumeurs, le comportement alimentaire,
03:27et qui aurait un effet bénéfique sur les comptes de l'assurance maldite.
03:30Je ne veux pas être trop long, mais j'ai déjà donné deux exemples.
03:31Justement, ça paraît très simple à vous écouter. Pourquoi, si ça paraît si simple ?
03:36Pourquoi ce n'est pas le cas ? Pourquoi ce n'est pas mis en place ?
03:39Écoutez, pourquoi ce n'est pas mis en place ? Il y a un biais idéologique.
03:43Je vais toujours être sur mes ailes aux entreprises. On va être très précis.
03:47ArcelorMittal, qui était un sidérangiste indien, n'est-ce pas, qui a des usines sur notre territoire,
03:52à bénéficier de 2 milliards d'euros d'aides publiques ces trois dernières années
03:56pour maintenir notamment le site de Dunkerque.
03:59Qu'annonce ArcelorMittal, qu'il parte ?
04:02Eh bien, on doit pouvoir rembourser, et ça, je crois que c'est de bonne politique.
04:06J'entendais M. Pouyanné, qui est le patron de Total, répondre à une audition parlementaire.
04:10Il disait exactement la même chose, qu'on aide des entreprises.
04:14Pourquoi pas ? Mais quand, finalement, il y a la cessation d'activité en France,
04:18des plans massifs de licenciement, alors les aides doivent pouvoir être remboursées.
04:23Encore un exemple. Là, je viens de vous trouver en discutant 2 milliards d'euros.
04:27Mais on peut continuer la litéranie des seins.
04:29Pourquoi ça n'a pas été fait il y a quelques années, quand vous étiez au pouvoir, si c'est si simple ?
04:33En l'occurrence, c'est 2 milliards pour ArcelorMittal.
04:36Par ailleurs, moi, je ne fais pas partie de ceux qui pensent que mon camp n'a jamais fait l'erreur.
04:41Je crois qu'il faut que chacun apprenne de ses erreurs.
04:44Et par exemple, le pacte de compétitivité, puisque vous me posez la question,
04:47le CICE, c'est des mots un petit peu bizarres,
04:51où on avait comme ça fait des exonérations massives de cotisations sociales
04:54qui sont revenues aux actionnaires,
04:56ben oui, à l'époque, déjà, je demandais des contreparties.
04:59Et donc, bien sûr que c'est l'argent des Français.
05:01Donc, quand on aide, il faut exiger les contreparties.
05:04Je donnerai encore un autre exemple.
05:06On a une bonne liste à continuer. On va remplir le cahier. Allez-y.
05:09Ben, si vous voulez, mais parce que moi, je ne veux pas faire de l'idéologie.
05:12Je veux être très concret.
05:13Le crédit impôt recherche, qui permet de maintenir des sites en France,
05:16il est prouvé par toutes les inspections,
05:18inspection générale des finances, cours des comptes,
05:21que vous en avez un bon tiers.
05:23Donc là, il y a encore 2 ou 3 milliards d'euros à récupérer,
05:26qui partent à l'optimisation fiscale.
05:28Alors, je ne voudrais pas donner l'exemple d'une entreprise de pharmacie franco-américaine.
05:33Je parle de Sanofi.
05:34Vous pouvez vérifier avec moi que tous les centres de recherche et de développement
05:37ont fermé en France,
05:40alors que Sanofi, une entreprise de pharmacie franco-américaine,
05:47finalement a bénéficié de l'un des premiers bénéficiaires du crédit impôt recherche.
05:51Je vous ai dit au passage qu'on attend toujours le vaccin Sanofi contre le Covid.
05:56La stratégie est de prendre des molécules qu'on achète sur l'étagère
06:00plutôt que de nourrir la recherche et le développement.
06:02Eh bien, à un moment donné, l'argent des Français, ça doit être exigeant pour tout le monde.
06:05Nous sommes avec le député européen et membre du bureau national du Parti Socialiste,
06:09François Calfon, Joseph Massé-Scaron.
06:11Une question pour vous, monsieur le député.
06:13Oui, François Calfon, bonsoir.
06:15Vous avez, dans votre propos liminaire,
06:19vous avez parlé en brossant un tableau de la situation,
06:22vous avez parlé de l'aventure François Vairou,
06:24et vous avez eu cette phrase,
06:26qu'il est possible qu'elle prenne fin,
06:29et vous avez dit deux points, ouvrez les guillemets,
06:31ce que je regrette.
06:33Et moi, je dois avoir un exercissement sur cette phrase,
06:36ce que je regrette.
06:37Ce que j'aime beaucoup avec Joseph Massé-Scaron,
06:39c'est qu'il est écrivain, mais il reste journaliste dans son ADN.
06:42Je réponds très directement.
06:43Je l'ai connu, journaliste, c'est pour ça qu'il me permet.
06:46Non, ce que je regrette, c'est qu'on semble faire un feu de joie.
06:50Donc, ce n'est pas François Bayrou,
06:51donc je corrige mon propos.
06:53Mais par contre, ce que je ne corrige pas,
06:54c'est qu'on semble faire un grand feu de joie par avance
06:59d'un blocage total du pays.
07:01Et ça n'est pas ma façon,
07:02et c'est pour ça que je fais beaucoup de propositions,
07:04une sorte d'inventaire à la prévère,
07:06ça n'est pas ma façon de voir l'avenir du pays.
07:09Est-ce qu'on peut être très heureux d'ajouter de la crise à de la crise,
07:14alors que finalement, le pays est absent ?
07:16Je suis député européen,
07:17je peux vous dire que la perte d'influence de la France
07:20liée aussi à la situation politique,
07:22mais pas que, à la dette,
07:23qui est très importante,
07:24c'est bien réel.
07:25Et ça, je le regrette.
07:27Et je pense que chaque responsable politique
07:28devrait être constructif.
07:31Donc, moi, vous savez,
07:32sur la base d'une feuille de route
07:34que j'ai tracée à grand près,
07:35mes collègues parlementaires socialistes nationaux
07:38peuvent le faire également.
07:40Ils l'ont fait en partie.
07:41Je pense que votre ami Jérôme Guedj
07:43a travaillé aussi là-dessus, sur cette question.
07:46Tout à fait.
07:46Vous savez, au Parti Socialiste,
07:49il y a différents points de vue,
07:50mais le fond de ce qu'est l'identité du Parti Socialiste,
07:53c'est un parti qui est là pour faire des réformes,
07:55qui n'est pas là pour bloquer le pays.
07:57Pardonnez-moi de vous en interrompre,
07:58parce que j'ai une question extrêmement triviale,
08:00mais elle est quand même d'importance.
08:02Le 10 septembre,
08:03est-ce que vous appelez au blocage,
08:07ou pas ?
08:08La réponse est non.
08:09Pour une bonne et simple raison, d'abord.
08:12C'est que c'est une initiative citoyenne,
08:13alors il faut quand même la regarder avec beaucoup d'intérêt.
08:16J'étais encore tout à l'heure dans un café,
08:19les gens m'ont dit à quel point ils étaient énervés,
08:20ils comptaient soutenir le 10 septembre et cette action-là.
08:25Il faut qu'on soit très, très vigilants à ça.
08:27Il y a une vraie colère qui monte.
08:28Mais ce n'est pas au parti politique de prendre la tête de la manifestation.
08:32C'est au parti politique d'entendre ce qui se passe dans les pays,
08:35en cohérence à ce que je viens de vous dire,
08:37de trouver des chemins positifs, ça oui.
08:40Mais la question, ça n'est pas de lancer,
08:44d'aucun le font,
08:45mais de lancer en lieu et place des citoyens
08:47un mot d'ordre de tout bloquer.
08:50Vous trouvez que c'est un problème
08:52que LFI justement appelle à la grève générale ?
08:54Vous savez, LFI font ce qu'ils veulent,
08:56mais ils se sont déjà trouvés en porte-à-faux.
08:58Mais est-ce qu'ils font bien ou est-ce qu'ils ne font pas bien ?
09:01Ils font bien de leur point de vue,
09:02mais pas du mien, très clairement.
09:04Et je voulais juste alimenter avec un argument.
09:08Je pense qu'ils ont fait une grosse erreur,
09:09par exemple au moment des manifestations
09:11contre la réforme des retraites,
09:13que de se mettre en avant.
09:14C'est une récupération qui n'avait pas lieu d'être
09:16et qui a affaibli le mouvement contre les retraites.
09:19Mais on voit bien qu'il y a là une stratégie politique
09:22très proche des élections présidentielles
09:24qui vise à faire en sorte
09:25que M. Mélenchon une énième fois
09:27prenne le leadership de la gauche
09:29dans un agenda qui est un agenda extrêmement radical.
09:32Alors avant de parler justement de...
09:33Mon avis est un plafond de verre
09:34et un plafond de verre pour la gauche.
09:35Alors avant de parler justement de l'union de la gauche
09:37pour voir si elle existe encore, cette union,
09:39en ce qui concerne cet appel à bloquer le pays
09:42pour le 10 septembre, bloquons-tout.
09:44On a entendu votre avis,
09:45vous nous disiez que vous n'étiez pas solidaires
09:47de cette opération.
09:48Est-ce que vos amis au sein du...
09:49Non, c'est parce que j'ai dit.
09:50J'ai dit qu'il y a une autonomie
09:51des citoyens du mouvement social.
09:53Et qu'on devait regarder ça avec sérieux.
09:55Est-ce que bloquons-tout
09:56et le slogan du Parti Socialiste,
09:58sauf si j'ai loupé une étape,
09:59ce n'est pas le slogan du Parti Socialiste.
10:01Et alors est-ce que vos amis partagent
10:02votre point de vue au sein des socialistes ?
10:05J'ai entendu qu'il y a des gens
10:06qui se réjouissaient de tout ça,
10:08peut-être en ayant tiré les bilans
10:10du mouvement des Gilets jaunes
10:11et en pensant qu'on n'avait pas su
10:13se mettre à la tête de celui-ci.
10:16Mais moi je ne suis...
10:17Vous voyez, je reste un socialiste réformiste.
10:19Donc autant je soutiendrai la colère
10:21des Français telles qu'elles s'expriment
10:22et je peux vous dire qu'il y en a beaucoup.
10:24Donc je ne suis pas en train de mettre
10:25de l'huile sur le feu,
10:27mais je constate que le feu couvre.
10:29Mais pour autant mon rôle,
10:30c'est de trouver des solutions
10:33pour les Français,
10:33de faire en sorte que le travail paye,
10:35par exemple.
10:35Et si on revenait un peu au budget,
10:37il faudrait aussi faire en sorte
10:38que notre protection sociale
10:39ne soit pas exclusivement financée
10:41en s'appuyant sur les travailleurs,
10:44les salaires des travailleurs
10:44qui sont reniés en permanence
10:46en finançant tout et rien,
10:48alors que pourquoi pas le capital,
10:50mais d'autres, finalement,
10:52de sources de financement
10:53ne sont pas mobilisées.
10:54Le député européen François Calfon
10:55est avec nous ce soir
10:56dans Europe 1 sur le week-end,
10:5819h23, Vincent Roy.
11:00Oui, bonsoir.
11:01J'ai une question
11:02qui m'est venue en vous écoutant.
11:04Donc soyons...
11:06Essayons d'être très clairs.
11:07Si M. Bayrou ne revoit pas sa copie,
11:11le Parti Socialiste le censure ?
11:14Ah bah oui.
11:15Et je peux même être encore plus précis
11:17parce que M. Bayrou,
11:18il a du mal à se faire comprendre.
11:20Le préalable,
11:21là, il y a un préalable,
11:22c'est de retirer la suppression
11:23des deux jours de congé.
11:24Ça, ça paraît tout à fait clair.
11:26Et la feuille de route de discussion,
11:28puisqu'il n'y a pas de majorité au Parlement.
11:30Vous savez, au Parlement européen,
11:31on n'a jamais une majorité.
11:32Donc on discute
11:33et on n'a pas peur de discuter
11:34avec des gens qui ne pensent pas comme vous.
11:35Donc c'est là où moi,
11:36j'ai moins de complexe.
11:37C'est le rééquilibrage
11:38des efforts qui sont demandés.
11:39Ça, ça paraît évident
11:40que c'est sur la base
11:42de cette orientation-là
11:43que nous pourrions revoir
11:47notre copie en ce qui concerne...
11:49Mais vous voyez,
11:50nous ne sommes pas dans la censure
11:51a priori et par principe
11:53et dans un calcul...
11:54C'est bien parti, là, quand même.
11:57C'est ce que je disais.
11:58Attendons de voir ce que...
11:59Ça, c'est mon opinion.
12:00Attendons de voir
12:01ce que le Premier ministre va dire.
12:02Si demain,
12:04il ne prononce pas
12:05la suppression
12:08de sa proposition
12:10finalement
12:12visant à supprimer
12:13deux jours de congé,
12:14là, on ira
12:16tout droit vers la censure.
