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  • il y a 6 mois
À quelques jours de la rentrée scolaire, Grand entretien avec Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, Bruno Bobkiewicz, secrétaire général du SNPDEN-Unsa, et Grégoire Ensel, vice-président de la Fédération des conseils de parents d’élèves.

Retrouvez « L'invité de 8h20 » sur France Inter et sur : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien

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Transcription
00:00Déjà trois jours que les élèves ont repris le chemin de l'école à La Réunion.
00:13Ce sera la semaine prochaine à Mayotte et le 1er septembre pour tous les autres.
00:18La rentrée scolaire dans le grand entretien.
00:21Et oui, déjà, l'école est toujours au temps de défis.
00:24Nous sommes, sommes-nous prêts ?
00:26Enfants, parents, enseignants, chefs d'établissement, on en parle ce matin.
00:30Avec nos invités, Bruno Bobkiewicz, bonjour.
00:33Bonjour.
00:34Pour représenter les directeurs d'établissement, vous êtes le secrétaire général du SNPDEN-UNSA.
00:39Sophie Vénétité, bonjour.
00:40Bonjour.
00:40Pour les enseignants, secrétaire général du SNES-FSU.
00:45Et en ligne avec nous, Grégoire Ancel.
00:47Bonjour à vous.
00:48Vous êtes Grégoire Ancel, le vice-président du syndicat de parents d'élèves, la FCPE.
00:53Toutes vos questions au standard, évidemment.
00:56Vous nous appelez au 01 45 24 7000 ou sur l'application Radio France.
01:02Et la première des questions, sans doute, est-ce qu'on y arrivera cette année, Sophie Vénétité,
01:07à avoir un prof devant chaque classe à la rentrée ?
01:10Non, on n'aura vraisemblablement pas un prof devant chaque classe à la rentrée.
01:14On n'aura pas non plus un prof devant chaque classe tout au long de l'année,
01:18parce qu'il est important de ne pas se concentrer uniquement sur la rentrée.
01:22Ça fait plusieurs années que ces deux objectifs ne sont pas atteints.
01:26Et vraisemblablement, ils ne seront pas atteints cette année au regard encore du manque de professeurs.
01:30On sait que les concours de recrutement n'ont pas fait le plein.
01:34C'est près d'un millier de postes d'enseignants qui n'ont pas été pourvus,
01:38parce que notre métier n'est pas suffisamment attractif.
01:42Et on sait qu'encore une fois, on va bricoler,
01:45parce que l'éducation nationale est la plus grande enseigne de bricolage de ce pays.
01:49La preuve, le ministère a un site de petites annonces pour recruter.
01:53J'ai regardé hier soir, il y avait près d'un millier de petites annonces
01:57pour recruter des professeurs contractuels.
02:00Un millier de postes vacants, en gros à la rentrée Bruno Bobkiewicz.
02:05Ce n'est pas si mal ?
02:07Il y a en tout cas une petite amélioration sur les deux dernières années ?
02:11On avait effectivement noté une amélioration quant aux nominations à la rentrée 2024.
02:17C'est un peu tôt pour savoir la façon dont les choses vont se passer.
02:20On sait que les services des rectorats sont au travail.
02:22Et c'est au 1er septembre qu'on jugera.
02:26Il y a évidemment beaucoup d'inquiétudes,
02:27parce que c'est le serpent de mer,
02:29et c'est toujours l'inquiétude des parents d'élèves,
02:31et évidemment des professionnels que nous sommes.
02:34Les facteurs ne sont pas forcément très positivement réunis.
02:38Et je partage l'idée qu'au-delà de la photo de rentrée,
02:41c'est bien la question des remplacements,
02:43et des affectations toute l'année,
02:45sur lesquelles il faudrait être vigilant.
02:48Parce qu'en l'occurrence, là, on a eu une vraie dégradation l'année dernière.
02:51Grégory Ancel pour la FCPE.
02:54C'est vrai que c'est l'inquiétude principale des parents, cette question ?
02:58Tout à fait, c'est une grande inquiétude,
03:00parce que ça vient perturber les apprentissages,
03:04la vie de la classe, les repères des élèves.
03:05Et les parents voient bien qu'il y a un manquement important
03:08dans la continuité de l'éducation qui est offerte à leurs enfants.
03:12Et nous, on se bat pour ces remplacements.
03:13Déjà, je crois que c'est important de dire qu'un enseignant en absence,
03:16c'est normal, être malade, se former, papa, maman,
03:20préparer, encadrer une sortie scolaire, c'est normal.
03:22Ce qui ne l'est pas, c'est de ne pas être remplacé au fil de l'eau.
03:25Et on voulait aussi attirer l'attention sur un phénomène important.
03:29On s'est évoqué, il y a beaucoup de recrutements de personnel contractuel
03:32au fil de l'eau pour pallier aux absences.
03:35Et on est en train de glisser petit à petit
03:36d'un enseignant devant chaque classe à un adulte devant chaque classe.
03:40Or, pour nous, nous voulons des pédagogues.
