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  • il y a 7 mois
DB - 16-07-2025

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Transcription
00:00Musique
00:30Inouïe, inouïe, devine qui j'ai failli écraser il y a cinq minutes.
00:44Berthe Troudu, la fille du concierge du Sacré-Cœur de Terpignan.
00:46Puisque tu ne l'as pas écrasé, laisse-nous.
00:48Non mais attends, la meilleure, c'est qu'elle ne se fait plus appeler Berthe.
00:51Elle se fait appeler Marie Gislet.
00:52C'est incroyable, non ?
00:53Qui est cette personne ?
00:56Une garde malade, enfin ma femme.
00:57Ne faites pas attention à elle.
00:59Bon, lorsque votre mari vous prend dans ses bras, vous ne ressentez plus ses élancements ?
01:04Non monsieur.
01:05Ah ben je t'en prie, t'y aimes plus.
01:07T'en poses des questions indiscrètes.
01:10Mais bon, tu y a demandé si elle...
01:11Mais toi !
01:13Puisque vos histoires de famille vous intéressent plus que mes douleurs.
01:16Mais non, madame.
01:18Adieu, madame.
01:22C'est pas possible ça, c'est plus possible.
01:25Si maintenant tu fais fuir mes clients...
01:27Mais arrête de crier.
01:27Et alors, Berthe est fiancé depuis 10 ans à un multimilliardaire qui vend des armes
01:33un peu partout dans les endroits au service de se bagarrer.
01:37Alors je l'ai invité à dîner ce soir parce qu'elle est seule et que son fiancé est en voyage.
01:41Quelle barbe !
01:42Mais c'est amusant !
01:44Et puis elle m'a donné aussi le numéro de téléphone d'Emma, une copine de Couvent.
01:47Tu te souviens ?
01:48C'était la fille du Vicomte des Broussailles qui avait un château près de Perpignan.
01:51On y a même été jouer au tennis.
01:53Tu te rappelles pas ?
01:54Non.
01:54Enfin, je l'ai invité à dîner aussi.
01:55Comme ça, ce sera très parisien.
01:58Ah puis je commande tout, je suis le traiteur.
01:59Seulement ce qu'il faut, ce que je trouve, c'est absolument un mètre d'hôtel.
02:02Un mètre d'hôtel ?
02:04Ben oui, j'aime mieux prendre les devant et les snobber avant qu'elles essaient de me snobber.
02:07Et moi, allez, à ce soir.
02:10Je t'attends.
02:10Oui, oui.
02:11Moi aussi, je t'attends.
02:20Est-ce que petite Madame des airs glaçons supplémentaires ?
02:23Oui, s'il vous plaît, Igor.
02:27Merci.
02:27Je vous prie.
02:29Monsieur ?
02:30Non, merci, Igor.
02:31Est-ce que Madame, notre colonel, n'est pas dînée avec nous ?
02:38Elle préfère dîner dans sa chambre, Igor.
02:41Pas folle, la guette.
02:43Ah.
02:50Je ne veux pas que les autres femmes disent
02:52« Son Paul, on lui laisse, il est aussi moustillant qu'un verre d'eau plat, tu comprends ? »
02:55Parfaitement, parfaitement.
02:57Je ne tiens pas à être jaloux, je tiens à être jaloux, et voilà.
03:00Ah, très bien, très bien, très bien.
03:01Si ça peut te faire plaisir,
03:03je vais essayer d'être moustillée par Madame Dupont-Latour ou Madame Lecran.
03:06Oh, ne fais pas l'idiot.
03:08Moi, faire l'idiot ?
03:08Ce soir, tu as l'occasion de pouvoir être moustillée et moustillant.
03:12Mademoiselle Marie-Guilaine.
03:15Ah, ma chère Marie-Guilaine.
03:19Je te présente Paul, mon mari.
03:20Très heureuse.
03:21Très heureuse aussi.
03:22Virginie m'a beaucoup parlé de votre jeunesse,
03:24quand vous étiez encore la fille du conseil.
03:26Tu veux voir quelque chose ?
03:27Ah, oui, un jus de tomate, peut-être.
03:29Edgar, vous pouvez donner un jus de tomate pour...
03:31Tu préfères qu'on t'appelle madame ou mademoiselle ?
03:33Non, mademoiselle, tu sais, j'hésite à épouser Edgar.
03:35Par scrupule, sans doute.
03:38Oui, vous attendez qu'il soit ruiné
03:39pour qu'on ne vous accuse pas de faire un mariage d'argent.
03:43Dis-moi, tu vas souvent, Emma ?
03:45Elle vient dîner ce soir.
03:47Non, jamais.
03:48Ce n'est pas tout à fait le genre de personnes que nous fréquentons.
03:51Tu sais, elle est très snob.
03:52Je n'ai pas le temps de voir ce genre de gens.
03:54Tu ne peux pas savoir ce que c'est que la vie parisienne,
03:56je n'ai pas une minute à moi.
03:56Surtout quand Edgar est là.
03:58Ce sont les dîners d'affaires au restaurant,
04:01trois étoiles et quinze personnes,
04:03la nuit, les boîtes,
04:05le matin, le coiffeur,
04:07ensuite le déjeuner au club,
04:09le golf pour le bol d'air,
04:11le bowling pour les hanches,
04:13le masseur pour les hanches aussi,
04:16et puis les conférences,
04:18un ou deux livres pour la matière grise,
04:21les concerts,
04:22ça, c'est généralement pour les bonnes œuvres,
04:24et je te passe l'époque des collections.
04:26Alors là, c'est tuant.
04:28Encore plus pour celles qui la regardent
04:29que pour celles qui les présentent, je trouve, d'ailleurs.
04:31Et quand tu penses que par là-dessus,
04:44il faut aller à Kstade de temps en temps,
04:46Edgar Adokstade.
04:48Je vous prie.
04:49Pas par snobisme, tu sais,
04:51mais parce qu'il trouve que l'air est plus vivifiant
04:52la vague dans les autres stations.
04:54Moi, je veux bien,
04:55mais franchement, Kstade,
04:56c'est pas un repos.
04:57T'es déjà à Paris ?
04:58Enfin, tu verras,
04:59je veux pas t'en dégoûter.
05:01Mademoiselle, Emma,
05:02de Broussa, hein ?
05:03Ah !
05:04Oh, Virginie,
05:05oh, ce que t'as changé, toi.
05:07Ah, mais ça, c'est Paul, bien sûr.
05:09Bien sûr, bien sûr.
05:10Et voilà notre impayable Marie-Guiselaine.
05:12Vous voulez prendre un siège ?
05:14Oui, volontiers.
05:16Oh, elle va faire comme chez vous.
05:17Merci.
05:18Alors, dites-donc,
05:20on n'a pas plus souvent notre petite Berthe.
05:21Hein ?
05:22Enfin, on fréquente pas le même monde.
05:24Ah, il aura fallu cette réunion perpignanais.
05:27Je vous prendrais bien un petit alcool.
05:29Oui, ah non, non, pas d'alcool pour moi.
05:30Moi, c'est du gros rouge.
05:31Ah, gros rouge, Igor.
05:33Tiens, ben, il y en a,
05:33elle a du vin à fin sur la table.
05:45Dis-moi, toi aussi, t'as changé ?
05:47Je te vois encore avec tes anglais,
05:48tes petits cols blancs emplosés,
05:49tes petits kilts.
05:51Dis-moi, Emma.
05:52S'il te plaît, Virginie,
05:53ne m'appelle pas Emma.
05:54D'ailleurs, tout le monde en ce moment
05:55me connaît sous le nom d'Amé.
05:57Parce que j'ai renversé Emma,
05:58alors ça fait Amé.
06:00C'est vrai, Emma, ça ne voulait rien dire.
06:01Ah, parce que Amé,
06:02ça veut dire quelque chose ?
06:04Ah, si, si, ça veut dire, ça veut dire.
06:06Je vous prie.
06:08Ah, eh ben, ça tombe bien, celui-là.
06:11Merci.
06:12Tu comprends, Paul ?
06:13Emma, ça, c'est une connerie de ma mère
06:14qui avait lu Flaubert pendant sa grossesse.
06:18Madame, il servit !
06:20Bon, eh ben, on peut passer à la table.
06:21Et si tu me permets,
06:23j'en porte le rouge.
06:23Oui, merci.
06:24Je ne porte que celui-là.
06:25L'un des débiles qui tâche.
06:26Ah, ah, ah, ah, ah, ah, ah.
06:27C'est toi-là.
06:29Marie-Glène.
