- il y a 1 an
Edwige Diaz, Vice-présidente du Rassemblement national, députée RN de Gironde et Présidente du groupe Rassemblement national au Conseil régional de la Nouvelle-Aquitaine, est l'invitée du Grand Entretien.
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00:00Bonjour Edwige Diaz, vice-présidente du Rassemblement National, députée de la Gironde, invité d'Inter ce matin.
00:06J'attends vos questions, vos réactions au 01 45 24 7000 et via l'application Radio France.
00:13Il vaut mieux des efforts choisis maintenant que des sacrifices subis plus tard.
00:17Ça c'est François Bayrou qui défend ses choix budgétaires hier soir sur sa nouvelle chaîne YouTube.
00:23Il va tout au long de ce mois d'août parler directement aux Français de son plan de 44 milliards d'euros d'économie.
00:28Est-ce que vous saluez l'effort de pédagogie, de transparence, d'explication ?
00:33Alors déjà je commencerai par vous dire que la France a besoin d'un Premier ministre et pas d'un YouTuber.
00:39Moi je me suis infligée le visionnage de sa vidéo hier et j'ai trouvé un François Bayrou qui essaye de se justifier.
00:49Qui prend le temps d'expliquer.
00:50Très maladroit, très maladroit déjà parce qu'en fait il commence par une culpabilisation des Français.
00:55Il leur dit que les Français vont encore devoir faire des sacrifices.
01:00Moi je l'invite à venir sur ma circonscription et il se rendra compte en Gironde que les Français font déjà des sacrifices.
01:07Ensuite j'ai trouvé qu'il s'était embourbé dans une infantilisation des Français où il leur fait quand même la leçon sur ce que c'est le surendettement.
01:16Et bien peut-être que lui il ne le sait pas mais je pense que les Français savent particulièrement ce que c'est que le surendettement.
01:24Et ensuite j'ai trouvé aussi qu'il versait dans la dramatisation où il explique que ça va être pire demain.
01:30Et puis même il s'est transformé en Madame Irma puisqu'il dit que demain, quels que soient les gouvernements, ça sera les mêmes problèmes.
01:37La situation n'est pas grave ? Vous dites dramatisation. La situation sur le front de la dette n'est pas grave ?
01:41Ah si, elle est dramatique. Mais ce que je veux dire c'est qu'il existe des alternatives.
01:46Nous avec Marine Le Pen et Jordan Bardella nous proposons des alternatives.
01:49On va y revenir.
01:50Puisque d'économie qu'il n'a pas mentionnée.
01:52On va y revenir juste, on va l'écouter parce qu'il dit ça aussi le Premier ministre.
01:55« Ça n'est pas une épreuve de force entre le pouvoir, les pouvoirs et les Français. Nous sommes là parce que c'est la situation à laquelle les Français doivent faire face et nous sommes là pour le faire avec eux.
02:11Ma conviction c'est qu'on ne peut réaliser des changements aussi importants, aussi profonds et aussi bienfaisants. On ne peut pas le faire sans les Français. Jamais sans les Français. »
02:22« Ce n'est pas contre les Français. Ce n'est pas une épreuve de force, dit-il. Vous, en revanche, vous voulez en faire une épreuve de force ? »
02:28Ah ben non.
02:29De ce budget ?
02:30Non, non. Ce n'est pas du tout notre état d'esprit. Mais là, en l'occurrence, M. Bayrou s'est transformé en commentateur de son échec.
02:38Il dit que la France a un déséquilibre budgétaire depuis 50 ans. Je voudrais juste lui rappeler en fait que c'est son bilan.
02:45François Bayrou a soutenu Nicolas Sarkozy en 2007. Il a soutenu François Hollande en 2012.
02:51Et il a soutenu Emmanuel Macron en 2017. Donc en fait, François Bayrou est comptable de cette situation.
02:57Là où je trouve que François Bayrou joue à un jeu dangereux, c'est que j'ai quand même l'impression qu'avec cette méthode,
03:04il veut en fait diviser les Français, voire même opposer les parlementaires aux Français.
03:10Pourquoi opposer les parlementaires aux Français ?
03:12Parce qu'en fait, il décide de faire de la pédagogie vis-à-vis des Français, comme si les Français n'étaient pas suffisamment intelligents
03:19pour savoir qu'avec M. Bayrou, c'est un risque d'année blanche.
03:24Donc ça veut dire une baisse des pensions, que ce soit des pensions de retraite, des prestations sur le handicap par exemple,
03:32tout en ne touchant pas à l'éléphant au milieu du salon, qui est par exemple la question de l'immigration,
03:39la question du budget de la France, de la contribution nette de la France au budget de l'Union Européenne.