12:17Oui, ce sont vos lignes rouges
12:19à vous.
12:20Les lignes rouges.
12:21Vous savez,
12:21il suffit de discuter
12:22avec Pierre-Paul ou Jacques
12:23qu'ils soient électeurs
12:26d'extrême droite,
12:27qu'ils ne votent pas
12:27qu'ils soient électeurs de gauche
12:28et je vois même
12:29qu'il y a beaucoup
12:30de parlementaires,
12:31y compris au sein du Modem
12:32qui fixent ça
12:33comme une ligne rouge.
12:33S'il continue
12:35pleine balle dans le mur,
12:36ben oui,
12:37il va se prendre un mur.
12:38Ça, ça paraît
12:38tout à fait clair.
12:40Je ne pense même pas
12:40qu'il aura une majorité
12:41au Parlement,
12:42y compris au sein
12:43de son groupe,
12:44pour supprimer
12:44deux jours de congé.
12:45Une nouvelle question
12:46de Vincent Roy.
12:47Oui, comme on a le plaisir
12:48de vous avoir avec nous,
12:50on en profite
12:50pour imaginer l'avenir.
12:52Une possible union
12:55dans la perspective
12:56de 2027
12:57entre le Parti Socialiste
12:59et la France Insoumise
13:01s'est définitivement terminée.
13:03La rupture est consommée,
13:04le divorce est total ?
13:09Pour ce qui me concerne,
13:10le divorce est total,
13:11il l'a toujours été.
13:12J'entends que même
13:13maintenant dans les...
13:14finalement,
13:15les agapes de la France
13:16Insoumise
13:16à leurs universités d'été,
13:18ils chantent,
13:20reprenant les slogans
13:21de l'extrême-gauche,
13:22tout le monde déteste
13:22le Parti Socialiste.
13:24J'observe au passage
13:24qu'une majorité
13:26des députés LFI
13:27le sont dans les métropoles
13:28animées par le Parti Socialiste.
13:30Ils sont bien contents
13:31de trouver les électeurs socialistes
13:32pour faire des députés.
13:33Moi, je pense que
13:34cette blague-là
13:36n'a que trop duré
13:38et qu'il faut que chacun
13:39reprenne son drapeau
13:40parce qu'après tout,
13:41nous avons deux agendas différents.
13:43Nous, nous sommes
13:43des socialistes du quotidien
13:45qui travaillons
13:46à des utopies concrètes,
13:47qui travaillons
13:48à améliorer
13:48la vie des Français,
13:50notamment ceux
13:50qui travaillent.
13:51notre agenda
13:52n'est pas d'abord
13:53de tout bloquer
13:54pour, quelque part,
13:55abattre le capitalisme
13:56et se situer
13:58dans une espèce
13:59de gauche bolivarienne
14:00dont on voit
14:00toutes les limites démocratiques.
14:02Donc, M. Calfond,
14:03à date,
14:04vous êtes d'accord
14:05avec ce qui est dit
14:06jusqu'à présent,
14:06chacun pour soi,
14:08pour les présidentielles
14:09de 2027,
14:10pas de primaire
14:11comme c'est souhaité
14:12par les écologistes
14:13au niveau de la gauche.
14:14Vous savez,
14:15il y a 50 nuances
14:16de roses et de rouges
14:17à l'intérieur
14:17de, n'est-ce pas,
14:19des fruits verts,
14:21j'ai envie de dire.
14:22Mais, il y a,
14:23simplifions les choses
14:24parce qu'il faut que
14:25nos auditeurs,
14:26ils comprennent quelque chose.
14:27Il y a deux agendas.
14:29C'est Raphaël Luxman
14:29qui l'a rappelé.
14:30Il y a deux offres.
14:31Il y a toujours eu
14:31deux offres à gauche.
14:32Une offre, autrefois,
14:34incarnée par le Parti communiste.
14:35On se souvient
14:36d'Arlette Laguillet
14:37ou de M. Besancenot.
14:38Maintenant,
14:38c'est M. Mélenchon
14:39qui pèse 10 points,
14:42allez,
14:42entre 8 et 12 points.
14:44Et il y a une offre
14:45sociale-démocrate.
14:46Donc, pas de grande union
14:47de la gauche.
14:47On ne peut pas s'attendre
14:48à ça dans un an et demi.
14:49Je n'ai pas le même projet.
14:50Il faut être honnête
14:50avec les Français.
