00:00Bonsoir Alain, bonsoir à tous. Justement, vous l'avez dit, la ville d'Aurillac a été en proie à des violences extrêmes, inouïes,
00:05durant 3h hier soir, entre globalement minuit et 3h du matin. Vous les voyez sur ces images de Jules Bedot.
00:11Cette agence bancaire totalement détruite, pulvérisée par la puissance des émeutes d'hier soir.
00:16Le distributeur de billets lui aussi éventrait également ce magasin de lunettes.
00:21Et effectivement, vous l'avez dit, je suis avec donc Anthony Castillo.
00:25Anthony Castillo, vous êtes le gérant du U-Express qu'on voit juste derrière vous. Comment s'est passée la soirée ?
00:30En fait, moi, je n'étais pas au courant jusqu'au moment où je suis arrivé ce matin.
00:34J'ai vu toutes les vitrines éclatées, des tags. Puis j'ai vu ma vitrine qui était aussi éclatée, taguée.
00:40Et du coup, je suis rentré, je suis allé voir les vidéos. Et là, j'ai vu ce qui s'est passé.
00:44Donc, une émeute devant le magasin avec, dans un premier temps, les CRS qui embarquent quelqu'un.
00:51Derrière, un groupe qui remonte avec eux. Ils les font redescendre.
00:55Puis ça part à coup de fumigène. Et là, derrière, je vois un petit peu qui éclate ma vitrine.
01:00Justement, vos vitrines, on la voit. Elle est encore protégée par un agent de sécurité.
01:04Mais on l'a vu tout à l'heure, la vitre avant, la vitre extérieure, est pulvérisée par un impact de pavé. C'est bien ça ?
01:09C'est ça. On voit sur la vidéo, clairement, c'est à coup de pavé qu'il éclate la vitrine.
01:14Est-ce que vous appréhendez cette future soirée ce soir, Anthony Castillo ?
01:17Je ne sais pas s'il est appréhendé, c'est le mot. Je suis plutôt un peu résigné parce que je ne peux rien faire.
01:23Et de toute façon, il faut que mon commerce, il ouvre. Après, on s'est préparé pour le festival.
01:29Il faut qu'on travaille. Il y a des centaines de personnes qui ont travaillé sur le festival pour que ça marche bien.
01:35Je me sens plus résigné qu'au pire, ils termineront la vitre.
01:39Le sentiment, là, aujourd'hui, c'est vraiment de la colère. C'est quoi ? C'est du dégoût ?
01:43Non, plus du dégoût. La colère, en tout cas, c'est plus du dégoût pour l'instant.
01:48Vous, c'est la première fois que vous arrive, ça ?
01:50Ah oui, j'ai acheté ce magasin le 1er août. C'est ma première expérience.
01:56Voilà.
01:58On vous souhaite bon courage, Anthony.
01:59Merci beaucoup.
02:00Voilà, vous l'avez compris également. Ici, c'est beaucoup du dégoût, de la colère également.
02:04Quand on voit cette rue totalement pulvérisée, défigurée par les émeutes d'hier soir.
02:08En tout cas, le préfet, lui, a annoncé un renfort policier pour la soirée.
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