03:46Rien contre la fraude, rien contre les énergies intermittentes.
03:50Vous réclamez une baisse du budget de l'État, une baisse nette des dépenses de l'État.
03:56Si on regarde le détail des enveloppes qui a été dévoilée hier soir par nos confrères du Monde,
04:00en fait ça baisse partout, sauf pour les dépenses de défense.
04:04Mais sinon, toutes les dépenses ministérielles vont baisser.
04:08Il y a des économies partout, aucun ministère n'y échappe, même sur l'aide au développement,
04:13puisque j'ai vu que c'était l'un de vos chevaux de bataille, la baisse de l'aide publique au développement.
04:17C'est l'une des enveloppes qui perdrait le plus.
04:19Donc là, il répond à certaines de vos exigences.
04:23Mais de manière tout à fait insuffisante.
04:26Vous savez, il y a quelques semaines, à l'Assemblée nationale, on a voté une loi dite de simplification économique.
04:31Bon, au final, elle ne va pas du tout avoir les effets escomptés.
04:34Mais à ce moment-là, M. Bayrou aurait pu faire la démonstration de sa réelle volonté
04:38de diminuer les dépenses injustes de l'État.
04:42Voyons, on a proposé avec mes collègues une centaine d'amendements
04:45pour supprimer un certain nombre d'agences d'État.
04:48Ces agences d'État qui coûtent très cher et qui servent la plupart du temps à recaser les copains,
04:54les ministres remerciés ou les députés battus.
04:58Et bien systématiquement, les macronistes se sont alliés à la gauche
05:01pour rejeter nos amendements de suppression.
05:05Donc, vraiment, je pense que M. Bayrou s'aventure dans un exercice hasardeux
05:10et qu'il essaye, en fait, peut-être de relever sa cote de popularité.
05:15Parce que c'est quand même le Premier ministre de l'impopularité,
05:16avec plus de 82% des Français qui ne lui font pas confiance
05:20et ils ont bien raison de ne pas lui faire confiance.
05:22Sur le fond, vous gardez la porte ouverte à la négociation,
05:24puisque là, il laisse deux mois à la négociation, François Bayrou.
05:27Vous vous dites déjà que c'est la censure assurée à l'automne ?
05:31Non, non, parce que nous sommes des élus responsables
05:34et nous espérons qu'ils nous écoutent.
05:37Mais bon, ça fait quand même trois ans qu'ils ne nous écoutent pas.
05:40Tous les ans, nous participons aux soi-disant négociations
05:43par la voix notamment de notre collègue Jean-Philippe Tanguy
05:46et jamais ils ne retiennent les mesures que nous proposons,
05:51qui sont pourtant des mesures de bon sens
05:52et qui sont plébiscitées par les Français.
05:55Vous savez, Marine Le Pen a adressé il y a quelques jours
05:57une lettre à François Bayrou pour lui dire
06:00que les arbitrages qu'il avait fait étaient injustes et inutiles.
06:05Et donc, elle a proposé un certain nombre de mesures,
06:08notamment en matière de réindustrialisation,
06:10de refondation de l'action publique,
06:12de manière à revaloriser le travail des Français,
06:15à simplifier la vie économique des entreprises
06:18pour leur redonner de la compétitivité
06:20et surtout de faire la chasse aux mauvaises dépenses,
06:22comme je vous l'ai dit, sur l'immigration, sur l'Union Européenne,
06:26sur les agences de l'État, etc.
06:28Mais sur l'immigration, le coût de l'immigration,
06:30vous savez bien qu'il faut mettre cela en regard
06:31de ce que les immigrés rapportent aussi à l'économie.
06:33C'est un calcul très compliqué.
06:34L'OCDE en 2021 avait parlé d'un coût quasi nul en fait
06:38pour l'économie française.
06:39Qu'est-ce que vous voulez réduire sur l'immigration ?
06:43C'est par exemple l'AME, l'aide médicale d'État,
06:45c'est un milliard à peu près.
06:47Oui, alors ça serait en effet un bon début.
06:48Mais ça évite d'importer plein de maladies sur le territoire national.
06:52Ça évite tout un nombre de coûts différents,
06:55toute une série d'autres coûts sociaux et sanitaires différents.
06:59Ce que nous voulons, nous, en ce qui concerne l'aide médicale d'urgence,
07:01c'est-à-dire en fait l'aide médicale d'État, pardon,
07:05c'est-à-dire la gratuité de tous les soins au bénéfice des clandestins,
07:07c'est le transformer en aide médicale d'urgence, justement,
07:11parce qu'évidemment, nous n'allons pas laisser les personnes gravement malades
07:14voir leur santé se détériorer.