06:34Je crois que vous avez oublié ça.
06:35Ah, c'est gentil, ça.
06:38Eh, Flaubert.
06:39Ah, Flaubert.
06:40Franchement, à part Sartre,
06:42je ne vois vraiment pas
06:42qui peut s'intéresser à ce pauvre Flaubert.
06:44C'est vrai.
06:45Oui, Flaubert, eh ben, elle est morte.
06:46Vive Amé.
06:48Amé, moi, je trouve que ça fait...
06:50C'est plus rare.
06:51C'est plus étrange.
06:52Ça fait plus artiste.
06:53Plus émigré, hein.
06:56Je vous prie.
06:57Alors, la psychanalyse, ça marche ?
07:10C'est encore à la mode ?
07:11Vous savez, tant qu'il y aura des déséquilibrés...
07:15Hum ?
07:17Ça passe-moi le pain.
07:22Ah, bon, bon, et vous ?
07:23Qu'est-ce que vous faites ?
07:24J'ai voulu plus finir.
07:25Ah, ben, je ne sais pas si vous êtes au courant.
07:27mais j'ai fait un grand-métrage avec des copains
07:30sur les signes invisibles dans l'arc-mer.
07:36Et puis là, actuellement, on prépare un long-métrage
07:38en réalité logique.
07:38C'est très intéressant, c'est vieillement d'une torture qui n'est pas grosse.
07:55Non, si vous avez de l'argent à mettre dedans, n'hésitez pas.
07:59Je ne sais pas.
08:00Je ne parle pas, mes clients.
08:02Et toi, avec tout l'argent, on gagne ton mec en faisant tuer les gens, hein ?
08:05Excusez-moi, Virginie.
08:19Oh, allez donc ! Quelle bêcheuse, la Berte !
08:30Petite madame, je peux peut-être des bars couverts ?
08:39Oui, je crois que vous pouvez, Igor.
08:40Et tout ça parce que j'ai dit que je suis son amant.
08:48Vous qui êtes fille de vie con...
08:49Non, non, non, je vous en prie !
08:50Non, mais c'est agaçant, mais qu'on ne parle plus du château et de mes parents !
08:53Non, mais c'est vrai, en plus, ça fait belle durée qu'on ne se voit plus.
08:55On ne voyait pas la vie par même de la l'ormiette.
08:57En plus, ils sont snobs.
08:58Oh, tiens, comme une fille des conques tiens.
09:00Le snobisme de l'anti-snobisme, ça existe aussi ?
09:05Moi, je m'en occupe pas, je n'ai pas de temps, je travaille, moi.
09:08Et je vous jure que d'essayer de monter des coups au cinéma, ce n'est pas de la tarte.
09:11C'est un milieu pourri.
09:15C'est vrai, en 20 ans, il n'y a pas eu un film potable, ni aux Etats-Unis, ni en Europe.
09:19Tiens, je trouverais peut-être un film qui est passé un soir à la pagode,
09:22et encore, tiens, qu'on mettra, je mets le petit tain.
09:24Et si, tiens, il me permet.
09:26Vous oubliez de citer les signes invisibles dans l'arc-mer.
09:31Dis donc, il ne se foutrait pas de ma gueule, ton mari.
09:35Est-ce que Mme Hema désire encore une tranche de saumon avec les deux ?
09:39Non, merci.
09:40Il m'énerve, celui-là.
09:42C'est vrai, j'ai pas faim, j'en reprends, mais j'ai pas faim, c'est parce qu'avec des copains,
09:46jusqu'à 6h, on a discuté,
09:48et on s'est tapé 6 boîtes de sardinier dans mon appartement.
09:50Et où est ton appartement ?
09:52C'est l'avenue Foch.
09:53C'est un grand truc, avec terrasse, gros.
09:55C'est le dernier cadeau de mes parents, quand ils ont essayé de se réconcilier avec moi.
09:58Mais alors là, à mille, elle marche pas, hein ?
10:01Je suis restée brouillée.
10:06Combien de sucre, mademoiselle ?
10:08Non, c'est madame, et c'est 5 sucres.
10:10Madame.
10:11Oui, madame, je vous ai pas dit que j'étais mariée deux fois.
10:12La première fois, c'était avec un peintre naïf.
10:16Naïf.
10:17Eh ben oui, il faut dire que la peinture, franchement, depuis les grottes de Lascaux, hein.
