00:00C'est le rôle des juges de comprendre. En effet, vous connaissez parfaitement, Olivier, le principe de personnalisation de la peine,
00:08de sorte que le juge est toujours amené en fonction d'un individu, un délinquant, de se prononcer en fonction de ses antécédents,
00:16de son casier judiciaire, de la situation, du dossier, bien sûr, des faits, et c'est en fonction de cela que le juge va déterminer la peine.
00:25Le problème, et on a eu de cesse de le répéter sur votre plateau, c'est le sentiment d'impunité,
00:32qui fait que finalement, aujourd'hui en France, parce que dans d'autres pays, de telles incivilités, de telles violences n'ont pas lieu.
00:41Je reviens par exemple d'Asie, et je peux vous dire que je n'ai pas croisé un seul policier durant mes trois semaines de séjour.
00:48Je n'ai pas été témoin non plus d'une agression, et pourtant, ils sont beaucoup plus nombreux qu'eux, que nous.
00:54Donc, on voit que c'est une question de civilisation, de culture, mais en France, on a aussi un sentiment d'impunité.
01:00De sorte que finalement, une personne ne se rendra pas compte, finalement, de la gravité de la faute qu'il commet en commettant une infraction,
01:12que ce soit un délit ou un crime, parce qu'il sait personnellement, comme c'est le cas pour cet individu, puisqu'il est déjà connu.
01:17Donc, il sait comment fonctionne la justice, il sait que finalement, il ne risque rien, et c'est peut-être ça ce qui s'est passé dans le passé.
01:26Comme il n'a pas été incarcéré, comme il n'a pas pris conscience de la gravité, puisque l'incarcération sert à prendre conscience de la gravité,
01:34de la faute que l'on a commise, finalement, l'individu réitère.
01:37Et c'est ce qui se passe dans nos prétoires.
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