07:17Nous souhaitons aussi réserver les aides sociales non contributives
07:21aux Français et aux étrangers qui justifient d'un emploi
07:26et d'une situation régulière sur le territoire national.
07:30Mais voyez quand même qu'il y a 50% des étrangers extra-européens
07:35en âge de travailler qui ne travaillent pas.
07:37Ça représente un coût.
07:38Le contention administratif, c'est 50% qui est consacré à la question des étrangers.
07:43Donc là aussi, ça représente un coût avec notamment l'aide juridictionnelle.
07:46Sur les déboutés du droit d'asile, 96% restent en France.
07:50L'aide alimentaire, une grande partie, est accordée aussi aux clandestins.
07:56Donc quasiment le milliard d'euros qui est attribué chaque année
08:00à toutes les associations de soutien aux migrants et même aux clandestins.
08:08Donc voyez, tout ça représente un coût qui n'est non négligeable.
08:11Et alors qu'on demande aux Français de faire toujours plus d'efforts,
08:14eh bien oui, nous nous considérons que les Français doivent en priorité bénéficier
08:18de la solidarité nationale.
08:19Censurer cet automne, est-ce que ce n'est pas prendre un risque énorme pour le pays
08:23alors que les marchés nous attendent au tournant,
08:25qu'on n'est pas à l'abri d'une crise de la dette, d'un scénario à la grecque ?
08:28Est-ce que vous prendriez cette responsabilité immense du saut dans l'inconnu ?
08:33Alors la responsabilité, elle repose sur les épaules du gouvernement
08:37qui a le choix de faire le choix précisément responsable de nous écouter
08:41parce que nous sommes le premier parti de France, je le rappelle,
08:44avec 11 millions d'électeurs, nous sommes le premier groupe parlementaire
08:47et donc dans une démocratie saine, il est normal que le gouvernement écoute
08:51le premier parti de France.
08:54Donc l'instabilité, écoutez, moi ce que je vois là, en fait,
08:57c'est un immobilisme qui est vecteur d'insécurité
09:00parce qu'en fait, le monde évolue, la France stagne,
09:04donc en fait, l'instabilité, elle est générée par cette couardise,
09:08par cette lâcheté du gouvernement.
09:11Vous savez, il y a une entreprise qui met la clé sous la porte
09:15toutes les 8 minutes en France
09:16et c'est ça, moi, en fait, que j'appelle l'instabilité économique.
09:18Si censure il y a, il faudrait une dissolution ?
09:21Oui, nous la souhaitons, nous la souhaitons
09:23parce que c'est précisément le seul moyen de redonner un cap au pays,
09:27de redonner une vision d'espoir aux Français
09:29et surtout de mettre un terme à la politique néfaste
09:32qui est menée depuis des décennies.
09:34Donc cette rupture avec Marine Le Pen et Jordan Bardella,
09:37nous ambitionnons de l'incarner, je le dis aux électeurs,
09:40nous serons présents à chaque élection,
09:43une dissolution via les élections législatives
09:45dès cet automne comme nous le souhaitons
09:47et sinon les Français pourront s'exprimer
09:49et redonner davantage de force au Rassemblement National
09:51dès le mois de mars prochain avec les élections municipales.
09:54Ça promet une rentrée politique et sociale chaude.
09:58Est-ce que vous allez soutenir les mobilisations ?
10:00Il y a notamment cet appel qui circule sur les réseaux sociaux
10:02à bloquer le pays le 10 septembre.
10:05À partir du 10 septembre, est-ce que c'est une initiative
10:07que le Rassemblement National soutient ?
10:10Nous, par principe, on ne s'improvise pas,
10:14comment dire, instigateur de manifestations.
10:18Par contre, oui, moi je comprends la détresse de ces Français.
10:21Vous savez, moi, dans ma circonscription en Gironde,
10:24je reçois chaque semaine des personnes qui viennent me voir
10:27parce qu'elles n'arrivent plus à joindre les deux bouts,
10:30parce que la fin du mois est difficile,
10:32parce qu'elles cherchent un logement social.
10:34Et ce sont des personnes qui travaillent, vous voyez,
10:36ce ne sont pas des assistés, ce sont des gens courageux,
10:38des agriculteurs, des ouvriers, des artisans, des commerçants,
10:41et qui me disent, Edwige, on n'en peut plus
10:43parce que le coût de l'électricité est trop cher,
10:45parce que le gouvernement ne souhaite pas mettre en œuvre
10:47les bonnes mesures ainsi que Marine Le Pen les propose,
10:50parce que le gouvernement ne fait rien, en fait,
10:52pour relancer l'activité économique.
