Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 mois

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Et dans la lignée de ce que le son se dit actuellement, je voulais vous parler des médias français.
00:04Est-ce qu'ils sont influencés, certains médias, par la propagande iranienne ?
00:09La question mérite d'être posée.
00:10On va écouter Armin Arefi, journaliste franco-iranien du Point.
00:15Il était l'invité de France Inter ce week-end et il a répondu à la question de la journaliste
00:19« Pourquoi Israël a le droit à l'arme nucléaire et pas l'Iran ? »
00:23Pourquoi est-ce qu'Israël a le droit à l'arme nucléaire et pas l'Iran, Armin Arefi ?
00:29Oula, c'est la question de nos auditeurs.
00:32Je vais répondre, j'irai encore plus loin.
00:35Israël n'est pas signatière du traité de non-prolifération nucléaire, à l'instar de l'Inde et du Pakistan.
00:42Ce sont trois pays qui ont la bombe.
00:43L'Iran est signatière du traité de non-prolifération nucléaire, n'a pas pour l'instant la bombe atomique et se voit bombardée.
00:50Pour répondre à votre question, la réponse est simple.
00:53Il s'agit de l'allié des Occidentaux et le droit international, à l'époque où il a été fixé, a été fixé par les Occidentaux.
00:59On va écouter maintenant Emmanuel Razavi, grand reporter et auteur de « La face cachée des Molas », le livre noir de la République islamique d'Iran.
01:06Il était l'invité de Dimitri Pavlenko ce matin sur Europe 1.
01:09Moi évidemment, je discute avec l'Iran parce que j'y connais évidemment beaucoup de gens.
01:13Je discute avec quasiment tous les groupes d'opposition iranienne.
01:17Je suis extrêmement surpris parfois d'entendre des gens dont je sais qu'ils ne sont pas en contact avec ces groupes d'opposition, qu'ils n'ont pas ces contacts non plus en Iran.
01:25Si vous voulez, nous donnez une information qui est plutôt le relais de ce que raconte l'ambassade d'Iran à Paris.
01:31Évidemment, ils font passer des éléments de langage à volonté auprès des diplomates, auprès de certains chercheurs notamment, pour qu'ils les répètent sur les plateaux de télévision ou sur les ondes radiophoniques.
01:42Donc on est dans une guerre de toute façon de l'information.
01:45Je trouve que c'est un jeu très dangereux que jouent certains, si vous voulez, de continuer à essayer de jeter de l'huile sur le feu.
01:51Une guerre de l'information, qu'en pensez-vous Gabriel Cleusel ?
01:53Ça c'est évident, il faudrait être naïf pour imaginer qu'un pays comme l'Iran n'essaie pas de nouer des contacts, n'essaie pas d'influencer.
02:04Je vous dirais que c'est vrai de beaucoup de pays, d'où la nécessité du reste d'une pluralité de la presse.
02:10Parce que la vérité, c'est comme une flèche de cathédrale, il faut des contreforts qui s'opposent pour arriver à la faire émerger.
02:17En général, la pravda, la voie unique, c'est jamais bon.
02:20Donc il est important qu'il y ait plusieurs sons de cloche pour que de fait, il n'y ait pas une parole biaisée, influencée par telle ou telle.
02:30Mais il faut se souvenir quand même, c'est un peu un secret de polichinelle de dire que certains nombres de médias, pour ne pas dire une grande majorité, ont une coloration de gauche.
02:40Il faut se souvenir de l'ingrande indulgence de la gauche avec l'Ayatollah Roméli.
02:45Tant sur le plan local d'ailleurs, en Iran localement, ils s'en sont mordu les doigts parce qu'ils ont été les premiers à en faire les frais,
02:50qu'à l'international, quelqu'un comme Michel Foucault, quelqu'un comme Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, à un moment, elle s'est dit, ou quand même, les voiles là.
02:59Peut-être que pour la condition féminine, c'est pas bon, mais il y a eu une grande, si vous voulez, bienveillance.
03:05Aujourd'hui, je crois que c'est compliqué de changer de braquet, puis on voit bien, vous savez, il faut voir les mots-clés.
03:10Ah, si, c'est parce que l'Occident, c'est l'Occident, vous voyez, c'est le même rhétorique pour la Palestine, pour l'Israël, pour tout.
03:17C'est l'Occident qui mène le jeu, qui tire les ficelles, qui donne les règles.
03:21Oui, mais les raccourcis et l'interprétation qui en est faite, voilà, peut interpeller.
03:25Écoutez, c'est pour ça qu'il y a un vrai sujet d'objectivité journalistique, et on voit bien que c'est pas un sujet négligeable.
03:32Paul Melun ?
03:33Oui, objectivité rendue d'autant plus délicate que sur tous ces conflits internationaux, il y a des, comment dirais-je, des pressions,
03:40et ça a été très bien dit par M. Ravasi, c'est-à-dire qu'il y a beaucoup de puissances étrangères qui procèdent comme ça.
03:46L'Iran en fait partie, bien sûr, mais aussi, à certains égards, la Russie, mais aussi l'Algérie, toutes sortes de pays.
03:53Dès lors que le débat public français s'empare d'un sujet, que ce soit le sujet de la libération de Bolyme Sansal,
03:59que ce soit la guerre russo-ukrainienne, que ce soit les OQTF en Algérie, que ce soit maintenant la guerre avec l'Iran,
04:05et bien vont tenter de manipuler, que ce soit via les réseaux sociaux, via des fake news qui sont diffusées,
04:11que ce soit via des rencontres avec des journalistes ou des écrivains ou des intellectuels.
04:16On instille des éléments de langage.
04:17On instille des éléments de langage, précisément, oui, tout à fait, pour essayer de faire valoir le narratif des régimes en question.
04:24Bon, donc, il y a une responsabilité, d'abord, du public de nourrir un certain esprit critique,
04:29et je pense que les Français sont assez bons là-dessus pour beaucoup d'entre eux, et je trouve ça intéressant.
04:32Et deux, il y a une responsabilité des journalistes ou des intellectuels ou des médias à essayer d'être le plus imperméable possible
04:38à ces tentatives de pression des uns et des autres, en disant, on essaie de réfléchir par rapport aux intérêts français.
04:45On peut recevoir des informations, mais on les vérifie.
04:47Un travail, une approche sérieuse, une vraie approche intellectuelle sérieuse,
04:51qui fait que, si, par exemple, l'ambassade de je ne sais quel pays vous dit, tiens, je vais vous donner des informations sur ce sujet-là,
04:57on ne prend pas les informations pour argent comptant, parce que la première victime d'une guerre, c'est la vérité.
05:01Et que tout le monde ment dans tous les sens.
05:03Donc, il faut être extrêmement prudent, et il faut s'adonner, je crois, à cette discipline de prudence.
05:07Et voilà, je pense que c'est vraiment très important.
05:09Merci.
05:10Merci.
05:11Merci.
05:12Merci.
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations