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  • il y a 6 mois
Le président du tribunal judiciaire de Paris a dénoncé ce mercredi 23 juillet "l'opprobre" jetée sur les magistrats par Rachida Dati,
renvoyée en procès pour "corruption" et "trafic d'influence". Les deux avocats de la ministre étaient en direct sur BFMTV.

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Transcription
00:00Ce qui interpelle, ce sont les montants des prestations.
00:03On parle de 900 000 euros en trois ans, donc 300 000 par an.
00:07C'est autour de 25 000 par mois.
00:10J'imagine que ceux qui nous regardent et qui nous écoutent,
00:12ils disent que c'est quand même beaucoup d'argent.
00:14Pardonne-moi, Franck, je vais dire.
00:16D'abord, 300 000 euros d'honoraires, c'est des honoraires.
00:20Ce n'est pas un revenu que vous avez toutes vos charges professionnelles,
00:24tout ce que vous payez aux différents organismes sociaux.
00:27Et ensuite, vous avez un bénéfice qui va entre 30, 40, 50 % quand c'est précisément cher.
00:33Donc, ce n'est pas tout à fait la même somme.
00:35Et puis, grâce à son intervention, on ne ferme pas un jour d'usine.
00:39Ça, il le dit, Carlos Ghosn.
00:41Un jour d'usine en Turquie, ça fait gagner à la boîte 300 000 euros.
00:45C'est-à-dire qu'une journée gagnée grâce à son intervention,
00:47et ça, on l'en justifie dans ses attestations,
00:50ça y est, les honoraires sont payés, sont remboursés.
00:53Et bien, excusez-moi, ça, c'est de la bonne gestion pour un champ d'entreprise
00:55de se dire, grâce à cette personne, et uniquement grâce à cette personne,
00:58je vais éviter, parce qu'il y a plusieurs jours,
01:00et je vais largement me rembourser des honoraires.
01:01Et reconnaissez que, toujours pareil pour ceux qui nous regardent,
01:04c'est que, bon, Rajelati, à l'époque, elle était députée européenne,
01:07donc elle a une fonction au Parlement,
01:09mais elle a le temps d'être avocate,
01:12d'agir au Maghreb, pour une entreprise privée.
01:16Ce mélange des genres, vous me dites, c'est tout à fait légal.
01:18Mais ça interpelle ceux qui découvrent cela.
01:20– Excusez-moi, Corinne Lepage, que j'aime, qui est une amie,
01:23j'espère encore des clients.
01:25– Mais on va prendre un autre exemple, Gilbert Collard.
01:27Gilbert Collard, que tout le monde connaît,
01:29qui était un grand avocat.
01:30– Qui a été député.
01:30– Il a été député européen, et en même temps avocat.
01:33Il était même président d'une commission aux affaires juridiques.
01:37Donc, et bien évidemment, ça ne choque personne,
01:39parce que ce n'est pas interdit.
01:41Et vous voyez…
01:42– Ça choque quand il s'agit des affaires,
01:43avec des grands entreprises privées.
01:44– Mais parce qu'il y a une volonté, il faut le dire,
01:45moi je rentre dans ce dossier,
01:47il y a une volonté de se payer à Chénadat.
01:49– Mais qui veut se payer ?
01:50Parce que vous l'avez dit tout à l'heure.
01:51– Je ne sais pas, il y a un combat politique.
01:52– Le parquet national financier est politique ?
01:54– Non, on ne rentre pas, nous, dans ces considérations-là.
01:58Il n'y a pas d'individualisation à l'égard des magistrats.
02:00– Je peux simplement dire, et j'ai cette liberté,
02:04que le parquet national financier, qui existe depuis peu de temps,
02:07– 2013.
02:08– a une justification lorsqu'il épingle des personnalités politiques.
02:11– Et c'est presque revendiqué, c'est-à-dire que quand on fait
02:15les 10 ans du PNF, qu'est-ce qu'on annonce, telle personne que nous avons ?
02:20Donc je ne vous dis pas que c'est uniquement mu par ça.
02:22– Mais en raison de l'actuelleur politique ?
02:24– Je ne sais pas, je ne vais pas rentrer dans ces considérations.
02:26– Parce qu'il y a eu des procédérations entre tous les partis.
02:28– Je ne rentre pas dans ces considérations.
02:31Je veux simplement vous dire que ça rentre forcément dans la tête
02:38de notre cliente, de se dire, écoutez, au moment,
02:42parce que ça commence au moment de l'investissure, la prochaine fois,
02:44et là, vous avez lundi prochain le comité d'investissure,
02:47cette ordonnance de renvoi, bon, elle nous était annoncée
02:50depuis des semaines et des semaines.
02:51– Mais même la date d'audience était annoncée.
02:53Vous savez qu'il n'y avait pas l'ordonnance de renvoi,
02:54on demandait déjà aux avocats s'ils étaient disponibles.
02:58– Par hasard, ça tombe au moment où on réchaînait,
02:59il va peut-être se présenter la législative à Paris.
03:01– Mais vous voyez, cette défense, je l'ai entendu.
03:04– Ça aurait pu tomber plus tôt aussi.
03:06– Oui, moi je ne sais pas.
03:07– Je vais s'attendre de parler du fond.
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