10:55Et donc, forcément, moi, je comprends ces Français
10:58qui, exaspérés, ne trouvent pas d'autre solution
11:00que de repartir dans la rue pour manifester leur désarroi
11:04comme ça a été le temps au moment des élus Gilets jaunes.
11:06Écoutez, en tout cas, elle serait le fruit
11:09de l'incompétence de ce gouvernement
11:12et même, je vais vous dire, de sa cécité,
11:14de sa surdité et de son aveuglement.
11:16Tout ça dans un contexte économique mondial tendu.
11:20Les droits de douane de Trump sur les exportations
11:22entrent en vigueur demain.
11:24Ce sera donc finalement 15%.
11:25Vous avez parlé de réédition européenne,
11:28de fiasco politique.
11:30Vous auriez préféré, quoi, un bras de fer
11:32avec peut-être des taxes à 20, 30, 50% ?
11:35En tout cas, ce que je constate,
11:37c'est que l'Union européenne
11:38est vraiment devenue un impolitique.
11:41Et oui, il s'agit là d'une humiliation
11:42de l'Union européenne,
11:44de Madame von der Leyen
11:45et de son petit télégraphiste
11:47qui s'appelle Emmanuel Macron.
11:49Je veux dire, là, l'accord
11:50qui est imposé par Donald Trump
11:53a quand même été qualifié
11:55de meilleur compromis possible
11:57par le ministre de l'économie.
11:58Enfin, je veux dire, c'est vraiment, oui,
12:00c'est une soumission absolue aux Etats-Unis.
12:04Et en fait, cet accord,
12:05c'est vraiment 100% gagnant pour les Etats-Unis.
12:08Mais il n'est pas le seul à dire ça.
12:10Ailleurs en Europe,
12:11il y a des dirigeants
12:13qui sont proches de votre famille politique.
12:15Votre alliée italienne, Georgia Meloni,
12:17qui, elle, est plutôt satisfaite.
12:18Elle dit, une escalade aurait eu des conséquences
12:20potentiellement dévastatrices.
12:22Voilà ce qu'elle déclare,
12:23la première ministre italienne.
12:23Oui, mais Mme Meloni n'est pas
12:24dans le même contexte que nous en France.
12:27Moi, ce que je vois,
12:28c'est qu'avec cet accord
12:29qui a fait clairement plier,
12:32ou Donald Trump a fait plier
12:33l'Union Européenne et la France,
12:36eh bien, c'est l'Allemagne
12:37qui va sortir gagnante
12:38puisqu'en fait,
12:39les taxes sur les voitures allemandes
12:41vont baisser.
12:42Alors qu'en parallèle,
12:44l'Union Européenne va être obligée
12:45d'acheter des produits énergétiques
12:48aux Etats-Unis.
12:50Les importations agricoles
12:51vont aussi augmenter
12:52au détriment de l'agriculture française.
12:56Et puis, l'Union Européenne
12:57va devoir investir massivement
12:59aux Etats-Unis,
13:00alors qu'au regard
13:01de la situation économique compliquée
13:03de l'Union Européenne
13:03et particulièrement de la France,
13:05eh bien, moi, j'aurais préféré
13:06que cet argent européen
13:07et cet argent français
13:08restent en France.
13:09Donc, qu'est-ce qu'il faut faire maintenant ?
13:10Il faut reprendre le contrôle.
13:12Et ça passe notamment
13:13par la censure de Mme von der Leyen.
13:16C'est ce que nous avons voté
13:17avec mes collègues du groupe
13:19au Parlement européen
13:20mené par Jordan Bardella.
13:22Je regrette malheureusement
13:23que la gauche
13:24ne se soit pas joint à nous
13:26pour faire tomber
13:27Mme von der Leyen.
13:28Mais concernant Donald Trump,
13:29vous êtes à l'aise au RN
13:30avec ce Trump
13:31que vous avez parfois,
13:33que vous érigez en modèle,
13:35mais qui nous voit
13:35comme des ennemis commerciaux,
13:37qui menacent notre économie ?
13:39Non, alors, juste pour, voilà,
13:41remettre l'église
13:41au milieu du village,
13:42nous n'avons jamais cité
13:44Donald Trump
13:44comme modèle applicable
13:46à la France.
13:47Nous avons simplement constaté
13:48que Donald Trump,
13:49eh bien, en tant que président
13:50des Etats-Unis,
13:51défend les intérêts
13:52des Etats-Unis.
