Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 mois
Un souffle à peine murmuré, le vent m’apporte une plainte, une douleur, un cri susurré.
Les traces de bien des misères, écoutent, elles viennent de tes ancêtres !
L’œil humide, mon cœur blessé, je suis le récipiendaire, tendre la main à travers le temps.
Transcription
00:00Un souffle à peine murmuré, le vent m'apporte une plainte, une douleur, un cri susurré.
00:07Les traces de biens des misères, écoute, elles viennent de tes ancêtres.
00:12L'œil humide, mon cœur blessé, je suis le récipient d'air, tendre la main à travers le temps.
00:19Figé, cette détresse sans pareil m'affecte, la nuit arrive à pafutrer, appelle mes tourments.
00:26Ils sont tous cela, mes devanciers, ils chantent, à mon tour je fredonne.
00:33Est-ce une doléance ? Que voudrait-elle me dire ?
00:37Arrêtez de martyriser la terre nourricière, ce fut notre gagne-pain, notre pittance de misère.
00:44Oui, c'est sûrement cela. Comment en être sûr ?
00:49Ces sanglots étreignent mon âme, mon déracinement est grand.
00:53Pardonnez-moi si je ne connais plus le nom des plantes de nos champs.
00:58Ils me regardent et ne comprennent pas mon indifférence.
01:02Et que veut dire ce béton ?
01:04Penaud, je baisse les yeux.
01:06Promis, je ferai le nécessaire pour être digne de tant de labeur, des temps immémoriaux.
01:13Où vas-tu ? Que fais-tu ?
01:15Ils insistent. Je sais que c'est pour mon bien. J'aimerais tant qu'ils soient fiers de moi.
01:21Décidément, bien des messages sont promenés du fond de l'éternité.
01:27Et le bruissement redouble. Je me balance.
01:30Ressentir chaque grain de poussière faire une place au vivant.
01:35Dans un dernier chuchotement, cette rengaine m'invite à ne pas oublier.
01:41Passeur, je serai digne enfant de tant de parents.
01:45Tout cela ne m'a été que prêté. Il faudra le rendre.
01:49Puis, sans cri égard, le souffle musical apporté par le vent disparaît.
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire