Lors de l’émission 180 Minutes Info du 22/07/2025, l’avocat Anthony Bem était invité sur le plateau. Il est revenu sur le trafic de stupéfiants à Nîmes : «Il n’y a plus de représentation de l’autorité de l’Etat dans ces quartiers».
00:00Il faut rappeler aussi à nos téléspectateurs que dans la banlieue de Nîmes, puisque c'est dans la banlieue de Nîmes aussi que les points de deal se trouvent et que le problème se passe, à Pise 20 notamment, où on parle régulièrement des incidents qui s'y passent, le poste de police qui a été ouvert en moins de 24 heures a été incendié.
00:20C'est pour vous montrer à quel point il n'y a plus de représentation de l'autorité de l'État dans ce quartier ou dans ces quartiers. Car Pise 20 est un exemple, mais il y en a beaucoup d'autres. On parlait l'autre jour du moulin à Nice, par exemple, où les forces de l'ordre ne s'y rendent pas. Pourquoi ? Parce que la configuration des lieux fait que si on y rentre, on n'est pas sûr d'en ressortir.
00:46Et c'est comme ça qu'on a des lieux, des territoires de la République que je considère comme perdus. Car en tant que légaliste, quand je constate qu'il n'y a plus de représentant de l'autorité légitime dans un territoire, dans une ville, dans un quartier, c'est finalement ces quartiers qui sont laissés à qui ?
01:16De chiffre d'affaires. Donc quand on comprend la manne financière que cet argent draine et les enjeux pour les personnes qui veulent avoir la main mise sur ces territoires,
01:28et ça donne lieu à ces débordements qu'on retrouve à Béziers avec des jeunes encagoulés par dizaines qui s'en prennent aux forces de l'ordre et qui volent même, on ne l'a pas dit suffisamment, une voiture de police quand même.
01:40On en arrive à des niveaux qu'on n'a jamais vus. Et encore, c'était à Béziers, mais aussi, on l'a vu aussi, rappelez-moi dans quelle ville on l'a vu aussi ?
01:53– À Limoges ? – À Limoges, merci. – À Limoges, bien sûr, Charles-Buy-de-Mézières, à Grasse.
01:56– Dans la banlieue de Limoges, on va faire la liste, mais à Limoges, c'était quelques centaines de personnes encagoulées qui se prenaient volontairement à la police.
02:03Et quand on s'en prend à la police, pour moi, on s'en prend au symbole de la justice, du droit, de l'État.
02:10Et donc, finalement, c'est nos libertés, à tout et à chacun, qui sont menacées.
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