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  • il y a 1 an
Le défilé de 14-juillet fait son retour sur les Champs-Élysées avec pour but de "démontrer la crédibilité" de l'armée française face à "un monde plus brutal". 

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Transcription
00:00On va voir défilé un certain nombre d'écoles, d'écoles militaires, mais pas uniquement.
00:03Et pour commencer, l'école polytechnique.
00:07On est sur un défilé qui est ouvert par le général adjoint engagement,
00:11donc le général adjoint du gouvernement militaire de Paris, le général de l'Oustal,
00:16qui ouvre son véhicule de commandement et effectivement on voit arriver derrière l'école polytechnique,
00:21dite l'école de Hicks.
00:22Le GMP qui confie au général adjoint engagement, le général de l'Oustal,
00:27toutes les opérations militaires de la zone, dont l'opération Sentinelle, évidemment, depuis 2015.
00:36Le point particulier cette année, c'est que le gouverneur militaire de Paris a voulu que les écoles défilent en entier.
00:42C'est-à-dire que jusqu'à présent, c'était des carrés, donc il y avait certains élèves,
00:46soit parce qu'ils étaient trop petits, soit on leur disait « vous regarderez vos petits camarades des tribunes ».
00:51Et là, le gouverneur militaire de Paris souhaitait que les promotions puissent défiler dans leur entièreté,
00:56parce que c'est un moment important de fierté collective.
01:00Et donc, c'est après polytechnique, d'ailleurs, on va avoir un point particulier,
01:05c'est l'académie militaire de la gendarmerie nationale.
01:08C'est un changement d'appellation, mais ça a traduit aussi cette interaction entre formation militaire,
01:14formation académique, formation humaine.
01:16Voilà, l'école polytechnique que vous voyez ici, ils sont 320 à défiler ce matin,
01:20hommes et femmes, à défiler sur cette avenue des Champs-Elysées.
01:26Pour la patrie, les sciences et la gloire, puisque c'est la devise de l'école.
01:29C'est la devise.
01:30Voilà, donc école pluridisciplinaire, évidemment, en tête des classements des écoles d'ingénieurs.
01:35Elle fait vraiment toujours l'ouverture du défilé.
01:39Et puis, elle a la particularité d'accueillir l'AMIAD.
01:41L'AMIAD, un acronyme encore, on est spécialiste de ça, nous autres, les militaires.
01:44Mais on retient surtout le IA au milieu, l'intelligence artificielle de la défense.
01:48Donc, c'est un domaine majeur dans lequel les polytechniciens excellent et travaillent énormément.
01:52Et on parlait de Napoléon tout à l'heure, Cédric Masse.
01:54Napoléon, c'est lui qui a militarisé l'école au début du 19e.
01:57En effet, puisqu'à l'époque, l'arme savante, c'était l'artillerie.
02:00Et donc, on avait besoin d'experts et de gens formés.
02:03Alors que l'infanterie pouvait être confiée, le mousquet, c'était une arme dite démocratisée.
02:07Donc, qui était accessible à des conscrits beaucoup plus faciles.
02:11D'où le débat qu'on avait sur le retour du service militaire.
02:13Est-ce que c'est réellement la réponse face à la haute technologie et la grande technicité des armements aujourd'hui ?
02:19Toutes les technologies militaires ne sont pas ouvertes à la conscription.
02:23Et vous en parliez, Général Pellistrandi, l'Académie militaire de la Gendarmerie nationale,
02:28qui est chargée de former des sous-officiers qui vont devenir officiers.
02:32Alors, en fait, des officiers.
02:34Donc, l'Académie de la Gendarmerie, elle est implantée à Melun.
02:39Et elle forme les officiers.
02:41Alors, officiers de recrutement direct.
02:43Par exemple, on peut avoir des Saint-Syriens ou d'autres passés par concours.
02:46Et également, ou des sous-officiers qui deviennent officiers de gendarmerie.
02:51Donc, ça, c'est un élément qui était extrêmement important.
02:54Et dans cette Académie générale militaire, il y a également des officiers de gendarmerie étrangère.
03:01Parce qu'il y a un certain nombre de gendarmeries étrangères qui sont un peu sur le modèle, donc, de notre gendarmerie nationale,
03:11qui est l'une des plus vieilles institutions, puisque ça date de la marée-chaussée royale.
03:14Et ce que vous voyez défiler là, c'est la 131e promotion qui porte le nom du capitaine Maurice Keller,
03:20qui était un résistant durant la Seconde Guerre mondiale et qui est mort en déportation.
03:25Alors là, vous me permettrez de saluer, donc, mon école, l'école spéciale militaire de Saint-Cyr.
03:29Vous l'espère, général.
03:30Voilà.
03:31Donc...
03:32Une chose de plus qui nous sépare.
03:33Et donc, l'école spéciale militaire de Saint-Cyr, créée par Napoléon, et donc, qui défile au champ de la Galette.
03:42Là aussi, ce qui est très important, c'est qu'il y a également un certain nombre d'officiers étrangers
03:49qui sont passés par cette école depuis le 19e siècle.
03:53Et donc, elle est implantée à Coet-Quidan, en Bretagne, près de Rennes.
03:59Maintenant, ça s'appelle l'Académie militaire, d'ailleurs, de Saint-Cyr-Coet-Quidan.
04:02On va voir plusieurs écoles situées, on va dire, sur ce campus et ce camp militaire.