10:20Et ensuite, avec un musicien, soi-disant d'avant-garde.
10:24Mais alors, la musique, vraiment.
10:26Moi, je sais pas, y'a rien qui me fait fibrer, à part les instruments indiens, et encore pas tous.
10:29Bon, en fait, tout de même, y'a Bach, Mozart, Chaupein...
10:32Oh, je prends plus, Virginie, tu fais pas plus grand jage que tu n'es, hein.
10:34Moi, maintenant, je vis seule.
10:36Hein, j'ai pas réussi à trouver quelqu'un qui a envie de se marier.
10:38Vraiment ?
10:39Tiens, j'épouserais bien un psychanalyste.
10:41C'est vrai, pourquoi pas ? J'ai rien contre.
10:43Vous savez, en principe, un psychanalyste, c'est lucide.
10:47Ah ben, il est marrant, ton mari.
10:48Il t'envoie des vannes en pleine gueule, comme ça, il est pas con, hein.
10:51Tu t'entends bien avec lui ?
10:52Parce qu'autant que je me souvienne, t'étais pas une lumière, toi.
10:56Écoute-moi, Emma, mais je suis peut-être pas une lumière,
10:59mais je préfère être complètement éteinte
11:00plutôt que d'avoir été plaquée par deux maris
11:02et d'être obligée de me rabattre sur l'arc-mer,
11:05les sardines à l'huile, le gros rouge.
11:08Non, je te dis ça, parce que si on se dit pas ces choses-là entre amis,
11:11à qui les dirait-on, n'est-ce pas ?
11:14Bon, ben, c'est dommage.
11:17On voit vraiment pas la vie de la même façon.
11:21Pardon.
11:24Pardon.
11:28Bonne nuit, les petits bourgeois.
11:29Salut, camarade.
11:38Madame n'a plus besoin de moi.
11:41Alors, avant de me retirer, qu'il me soit permis,
11:44citez vieux proverbes icrainiens.
11:46Il est déjà en train de les voir une minute
11:48et tu as l'impression d'avoir passé une saison en enfer.
11:52Je ne dis pas ça pour madame et monsieur,
11:53qui sont charmants comme tout,
11:55mais pour les bouches inutiles.
11:57Bonsoir, madame. Bonsoir, messieurs.
12:01Bonsoir, monsieur Pierre.
12:02Bonsoir, ma colonel.
12:08Alors, c'était réussi.
12:10C'est-à-dire qu'il recommence.
12:28Faire un cinéma, une mission deux,
12:30ça commence à devenir infernal.
12:32J'ai arrêté de faire un commissariat.
12:33C'est fort à l'amour.
12:48Cette fois-ci, il va là-dessus.
12:49Je sens que c'est un ami du meurtre.
12:51Il ne doit pas connaître sa force.
12:52C'est un ancien rubéman.
12:54Oh là là, il a dû lui faire la tête ovale.
12:56La malheureuse.
12:57Ça y est, cette fois-ci, elle est morte.
13:05Tiens, attends.
13:06On dirait qu'on traîne quelque chose par terre.
13:09Eh bien, le corps.
13:11Pauvre femme, je sais si je ne le trouvais pas sympathique,
13:13mais qu'il m'aime la mort, c'est beaucoup.
13:15Je monte voir ce qui se passe, c'est trop excitant.
13:17Eh, il faut.
13:47Sous-titrage Société Radio-Canada
14:17Sous-titrage Société Radio-Canada
14:47Madame Le Charme, voulez-vous me dire
15:15Madame Le Charme, qu'est-ce que vous faites ?
15:18Dans l'escalier, en chemise de nuit, à cette heure-ci.
15:23C'est le monsieur du quatrième.
15:24Il a tué sa femme, il l'a mis dans une malle.
15:27Dans une malle ?
15:29Madame Le Charme, soyez raisonnable.
15:31Croyez pas que vous avez un peu trop d'imagination ?
15:34Ou là, vous avez un cauchemar.
15:36Quelque chose comme ça.
15:37Allez, bonsoir Madame Le Charme.
15:40Au revoir.
15:40Madame Le Charme.
15:42Dans une malle.
15:45La pôle, réveille-toi.
15:52Oh, l'assassin s'est jeté sur toi.
15:54Non, ça c'est des jeunes cons qui voulaient me violer dans mon escalier.
