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00:007h-9h, Europe 1 Matin
00:03La grande interview CNews Europe 1 avec aujourd'hui Philippe Tabarro, ministre des Transports.
00:12Bonjour Philippe Tabarro.
00:12Bonjour Nazar.
00:13Merci d'être avec nous. On va, comme tous les matins, balayer toute l'actualité.
00:17Mais on va commencer évidemment ce matin avec la grève des contrôleurs aériens.
00:20Les contrôleurs aériens qui sont en grève depuis hier matin, enfin un quart d'entre eux,
00:24un quart seulement, qui refusent une réforme de leur temps de travail.
00:27Des centaines de vols sont annulés alors que débutent les vacances scolaires.
00:31Déjà, globalement, comment est-ce que vous qualifiez ce mouvement de grève ?
00:35Inacceptable. Inacceptable pour différentes raisons.
00:38A la fois par rapport au choix de la grève, bien sûr, c'est l'idée d'embêter le plus de monde possible.
00:44Il faut se rendre compte qu'hier et aujourd'hui, 272 personnes dans notre pays
00:51vont impacter le bien-être, je dirais, de plus de 500 000 personnes.
00:56Donc ça, c'est quelque chose qui est inacceptable.
00:59272 contrôleurs sur environ un millier, quoi.
01:01Sur un millier qui auraient été en service.
01:03Il y a 3500 contrôleurs aujourd'hui.
01:05Donc tout ce que je vais dire ne concerne bien sûr pas l'ensemble des contrôleurs.
01:09Pour autant, là, on voit que ça a un impact maximum sur la qualité du service.
01:15Ils vont mettre en difficulté un certain nombre de compagnies,
01:19puisque financièrement, ça a un coût très important.
01:21Il y a des compagnies, bien sûr, étrangères, des compagnies françaises.
01:25Et quand on parle d'Air France et de Transavia,
01:27c'est 30% du capital qui est français, qui est du contribuable français.
01:31Et puis, il y a des revendications qui ne me paraissent pas justes.
01:36Quand on parle de rémunération, il faut savoir qu'ils ont eu une augmentation significative
01:41de 7% déjà l'an dernier.
01:43Et puis, il y a la question de la badgeuse, de la pointeuse,
01:48qui est un vrai sujet aujourd'hui.
01:50C'est un engagement qu'ils avaient pris et qu'ils ne tiennent pas.
01:53On va en parler.
01:54Les contrôleurs refusent en réalité qu'on mette le nez dans leurs horaires de travail.
01:59C'est l'anarchie aujourd'hui dans les emplois du temps ?
02:01Écoutez, oui, c'est probablement l'anarchie.
02:04En tout cas, s'ils ne le souhaitent pas,
02:06c'est parce qu'ils ne respectent pas pour un certain nombre d'entre eux,
02:10et je le redis, les règles qui sont indispensables.
02:13Ce sont des métiers à responsabilité, des métiers de stress.
02:16Ils le disent eux-mêmes.
02:17C'est la raison pour laquelle ils travaillent 32 heures par semaine.
02:20Ils partent à la retraite à 59 ans.
02:23Pour autant, le temps qu'ils sont là, il faut faire pleinement leur travail.
02:26Et on a eu un incident important, vous le savez,
02:29le 31 décembre 2022 à Bordeaux-Mérignac,
02:34où deux avions ont failli se télescoper
02:36parce que dans les effectifs qui devaient être de 6,
02:39il n'y avait que 3 contrôleurs dans la tour à ce moment-là,
02:44et on ne savait pas où étaient les 3 autres.
02:46Il y a une espèce d'autogestion dans les tours de contrôle
02:49qui est particulièrement dangereuse pour la sécurité de nos concitoyens.
02:54Voilà, c'est la raison pour laquelle, pour toutes ces raisons,
02:58je ne céderai pas à ce chantage.
03:00Je crois l'avoir montré déjà pour d'autres grèves,
03:04et notamment au moment des cheminots.
03:05Ma porte sera toujours ouverte en tant que ministre des Transports pour le dialogue.
03:09Par contre, le chantage, non, ça suffit.
03:11Il y a quand même une particularité à laquelle vous faites allusion
03:15dans le monde du contrôle aérien.