13:53C'est ce qu'en effet,
13:55il serait souhaitable
13:56qu'Emmanuel Macron fasse,
13:57c'est-à-dire qu'il défende
13:58les intérêts de la France,
13:59à la fois face aux Etats-Unis,
14:01mais aussi face
14:02à Mme von der Leyen.
14:03Si l'on revient en France
14:04et à l'actualité très chaude,
14:06si je puis dire,
14:06le plus gros incendie de l'été
14:08est donc en cours dans l'eau,
14:09d'11 000 hectares brûlés,
14:10un mort, un disparu à ce stade.
14:12On a la sécheresse
14:13qui sévit dans une bonne partie
14:15du pays.
14:16Est-ce que c'est bien le moment,
14:17vu l'urgence climatique,
14:18de revenir sur des engagements
14:20environnementaux,
14:21d'imposer, par exemple,
14:22comme vous le souhaitez,
14:23un moratoire sur les énergies
14:24renouvelables ?
14:25C'est que les énergies renouvelables
14:26ne sont pas tellement renouvelables,
14:27elles sont surtout intermittentes,
14:29très,
14:30pas pilotables,
14:32elles n'assurent pas
14:33notre indépendance énergétique
14:34et nous, nous le disons,
14:35la seule énergie fiable,
14:38pilotable,
14:38peu carbonée
14:39et donc,
14:40finalement,
14:42renouvelable et verte,
14:44c'est le nucléaire.
14:45Et c'est pour cette raison
14:46que nous nous opposons
14:47à Emmanuel Macron
14:48qui, au regard
14:49de ses divers revirements,
14:52a affaibli la France
14:53d'un point de vue énergétique.
14:55Sur la question des incendies,
14:57je voudrais,
14:57si vous me permettez,
14:58adresser tout mon soutien
14:59aux pompiers
15:00qui réalisent
15:01un travail remarquable,
15:03je voudrais aussi rappeler
15:04que la plupart des incendies
15:05ont une cause humaine,
15:06donc il y a un travail
15:07de sensibilisation à faire,
15:09mais il y a aussi
15:09un travail de répression
15:10à organiser
15:11puisque malheureusement
15:12les pyromanes
15:13ne sont pas suffisamment sanctionnés
15:15et aussi,
15:16je tiens à le dire
15:17parce que la Gironde,
15:18mon département,
15:18a été frappée
15:19par des incendies historiques
15:20il y a quelques années
15:21et ce qui avait été mis en avant,
15:23c'était l'insuffisance
15:24de la flotte française
15:25avec des investissements
15:27qui avaient été promis
15:28par M. Darmanin
15:28à l'époque,
15:29qui n'ont malheureusement
15:30pas été concrétisées,
15:32c'est ce qui fait aussi
15:33que les pompiers
15:33ont de plus en plus de mal
15:34à lutter contre
15:35ces incendies dévastateurs.
15:36Ces événements extrêmes,
15:38ils se multiplient,
15:39ils sont de plus en plus extrêmes
15:40parce qu'il y a
15:41un contexte climatique aussi,
15:42vous ne le niez pas ?
15:43Absolument,
15:44je ne le nie pas.
15:45Je dis qu'il y a
15:46plusieurs causes
15:47à ces incendies
15:48et que bien évidemment
15:49la question climatique
15:50n'est pas à écarter,
15:52mais c'est aussi pour ça
15:53qu'il faut renforcer
15:54notre flotte
15:55en matière de Canadair,
15:56par exemple,
15:56ce qui n'est pas le cas.
15:57Et en matière environnementale,
15:59cette autre actualité demain,
16:00le Conseil constitutionnel
16:01qui doit rendre son avis
16:02sur la loi Duplomb
16:03qui, je le rappelle,
16:04réautorise un insecticide
16:06qui avait été interdit.
16:08Est-ce que vous craignez
16:08la censure de cette loi ?
16:10Oui, je la crains
16:11parce que c'est une loi
16:12qui n'est pas parfaite.
16:14Évidemment,
16:14ça n'est pas avec cette loi
16:15qu'on va pouvoir soutenir
16:17réellement l'agriculture,
16:19mais c'est toutefois
16:19une loi qui a été réclamée
16:21par une grande partie
16:22des agriculteurs
16:23qui sont en grande difficulté
16:25en raison de toutes les politiques
16:27qui ont été menées
16:28par les macronistes
16:29et par l'Union Européenne.
16:30Sur la question
16:31du néonicotinoïde,
16:34l'acétamipride,
16:35moi, je voudrais dire
16:36à tous ceux
16:36qui ont instigué
16:38ces influenceurs...
16:39Deux millions de personnes
16:40qui ont signé la pétition.
