00:00Les annonces formulées par M. Bayrou, nous estimons qu'elles sont inutiles et injustes.
00:06Parce qu'en fait, elles vont toujours frapper les mêmes.
00:08Elles vont frapper nos seniors avec la question de l'abattement.
00:12Elles vont frapper les malades avec la question des remboursements des médicaments, etc.
00:19Elles vont aussi frapper les plus fragiles, et je pense au gel des pensions,
00:22notamment des personnes en situation de handicap.
00:25Mais elles ne s'attaquent pas à des aspects qui nous semblent essentiels au Rassemblement national.
00:32La question de l'immigration, qui est très coûteuse pour notre pays,
00:35notre contribution nette à l'Union européenne, la lutte contre la fraude, l'aide publique au développement.
00:43Et en parallèle, il n'y a aucune proposition qui est formulée pour, par exemple, relancer la croissance,
00:50la compétitivité des entreprises.
00:52Donc j'ai quand même l'impression que M. Bayrou n'entend pas ce que souhaitent les Français.
00:58Et c'est peut-être pour cela qu'il est si impopulaire dans l'électorat français.
01:02Mme Diaz, François Bayrou, il a un budget à boucler.
01:05Et n'importe quel Premier ministre serait devant la même équation.
01:08C'est-à-dire trouver au minimum une quarantaine de milliards pour pouvoir faire face, j'allais dire,
01:16au fin de mois de la France, compte tenu du fait, et je crois que vous partagez au moins ce point-là du budget,
01:21qu'il faut faire un effort de défense au regard de la situation internationale.
01:25Donc vous ne croyez pas qu'il faut un peu aller tous azimuts vers toutes les dépenses,
01:31et que c'est ce que fait François Bayrou.
01:33Et l'année blanche, c'est un moyen aussi de faire rentrer de l'argent dans les caisses,
01:37que réduire un peu les arrêts maladie qui ont beaucoup augmenté ces dernières années,
01:43ça fait partie aussi de la bonne gestion, et que d'autres éléments qui sont mis sur la table
01:48et qui sont peut-être discutables font partie des solutions que François Bayrou avance
01:52pour essayer de faire face à une situation qui est, comment dirais-je, un peu avant une situation financière
01:57qui sera sans doute encore plus préoccupante si on ne fait pas cet effort-là cette année.
02:02Je vois ce que vous voulez dire, mais en fait, la question que j'ai envie de vous poser,
02:05c'est pourquoi est-ce qu'il ne reprend pas à son compte nos mesures ?
02:10Parce que là, en fait, toutes les mesures qu'il propose,
02:12elles sont la suite logique, en tout cas...
02:15Je n'ai pas le sentiment que ça couvre les 40 milliards recherchés, par exemple.
02:19Ah, bah écoutez, si, quand vous voyez, par exemple,
02:22ne serait-ce que si on réservait les aides non-contributives aux Français,
02:27je pense par exemple à la question des allocations familiales,
02:30eh bien, ce serait quasiment déjà 20 milliards d'euros qui seraient économisés.
02:35Il y a quelques mois...
02:36Là-dessus, il y a quand même une controverse sur le montant...
02:38Non, non, alors pas sur ça. Bon, écoutez, je suis les travaux de l'Observatoire de l'immigration et de la démographie,
02:43qui a réalisé des études très claires et qui dit que, oui, évidemment,
02:48la question de l'immigration a un coût pour la France.
02:51Les rapports du Sénat, de la Commission des Affaires Sociales, qui dit que c'est sans doute moins,
02:57ça ne couvrirait pas, en tous les cas ?
02:59En tout cas, moi, ce que je vois, c'est qu'il y a une surreprésentation des populations étrangères
03:04dans les logements sociaux, dans les prisons aussi,
03:07une surreprésentation aussi des étrangers dans les questions de délinquance, d'insécurité.
03:12Donc, en fait, tout cela a un coût et on ne peut pas accueillir...
03:14Enfin, c'est faux de faire croire, en fait, qu'on accueille chaque année plusieurs centaines de milliers de personnes
03:19sans que ça ait d'incidence sur les comptes publics.
03:23Je voulais aussi dire à M. Bayrou que j'aurais bien aimé, il y a quelques mois,
03:27quand nous avons voté une loi appelée de simplification économique,
03:30nous, à ce moment-là, nous lui avons formulé plusieurs propositions,
03:34notamment pour la suppression de certaines agences de l'État.
03:38Vous avez ces agences qui sont très coûteuses.
03:40Il a commencé, François Bayrou ?
03:41Alors, pas tellement, parce qu'en fait, tous les amendements que nous avons déposés,
03:44nous en avons déposé une centaine,
03:47que ce soit sur les autorités administratives, sur les opérateurs de l'État
03:50ou sur les comités théodules,
03:52les macronistes, main dans la main, avec le nouveau Front populaire,
03:55ont rejeté toutes nos propositions
03:57qui auraient, à mon avis, permis d'économiser un certain montant d'argent public
04:02quand on sait, malheureusement, qu'une partie de ces agences
04:05servent à recaser les ministres remerciés ou les députés battus.
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