03:17C'est le système de la clairance.
03:18C'est une possibilité de ne pas venir travailler
03:20quand le trafic est faible,
03:22sans qu'aucun jour de congé ne soit décompté.
03:25Vous voyez ça.
03:26Nulle part.
03:26Voilà.
03:27Donc, vous le démontrez très bien.
03:31Mais bien sûr...
03:31Il y a également les contrôleurs.
03:32Certains contrôleurs, bien sûr, qui se prêtent leur badge
03:35pour qu'un seul d'entre eux badge pour les autres
03:38et fasse croire que les deux collègues sont dans la tour.
03:42Accessoirement, quand ils font ça, on est d'accord,
03:44ils jouent avec la sécurité des passagers.
03:46C'est ce que vous nous dites.
03:47Écoutez, l'exemple de Bordeaux l'a montré de manière très concrète.
03:50Et puis, quand une badgeuse est installée,
03:53on n'a pas à dégrader ce matériel.
03:55On a demandé de pouvoir mettre en place la biométrie
03:58qui est le meilleur système possible
03:59pour qu'ils soient tout simplement à leur poste
04:01et que dans les 32 heures de travail qu'ils ont par semaine,
04:05je rappelle que c'est un certain nombre de semaines par an
04:07et pas toute l'année,
04:08qu'ils puissent faire leur travail dans les meilleures conditions possibles.
04:11Le contrôle aérien, il n'y a rien de plus important
04:14puisque, vous l'avez vu, ça impacte des milliers
04:17ou des millions de personnes.
04:18Et objectivement, je pense aux usagers
04:21qui ont tellement galéré hier,
04:24qui vont galérer encore aujourd'hui.
04:27Je pense également à l'image que cela donne de notre pays.
04:30Vous savez, on sort du salon du Bourget
04:33qui a été une réussite exceptionnelle
04:35où on a montré que l'aérospatial français,
04:39l'aéronautique également, la défense,
04:41mais sont vraiment des secteurs d'excellence.
04:44Et là, aujourd'hui, ce que font ces 272 contrôleurs,
04:48impactent le ciel aérien français, bien sûr,
04:51européen et mondial.
04:53Et tout le monde parle aujourd'hui du contrôle aérien français
04:57en de mauvais termes.
04:58Et c'est très frustrant pour le représentant
05:02de notre gouvernement que je suis.
05:03J'entendais un contrôleur CGT, contrôleur aérien CGT,
05:06dire que vérifier les horaires,
05:09on va le voir à l'écran ce qu'il a dit exactement,
05:11mais vérifier les horaires des contrôleurs,
05:13aller les stresser et que c'était mauvais pour la sécurité.
05:17Regardez ce qu'il a dit.
05:17Aujourd'hui, si on vient pointer individuellement les agents,
05:20leur rapport au travail va changer.
05:22C'est une mesure qui est pour nous génératrice
05:24de stress et donc de risque dans le travail.
05:27Qu'est-ce que vous lui dites ?
05:28Écoutez, ça prêterait à rigoler, à plaisanter
05:34si ce n'était pas la sécurité de nos concitoyens
05:38qui est en jeu.
05:39Parce que oui, le métier est stressant,
05:42comme beaucoup d'autres métiers également.
05:44Et ce n'est pas pour autant que des personnes
05:46qui ont ce genre de métier peuvent se permettre
05:48en plein milieu de journée de dire,
05:50allez, on rentre à la maison
05:51ou on passe une heure à la machine à café.
05:53Non, il y a des responsabilités.
05:56Ces personnes sont formées,
05:58sont très bien rémunérées
05:59par rapport à d'autres Français
06:01qui ont des métiers très stressants également
06:05et qui galèrent au quotidien
06:07avec d'autres salaires.
06:10Donc pour toutes ces raisons,
06:11et là encore, je le redis une troisième fois,
06:13c'est une minorité,
06:14mais une minorité qui a un impact
06:17sur le reste de la population
06:19et qui donne une mauvaise image
06:21de leurs collègues
06:22qui pour l'immense majorité
06:24font bien leur travail.
06:25Philippe Tabarro, ministre des Transports,
06:27invité de la grande interview
06:28CNews Europe 1.
06:29Cette grève pourrait aller au-delà d'aujourd'hui ?
06:31Écoutez, il n'y a pas d'autres préavis
06:33qui ont été déposés.
06:36Et puis, si jamais c'était le cas,
06:38vous savez qu'il y a 48 heures maintenant
06:39depuis une loi toute récente
06:41parce qu'avant,
06:42ils pouvaient décider de faire grève
06:44du jour au lendemain
06:45sans se déclarer.
06:46La loi Capocanelas a permis
06:47de pouvoir se déclarer
06:49ou d'obliger les contrôleurs grévistes
06:51à se déclarer 48 heures avant
06:53pour essayer d'organiser
06:54un plan de transport minimum.
06:56Mais vous voyez,
06:57par rapport aux images
06:57que vous montrez dans les aéroports,
06:59que même 48 heures,
07:00ce n'est pas suffisant
07:01pour pouvoir assurer
07:02un service quasi normal
07:04et puis surtout,
07:05informer les voyageurs.
07:07On voit ces scènes
07:08qui sont vraiment attristantes
07:09de personnes qui attendaient
07:11depuis des mois et des mois
07:13de partir en vacances,
07:15des familles qui sont coupées en deux,
07:17qui sont divisées,
07:18qui n'arrivent pas à se retrouver.
07:19Bref,
07:21quelles que soient les revendications
07:22qu'on peut avoir,
07:23et en l'occurrence,
07:24ce ne sont pas
07:25des revendications
07:27qui sont cruciales,
07:28on ne peut pas
07:29faire ce chantage
07:30qui impacte
07:32des milliers,
07:33voire des millions de personnes.
07:35Philippe Tabarro,
07:35je voulais vous parler également
07:37du train concurrence
07:38dans le ferroviaire
07:39depuis le 1er juillet.
07:41La toute première compagnie
07:42française indépendante
07:43de trains à grande vitesse
07:45a dévoilé son nom officiel,
07:46Velvet,
07:47qui entend bien
07:47bousculer le paysage
07:48du TGV dès 2028.
07:51Vous soutenez ce projet.
07:52Est-ce que ça va faire baisser
07:53le prix des billets
07:53pour les Français ?
07:55Moi, je soutiens
07:55depuis le premier jour
07:56l'ouverture à la concurrence
07:57dans notre pays.
07:58C'était à la fois
07:58une directive européenne
07:59qui a été retranscrite
08:00dans le droit français.
08:02Je l'ai mis en place
08:02dans ma région
08:03puisque,
08:05en dehors
08:05de la compagnie Velvet
08:07qui va s'installer
08:08sur la grande vitesse
08:09et tant mieux
08:10et je m'en réjouis,
08:11un autre événement
08:12important pour la concurrence
08:13ferroviaire
08:13dans notre pays,
08:14c'est qu'une autre compagnie
08:16que la SNCF
08:17dans les régions,
08:18dans ce qu'on appelle
08:19le transport conventionné,
08:20a circulé
08:21entre Marseille,
08:23Toulon et Nice
08:24dans ma région
08:24avec la compagnie Transdev.
08:27Tout ceci pour montrer
08:28que l'ouverture
08:29à la concurrence
08:30n'est pas contre la SNCF.
08:31L'ouverture à la concurrence,
08:33c'est pouvoir permettre
08:34pour le même prix
08:35d'augmenter
08:35l'offre ferroviaire
08:36donc pour le client,
08:38pour l'usager
08:38et puis essayer
08:41d'améliorer bien sûr
08:42la qualité de service
08:44et quelque part aussi,
08:45comme vous l'avez très justement,
08:47faire baisser le prix.
08:48Il y a eu différents reportages
08:49qui montrent
08:49que le prix des trains
08:51à certaines périodes
08:52de l'année
08:53sur certaines lignes
08:54s'envole.
08:55Je pense que l'ouverture
08:56à la concurrence,
08:57quand elle a bien fonctionné
08:58dans d'autres pays européens,
09:00montre que ça augmente
09:01l'offre
09:01et que ça peut faire baisser
09:02le prix.
09:03C'est tout ce qu'on souhaite
09:04parce qu'en plus,
09:05il y a une appétence
09:06de train.
09:07Par exemple,
09:07Velvet souhaite opérer
09:08dans l'ouest de la France.
09:10Aujourd'hui,
09:10la SNCF ne peut pas fournir
09:12les places suffisantes
09:13et il y a des personnes
09:15qui n'arrivent pas
09:15à avoir de place
09:16sur ce territoire
09:17de notre pays.
09:20Donc vraiment,
09:22la concurrence
09:23est une bonne chose.
09:24Elle ne va pas régler
09:25tous les problèmes
09:26de réseau,
09:27notamment,
09:28qui existent.
09:28On l'a vu hier soir
09:29dans le nord de la France
09:31avec un incendie
09:32dû probablement
09:33aux conditions climatiques
09:35de ces derniers jours
09:36ou quelquefois
09:38de la faune
09:39qui vient percuter
09:41les trains
09:44et avec une douzaine
09:46de trains
09:46qui ont été annulés,
09:47une cinquantaine
09:47qui ont été en retard.
09:48Mais par contre,
09:49sur l'offre ferroviaire
09:50et sur le prix
09:51de nos trains,
09:52oui,
09:53la concurrence
09:53va apporter beaucoup
09:54et je m'en réjouis.
09:55Monsieur le ministre
09:56des Transports,
09:56on a parlé de l'aérien,
09:57du rail,
09:58je voulais qu'on parle
09:58de la route.
10:00Un mot de l'Île-de-France,
10:01des voix se font entendre
10:02en Île-de-France
10:03pour abaisser la vitesse
10:04sur certaines autoroutes
10:06à 50 km heure.
10:07Est-ce que vous y êtes favorable ?
10:08On veut tuer
10:09la circulation routière ?
10:12Non,
10:12je pense que
10:13la mairie de Paris,
10:15notamment tout autour
10:16du périph'
10:16a pris déjà
10:17un certain nombre
10:18de décisions.
10:19Avec le préfet de police,
10:20nous n'étions pas
10:21forcément favorables,
10:22que je n'ai pas souhaité
10:23sur les autoroutes
10:24qui sont de ma responsabilité
10:26les suivre là-dessus,
10:28qu'on fasse
10:28des expérimentations,
10:29qu'on voit si en matière
10:30de pollution,
10:31en matière de circulation,
10:33cela apporte quelque chose.
10:35Éviter sans arrêt également
10:36d'utiliser
10:38les moyens de coercition
10:40et de dresser
10:41des procès verbaux
10:43en permanence.
10:44Je pense qu'on peut
10:44à la fois
10:45en contrôlant la vitesse
10:47de manière raisonnable
10:49et en évitant
10:50un certain nombre
10:52de bouchons
10:54qui existent
10:56en région parisienne
10:57de manière très forte
10:58de fluidifier la circulation,
11:00mais ça ne doit pas être
11:01au détriment
11:01des automobilistes.
11:02On a aujourd'hui
11:04probablement
11:05en cours
11:07de finalisation
11:08le plus grand réseau
11:09de transports
11:10en commun
11:10d'Europe
11:11autour de Paris.
11:12Quand tout ça
11:12sera terminé,
11:13je pense que ce sera
11:14le moment de se dire
11:15peut-être que maintenant
11:16avec l'offre
11:17qui existe
11:18en matière de transport
11:19en commun,
11:20on est en mesure
11:20de laisser son véhicule
11:22et d'utiliser
11:24les modes de transport
11:25en commun.
11:25Les chantiers
11:26ne sont pas
11:27tous terminés
11:28et je pense que
11:28c'est à ce moment-là
11:29qu'on devra
11:30redéfinir
11:31la place
11:31de la voiture
11:32tout autour
11:33de la capitale
11:34mais pas en plein milieu
11:35des chantiers.
11:36Manifestation
11:36contre la 69,
11:38la justice administrative
11:39a autorisé
11:40fin mai
11:41la reprise
11:41de la construction
11:42de l'autoroute
11:42à 69,
11:43la Toulouse-Castre,
11:45un chantier contesté
11:46par des écologistes
11:47qui était stoppé
11:48depuis fin février.