15:56Mais c'est pas ça le plus grave.
15:58J'ai vu la malle semblante par le trou de la serrure.
16:00T'es sûre qu'elle a été semblante ?
16:01Ah, comme je te vois, t'es un malin l'assassin.
16:04La malle, l'ABC classique du roman policier.
16:08Bon, ben dors, à demain, il fera jour.
16:10Dormir ? Mais il n'y en est pas question.
16:13Dormir avec au-dessus de sa tête le cadavre d'une femme
16:14dont le sang risque de s'écouler goutte à goutte à travers le plafond toute la nuit.
16:18Tu peux dormir, toi ?
16:19Oui.
16:38Ça y est, ni vu ni connu, c'est bien ce que je vous disais.
16:40Cette pauvre femme va pourrir dans la consigne de la gare de Lyon, de la gare de l'Est.
16:47Je vous envoie ce qui se passe.
16:49Je vous envoie l'assassin.
16:51Seul !
16:52Mais vous êtes folle !
16:54Mais s'il pense que vous l'avez découvert, il va vous faire disparaître vous aussi !
16:59Vous avez raison.
17:04Vous êtes sûre que trois strip-tease par soir, ce n'est pas trop pour votre état nerveux ?
17:09Qu'est-ce que tu fais ?
17:10Ça y est, il vient chercher la malle sanglante.
17:12Alors moi, je vais attendre la femme.
17:13La malle sanglante !
17:14Encore !
17:16Si elle est morte, on la restera pas.
17:18Tu viens, parce que sinon, moi, j'y vais seule.
17:20Et tu seras responsable de ma mort et de la disparition de mon cadavre dans une deuxième malle.
17:28Calmez-vous, mesdames, je vous ai un problème à régler et je reviens tout de suite.
17:31Mais qu'est-ce que tu vas lui raconter à cet homme ?
17:35Qu'est-ce que tu vas inventer pour rentrer chez lui ?
17:37Mais n'importe quoi !
17:38Je dirais que j'étais venue demander à sa femme la recette de la charlotte aux pommes ou du gratin aux finnoirs.
17:42J'improviserai.
17:43L'essentiel, c'est d'être dans la place et de le confondre.
17:46Mais s'il n'y a tué personne, on va avoir l'air fin.
17:48Mais je te dis, je suis aussi persuadée du meurtre que si c'était moi qui l'avais fait.
17:52La preuve, il ne veut pas ouvrir.
17:54Or, il était là tout à l'heure puisqu'ils sont venus la chercher la malle.
17:56Vous ?
18:00Vous désirez ?
18:03Nous sommes les voisins du dessous.
18:06Bonjour, madame.
18:08Bonjour, madame.
18:10Bonjour.
18:11Et alors, vous désirez ?
18:13Excusez-nous de faire éruption chez vous de bon matin, mais c'est assez grave.
18:19Qu'est-ce qui est grave ?
18:22La fuite.
18:24Oui, enfin, notre plafond.
18:26Dans la salle de bain.
18:28Enfin, vous devez avoir un appareil qui fuit.
18:30Que ?
18:31Ça, ça m'étonnerait.
18:34Mais attendez, je vais aller voir.
18:36Attendez.
18:39Ça alors, si je m'y attendais, c'est donc elle qui a tué.
18:42Une femme aussi frêle.
18:43Pour mettre un rugbyman dans une malle, il faut des muscles.
18:46Mais n'empêche qu'elle l'a fait.
18:47Ça, ça va.
18:49Je m'y attendais.
18:49Ça, ça va.
18:50C'est-ce que ça va ?
18:51À, ça va.
18:51Ça va.
18:51Ça va.
18:52Ça va.
18:52Ça va.
18:53C'est-ce que ça va.
18:53C'est-ce que ça va.
18:53Ça va.
18:54Ça va.
18:54Ça va.
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37:46J'ai l'impression d'y pénétrer grâce au cheval de Troyes.
37:50C'est-à-dire, grâce à cette chère Estelle,
37:54dont la sérénité, les beautés de l'âme et du corps,
37:59le... le...
38:02Le charme.
38:03Le charme et l'intelligence
38:05m'ont aidé à penser une plaie récente.
38:10Récente et...
38:12combien douloureuse.