16:41Vous en faites quoi ?
16:41Cette pétition, en fait,
16:43qui a été lancée
16:44par des influenceurs.
16:45Moi, ce que je veux dire...
16:47C'est-à-dire des influenceurs ?
16:48Ben oui, les gens
16:49qui ont lancé cette pétition
16:50sont des influenceurs,
16:51ce sont des gens
16:51qui, à mon avis,
16:52n'ont pas souvent rencontré
16:53des agriculteurs
16:54ou peut-être qui pensent
16:55comme Sandrine Rousseau
16:56qu'ils n'en ont rien à péter
16:58de la rentabilité
16:59des exploitations agricoles.
17:00Moi, je ne parle pas
17:01de rentabilité
17:01des exploitations agricoles,
17:02je parle de souveraineté
17:03alimentaire et de notre indépendance.
17:04Mais les gens
17:04qui la signent la pétition,
17:06ils la signent en toute honnêteté,
17:07en toute inquiétude.
17:08Mais ça, je ne le remets
17:09absolument pas en cause.
17:10C'est pour ça que moi,
17:10je demande plusieurs choses.
17:11La première chose,
17:12c'est que le gouvernement
17:13réalise une enquête
17:14fiable, française et sûre,
17:16sur la toxicité
17:17ou non
17:18de l'acétamipride.
17:19Et aussi,
17:20je voudrais juste
17:20poser une question
17:21et appeler ces personnes
17:22à la cohérence.
17:23Il y a un relatif consensus
17:24scientifique sur la toxicité
17:25de l'acétamipride
17:26sur les abeilles ?
17:27Non, ce n'est pas vrai.
17:28Ce sont en fait des pistes.
17:30Mais c'est pour ça que,
17:31clarifions le doute,
17:33le gouvernement peut lancer
17:34une étude
17:35avec des scientifiques français
17:36pour qu'on ait vraiment
17:37la réponse.
17:38Parce qu'en fait,
17:38il ne faut pas faire France.
17:39Il y a quelques jours
17:39sur France Inter,
17:41Philippe Brancola,
17:42CNRS nous a dit
17:43qu'il y a consensus
17:43scientifique sur la toxicité
17:45de cet acétamipride.
17:46Non, je suis désolée,
17:47il n'y a pas consensus
17:47scientifique sur l'acétamipride
17:49et c'est pour ça
17:50que j'invite le gouvernement
17:51à lancer une étude claire.
17:54Ce que je veux dire,
17:55c'est qu'en fait,
17:56il faut juste faire preuve
17:57de cohérence.
17:58On ne peut pas dire
17:58qu'on va interdire
18:00l'acétamipride en France
18:01alors qu'il est utilisé
18:02non seulement partout
18:04au sein de l'UE
18:05mais qu'en plus,
18:06les importations
18:07de produits cultivés
18:09avec ce produit
18:10ne sont pas interdites
18:11en France.
18:11Donc en fait,
18:12moi j'appelle juste
18:13à la cohérence
18:14des uns et des autres
18:15et en fait,
18:16si ce produit est toxique,
18:18si sa toxicité
18:19est démontrée,
18:20ok.
18:20Mais dans ce cas-là,
18:21on protège les Français
18:22et l'ensemble des Français
18:24et c'est-à-dire
18:25qu'on n'autorise pas
18:27les importations
18:28des produits
18:29cultivés
18:30avec l'acétamipride
18:31et on l'interdit,
18:32on harmonise
18:32la législation européenne
18:34parce que là,
18:34en fait,
18:35les agriculteurs français
18:36sont une fois de plus
18:37les dindons de la farce
18:38et il ne faut pas
18:39s'étonner
18:39que malheureusement
18:41il y ait une sur-mortalité
18:43en raison des suicides
18:44dans cette profession
18:46qui souffre
18:46et à laquelle j'adresse
18:47tout mon soutien.
18:47On va revenir sur l'agenda
18:49de cet automne
18:49et le budget
18:50avec la question
18:50de Christophe
18:51qui nous attend au Standard.
18:52Bonjour.
18:54Bonjour.
18:55C'est à vous.
18:55Vous m'entendez bien ?
18:56On vous entend.
18:58Parfait.
18:58Oui, je posais la question
19:00par rapport au RN.
19:03C'est marrant
19:03parce qu'il parle toujours
19:04d'essayer de faire des économies
19:05sur les plus pauvres
19:06et puis sur l'immigration
19:08mais il ne parle pas
19:09d'aller chercher l'argent
19:10qui nous a été volé
19:11par ces milliardaires
19:12déjà depuis quelques décennies.