14:51Je n'ai pas le même projet
14:52que M. Mélenchon
14:54et que ses amis
14:55qui considèrent
14:57que, finalement,
14:58l'opposition des uns
14:59contre les autres
15:00construit du commun.
15:01Moi, je crois qu'au contraire,
15:02il faut construire du commun
15:03malgré les oppositions,
15:05malgré, finalement,
15:07cette espèce
15:08de développement
15:09de la haine des uns
15:10contre les autres
15:11qu'on constate,
15:11notamment sur les réseaux sociaux,
15:12mais pas que.
15:13Joseph Massès-Caron.
15:14Oui, pardon,
15:15dans ces deux gauches,
15:16là aussi,
15:16on va être très clair,
15:17parce que dans ces deux gauches,
15:19où est-ce que vous placez
15:20les verts ?
15:21Puisque nous avons entendu
15:22hier un parlementaire vert,
15:24où est-ce que vous placez
15:25les verts ?
15:25Parce qu'ils ont l'air
15:27quand même,
15:27en tout cas,
15:28quand on entend
15:29aussi bien Mme Tondelier
15:30que Mme Rousseau,
15:31ça a l'air quand même,
15:33les verts aujourd'hui
15:34ont l'air d'être
15:35un LFI bis,
15:37en quelque sorte.
15:38Écoutez,
15:39à eux de savoir
15:39s'ils veulent être
15:40les écologistes
15:41que se croisent
15:42au Parlement européen,
15:43notamment en Allemagne,
15:44qui votent avec
15:45les sociodémocrates
15:45toute une série de réformes
15:47visant à améliorer
15:48la vie de leurs concitoyens,
15:50ou s'ils veulent être
15:51des verts contestataires
15:52de gauche radicale.
15:54J'entendais,
15:54effectivement,
15:55Mme Tondelier expliquer
15:56que dans la primaire
15:57de la gauche,
15:57il était souhaitable
15:58que M. Mélenchon
15:59y figure.
16:00Je suis en désaccord
16:02avec cela.
16:03Et je crois,
16:04malgré tout,
16:05c'est le problème
16:06de la gauche
16:06pour essayer
16:07d'avoir un élément
16:08d'analyse.
16:08Il ne faudrait pas
16:09que la gauche,
16:11pensant qu'elle n'est pas
16:11en situation
16:12de gagner la présidentielle,
16:13enjambe en quelque sorte
16:14la présidentielle
16:15pour refaire
16:16la même blague
16:17celle du nouveau
16:18Front populaire
16:19en mettant
16:20la vaisselle cassée
16:22des divisions
16:23qui sont nobles.
16:24Il y a une gauche
16:25réformiste,
16:26il y a une gauche
16:26anticapitaliste,
16:27ce ne sont pas les mêmes.
16:29On met toute cette vaisselle
16:30cassée sous le tapis
16:31au mépris
16:32quelque part
16:33des Français
16:33pour refaire
16:34ad vitam aeternam
16:35le NFP
16:36pour les législatives.
16:38La toute dernière question,
16:3830 secondes.
16:39Voilà,
16:40donc il y a censure,
16:42s'il y avait censure,
16:43il y a peut-être
16:44à nouveau
16:45des élections législatives,
16:46et alors on remet
16:47le couvert
16:47pour le NFP ?
16:49Moi je ne suis pas d'accord,
16:50je l'ai toujours dit,
16:51donc je pense
16:51qu'une autre offre
16:53est possible.
16:54Il faut aussi voir
16:55enfin,
16:56parce que nous ne voyons
16:57pas assez
16:57à quel point
16:59il y a une déliquescence
16:59du bloc central,
17:00ce qui offre
17:01des opportunités.
17:03La gauche doit
17:03être en solution
17:05pour les Français
17:05et elle retrouvera
17:06ses électeurs.
17:07Si au contraire
17:08elle veut être finalement
17:09au lieu des Français
17:10être simplement
17:11la gauche Gaza,
17:12et bien c'est très bien
17:13pour le Proche-Orient
17:14mais ça ne parle pas
17:14aux Français.
17:15Merci beaucoup
17:16François Calfon,
17:17député européen
17:17et membre du Bureau
17:18national du Parti Socialiste
17:19d'avoir répondu
17:20à nos questions
17:21et d'avance.
17:22Une très bonne université
17:23d'été du Parti Socialiste
17:24ce sera à Blois
17:25à partir de jeudi prochain.
17:27Merci à vous.
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