38:16Dites-moi, mon cher Edmond,
38:22quoi avez-vous l'intention de passer devant M. le maire ?
38:25Et devant M. le curé.
38:27Ah, mais alors je vais être demoiselle d'honneur !
38:30Et Paul, il va falloir que tu me rachètes une petite robe en broderie anglaise,
38:34avec une gabelune assortie, bien sûr.
38:37Et ce serait pour quoi, la cérémonie ?
38:40Eh bien, je la songeais au mois d'octobre.
38:43Nous ne pouvons pas rester fiancés moins de trois mois.
38:47Ce ne serait pas convenable.
38:49Qu'en pensez-vous, cher ami ?
38:51Oh, mais vous savez bien, mon cher ami,
38:53et que je serai à la fois heureuse d'être près de vous,
38:56et déchirée de quitter mon Paul et ma Virginie.
38:59Mais toi aussi, tu vas bien nous manquer de ton testel.
39:02Ça va être triste, ta chambre vide.
39:04Eh bien, nous allons faire un enfant.
39:07Calculons.
39:08Si nous le faisons ce soir,
39:10il a de fortes chances d'être vierge comme moi.
39:13Et qu'est-ce qu'on peut espérer de mieux ?
39:15Vierge, c'est un signe merveilleux.
39:16C'est l'équilibre, la douceur, l'optimisme...
39:19Le charme, la beauté, l'intelligence, l'humilité...
39:23En tout cas, je fais un enfant vierge, et tout de suite.
39:26Après ce dîner de bonheur...
39:27Est-ce que tu nous permets de manger d'abord de ce gâteau de fiançailles ?
39:31Je voudrais ajouter quelques mots.
39:34Vous dire...
39:36Que la réunion de tant de bonheur m'enchante...
39:41Et me rajeunit.
39:43Pas au point toutefois, ma chère Estelle, que nous fassions un enfant vierge.
39:47Mais je crois qu'un bonheur plus charnel...
39:52Non, non, non, je déconne.
39:54Un bonheur plus serein, moins charnel, sera notre lot.
39:59Et que nous viendrons ici fêter nos cent ans avec vos neveux...
40:04Avec nos neveux...
40:06Et tous les enfants que je leur souhaite.
40:09Je sais...
40:12Que guidé...
40:14Par cette charmante ma amie...
40:18Que je me permets de baiser...
40:21Et cesser de me dévorer la main comme un anthropophage.
40:27Mais arrêtez, relevez-vous mon ami, vous allez prendre un tour de rein.
40:31Mais je l'ai, chère Romy, je l'ai, je ne peux plus bouger.
40:34Plus du tout ?
40:35Pas plus du tout, ça m'est arrivé déjà une fois à Marrakech, en voyage de neuf.
40:41Et c'est psychosomatique alors ?
40:43Oh non, non, non, non, tout simplement, j'avais voulu monter sur un chameau.
40:48Un chameau, c'est...
40:51C'est haut, n'est-ce pas ?
40:52Et vous êtes resté huit jours dans cette position ?
40:55Huit jours, chère Romy, huit jours allongés.
40:58Qu'est-ce qu'ils vont faire ?
40:59Est-ce que vous pouvez essayer de marcher un peu ?
41:02Arrêter une marche ?
41:04Non, aïe !
41:05Oh non, aïe !
41:06Ne bougez plus.
41:07Il vaut mieux ça qu'un infarctus.
41:09Oui, mais qu'est-ce qu'on en fait ?
41:12Mais, mais pas à Marrakech.
41:14On avait porté un dos de bédouins jusqu'à mon lit.
41:20Oui, mais c'est que votre lit, il est loin.
41:23Et que nous manquons terriblement de bédouins.
41:26Ah, ici, bien sûr.
41:27On pourrait peut-être suicider tous les trois.
41:29Bon, vous voulez essayer, mais pour le mettre où ?
41:33Sur mon lit ?
41:35Tant pis.
41:36Je me tue.
41:37Sinon...
41:38Essayons.
41:39Doute-moi, laisse-moi doucement.
41:41Fais attention parce qu'il n'est pas vraiment si fragile qu'une personnelle chinoise.
41:44Prêt ?
41:45Hé, police !
41:46Hé !
41:47Ouh !
41:48Ouh !
41:49Ouh !
41:50Ouh !
41:51Ouh !
41:52Ouh !
41:53Ouh !
41:54Maman !
41:55Maman !
41:56Maman !
41:57Maman !
41:58Maman !
41:59J'ai l'idée de faire des baisements aussi quand on a le dos si fragile.
42:01Ah là, que voulez-vous ? Edmond est trop galant.
42:03C'est comme un excuse.
42:04J'ai rempli de bédouins, mon vieux.
42:06Prends.
42:07Doucement.
42:08Doucement.
42:09Doucement.
42:10Doucement.
42:11Doucement.
42:12Doucement.
42:13Ah !
42:17Papa, ça va pas ?
42:18Non, c'est moi qui m'a le droit maintenant.
42:20Je vais pouvoir me relever.
42:21Regardez-le, le pauvre.
42:23Un enfant dans le ventre de sa mère.
42:25Oh, Paul, mon chéri, tu veux pas lui chercher un pyjama pour la nuit ?
42:30Coquine.
42:35Virginie et moi allons quitter la chambre.
42:38Paul va venir vous déshabiller et vous rhabiller pour la nuit.
42:41Ah.
42:43Merci, Paul.
42:45Tu vas le déshabiller.
42:47Moi ?
42:48Evidemment.
42:49Et puis, tu verras s'il a besoin d'autre chose avant de s'endormir.
42:55Voilà.
42:56On vous laisse en trame.
42:58Bon.
42:59Bonsoir, Edmond.
43:01Dormez bien.
43:04Allez.
43:05Doucement.
43:06Doucement.
43:08Franchement, comment le trouvez-vous ?
43:11Ah ben, c'est pas Zorro, hein ?
43:13Mais il est désuel de façon charmante.
43:15Puis, il a une passion pour vous.
43:18Et puis, il sera sûrement au petit soin.
43:22Oh, maman !
43:24À propos de soin, qu'est-ce qu'on peut faire ?
43:27Si ça continue, elle fera demain un médecin.
43:29Ouf, ça y est.
43:31Mais je m'en souviendrai.
43:33Cela dit, il a de la technique.
43:35Il me disait tout le temps, ma femme me passait la manche comme ceci.
43:38Elle me passait la jambe comme cela.
43:40Enfin, je crois qu'il va dormir.
43:42Bon.
43:43Bon, comme il ne peut pas bouger, il ne te gênera pas en dormant.
43:46Pardon ?
43:48Je dis que comme il ne peut pas bouger, il ne te gênera pas en dormant.
43:51Ah, parce que tu veux que je...
43:54Mais enfin, pourquoi ?
43:56Ah non, mais alors ça, je ne comprends pas quand tu me demandes pourquoi.
44:00Tu trouverais convenable que ta femme ou moi, nous couchons dans le lit d'un étranger.
44:05Ah non, mais ça, alors il y a des moments où tu m'étonnes.
44:07Mais enfin, Tante Estelle, c'est toi qui m'étonnes.
44:09C'est pas un étranger, c'est ton fiancé.
44:11Oh, ben justement !
44:13La situation n'en serait que plus équivoque.
44:15Oh, ben dans l'état où il est...
44:17Je crois que vous ne risqueriez pas grand-chose.
44:19Ah, mais tu sais, je ne dis pas que ça.
44:21Enfin, je ne veux pas que ma réputation...
44:23Ta réputation, pote qui ?
44:24Mais, ne serait-ce que vis-à-vis de moi-même...
44:28Et de lui.
44:30Car moi, j'ai été élevée différemment.
44:32Une fiancée ne partageait pas le lit de son fiancé avant le mariage.
44:37Oh oui, je sais bien, je voulais jeûne.
44:39Bon, ben y'empire.
44:41Je coucherai par terre dans le salon.
44:43Ou sur le divan du bureau de Paul.
44:45Bon, bon, bon.
44:47Bon, ce soir ma chérie.
44:48Je ne bouge pas la nuit, alors je ne vous dérangerai pas.
44:52Pardon, Paul.
44:54Et merci.
44:56Et bonne nuit tout de même.
45:06Je crois que je ne vais pas résister à la joie de l'inaugurie.
45:09Ah, ça, si le mariage est en octobre, j'aurais pas la patience.
45:13Ben, d'inaugurer quoi ?
45:15Mais ma chemise de nuit palme.
45:17Elle est décolletée.
45:19Elle est là, dans votre armoire.
