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Une allée arborée, vestige intact d’une enfance révolue, où les rôles semblaient éternels et le monde immuable.
Ce texte de poésie introspective explore la nostalgie, la mémoire et la transformation silencieuse des êtres et du temps.
#poésie #nostalgie #souvenir #introspection #texte #mémoire
Transcription
00:00Une longue allée arborée, voilà ce qu'il me reste de l'enfance.
00:05Droite, légèrement vallonnée, étrange colonne vertébrale du souvenir,
00:10pas la moindre calèche à l'horizon, que cherche à me dire cette mémoire trompeuse.
00:17Les arbres étaient mes compagnons de jeu,
00:20la propriété de grand-père n'ouvrait ses grilles qu'aux privilégiés.
00:25Combien de fois ai-je joué à Tarzan, sauvant sa Jane,
00:30un temps où les rôles ne se discutaient pas, garçons virils, filles fragiles,
00:36l'éternité semblait allée de soi, la vie en a décidé autrement.
00:41Les héroïnes aujourd'hui portent cap et épée, elles démontent le moteur de leur bagnole.
00:48Pourtant, dans ma mémoire, cette allée au grand feuillu reste mon théâtre d'homme tout puissant.
00:55Existe-t-elle encore ?
00:56La gentille homière veille-t-elle toujours au bout du chemin ?
01:01Qui en est le maître ou la maîtresse ?
01:05Les mœurs changent, les êtres moins qu'on ne le croit.
01:09Pauline, la fille du jardinier, que devient-elle ?
01:13Ne me dit de rien.
01:14Je la préfère percher sur son arbre, ma Jane éternelle.
01:20Les grands feuillus existent toujours, j'en suis sûr.
01:23Ils sont les témoins d'un temps révolu.
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