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Un amendement sur les faits divers dans les médias : «Ils vont s'attaquer aux lignes éditoriales des médias privés», selon Sébastien Lignier
Europe 1
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il y a 7 mois
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News
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00:00
Europe 1 Soir, 19h21, Pierre de Villeneuve.
00:04
Toujours avec Sébastien Ligné et Jules Torres,
00:07
alors que les scores d'audience d'Europe 1 et de CNews progressent de jour en jour.
00:14
Et on vous remercie de votre fidélité, chers auditeurs, chers téléspectateurs.
00:18
Voici que des députés écologistes et d'autres groupes de gauche veulent limiter l'impact médiatique
00:25
des faits divers dans les médias publics.
00:28
Le texte cite les meurtres de Lola et de Thomas à Crépole.
00:33
Il y a eu un amendement le 25 juin dernier par un groupe de députés de différents partis,
00:40
des écologistes et de gauche.
00:42
Il demande que les médias publics mènent une réflexion éditoriale
00:46
sur la place qu'occupent les faits divers dans la couverture de l'actualité.
00:51
Alors, dénonce la création de concepts de francocides et d'ensauvagement,
00:59
pointe du doigt de l'influence médiatique des groupes comme CNews, Valeurs Actuelles,
01:04
et la fachosphère.
01:06
Les auteurs considèrent que ces faits sont utilisés pour récupération politique
01:09
au détriment d'un traitement neutre de l'information.
01:13
Voilà ce qui se passe, chers amis, au sein même de la représentation nationale.
01:18
Je ne vois pas à quoi servirait cet amendement visant à minimiser
01:22
le traitement des faits divers sur les chaînes du service public,
01:26
puisque de toute manière, ils n'en parlent pas.
01:28
Ou alors ils en parlent pour mieux accuser ceux qui en parlent.
01:31
C'est le cas dans les émissions médiatiques.
01:34
Absolument, c'est le cas sur les médias.
01:36
Par exemple, il y a deux affaires qui sont citées, deux drames qui sont citées dans cet amendement.
01:40
Lola, on a eu un documentaire sur France 5, la fabrique de laine,
01:44
qui réécrivait de toutes parts la possible instrumentalisation qu'il y avait de l'affaire.
01:49
On nous disait par exemple dans ce reportage que les parents de Lola avaient refusé
01:53
qu'on instrumentalise le drame.
01:56
Deux ans plus tard, la maman de Lola a écrit une lettre dans le Figaro
01:59
où elle disait qu'elle n'avait jamais dit ça.
02:00
Donc le service public a complètement menti.
02:03
Deuxième chose, le drame de Thomas Acrépole.
02:05
Le service public en parle très bien,
02:06
quand il s'agit d'inviter les trois listen-kistes qui ont écrit un livre sur une nuit en France.
02:14
Un livre, vous savez, sur le drame de Crépole,
02:16
écrit par notamment M. De Cugis et M. Le Plongeon.
02:19
Que j'avais reçu dans un soir.
02:21
Qui nous explique que finalement,
02:24
des gamins qui vont de ville en ville avec des machettes pour, je cite,
02:29
« draguer des filles », ça ne pose aucun problème.
02:31
Et que de toute manière, ils le font, ils le font tout le temps.
02:34
Donc c'est normal, il faut s'y accoutumer.
02:35
Voilà ce que c'est aujourd'hui le traitement des faits divers sur le service public.
02:39
Donc il ne sert à rien.
02:40
En réalité, on voit bien que c'est une mise sous pression,
02:43
qu'encore une fois, on veut nous empêcher de raconter ces choses-là.
02:48
Mais moi, il y a une chose, comment dire, dans l'actualité récente qui me plaît.
02:54
C'est que les familles des victimes et les victimes commencent à parler.
02:57
Donc ils n'en ont rien à faire de ce que peuvent dire le service public.
03:00
Ils n'en ont rien à faire de ce que peuvent dire les députés de gauche qui veulent les empêcher de parler.
03:04
Moi, quand j'entends le témoignage de la mère d'Elias Stéphanie,
03:08
sur CNews, c'est Laurence Ferry,
03:11
ça vaut tous les témoignages du monde.
03:13
Et ce n'est pas les députés de gauche qui feront taire cette mère de famille.
03:17
Et ce ne sont pas des faits divers, ce sont des faits de société.
03:19
C'est ce qu'elle disait.
03:20
Il concerne tout le monde.
03:22
Sébastien, vous voulez rajouter quelque chose ?
03:23
Oui, on a souvent dit que la gauche niait le réel et ne le regardait plus.
03:27
Mais je pense qu'en réalité, c'est plus fort que ça.
03:29
C'est qu'en fait, il ne s'intéresse plus au quotidien.
03:32
Quand vous regardez...
03:33
Il s'intéresse à quoi alors ?
03:34
Je vais vous le dire.
03:35
Quand vous regardez les écologistes, par exemple...
03:37
Les écologistes, ils sont dans un projet à très long terme.
03:41
Ils pensent déjà à la France et à la planète Terre en 2100.
03:44
Comment survivre quand il fera 2050 ?
03:47
Vous prenez les insoumis, ils sont dans un projet civilisationnel.
03:51
À quoi ressemblera la France créolisée en 2050, en 2100,
03:54
quand les Blancs seront minoritaires ?
03:56
Et donc la gauche ne s'intéresse plus aux faits divers.