19:14C'est bizarre que là-dessus
19:15vous êtes très, très, très,
19:16très silencieux.
19:17Les mille milliards
19:19de déficits supplémentaires
19:20c'est surtout des cadeaux fiscaux
19:21à ces milliardaires.
19:23Pourquoi vous n'en parlez jamais ?
19:25Merci Christophe.
19:26Edwige Diaz vous répond.
19:28Oui, je réponds à Christophe
19:30dont la question
19:31est quand même
19:33assez orientée.
19:36Donc je vais quand même répondre
19:37pour les autres auditeurs.
19:39Dire que Christophe
19:40ferait bien d'écouter
19:42les débats à l'Assemblée nationale
19:43et ainsi il se serait rendu compte
19:45que nous avec Marine Le Pen
19:46et Jordan Bardella
19:47nous avons proposé
19:48à plusieurs reprises
19:49la taxation des sur-profits
19:51et des super-dividendes
19:53sur notre solidarité
19:55à l'égard des plus pauvres.
19:57Elle est évidemment entière.
19:59Je le dis,
19:59nous souhaitons
20:00qu'il y ait
20:01que les Français
20:01puissent bénéficier
20:02en priorité
20:03aux logements sociaux.
20:04Nous avons souhaité
20:05revaloriser les salaires
20:06en proposant
20:07un deal gagnant-gagnant
20:08avec les chefs d'entreprise
20:09de manière à ce qu'ils puissent
20:10augmenter les salaires
20:11de 10%
20:12dans la limite
20:13de trois fois le SMIC
20:14avec une exonération des charges.
20:16Donc voilà comment on lutte
20:17concrètement
20:18contre la paupérisation
20:20des plus modestes.
20:21Il y a une contribution
20:22de solidarité
20:23prévue par François Bayrou
20:24justement pour les plus hauts revenus.
20:25Sur les plus hauts revenus
20:29qui est prévu
20:30dans son plan budgétaire.
20:31Alors il faut voir
20:32à partir de quel montant
20:34il met les plus revenus
20:35parce que moi je me souviens
20:35d'un François Hollande
20:36qui estimait qu'on était riche
20:37à partir de 4 000 euros par mois.
20:40Je n'ai pas l'impression
20:40qu'on soit riche
20:41à partir de 4 000 euros par mois.
20:42Jordan Bardella,
20:44est-ce qu'il passe son été
20:45à se préparer à 2027
20:46pour remplacer Marine Le Pen
20:47qui pour l'instant
20:48ne peut pas se présenter,
20:49Edwige Diaz ?
20:51Alors déjà je voudrais dire
20:53qu'il n'y a aucune concurrence
20:55entre Jordan Bardella
20:56et Marine Le Pen
20:56que les deux travaillent
20:58avec une grande confiance,
21:00une grande complémentarité
21:01et même avec un lien d'affection.
21:04Ce que je peux vous dire
21:05c'est que Jordan Bardella
21:06est un représentant politique
21:09hors pair, remarquable
21:11et que cet été
21:12il consacre une partie de son temps
21:14à l'écriture de son deuxième livre
21:16qui fait suite à son premier ouvrage
21:18qui a été un succès remarquable
21:21qui s'est vendu
21:21à plusieurs centaines
21:22de milliers d'exemplaires.
21:23Et j'invite
21:25vos auditeurs
21:26à lire ce livre
21:27qui est vraiment
21:28emblématique
21:29de sa sincérité
21:30de son courage politique
21:31et qui fait la démonstration
21:33qu'il y a une nouvelle génération
21:34en France
21:34qui ne se résout pas
21:35à la fatalité.
21:36C'est qu'on connaîtra
21:37le 8 septembre
21:38les dates du procès
21:38en appel dans l'affaire
21:39des assistants parlementaires.
21:40Est-ce que la version
21:41que vous tenez officiellement
21:42Marine Le Pen
21:43candidate
21:44quoi qu'il arrive
21:44cette version
21:45elle peut tenir jusqu'à quand ?
21:47Elle ira vraiment
21:48au bout du tout dernier recours
21:49quitte à prendre
21:50un gros risque
21:51plus on s'approchera
21:52de l'échéance de 2027 ?
21:54Déjà ce que je veux dire
21:55c'est que l'écurie
21:56Rassemblement National
21:57prépare son candidat
21:58que l'ensemble
21:59des cadres du parti
22:00souhaite que Marine Le Pen
22:01soit candidate
22:02à l'élection présidentielle.