11:50Il y a des manifestations
11:51prévues ce week-end,
11:53vous ne lâchez pas
11:53évidemment,
11:54vous défendez
11:55cette autoroute
11:56à 69
11:57qui est souhaitée
11:57par les élus locaux.
11:59Vous craignez
11:59des débordements
11:59ce week-end ?
12:00Sur ce projet
12:01comme sur d'autres,
12:01j'irai jusqu'au bout,
12:02je l'ai dit,
12:03j'ai fait appel
12:03immédiatement
12:04après la seule décision
12:05de justice
12:06qui a été défavorable
12:07sur 13
12:09qui ont été favorables.
12:11Oui,
12:11je crains
12:11des débordements
12:12parce qu'il y a
12:13une instrumentalisation
12:14de ce projet
12:15de l'ultra-gauche
12:17avec un certain
12:18nombre de violences.
12:19On a vu
12:19que depuis
12:20la reprise
12:21du chantier
12:21comme je l'avais dit
12:22depuis mi-juin
12:24progressive,
12:25même si ce n'est pas simple
12:26de reprendre
12:27un chantier
12:27qui a été arrêté
12:28ne serait-ce que
12:29trois mois,
12:30ça va prendre
12:30encore plus de temps
12:32mais qu'il y a
12:32des actes de vandalisme,
12:34des compteurs
12:35qui ont été brûlés
12:36donc on s'attend
12:37malheureusement
12:38à une situation
12:39très compliquée.
12:40J'ai échangé
12:40avec mon collègue
12:41ministre de l'Intérieur
12:42là-dessus
12:43qui va mettre
12:43les forces de police
12:44nécessaires.
12:46Pendant le chantier,
12:46les entreprises
12:47seront protégées.
12:48C'est quand même
12:48incroyable dans notre pays
12:49qu'on ne puisse pas mener
12:51à bien un chantier
12:53d'intérêt national,
12:55d'intérêt public
12:56majeur selon la formule
12:58consacrée
12:58qui est attendue
13:00par le Tarn
13:00mais qui est un symbole
13:02sur l'ensemble du pays.
13:04Je souhaite que ce chantier
13:05puisse se terminer
13:06dans les meilleures conditions
13:07possibles.
13:08On fera tout pour
13:09avec la société concessionnaire
13:11et avec les forces
13:12de l'ordre
13:12qui certes
13:13auraient bien d'autres choses
13:14à faire dans notre pays
13:16que de surveiller un chantier
13:17mais c'est indispensable
13:18pour le mener à bien
13:19et pour montrer
13:20que la force doit rester
13:23à l'État en l'occurrence
13:24et comme dans toutes circonstances.
13:26Philippe Tabarro,
13:27ministre des Transports,
13:28invité de la grande interview
13:29CNews Europe 1.
13:30Je voulais vous entendre également.
13:31Vous êtes ministre
13:32mais vous êtes également
13:32élu de terrain.
13:35Je voulais vous entendre
13:36sur ce qui s'est passé
13:37à l'aquapark
13:38dans la Sarthe,
13:39sur un lac dans la Sarthe.
13:40Il a dû fermer.
13:42Il a à peine eu le temps
13:43d'ouvrir cet aquapark.
13:44Il a dû fermer
13:45sa structure installée
13:46sur ce lac
13:47à cause de voyous
13:48qui ne respectaient rien
13:49et qui se sont comportés
13:50de façon violente.
13:51Le patron de cet aquapark
13:53a tout subi
13:53et il a fermé.
13:56Il remballe.
13:57Il a comparé
13:58ce qu'il a subi
13:59à un pays arabe
14:01qui a subi la guerre,
14:02l'Irak.
14:02Il a dit
14:03c'est Bagdad.
14:04Qu'est-ce que ça dit
14:04de la France ?
14:06Ça dit un petit peu
14:07comme l'a dit également
14:08Bruno Retailleau
14:09que la France
14:10des honnêtes gens
14:11est confrontée
14:14à ce genre de situation.
14:16On l'a vu
14:16par les...
14:18Là, c'est lui
14:18qui remballe.
14:19C'est lui qui ferme
14:20parce que
14:21les forces de l'ordre
14:23ne peuvent pas
14:24le sécuriser.