03:42Nous voulons des personnes en capacité d'enseigner, d'évaluer,
03:47d'accompagner les élèves, de tenir une classe,
03:49parce qu'enseigner, c'est un métier.
03:51Donc, attention à la qualification des élèves.
03:54Et l'étude PISA montre bien que ce n'est pas parce que vous avez un adulte
03:57devant la classe que ça fonctionne.
03:58C'est un métier.
03:59Sophie Bénétité, c'est la question des contractuels
04:02que soulève là Grégory Ancel.
04:05Oui, c'est la question de nos collègues contractuels
04:07qui sont recrutés tout au long de l'été, dans les prochains jours,
04:10et qui sont parfois, bien souvent même, lancés dans les classes
04:14avec seulement quelques jours de formation.
04:17C'est extrêmement difficile pour eux.
04:19C'est un peu être lancé dans le grand bain
04:21sans avoir complètement appris à nager.
04:25Et c'est vrai que ça rend les choses compliquées pour eux,
04:28mais aussi pour les élèves.
04:29Et ça renvoie à un impératif pour l'éducation nationale.
04:32Enseigner, c'est un métier qui s'apprend.
04:34C'est un métier qui s'apprend au long cours.
04:37Et quelque part, avec cette modalité de recrutement
04:40du type job dating, on envoie un bien mauvais signal
04:43sur ce qui est le métier d'enseignant.
04:46Mais il répond à la crise des vocations de ce métier, des enseignants ?
04:49Non, ce n'est pas par des recrutements de contractuels
04:52qu'on va répondre à la crise de recrutement.
04:56La crise de recrutement, elle est devenue structurelle.
04:58Elle est profondément ancrée dans notre pays.
05:00Ça fait quand même 15 ans que l'éducation nationale n'arrive pas
05:03à pourvoir tous les postes au concours de recrutement.
05:06Donc il y a une multitude de facteurs.
05:08Il y a bien évidemment la question salariale.
05:11Nos métiers sont encore très mal payés.
05:13Mais il y a aussi d'autres éléments.
05:15La question des conditions de travail,
05:17la question de la considération,
05:19la question de la place sociale.
05:21Tout ça, c'est des choses qui ont été profondément dégradées
05:24ces dernières années.
05:25Et sur lesquelles il est urgent
05:27qu'il y ait plus qu'un signal politique.
05:29Il faut qu'il y ait des décisions fortes
05:31en matière de salaire, de conditions de travail
05:33pour qu'enfin l'école occupe une vraie place dans ce pays,
05:36la place qu'elle devrait avoir,
05:37qu'elle n'aurait jamais dû quitter,
05:39c'est-à-dire une place centrale.
05:40Bruno Bobkiewicz ?
05:42Oui, il y a une question générale, globale,
05:45d'attractivité des métiers.
05:46Parce qu'il n'y a pas que les enseignants à l'éducation nationale.
05:49Il y a aussi beaucoup d'autres catégories de personnel.
05:51Il y a évidemment un focus sur les enseignants à la rentrée.
05:53Mais il faut admettre qu'on souffre aussi beaucoup
05:55d'absence de personnel en dehors des enseignants.
06:01Et il faut bien entendre ça.
06:02Mais oui, il faut travailler.
06:04Et c'est un sujet de long cours
06:05qui prend du temps et qui est complexe.
06:08La question d'attractivité, ça passe par les salaires,
06:10ça passe par les conditions de travail.
06:12Sophie Vénétité l'a dit,
06:13on partage complètement cette idée.
06:15Ça va prendre du temps,
06:16mais il faut vraiment s'engager.
06:17Ça coûte beaucoup d'argent.
06:19Et malheureusement, le contexte budgétaire
06:21est très inquiétant de ce point de vue.
06:23Vous parlez du manque de personnel en général.
06:27L'école manque, par exemple, cruellement d'AESH.
06:31Grégoire Ancel, c'est professionnel
06:34qui accompagne les élèves en situation de handicap.
06:37C'est le parcours du combattant, ça,
06:38pour les familles qui sont concernées ?
06:40Oui, elles en témoignent tous les jours.
06:43Et effectivement, aujourd'hui,
06:44avoir une notification MDPH,
06:46avoir honoré, c'est-à-dire avoir un adulte
06:49qui accompagne l'élève au quotidien,
06:52dans beaucoup de cas, ce n'est pas possible.
06:55Ça ne fonctionne pas.
06:56On a aujourd'hui un manque de moyens criants
06:59pour l'école inclusive.
07:00N'oublions pas que c'est le droit à l'éducation de l'enfant.
07:03C'est un droit fondamental qui se joue là.
07:05Et aujourd'hui, les parents nous témoignent
07:07de la difficulté à pouvoir intégrer leur enfant
07:09et à faire valoir ce droit.
07:11Aussi, la difficulté,
07:12et on parle beaucoup de la santé mentale des enfants
07:14et des jeunes,
07:15avoir un rendez-vous chez un neuropsychiatre,
07:17chez un psychiatre, chez un psychologue.