22:04Et donc oui
22:04Marine Le Pen
22:05elle l'a dit
22:06très courageusement
22:07elle utilisera
22:08tous les recours
22:09parce que nous sommes
22:10dans un état de droit
22:11qui lui permettront
22:12de faire reconnaître
22:13son innocence.
22:14Et donc oui
22:15Marine Le Pen
22:16candidate à toutes les élections
22:17même s'il y a
22:18une dissolution
22:19de l'Assemblée Nationale
22:20tout simplement
22:21pour qu'elle puisse
22:22mettre en oeuvre
22:23son référé
22:24devant la Cour Européenne
22:25des Droits de l'Homme
22:26qui lui a été refusé
22:27il y a quelques semaines
22:28précisément pour ce motif.
22:30Et donc si elle est empêchée
22:31de se présenter
22:32pour l'instant
22:32je vous le rappelle
22:33c'est en raison
22:33de sa condamnation
22:34dans l'affaire
22:34des assistants parlementaires
22:36mais votre parti
22:36n'en a pas fini avec la justice
22:37puisqu'il est aussi
22:38sous le coup
22:39de plusieurs enquêtes
22:40à Paris et à Marseille
22:41pour financement illégal
22:42des campagnes présidentielles
22:43et législatives de 2022
22:45des européennes de 2024
22:47des municipales de 2020
22:49là la justice soupçonne
22:50un recours abusif
22:51à des prêts de particuliers
22:52pour financer les campagnes
22:53en fait
22:54toutes vos campagnes récentes
22:55sont suspectes.
22:57Ce qui est suspect
22:58c'est plutôt
22:58l'acharnement judiciaire
23:00dont nous sommes victimes
23:02d'ailleurs je pense
23:03que ça ne dupe personne
23:04évidemment que le système
23:06est en train de s'élever
23:07contre le premier parti de France
23:09pourquoi ?
23:10Parce que nous sommes
23:11plus que jamais
23:12aux portes du pouvoir
23:13moi je voudrais
23:13adresser ma reconnaissance
23:16à l'égard de ces millions
23:17de français
23:18qui nous font confiance
23:19et à l'égard
23:20de ces milliers
23:21de nouveaux adhérents
23:22que nous avons accueillis
23:24ces dernières semaines
23:25donc voilà
23:25tous ces français
23:26qui nous font confiance
23:27et je voudrais
23:28relayer en fait
23:30les propos de Marine Le Pen
23:31à l'occasion
23:32de son meeting
23:33le 1er mai
23:33à Narbonne
23:34où elle a indiqué
23:35qu'ils ont essayé
23:37d'empêcher
23:37Jordan Bardella
23:38d'arriver à Matignon
23:39ils essayent
23:40de nous empêcher
23:41de concourir
23:42c'est le juge
23:43le pouvoir judiciaire
23:44quand on aspire
23:45à gouverner
23:45quand on aspire
23:46à gouverner
23:47est-ce que c'est bien
23:48raisonnable
23:48de s'attaquer
23:49justement
23:49le pouvoir judiciaire
23:50à un pilier
23:50de la République ?
23:52juste je finis
23:53mon propos
23:53voilà
23:53l'année dernière
23:54le système
23:56a essayé
23:57de nous empêcher
23:57d'arriver à Matignon
23:59là ils sont en train
24:00d'essayer de nous empêcher
24:00de concourir
24:01voire de remporter
24:02la prochaine élection
24:02présidentielle
24:03au mois de mars prochain
24:04il y aura les élections
24:05municipales
24:06et là personne
24:08ne pourra nous empêcher
24:09de remporter
24:09ces nombreuses municipalités
24:11donc je voudrais dire
24:11aux Français patriotes
24:12engagez-vous
24:13c'est le moment
24:13nous avons besoin de vous
24:14et sur ce que vous
24:16semblez nous reprocher
24:18nous nous n'attaquons pas
24:20l'institution judiciaire
24:21évidemment
24:22nous sommes très respectueux
24:23de l'état de droit
24:24il y a l'immense majorité
24:26des juges
24:27des magistrats
24:28qui font un travail
24:30en toute impartialité
24:31mais oui
24:31il faut le dire
24:32il y a une partie minoritaire
24:35de la justice
24:36qui fait de la politique
24:38et ce sont ceux-là
24:39que nous combattons
24:40pourquoi ?
24:41parce qu'en fait
24:41ils nous combattent
24:42voilà si vous voulez
24:43ils nous mettent une gifle
24:44on ne va pas tendre
24:45l'autre jour
24:45Merci Edwige Diaz
24:47vice-présidente
24:48du Rassemblement National
24:49député de Gironde
24:50invité de France Inter
24:51ce matin
24:52bonne journée
24:52c'est parti
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