14:25Il y a des gens
14:25qui veulent tout simplement
14:26faire leur travail
14:27dans de bonnes conditions
14:28qu'ils soient
14:29soit des entrepreneurs
14:30soit des personnes
14:32qui quelquefois
14:34pour des petits salaires
14:35vont travailler
14:35le matin
14:36je pense
14:37aux deux infirmières
14:38qui ont eu
14:39ce grave accident
14:40de voiture mortelle
14:42dans ma région
14:43et qui allaient
14:44tout simplement
14:44soigner les autres
14:46à l'Institut Arnaud Zang
14:47à Mougin
14:47et qui ont rencontré
14:49des chauffards
14:50de la route
14:51des gens
14:52qui avaient bu
14:53et qui s'étaient drogués
14:54toute la nuit
14:55et qui leur ont enlevé
14:55la vie.
14:56C'est le genre
14:57d'exemples
14:59on pourrait les multiplier
15:00entre ceux
15:01qui souhaitent
15:01tout simplement
15:02rester dans les règles
15:03qui souhaitent entreprendre
15:04qui souhaitent travailler
15:05qui respectent les règles
15:06et ceux qui tout autour
15:08d'eux
15:08font totalement l'inverse
15:09et ça c'est totalement
15:10inacceptable
15:11donc il faut une tolérance zéro
15:14il faut accompagner
15:15les personnes
15:16qui souhaitent entreprendre
15:18et il ne faut rien lâcher
15:19dès les premières
15:20incivilités
15:21comme on les appelait
15:22mais c'est plus
15:23que des incivilités
15:24c'est des gens
15:24qui n'ont aucune foi
15:26ni loi
15:27comme le dit l'expression
15:28et on doit avoir
15:30un état fort
15:31et répondre à ça
15:32et permettre aux gens
15:33qui veulent vivre
15:34dans de bonnes conditions
15:35tout en travaillant
15:36tout en contribuant
15:37au bien-être
15:38de la société
15:38de les protéger
15:39de ces personnes
15:41qui ont des comportements
15:42inacceptables
15:43et inadmissibles
15:44Philippe Tabarro
15:44ma dernière question
15:46sera pour Boilem Sansal
15:47il pourrait être
15:48gracié demain
15:49par le président algérien
15:50c'est une possibilité
15:51mais ça n'a rien de certain
15:52la France joue la carte
15:53de la diplomatie
15:54et de l'action
15:55sous les radars
15:57l'action discrète
15:57on saura demain
15:59si c'est la bonne méthode ?
16:00On le saura probablement demain
16:02je le souhaite
16:02de tout coeur
16:03et c'est la raison
16:04pour laquelle
16:04je mesurerai
16:05mon propos
16:06pour autant
16:07demain c'est le 5 juillet
16:08c'est une date importante
16:09pour les algériens
16:10mais j'aimerais dire
16:11que c'est une date importante
16:13également
16:13pour les français
16:14d'Algérie
16:15les pieds noirs
16:16les harkis
16:16qui le 5 juillet 62
16:19pour 3000 d'entre eux
16:21ont été massacrés
16:22ou ont disparu
16:24dans des conditions
16:25terribles
16:26et on ne parle jamais d'eux
16:27on ne parle jamais
16:28de ce drame
16:29qu'a connu
16:30notre pays
16:30qu'ont connu
16:31nos ressortissants
16:32qu'ont connu
16:33les pieds noirs
16:33et les harkis
16:34et demain
16:34j'aurai une pensée
16:35pour Boilem Sansal
16:36également pour Christophe Glez
16:38mais j'aurai une pensée
16:40très forte
16:40pour tous ces pieds noirs
16:42et harkis
16:42qui ont été massacrés
16:43ce 5 juillet 1962
16:45à Oran
16:46Philippe Tabarro
16:47ministre des Transports
16:48invité de la grande interview
16:49CNews Europe 1
16:50merci d'être venu ce matin
16:51sur CNews et sur Europe
16:52bonne journée à vous
16:53merci Philippe Tabarro
16:54merci Romain Desarbres
16:55vos signatures européennes
16:57du vendredi
16:57dans un instant
16:58merci
16:59merci
17:00merci
17:01merci
17:02merci
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