07:19C'est plusieurs mois d'attente.
07:20Et donc, c'est une lutte de tous les instants.
07:23Et puis après, c'est un dialogue constant
07:24avec les enseignants,
07:25avec les équipes de direction,
07:27pour intégrer au mieux ses élèves.
07:28Et aujourd'hui, dans beaucoup de cas,
07:31ça ne fonctionne pas.
07:32Et on a un vrai signal d'alarme
07:34sur le sujet qui se dresse au quotidien.
07:37Et c'est d'autant plus difficile
07:38dans des classes dont les effectifs sont trop importants
07:41pour permettre une bonne intégration.
07:43Donc, il y a aussi un enjeu autour de tout cela.
07:45Et je voudrais revenir juste un instant
07:48sur les conditions de travail des enseignants.
07:50Ce sont aussi les conditions d'études
07:52et de scolarité de nos enfants.
07:53Donc là, il y a effectivement
07:55beaucoup, beaucoup de choses à faire.
07:56C'est un enjeu majeur.
07:57C'est un engagement de tous les jours,
07:59ça, Sophie Vénétité, pour les enseignants ?
08:02Oui, le métier d'enseignant,
08:04c'est un très beau métier.
08:05Et on a choisi ce métier
08:06pour transmettre des choses à nos élèves,
08:08pour les faire réussir,
08:09pour les voir grandir.
08:11Et c'est pour ça qu'on a choisi ce métier
08:13et qu'on se projette vers cette rentrée.
08:15Mais force est de constater
08:16que ce métier a été très abîmé
08:18et que le contexte dans lequel on le fait
08:21est aussi très compliqué.
08:22Et c'est ça qui est assez terrible aujourd'hui.
08:24C'est-à-dire que l'éducation nationale,
08:26en fait, aujourd'hui, elle tient
08:27par le dévouement des personnels,
08:29des professeurs, de tous les personnels.
08:31Et ça, aujourd'hui, ça rend les choses quand même...
08:34Enfin, c'est pas normal.
08:35On devrait avoir tout un environnement
08:39qui est propice à faire réussir nos élèves.
08:41Aujourd'hui, quand vous êtes enseignant,
08:42vous êtes dans des classes qui sont surchargées.
08:44On a les classes les plus chargées d'Europe.
08:46Vous voulez faire une sortie scolaire ?
08:47Eh bien, on vous dit qu'il n'y a plus d'argent
08:49pour louer un quart.
08:50Vous voulez faire une sortie culturelle ?
08:51On vous dit que le pass culture a été supprimé.
08:53On vous dit que tout ce qui est fourniture
08:56du type papier et autres dans l'établissement,
08:59eh bien, il n'y en a plus
08:59à cause des restrictions budgétaires.
09:01Donc, aujourd'hui, l'éducation nationale,
09:02elle est à l'os.
09:03Donc, oui, on aime notre métier.
09:04Oui, on veut faire réussir nos élèves.
09:05Mais le contexte est tel
09:07que ça devient extrêmement difficile
09:09et que l'école, aujourd'hui,
09:10elle est à un point de bascule.
09:11Et il va falloir vraiment
09:12des mesures politiques très fortes,
09:14notamment en matière budgétaire,
09:15pour nous aider et nous porter
09:17dans cette mission
09:19qui, par ailleurs, concerne toute la société.
09:20L'école n'est plus la mer des batailles
09:22comme ce que le gouvernement
09:23avait promis ces dernières années,
09:25selon vous, Bruno Bobkiewicz ?
09:28On a, objectivement, depuis 2017 notamment,
09:32créé de nombreux dispositifs
09:34qui ont coûté beaucoup d'argent
09:35et qui n'étaient demandés par personne.
09:37Je pense au SNU, je pense au PACTE,
09:39le PACTE, qui représente aussi
09:42des volumes importants financiers.
09:44Et puis là, on voit bien
09:45que le contexte financier
09:47oblige à revoir tout ça.
09:48Donc, on est dans une logique
09:49de stop and go permanente
09:52depuis toujours.
09:55Et ça, c'est très compliqué à gérer
09:56pour les personnels
09:57parce que c'est une fois oui,
09:58une fois non.
09:59On y va, on arrête.
10:01Et ça, c'est très compliqué à gérer.
10:02On ne peut pas créer
10:03une politique éducative et pédagogique
10:05avec ce type de fonctionnement.
10:07Oui, un jour, non le lendemain.
10:08Ce n'est pas possible.
10:09L'école a échappé à la suppression
10:11de 4000 postes d'enseignants
10:12l'année dernière dans le précédent budget
10:14qui était justifié par le gouvernement
10:17par la baisse démographique
10:20des années à venir.
10:22Vous ne pensez pas être épargné
10:25cette année dans le projet de budget
10:26qui a été présenté par François Bayrou ?
10:28Il est fort probable que les choses
10:30effectivement soient revues à la baisse.
10:32On nous avait promis
10:32effectivement le maintien de ces postes
10:34notamment sur des logiques
10:35de remplacement des personnels.
