00:00Il y a quelques années encore, ce site faisait figure d'échec.
00:06Des serres vides, des hangars à l'arrêt et une ambition étatique laissée à l'abandon.
00:11Mais depuis neuf mois, en Toum, les choses ont changé.
00:16Les plantes repoussent, les machines ont repris du service et surtout une jeunesse motivée redonne vie au projet.
00:22Nous sommes ici à Agropagntoum, l'une des quatre fermes agropastorales de l'État.
00:28Sur les lieux se trouve le site pilote le plus avancé du programme.
00:33Agropag a déjà apporté beaucoup d'espoir parce que c'était un coin complètement abandonné.
00:40Il faut avouer, nous nous souvenons, la première fois que nous sommes arrivés, la route qui servait d'accès ici était devenue une piste complètement fermée avec des ponts cassés.
00:50Agropag a contribué en termes de réhabilitation de certaines infrastructures au niveau de la route.
00:54Nous avons ouvert la route et nous avons, en ce jour, nous utilisons donc la main d'oeuvre locale qui vient, qui travaille et qui s'exprime correctement.
01:06Chaque pôle est dirigé par un jeune ingénieur agronome gabonais.
01:09Ils ont été formés ici ou à l'étranger et aujourd'hui, ils encadrent, expérimentent et produisent.
01:17Dans les serres, on cultive poivrons, tomates, choux avec un objectif clair, assurer une production stable et moins dépendante du climat.
01:26Au sein du site, nous faisons de la production sous serre ainsi que la production en plein champ.
01:29Présentement, nous sommes en plein champ.
01:31Nous avons une superficie de 42 000 m2.
01:33Un peu plus loin, c'est le pôle piscicole.
01:36On y élève des cilures.
01:38L'enjeu, maîtriser la reproduction et optimiser l'alimentation pour servir durablement le marché local.
01:46Donc ici, il faut savoir que l'environnement fait en sorte que nous puissions essayer de tout contrôler.
01:52Et on essaie de contrôler tous les aspects.
01:54On peut attendre du bien-être animal, de l'alimentation jusqu'à la prophylaxie.
02:00Et puis, il y a les stars du site, les bovins.
02:03Importés du Brésil, début 2025, ils étaient près d'un millier.
02:08En tombe, 200 boeufs ont été installés et le reste a adéné dans le sud du Gabon.
02:14Bonne nouvelle, ils se sont bien acclimatés au point de commencer à se reproduire.
02:20Vous pouvez déjà noter ici les naissances.
02:22Vous avez tous les veaux qui sont ici, sont nés ici.
02:26Si les animaux n'étaient pas adaptés, on n'aurait pas eu ces naissances.
02:29Il faut comprendre que faire des levages, c'est du business.
02:32C'est d'abord la première chose.
02:33C'est-à-dire un projet qui n'est pas rentable, c'est un projet qui n'est pas viable.
02:37Les animaux qui viennent du sel, en dehors du contexte climatique, ça est lié, etc.
02:42Les animaux du tchad, la productivité est faible.
02:45C'est des animaux qui vont faire deux, trois, quatre personnes.
02:48Quand vous les amenez, quatre bébés, une fois, c'est fini.
02:50Or là, vous avez des espèces qui sont prêtes à vous reproduire.
02:53Chacune au moins 18 bébés.
02:54Donc vous voyez qu'en termes de rentabilité, avec deux femelles, vous aviez un troupeau d'ici quelques années.
03:02On les suit, on les soigne, on les optimise pour qu'ils deviennent d'ici 18 mois la base d'un lait local frais et compétitif.
03:11Parce que c'est leur première saison sèche, d'accord, en Afrique équatoriale.
03:14Et donc, on veut traverser d'abord la saison sèche avec elles.
03:17Parce qu'il est important pour nous qu'elles ne soient pas dépréciées en termes de poids.
03:22D'accord ? Parce que même la plus belle femme du monde, vous voulez l'enceinte, il faut qu'elle soit quand même bien.
03:28D'accord ?
03:28Voilà, vous n'allez pas inséminer un animal qui a maigri ou qui a les carences.
03:33D'accord ?
03:33Donc on voudrait traverser cette saison sèche en leur donnant le maximum pour qu'on sortait de la saison sèche.
03:38Et qu'elle soit vraiment calibrée comme il faut pour qu'on puisse les inséminer.
03:42Donc il ne faut pas oublier que la gestation de la vache est dure neuf mois.
03:46D'accord ?
03:46Donc d'ici octobre, novembre, qu'on ait atteint le poids idéal pour les inséminer.
03:54Après, il va falloir compter neuf mois.
03:55D'accord ?
03:56Pour avoir les bébés.
03:57Si on n'a pas de bébés, on n'a pas de lait.
03:58D'accord ?
03:59Mais au moins ces neuf mois vont nous permettre justement de mettre en place la lutter de production de lait, ainsi de suite.
04:05Pour préparer les choses de manière correcte comme ça.
04:07Une fois qu'on a les mises bas et qu'on doit commencer à les traire, tout est là.
04:11Le site comprend aussi un pôle avicole.
04:1511 000 poules.
04:16Plus de 2 500 oeufs par jour.
04:20Et ce n'est qu'un début.
04:22Un nouveau poulailler de 500 mètres carrés est prévu.
04:25Objectif ?
04:27Contribuer à l'autosuffisance avant 2026, date annoncée pour l'interdition du poulet importé au Gabon.
04:32Donc, c'est l'un des premiers bâtiments en cage.
04:37Ici, on a 1008 animaux par unité de batterie.
04:43Le véritable avantage, c'est que c'est un système qui facilite la récolte des oeufs et diminue la charge de travail.
04:50Donc, grâce à ce système, on peut plus facilement surveiller les animaux parce que l'animal qui est là reste là.
04:55Contrairement au système au sol où l'animal se déplace un peu plus.
04:59Voilà, donc grâce à ce système, la qualité et même la quantité des oeufs qui sont produits ici est parfois légèrement meilleure que celle des animaux au sol.
05:10Donc, ça, c'est l'un des premiers bâtiments en cage.
05:13Mais Agropag, ce n'est pas qu'un site de production.
05:16C'est aussi un lieu de transmission.
05:17Ici, les jeunes partagent leur savoir, testent, apprennent ensemble.
05:23Bien sûr, tout n'est pas parfait.
05:26Dépendance à certaines matières premières, coût d'entretien élevé, accès difficile à l'électricité.
05:32Les défis restent nombreux.
05:34Mais une chose est sûre, la dynamique est lancée.
05:37Mais elle porte une conviction forte.
05:39Produire localement pour nourrir le pays.
05:41La dynamique est lancée.
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