45:22Et bien comme ça, Virginie, vous me verrez dedans.
45:26Et vous me direz si je suis indécente.
45:28Si je le suis, je te rajouterai de la dentelle.
45:30Tu traites la dentelle !
46:00Paul !
46:10Réveille-toi !
46:12Qu'est-ce qu'il y a ?
46:14Lève-toi !
46:16Voilà, pour quoi faire ?
46:18C'est une surprise, viens !
46:20Une surprise, à cette heure-ci ?
46:22Oh !
46:27Mais qu'est-ce qu'on va faire par là ?
46:28Rien de mal, mon chéri.
46:40Ah, mais t'es folle !
46:41Je suis fatiguée et puis j'ai mal au rein.
46:43Mais justement, à la pensée que tu avais mal au rein, je pouvais pas m'endormir.
46:48Alors je me suis dit qu'il fallait absolument faire quelque chose pour te soulager.
46:51Viens ta louche près de moi.
46:53Ah là là là là !
46:54Je suis fatiguée.
46:55Ah, je suis fatiguée.
46:58Je suis fatiguée !
47:00Je suis fatiguée.
47:01Je suis fatiguée !
47:03Je suis fatiguée !
47:05Est-ce que tu préfères comme prénom ?
47:08Julia ?
47:09Euh, Marcel ?
47:10Tu préfères comme prénom ?
47:11Julien ?
47:12Euh, Marcel ?
47:13Oh, je ne sais pas comment.
47:16Remarque Paul, non ?
47:18C'est pas mal non plus, Paul.
47:22Paul, comme c'est Paul.
47:24Paul me aime bien aussi.
47:27Attention, mon chéri.
47:28Oh là là, ne bouge pas trop.
47:31Pardon.
47:33Voilà.
47:34À l'avenir, le pain,
47:36un tout petit peu moins grillé,
47:38avec un tout petit peu plus de beurre dessus.
47:41Bon, alors.
47:42Une tartine avec beaucoup de beurre.
47:45Voilà.
47:46Et de la confiture d'orange.
47:49Partez après vous, ce que je préfère au monde.
47:51C'est la confiture d'orange.
47:53Avec des gros morceaux d'orange.
47:56Oui, des gros morceaux d'orange.
47:59Vous m'en êtes bons.
48:00Que j'aime.
48:02Voilà.
48:03Il doit y avoir faim.
48:06Après, c'est de lui blanche.
48:07Blanche, ça t'entends que c'est non.
48:09Mais pas désagréable du tout, non ?
48:13Oh non, pas désagréable du tout.
48:20Vous ici ?
48:22Eh oui, vers minuit,
48:28j'ai pu entendre gindre.
48:30Alors, j'ai pensé qu'Edmond avait besoin d'un cachet d'aspirine.
48:33Et vous n'étiez plus dans le lit à côté de moi.
48:36Et Paul n'était pas dans le mien non plus.
48:38Alors, j'ai pensé qu'il était plus discret
48:40de vous laisser votre lit.
48:44Alors, ce cachet d'aspirine a fait beaucoup de mien à Edmond,
48:47qui s'est senti beaucoup mieux vers minuit trente.
48:51Minuit trente, exactement.
48:52Mais alors, il va...
48:54Il va très bien, même, non ?
48:56Un gamin.
48:58Il y a même longtemps que j'en avais eu cette impression
49:00d'être un adolescent.
49:03Et vous, vous avez bien dormi ?
49:05Nous, pas une seconde.
49:07Bon.
49:08Ah, mais c'est vrai.
49:09Oui, dis-vous donc ?
49:10Eh bien, dans le bureau de Paul.
49:12Sur la banquette.
49:12Ah, parce que...
49:14Je dois dire qu'on peut tout y faire sans dormir.
49:18Une nuit blanche merveilleuse.
49:20C'est pourquoi on a décidé de passer une journée noire.
49:22Alors, on ferme les volets et on dort.
49:24Tante Estelle, cher Edmond,
49:26puisque vous avez l'air tous les deux dans une forme ébouissante,
49:30eh bien, vous décommandez mes rendez-vous,
49:31vous en prenez d'autres, vous vous répondez au téléphone,
49:33vous vous relayez si nécessaire.
49:35Nous, on va dormir.
49:37Oui, parce qu'après une nuit, comme on l'a passée...
49:39Rideau !
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