10:37On jugera sur pièce.
10:39Je vous ai vu grimacer
10:40Sophie Vénétité
10:40sur l'argument de la baisse démographique.
10:43Oui, c'est vrai que l'année dernière,
10:45le gouvernement a dit
10:45regardez, il y a moins d'élèves.
10:47C'est la raison pour laquelle
10:48des postes vont être supprimés.
10:50Mais la question des postes d'enseignants
10:53ne peut pas être guidée
10:54par la boussole démographique.
10:55D'abord, ça n'a jamais été la boussole
10:57des derniers gouvernements
10:58puisque depuis 2017,
11:01on a eu une augmentation
11:02du nombre d'élèves
11:03dans les collèges et les lycées
11:05et pourtant, on a eu
11:06des suppressions d'emplois.
11:08Pour vous donner un ordre de grandeur,
11:09depuis 2017,
11:11il y a eu près de 8000 élèves en plus
11:12dans les collèges et les lycées
11:13et il y a eu un peu plus de 8800
11:16suppressions de postes d'emploi d'enseignants.
11:18Donc, c'est faux que ce gouvernement
11:21suit la démographie.
11:22Il suit une boussole,
11:23c'est une boussole budgétaire.
11:24Or, on ne peut pas aujourd'hui
11:26se dire qu'on va encore supprimer
11:28des postes d'enseignants
11:29dans les collèges et les lycées.
11:31On est dans une situation
11:32où on a les effectifs
11:34les plus chargés d'Europe
11:34au niveau collège,
11:35où il y a des besoins immenses
11:37en termes d'accompagnement
11:38des élèves.
11:39On a besoin de travailler
11:40au plus près des élèves,
11:41de travailler en petits groupes
11:42pour préparer les citoyens de demain
11:44et je pense que tout le monde voit bien
11:45le monde dans lequel on vit,
11:46la complexité du monde
11:47dans lequel on vit.
11:48On a besoin de faire grandir
11:50nos élèves dans ce monde-là,
11:51de leur faire comprendre
11:53les crises dans lesquelles ils vivent,
11:54le monde dans lequel ils vivent.
11:55Et ça, ça nécessite
11:56plus d'enseignants.
11:58Donc, il est hors de question,
11:59en tout cas pour nous au SNESFSU,
12:00il n'est pas question
12:01qu'il y ait des suppressions
12:03de postes sur le budget 2026.
12:05S'il y en a, bien évidemment
12:07qu'on se mobilisera
12:08parce que si on voudrait
12:09ne serait-ce que retrouver
12:11le taux d'encadrement de 2017,
12:14il faudrait un peu plus
12:15de 10 000 emplois
12:16juste pour retrouver
12:17le taux d'encadrement.
12:17supplémentaires ?
12:18Il faudrait effectivement
12:2010 000 emplois supplémentaires
12:22par rapport à la situation actuelle
12:23juste pour retrouver
12:25le taux d'encadrement.
12:26Donc, il est hors de question
12:27de supprimer encore des emplois
12:29vu la situation catastrophique
12:31de l'éducation nationale.
12:33On est à l'os aujourd'hui.
12:34La question de l'encadrement
12:35des effectifs,
12:36elle est aussi essentielle
12:37pour vous,
12:37parents d'élèves, Grégoire Ancel ?
12:40Oui, tout à fait.
12:40On est complètement d'accord.
12:42La baisse démographique,
12:43c'est en fait une opportunité
12:44à saisir pour baisser
12:46les effectifs dans les classes,
12:47avoir de plus en plus
12:48d'adultes dans l'école
12:49parce qu'aujourd'hui,
12:50on constate qu'on a moins d'écoles
12:51alors qu'on ne demande qu'une chose,
12:53c'est mieux d'école
12:53et plus d'école.
12:54Il y a un proverbe africain
12:56qui dit qu'il faut
12:56tout un village
12:57pour élever un enfant.
12:58Et nous, on constate au quotidien
12:59qu'on retire des adultes
13:00dans le village
13:00et qu'on constate
13:02que le climat scolaire se dégrade,
13:03que les enfants
13:04ne sont pas suffisamment accompagnés,
13:06qu'il y a des besoins
13:08criants d'accompagnement,
13:09ça a été évoqué.
13:10Et donc, il faut absolument
13:11qu'on ait un projet
13:13de société pour l'école
13:14parce qu'aujourd'hui,
13:15ça gaudille.
13:16On ne sait pas bien
13:17dans quel sens va l'école.
13:18On voit un axe qui se dessine
13:19et ce n'est pas celui du tout
13:20que l'on veut.
13:21Et si on veut une école
13:22qui prépare les citoyens...
13:22De quel axe vous parlez ?
13:23Vous parlez des moyens budgétaires
13:25ou d'autres choses ?
13:26Des moyens budgétaires,
13:28du fait qu'aujourd'hui,
13:29il y ait un choix de l'école
13:31qui ne soit pas celui
13:32que l'on souhaite.