04:07Et donc, l'objectif de l'école spéciale militaire de Saint-Cyr, c'est de former des officiers de recrutement direct
04:12et qui vont servir de nombreuses années.
04:16Et je tiens à souligner qu'hier, le président de la République, Emmanuel Macron, a justement rendu hommage
04:20au général Thierry Burkart, le chef d'état-major des armées, qui appartient à la promotion cadet de la France libre.
04:28Alors, du coup, mon général, si vous le permettez, moi, je prends le relais pour parler de mon école,
04:31puisque l'école militaire inter-armes arrive en fond de tableau.
04:34Voilà, les voici.
04:36On est tous fiers de nos recrutements.
04:39Donc, l'école militaire inter-armes qui, elle, regroupe des anciens sous-officiers ou militaires du rang
04:44qui ont accédé à l'épaulette au concours d'officiers.
04:47Donc, on voit le lieutenant connel Benoît Roussel en tête de cette école.
04:50C'est une école qui, sur deux années de scolarité, prépare des sous-officiers et des militaires du rang
04:57à devenir lieutenant à la tête de sections de pelotons dans les régiments de la force opérationnelle terrestre.
05:02Il y a un militaire qui s'est coupé.
05:06Ah, c'est pas un problème.
05:07Non, mais c'est pas un moment.
05:09Regardez cette image.
05:10Tout à fait.
05:10Le sabre, ce n'est pas une arme.
05:12On parlait tout à l'heure de manifestation de la force.
05:15On ne défile pas avec des armes en plastique, preuve en est.
05:18Le sabre reste le symbole du commandement et du combat.
05:23Donc, voilà.
05:23Juste souligner que cette école a été endeuillée avant-hier,
05:27puisque un élève officier, l'EMIA, est mort accidentellement à Paris.
05:32Donc, pour ses camarades, c'est une épreuve.
05:36Et il était là pour défiler.
05:37Pour défiler.
05:38Et là, il est mort accidentellement, donc, séjour-ci à Paris.
05:42On pense que tous ses camarades de promotion, actuellement,
05:45sont particulièrement touchés par ce défilé et bien évidemment à sa famille.
05:51Donc, promotion qui a choisi le nom de...
05:52Ceux du Sahel.
05:53Ceux du Sahel.
05:54En hommage, justement, aux militaires français qui sont tombés au Sahel.
05:56Exactement.
05:57Tout à fait.
05:57Là, c'est l'autre école, donc, qui est sur l'académie de Saint-Cyr-Côte-Quidant.
06:02C'est l'école militaire des aspirants de Côte-Quidant,
06:05qui a vocation à former des officiers qui vont, en fait,
06:08exercer une première partie professionnelle au sein de l'armée de terre.
06:13Donc, ce sont des...
06:14Carrières courtes, en fait.
06:14Oui, des carrières courtes.
06:15Ce sont des recrutements différents,
06:17qui sont regroupés pour avoir une homogénéité de formation.
06:20Et donc, c'est la troisième école, donc, implantée à Saint-Cyr-Côte-Quidant.
06:24Donc, l'école militaire des aspirants de Côte-Quidant,
06:26avec un uniforme spécifique,
06:28mais avec également, finalement, la même volonté de servir, donc, la patrie.
06:33Voilà les bordaches.
06:35Alors, vous avez utilisé, effectivement, bordaches.
06:38C'est le nom de l'école navale.
06:40Pourquoi bordaches ?
06:40Parce que, donc, au XIXe siècle,
06:43l'école navale implantée à Brest était sur un vaisseau en bois,
06:47à voile, qui s'appelait le Borda.
06:48Et donc, d'où le nom bordache.
06:51Donc, l'école navale, donc, située, donc, dans la rate de Brest,
06:55forme les officiers de marine de recrutement direct.
06:59Et donc, ces officiers, ben, vont servir dans toutes les composantes de la marine,
07:03aussi bien on pourra avoir des pilotes de rafales marines
07:06que des sous-mariniers.
07:08Voilà, ils forment les directs, donc,
07:10ceux qui sont recrutés depuis le civil directement,
07:12mais également tous ceux qui seraient formés sur d'autres formats.
07:14avec une garde au drapeau qui, traditionnellement,
07:19regroupe les marins les mieux classés de leurs promos.
07:24Donc, c'est une sorte de mise à l'honneur quand on porte le drapeau.
07:28Et là, ça y est, le général Dutartre et moi-même,
07:30avons le cœur qui bat,
07:31puisque l'école de l'air et de l'espace s'avance.
07:34Voilà, la plus jeune école,
07:37mais vraiment une grande école pour nous.
07:40Beaucoup de souvenirs, évidemment,
07:42qui forment, au sein d'une école unique,
07:45eh bien, tous les officiers qui sont recrutés de voie directe,
07:47donc, par le concours des grandes écoles,
07:49et aussi bien ceux qui font du recrutement interne,
07:51donc, qui étaient sous-officiers ou militaires du rang,
07:53au préalable.
07:54Une formation de combattants, de chefs militaires, évidemment,
07:56une formation académique et aéronautique extrêmement poussée.
08:00Et voilà ce qu'on pourrait dire sur eux.
08:02Je rajouterais quand même que le nom de la promotion de 2024,
08:07qui défile en 2025, c'est Joseph Kessel,
08:10le célèbre écrivain, aventurier,
08:14et également qui était un aviateur pendant la guerre 14-18 et 39-45.
08:18Sous-titrage Société Radio-Canada
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