00:00On a à l'instant la réponse de Marine Le Pen au mot du Premier ministre ce soir.
00:03Monsieur le Premier ministre, vous dites ne pas aimer la ruse.
00:06Pour ma part, je n'aime pas le mensonge.
00:08Contrairement à ce que vous avez affirmé devant des millions de Français au 20h de TF1,
00:11le Rassemblement national n'était pas en vacances.
00:13Encore une fois, c'était l'argument avancé par François-Marie tout à l'heure
00:15pour dire qu'il n'y avait pas eu de discussion cet été.
00:17Tout le monde peut vérifier que je vous ai bien écrit une lettre précise
00:20et détaillée sur vos propositions budgétaires sans réponse.
00:25Là, il y a quand même un problème, il très rare,
00:27c'est que tout ce qu'on va retenir de la prise de parole ce soir de François Bayrou,
00:31c'est qu'il a expliqué que l'opposition était en vacances
00:33et que c'est pour ça qu'elle n'a pas pu discuter avec lui.
00:35C'est une bourde magistrale.
00:36C'est une bourde magistrale parce qu'il accuse, en plus,
00:40il met en situation d'accuser les personnes et les formations politiques
00:44qu'il veut convaincre.
00:46Donc c'est la plus mauvaise des méthodes d'aller insulter quasiment,
00:52parce que c'est quand même grave,
00:54d'aller insulter ceux avec qui vous voulez dialoguer
00:56et que vous voulez ramener vers vous.
00:58Donc c'est une erreur magistrale.
01:01Comme était une erreur magistrale,
01:02le fait de prendre la parole ce soir, je le confirme,
01:06il fallait qu'après ce qui s'est passé lundi,
01:08qu'elle ait allé plus vite que ce qu'il ne pensait,
01:10il fallait qu'il convoque tout de suite les partis politiques.
01:13Et là, il aurait ouvert le débat, ouvert le dialogue,
01:16et il n'avait pas besoin des caméras de télévision pour ça.
01:18– Il y a non ça.
01:19– Vous savez, depuis tout à l'heure,
01:20on raisonne beaucoup en force politique,
01:22mais on oublie un peu les Français.
01:23Or, quand on regarde les grandes questions économiques et sociales,
01:26les Français ne sont pas coupés en trois.
01:28Il y a des majorités assez nettes qui se dégagent.
01:30Quand on demande aux Français, par exemple,
01:32s'il faut rétablir l'impôt de solidarité sur la fortune,
01:35il y a une très grande majorité de Français qui dit oui,
01:37il faut rétablir l'ISF parce que ça créera de la justice fiscale.
01:41Si on demande aux Français s'il faut revenir sur la réforme des retraites massivement,
01:46ils disent qu'il faut le faire.
01:47Si on demande aux Français s'il faut mettre sous condition
01:49les aides publiques aux entreprises massivement,
01:51ils disent oui.
01:52Donc pourquoi est-ce qu'on n'a pas aujourd'hui,
01:54suite aux dernières élections législatives,
01:56une remise en cause de la politique économique et sociale
01:59que le Président de la République a menée depuis huit ans ?
02:01Tout simplement parce que le Président de la République
02:04a décidé au lendemain des élections législatives
02:07que c'était hors de question
02:08et qu'on allait continuer la même politique économique.
02:10– Parce que le Président de la République vous expliquera
02:12qu'il ne voit pas de majorité à l'Assemblée
02:13pour défendre une politique comme celle-là.
02:15– Aujourd'hui, oui d'accord, mais enfin c'est quand même un problème
02:18qu'on ait des députés qui n'écoutent pas
02:20ce que disent la majorité des Français
02:22sur ces grandes questions économiques et sociales
02:24qui sont quand même la priorité des gens.
02:26– Sous-titrage Société Radio-Canada
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