13:32Nous, on est pour l'école publique,
13:34une école qui fabrique
13:35le citoyen,
13:36une école qui permet la rencontre
13:37et qui est un vrai service public
13:39qui permet de concevoir
13:40et de construire une société
13:41dans laquelle chacun a sa place
13:43et non pas une école
13:44où on est séparés, divisés, triés.
13:47Et c'est ça l'axe
13:48sur lequel on s'est battus,
13:50notamment avec les syndicats enseignants
13:52en refusant le choc des savoirs.
13:54C'est cette capacité
13:55à avoir une école
13:56qui fédère,
13:56qui rassemble,
13:57qui est construite.
13:58La réforme de Gabriel Attal
13:59avec ses groupes de niveau
14:01qui avaient été instaurés.
14:03L'école, elle bouge quand même,
14:05Bruno Bobkiewicz ?
14:06Elle avance ?
14:08Je ne sais pas si elle avance
14:09mais en tout cas,
14:09elle bouge.
14:11Le moins qu'on puisse dire,
14:12c'est qu'on fait toujours
14:13preuve d'inventivité
14:14puisque d'année en année,
14:16il y a toujours des nouveautés.
14:17Là, ce sera les modalités
14:18d'obtention du DNB,
14:20nouvelle épreuve de mathématiques
14:21et d'autres sujets encore.
14:23J'entends le stop and go
14:24dont vous parliez tout à l'heure.
14:27Oui, c'est ça.
14:27Ce dont les personnels de direction
14:29que je représente souffrent,
14:31c'est bien cette logique
14:32de changement permanent.
14:34Alors là, on est sur une année
14:35qui va plutôt impacter
14:36des modalités d'examen
14:38que des réformes profondes.
14:40Néanmoins, ces changements
14:41bouleversent profondément
14:42nos métiers
14:43et c'est pour les personnels
14:44de direction
14:45toujours plus de travail
14:46et c'est ça qui est compliqué.
14:47Mais sur les questions
14:47d'égalité fille-garçon,
14:49par exemple,
14:49Sophie Vénétité en a fait des progrès.
14:51En tout cas,
14:52il y a un élément
14:53qui est très important
14:54en cette rentrée,
14:55c'est la mise en oeuvre
14:56du programme d'EVARS,
14:57l'éducation à la vie affective,
14:59relationnelle et sexuelle.
15:01C'est un programme
15:01pour lequel, d'ailleurs,
15:02l'ensemble des organisations
15:03syndicales se sont engagées.
15:07C'est un programme
15:07qui va permettre...
15:08Les parents d'élèves,
15:09enseignants,
15:10ça a fait l'objet
15:10d'une grande consultation.
15:12Pour le coup,
15:13il y a eu un travail
15:14qui a été bien mené,
15:16un travail dans lequel
15:16on s'est investi.
15:17Et c'est un programme
15:18qui va nous permettre
15:19d'avancer sur les questions
15:20d'éducation à la vie sexuelle,
15:24d'éducation aussi
15:24aux relations filles-garçons.
15:26On va par exemple
15:27travailler la question
15:28du consentement
15:29dont on voit bien
15:30qu'elle est absolument centrale
15:31pour construire
15:32une société plus égalitaire
15:33entre les filles
15:34et les garçons.
15:35Donc ça,
15:36ça fait partie des éléments,
15:38ça fait partie
15:38un peu des notes d'espoir
15:40qu'on a eues l'année dernière
15:41parce que c'est aussi
15:42une victoire
15:42face à toutes les pressions
15:45des conservateurs,
15:47des réactionnaires.
15:47On sait que ce programme,
15:48il a été très critiqué
15:50par l'extrême droite
15:51et par d'autres.
15:52Et bien c'est aussi
15:53la fierté,
15:54c'est aussi notre fierté,
15:55notre fierté d'enseignant
15:56de l'école publique
15:58que de porter
15:59ce genre de programme
16:00et de porter
16:00cette ambition
16:01de faire vivre,
16:02d'apprendre ainsi
16:03à faire vivre
16:04les élèves ensemble
16:05même si on sait
16:06qu'après sur les questions
16:06d'égalité filles-garçons,
16:08il reste beaucoup de choses
16:08à faire.
16:09Mais voilà des choses
16:09qu'on arrive à faire
16:10et qu'on arrive à porter,
16:12il en reste bien d'autres.
16:13Mais c'est aussi la preuve
16:14que quand on écoute
16:14les personnels
16:15de l'éducation nationale,
16:17les choses peuvent avancer
16:18parce que là,
16:18pour le coup,
16:19on a eu un vrai travail
16:20de concertation.
16:22Donc il faut que
16:23pour cette année,
16:24les choses ne se limitent pas
16:25à ce programme des VAR,
16:26c'est qu'on est vraiment
16:27enfin un ministre,
16:29en l'occurrence une ministre
16:30qui nous écoute.
