00:00Nous n'avons pas sauvé François Bayrou. Nous avons sauvé peut-être le budget de la France parce qu'il fallait un budget.
00:07Et entre deux mots, il faut choisir le moindre. Et donc nous avons choisi de donner un budget aux Françaises et aux Français,
00:14notamment à celles et ceux qui, depuis de nombreuses semaines, viennent nous retrouver, nous dire « Nous sommes une collectivité locale,
00:21une entreprise, une association. Nous avons besoin d'un budget, d'une notation. Nous avons besoin de créer des embauches, investir.
00:28Il y a des gens qui dépendent de la commande publique et qui ne savent pas à quel sein se vouer parce qu'aujourd'hui,
00:33ils voient leurs chiffres d'affaires tomber drastiquement et se demandent s'ils vont licencier ».
00:37C'est ça, la réalité. Et donc c'est la raison pour laquelle nous avons fait le choix effectivement de ne pas censurer le gouvernement
00:43à un moment où le budget est encore en bascule. Et donc nous allons laisser la session de budget à se dérouler.
00:50Et puis ensuite, nous reviendrons devant le Parlement. Et là, nous proposerons, nous, de censurer le gouvernement,
00:56mais sur d'autres bases, à un moment où le budget sera sur les rails et où il n'y aura plus de danger pour ce budget.
01:02Olivier Faure, on va rentrer dans le détail dans un instant de ce qu'il y a dans ce budget.
01:06Également des réactions, notamment de vos partenaires, puisqu'il y a des réactions sévères, notamment du côté de la France insoumise.
01:11Mais je vous ai bien entendu, Olivier Faure, tout au long de cette séquence. Je vous ai même reçu sur ce plateau il y a de cela une dizaine de jours,
01:18notamment dans la foulée des propos tenus par François Bayrou sur la submersion migratoire.
01:22Encore dimanche soir, Boris Vallaud, le président de votre groupe, qui disait « oui, la censure est sur la table ».
01:27Combien de fois avez-vous prononcé cette phrase « le compte n'y est pas » ?
01:30Au fond, tout ça, c'était quasiment du cinéma pour finir par laisser passer François Bayrou.
01:36Et de fait, c'est cette décision qui le conduit à rester à Matignon ce soir.
01:41Écoutez, ce que vous venez de dire est juste. Nous avons, à plusieurs reprises, dit que la censure restait sur la table.
01:49Et elle reste d'autant plus sur la table que le 19 février prochain, nous allons, nous, déposer une motion de censure sur l'ensemble de l'œuvre de ce gouvernement,
01:58qui n'est pas le nôtre. Mais nous avons voulu sanctuariser simplement le budget, faire en sorte qu'il y ait un budget pour la France et les Français.
02:07Et donc sauver la possibilité de continuer à investir, de continuer à embaucher, de continuer à faire vivre et tourner le pied, de pouvoir piloter l'État.
02:16Mais ça s'arrête là.
02:18Pour le reste, nous ne sommes toujours pas dans la majorité. Nous n'avons pas l'intention de le devenir. Nous sommes dans l'opposition.
02:23Nous sommes dans une opposition tranchée. Simplement, il y a des moments où on peut considérer que l'intérêt du pays n'est pas forcément de faire tomber le gouvernement.
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