03:59
Parce que le fait divers, c'est la prise la plus brute
04:02
qui existe sur le quotidien des Français.
04:04
Et ils se refusent à le regarder.
04:06
De la même manière qu'ils ne parlent plus de pouvoir d'achat,
04:09
ils ne parlent plus d'insécurité,
04:11
ils ne parlent plus du prix de l'électricité,
04:13
ils ne parlent plus du quotidien des Français.
04:15
Et de la même manière, quand ils seront au pouvoir,
04:18
ces mêmes personnes, si jamais ils arrivent un jour au pouvoir,
04:21
tout ce qu'on dit nous sur CNews, sur Europe 1,
04:24
à Valeurs Actuelles, au JDD,
04:25
on ne pourra plus en parler.
04:26
Ça sera interdit.
04:27
Parce que là, on parlait du service public.
04:29
On parlait du service public.
04:30
Mais ils vont s'attaquer aux médias privés.
04:34
Et ils vont réguler les lignes éditoriales des médias privés.
04:38
Voilà.
04:38
Là, il y aura une vraie censure.
04:40
Là, il y aura une vraie censure.
04:40
Mais excusez-moi, ça a déjà existé.
04:43
Bien sûr que ça a existé.
04:44
On a supprimé une chaîne de la TNT,
04:46
qui était la première de la TNT C8,
04:49
pour ne pas la nommer,
04:50
parce qu'elle pensait mal,
04:51
et parce qu'elle disait autre chose que ce que veut l'intelligence.
04:54
Et d'ailleurs, la censure de C8,
04:56
elle commence avec des amendements,
04:58
avec des propositions de loi,
05:01
émanant de députés d'extrême-gauche.
05:03
Oui, à travers l'organisme qu'on connaît tous,
05:04
qui s'appelle l'ARCOM.
05:05
Mais ils fermeront des journaux.
05:06
Écoutez d'ailleurs ce qu'a dit Kamel Daoud,
05:10
d'écrivain Jean-Esprit Goncourt,
05:12
sur France Inter ce matin,
05:14
à propos de la pudeur,
05:16
et c'est un doux euphémisme,
05:18
de certains médias,
05:19
et notamment public,
05:20
de ne pas soutenir Boilem Sansal.
05:22
Il y a eu un soutien massif,
05:23
un soutien spectaculaire,
05:25
des gens de bonne foi et de bonne volonté,
05:27
mais il y a eu aussi des procès d'intention.
05:29
Moi, je suis quand même frappé par le fait que,
05:31
lorsqu'il s'agit de Boilem Sansal,
05:33
on a eu des plateaux télé,
05:34
où on répétait « ce n'est pas un ange,
05:35
c'est quelqu'un de l'extrême droite », etc.
05:37
Quand Christophe Glein a été arrêté,
05:40
personne n'a jugé de ses positions,
05:41
ni a parlé de ses positions politiques à gauche,
05:44
présumées ou pas.
05:45
On a fait le procès d'intention de Boilem Sansal,
05:47
mais on n'a jamais fait le procès d'intention
05:49
du journal français.
05:50
Le cas Sansal fait parler aussi sur la France
05:52
et de ce qu'il en est,
05:53
de la cartographie médiatique et politique de la France.
05:56
Ça ne veut pas dire
05:57
qu'il n'y a pas eu un soutien massif pour Boilem Sansal.
05:59
Non, au contraire.
06:00
Mais ça en dit aussi sur la France,
06:02
comment elle perçoit les gens qui viennent d'ailleurs,
06:04
qui sont franco-algériens, écrivains, dissidents,
06:06
et qui ont déserté le communautaire
06:08
et le dolorisme postcolonial.
06:10
Alors, ce n'est pas comment la France perçoit,
06:11
c'est comment les médias publics perçoivent.
06:13
Mais il est courageux quand même,
06:15
Kamel Daoud, de dire ça.
06:16
Et il le dit bien sûr à l'antenne de France Inter.
06:18
Oui, il est évidemment très courageux
06:21
et depuis le début,
06:22
puisque lui aussi pourrait,
06:24
si un jour il avait envie d'aller en Algérie,
06:27
être emprisonné du jour au lendemain
06:30
sans aucune raison pour ses écrits
06:33
ou pour ce qu'il a pensé.
06:35
Mais c'est vrai qu'il y a une sorte d'erreur 404
06:37
chez les journalistes de gauche,
06:39
chez les députés de gauche.
06:40
Il y a l'un des leurs qui est emprisonné.
06:42
Parce qu'en réalité, c'est vrai,
06:43
Christophe Gled...
06:44
Ce n'est pas une erreur 404,
06:45
c'est même les députés qui enlèvent la prise de l'ordinateur.
06:47
Oui, c'est ça.
06:48
Il l'éteint, il le ferme pour moins voir.
06:51
C'est ce qu'il disait.
06:52
Et en réalité, il faut avoir le même discours
06:55
quand il s'agit de Boilem Sansal
06:56
ou quand il s'agit de Christophe Gleize,
06:59
qui est un journaliste qui a fait son métier,
07:01
qui n'est certainement pas un espion du Mossad,
07:02
et qui a juste fait son métier,
07:04
qui est retenu par un régime autocratique,
07:06
autoritaire, quasiment une dictature.
07:09
Et là, pour le coup,
07:09
je pense que la diplomatie ne fait plus son rôle.
07:11
Merci, Jules Torres.
07:12
Merci, Sébastien Ligné.
07:13
Tout de suite, le zapping.
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