16:31Grégoire Ancel,
16:33sur cette question
16:34de la formation
16:36à la vie affective,
16:38vu de votre fédération
16:39de la FCPE
16:39des parents d'élèves,
16:40vous vous félicitez aussi.
16:42C'est un travail
16:42auquel vous avez participé.
16:44On a participé,
16:45ça a été dit,
16:46c'était un travail exemplaire
16:47qui fait l'honneur
16:48de l'école publique
16:49puisque là,
16:50on a enfin un programme clair
16:51qui va de la maternelle
16:52au lycée
16:53pour effectivement expliquer
16:54tout un tas de choses
16:56extrêmement importantes,
16:57permettre de libérer
16:58la parole.
16:59Et je crois
16:59qu'il faut absolument
17:01faire confiance
17:01aux enseignants
17:02dans la mise en oeuvre
17:03de ce programme.
17:04Les préserver
17:06de toute pression,
17:07c'est extrêmement important.
17:08Aujourd'hui,
17:08si on veut pouvoir
17:09construire ces sociétés
17:10où les filles
17:12et les garçons
17:13se parlent,
17:14où on peut dire
17:15que le corps d'un enfant
17:17c'est quelque chose
17:17qui est inviolable,
17:19où on va venir
17:20permettre le respect,
17:21la discussion,
17:22de pouvoir faire aussi
17:24une politique
17:26de santé publique
17:26forte pour permettre
17:28aux enfants
17:29de se construire,
17:30ce programme-là
17:32doit être sanctuarisé.
17:33On doit préserver
17:34les enseignants
17:34de toute pression
17:35et on doit lui permettre
17:36de se déployer
17:37sereinement,
17:38tranquillement,
17:39dans le temps.
17:39L'école s'est aussi
17:40emparée de la question
17:41du numérique.
17:42Grégoire Ancel,
17:43il y avait ce paradoxe
17:44quand même de demander
17:44aux élèves
17:45de limiter l'usage
17:47des écrans
17:47tout en leur imposant
17:48un outil numérique,
17:50Pronote en l'occurrence
17:51à la maison
17:51pour les devoirs,
17:52pour leur transmettre
17:53tout un certain nombre
17:54d'informations
17:55liées à l'école.
17:56C'est une bonne chose
17:56que la ministre
17:57Elisabeth Borne
17:58ait interdit son utilisation
17:59le soir et le week-end.
18:01Bonne chose
18:02pour les enseignants
18:03et pour les élèves.
18:03Grégoire Ancel ?
18:05Oui, cette régulation,
18:06nous la demandions
18:07à la FCPE
18:08depuis des années.
18:09D'autres nous ont
18:10beaucoup rejoints
18:11sur ce sujet-là.
18:11Il y a eu un travail
18:12collectif là aussi
18:13qui a été exemplaire
18:14et ça vient mettre
18:15de la régulation
18:17et mettre fin
18:18au Far West numérique.
18:19Et c'est important
18:20pour le climat scolaire
18:21entre les parents,
18:22les enfants,
18:23les équipes éducatives,
18:24les chefs d'établissement,
18:25les enseignants
18:25et toutes celles et ceux
18:26qui font vivre
18:27l'établissement.
18:28Et le fait de pouvoir
18:29geler ces ENT
18:31à certains moments
18:31va permettre de faire
18:32baisser la pression
18:33à la maison
18:34et dans les établissements.
18:36Et c'est vraiment
18:36une mesure qui ne coûte rien,
18:38une mesure de bon sens
18:39et qui va dans le bon sens.
18:41Sophie Vénétite
18:42sur ces ENT,
18:43les environnements
18:44numériques de travail.
18:46Oui, alors c'est vrai
18:47que quelque part
18:47on a l'instauration
18:49d'une forme de droit
18:50à la déconnexion
18:50et c'est important
18:51quand on sait
18:52ce qu'est la charge
18:53de travail des enseignants,
18:54des sollicitations
18:55qui sont multiples
18:57sur les environnements
18:57numériques de travail.
18:58On était arrivé
18:59à une forme de pression
19:01quasiment 24h sur 24,
19:037 jours sur 7,
19:04y compris pendant les vacances
19:05avec parfois des élèves
19:06ou des parents d'élèves
19:07qui nous sollicitaient
19:08un peu à n'importe quel moment
19:10pour nous demander
19:12quelque chose.
19:13Mais plus globalement,
19:14il s'agit quand même
19:15de penser bien évidemment
19:16la place du numérique
19:17dans l'éducation nationale,
19:19ce qui impose aussi
19:20d'avoir une réflexion
19:21sur la place
19:22de l'intelligence artificielle
19:23dont on voit bien
19:24qu'elle est en train
19:25de bousculer plein de choses
19:26et qu'il faut vraiment
19:27l'aborder plutôt
19:28avec un principe de précaution,
19:30nous semble-t-il.
19:31Et plus globalement,
19:32ça renvoie aussi
19:33cette question
19:34des environnements numériques
19:34de travail,
19:35du droit à la déconnexion
19:36à ce qu'est aujourd'hui
19:37la charge de travail
19:38des enseignants,
19:39le temps de travail
19:40des enseignants.
19:40On sait qu'on a
19:41un temps de travail
19:42qui est particulièrement élevé,
19:43plus de 40 heures par semaine
19:45selon les enquêtes
19:46du ministère de l'éducation nationale.
19:47Entre les heures de courant physique
19:49et toute la préparation autour.
19:51On sait qu'on a aussi
19:52une charge de travail
19:53qui s'est accrue
19:54et ça entre aussi en compte
19:56dans la dégradation
19:58de nos métiers
19:59et dans ce qui pèse au quotidien
20:01sur les personnels
20:02de l'éducation nationale.
20:03Donc plus globalement,
20:04c'est vraiment la question
20:05des conditions de travail
20:06et c'est vrai qu'il y a
20:07une question,
20:08les différents ministres,
20:09parce qu'on a eu
20:09beaucoup de ministres
20:10ces dernières années,
20:11nous ont sorti plein de gadgets
20:13mais qui ont surtout servi
20:14à alourdir le quotidien
20:16des enseignants,
20:17à alourdir tout ce qu'il y a
20:17autour de la tâche d'enseigner
20:19et à un moment,
20:20il va falloir aussi
20:21qu'on puisse nous mettre
20:22dans de bonnes conditions
20:23pour travailler avec,
20:24par exemple,
20:25moins d'élèves par classe.
20:26Ça, ça serait une mesure
20:27pour améliorer
20:28les conditions de travail.
20:29On a beaucoup de messages
20:30sur l'application
20:31de Radio France,
20:33d'auditeurs,
20:34sans doute sont-ils
20:35peut-être un peu dans le métier
20:36qui pointent
20:37pour expliquer
20:38le manque d'attractivité
20:40du métier,
20:41du secteur
20:42et notamment le fait
20:43qu'on manque de remplacement.
20:45beaucoup pointent
20:46le fait qu'on freine
20:47en tout cas
20:48la mobilité
20:49des enseignants
20:50soit une difficulté.
20:52Alors, c'est vrai
20:52que la mobilité
20:54peut être aujourd'hui
20:55d'une certaine manière
20:56entravée.
20:57Elle est entravée
20:58par le manque
20:59de postes disponibles
21:01parce que comme
21:02ces dernières années,
21:03il y a beaucoup de postes
21:04d'enseignants
21:04qui ont été supprimés,
21:06forcément,
21:06vous avez moins de postes
21:07disponibles pour muter.
21:09Et ça,
21:09on a bien vu
21:09qu'il y a des académies
21:12où effectivement,
21:12il est plus compliqué
21:14de muter
21:14parce que vous avez
21:15moins de postes disponibles.
21:16Donc, quand on demande
21:16de créer des postes
21:17d'enseignants...
21:18Ça veut dire qu'on peut
21:18se retrouver dans une situation
21:19où un enseignant
21:20a demandé une disponibilité,
21:22arrive dans une académie
21:23en attendant l'ouverture
21:24d'un poste
21:25et peut l'attendre
21:25parfois plusieurs années
21:27sans qu'il ait le droit
21:28à ce moment-là
21:29de faire des remplacements
21:30dans des établissements.
21:32Il n'arrivera pas
21:32dans une académie
21:33sans qu'il y ait
21:35de postes disponibles.
21:36Par contre,
21:36c'est vrai qu'il y a
21:37des collègues
21:37qui peuvent attendre
21:38un certain nombre d'années
21:39avant de pouvoir muter.
21:41Et on a vu
21:41ces dernières années
21:42que vraiment
21:43cette mobilité
21:43était de plus en plus
21:44entravée
21:44par le manque
21:45de postes disponibles.
21:46Donc, quand on dit
21:47qu'il faut créer
21:48des postes de professeurs,
21:49c'est bien évidemment
21:49pour améliorer
21:50les conditions de travail
21:51mais c'est aussi
21:52d'une certaine manière
21:53pour rendre le mouvement
21:54plus fluide
21:55pour l'ensemble
21:55des enseignants
21:56qui veulent muter.
21:57L'attribution des postes
21:58sur des établissements
21:58parfois très éloignés
22:00note Elisabeth
22:01une auditrice
22:02et un frein supplémentaire
22:03à l'attractivité
22:04du métier.
22:06Ça incite même
22:07certains
22:07à le démissionner.
22:09Alors, oui,
22:09on sait que la question
22:10de la démission
22:12elle monte
22:12chez les enseignants.
22:14Elle s'explique
22:15par plein de facteurs.
22:17Alors, après,
22:17nous au SNES-CFSU
22:18on a fait une enquête
22:19en fin d'année dernière
22:20pour savoir un peu
22:21à la fin d'année
22:22quel était l'état d'esprit
22:23de nos collègues
22:24une photographie
22:24de leur état d'esprit
22:25et ce qui nous a frappé
22:26c'est que près de
22:27deux tiers des enseignants
22:28avaient pensé
22:29à démissionner
22:30ces deux dernières années
22:31et la raison principale
22:32pour 50% d'entre eux
22:33c'était les salaires
22:34et ensuite
22:35c'était la dégradation
22:36de l'école publique.
22:37Donc, il ne faut pas
22:37perdre de vue ça.
22:38Aujourd'hui,
22:39ce qui pèse
22:40sur le quotidien
22:41des personnels
22:41c'est la question salariale
22:43et la dégradation
22:44de l'école publique
22:44ce qui montre une chose
22:45c'est que les enseignants
22:46non seulement
22:46ils font vivre l'école
22:47mais ils sont aussi
22:48profondément attachés
22:49à l'école publique.
22:50Et s'il y a bien
22:50un message aussi
22:51à faire passer
22:52en cette rentrée
22:52c'est qu'il faut
22:53consolider, renforcer,
22:54faire vivre l'école publique
22:55parce que c'est certainement
22:56ce qu'il y a de plus précieux
22:57dans notre pays
22:58et c'est aussi
23:00ce que nous on fait vivre
23:01et auquel on est très attaché.
23:02Et pour vous,
23:02chef d'établissement
23:03Bruno Bobkiewicz ?
23:05Oui, on a
23:05la question de la mobilité
23:07géographique
23:08est un frein
23:10à la question
23:10d'attractivité
23:11à la fois chez les enseignants
23:12mais les autres catégories
23:13de personnel.
23:14Vous avez aujourd'hui
23:14en France
23:15la plupart des enseignants
23:17qui sont obligés
23:18de s'expatrier
23:19loin de chez eux
23:20je pense à de nombreuses
23:21académies
23:22proches de la mer
23:23en général
23:24et qui finissent
23:25pour une bonne partie
23:26d'entre eux
23:27à Créteil
23:27et à Versailles
23:28et ça ne les fait pas rêver.
23:29Et donc un certain nombre
23:30d'entre eux
23:30en tout cas pour débuter
23:31leur carrière.
23:32Et donc c'est un sujet
23:33complexe
23:34parce qu'effectivement
23:35la régionalisation
23:36des concours
23:36serait aussi une difficulté
23:38mais il faut avancer
23:39sur la réflexion
23:40sur cette question
23:41parce qu'elle freine
23:42la question d'attractivité.
23:43Avancer aussi
23:44sur les rythmes scolaires
23:45Emmanuel Macron
23:46a lancé avant l'été
23:48a remis dans le débat
23:49la question des rythmes
23:50en lançant une nouvelle
23:51convention citoyenne
23:52sur le sujet
23:53qu'est-ce que vous en pensez ?
23:55Est-ce qu'il faut réduire
23:55les vacances ?
23:56Les journées sont trop longues ?
23:57Non mais écoutez
23:58on a bien vu
23:59quelle était la manœuvre
24:00du président de la République
24:01il a lancé
24:01cette convention citoyenne
24:03en disant que les vacances
24:03d'été étaient trop longues
24:05ce qui est faux
24:06la France n'a pas
24:06les vacances d'été
24:07les plus longues
24:08donc on voit bien
24:09qu'on est sur une manœuvre
24:10du président de la République
24:11qui cherche à faire diversion
24:12au regard de l'état
24:14terrible et désastreux
24:15de l'école publique.
24:17Question des rythmes scolaires
24:18Bruno Bobkiewicz
24:19en a un mot ?
24:21Il y a la question
24:22de la répartition
24:23potentiellement sur la semaine
24:24il y a certainement
24:25des petites niches
24:26sur lesquelles
24:27effectivement
24:28des améliorations
24:29sont possibles
24:29maintenant
24:30quand on lance
24:31cette question
24:32on est plutôt
24:33sur une logique
24:34de dégradation
24:35de l'image
24:36de l'éducation nationale
24:37en laissant penser
24:38que toute cette bande
24:40de feignants
24:42doivent travailler davantage
24:43ou alors d'un débat
24:44de société
24:45pour réimaginer
24:46la manière de partager
24:47le temps de travail
24:48des parents
24:49des élèves
24:50sauf qu'on est très dépendant
24:51d'autres organisations
24:53que celle de l'éducation nationale
24:54les responsables
24:56les professionnels
24:57de tourisme
24:58monteront
24:58créneau rapidement
24:59enfin
25:00c'est un serpent de mer
25:03qui est évoqué
25:04depuis de très nombreuses années
25:05si on en est là aujourd'hui
25:06c'est qu'en réalité
25:07il n'y a pas de solution idéale
25:08merci beaucoup
25:08à tous les trois
25:09Bruno Bobkiewicz
25:10pour représenter
25:10les directeurs d'établissement
25:12vous êtes le secrétaire général
25:13du SNPDEN
25:14UNSA
25:14Sophie Vénétité
25:15merci à vous
25:16pour les enseignants
25:17secrétaire général du SNES
25:19FSU
25:19et merci Grégoire Ancel
25:21d'avoir été en ligne
25:22avec nous
25:22vice-président
25:23des parents d'élèves
25:24la FCPE
25:25cet été
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