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  • il y a 10 mois

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00:00Générique
00:00Bonjour à tous, bienvenue sur le plateau de TV5MONDE, c'est face au territoire ce matin avec mon invité,
00:17il est député des Alpes-Maritimes, président de l'UDR, c'est Éric Ciotti.
00:20Bonjour Éric Ciotti, merci d'être avec nous.
00:23Nous allons évidemment parler d'actualité tout au long de cette émission,
00:26avant qu'on en vienne à l'actualité, notamment ce qui se passe à Nice,
00:31vous êtes député des Alpes-Maritimes, l'UNOC, la convention de l'ONU sur les océans,
00:37je voudrais vous parler de votre stratégie politique.
00:41Si vous étiez resté, faisons un peu de politique fiction, président de LR,
00:46je rappelle que vous aviez largement battu Bruno Retailleau,
00:48lorsque vous étiez concurrent pour cette présidence,
00:51et qu'au fond, au moment de la constitution du gouvernement Bayrou,
00:54vous seriez devenu ministre, ministre régalien, peut-être ministre de l'Intérieur d'ailleurs.
00:59Est-ce que vous ne seriez pas dans la position de Bruno Retailleau aujourd'hui ?
01:01Est-ce que vous n'auriez pas cette popularité ?
01:03Est-ce que vous ne pourriez pas être d'évidence candidat à la présidence de la République ?
01:07Est-ce que vous n'avez pas fait une erreur de stratégie,
01:11au fond, en n'alliant pas toutes les personnalités de LR,
01:14en ne tentant pas de faire une synthèse ?
01:16Vous me voyez soutenu par les insoumis aux élections en législative.
01:21C'est le fruit, finalement, de ce qui se passe aujourd'hui.
01:27Bruno Retailleau est au gouvernement, comme certains de mes anciens amis LR,
01:33dans une coalition qui est arrivée au pouvoir,
01:36avec l'alliance, avec les macronistes au premier tour,
01:39et avec le nouveau Front populaire au second.
01:41Bon, est-ce que, ce qui m'intéresse, et ce que je regarde,
01:47c'est est-ce que la France va mieux aujourd'hui, depuis un an ?
01:50Il y avait deux options, au mois de juin dernier,
01:53soit faire une alliance de tous les patriotes, à droite,
01:56pour que la droite gouverne, c'est ce que j'ai fait,
01:59c'est ce que j'ai choisi, et plus que jamais,
02:02je ne le regrette pas, je ne regrette rien,
02:04c'est le titre de mon livre qui est sorti il y a quelques jours.
02:08Et il y avait une autre option,
02:10c'était d'être la roue de secours du macronisme en fin de vie.
02:15– Mais vous n'êtes pas la roue de secours au fond du Rassemblement national ?
02:18– Vous n'êtes pas la roue de secours du Rassemblement national ?
02:20– Je suis fidèle à mes convictions.
02:22Vous me voyez servir la politique aujourd'hui,
02:26qui conduit à plus de violence dans la rue,
02:28plus d'immigration, plus de dépenses publiques,
02:31plus d'impôts, des services publics qui continuent à se dégrader,
02:35un pays qui est en déliquescence totale,
02:37qui est au bord de la sanction du FMI,
02:40ce n'est pas moi qui le dis, c'est le ministre de l'Économie,
02:42qui chaque jour subit dans la rue une violence de plus en plus forte.
02:46Non, moi je suis un homme de conviction.
02:49J'ai fait un choix.
02:50– Vous ne regrettez pas.
02:50– Oui, j'ai fait un choix parce que quand j'ai été élu face à Bruno Retailleau,
02:54d'ailleurs, à la présidence de LR, j'ai récupéré un parti
02:57qui venait de subir l'humiliation de la défaite de Mme Pécresse.
03:01On a essayé de le redresser, mais le constat est là.
03:04LR, ça n'a pas changé aujourd'hui, malgré les illusions.
03:08Donc ce qui se passe aujourd'hui, on est dans une période,
03:11je dirais, quelque part d'intérim.
03:14– On va revenir sur ces sujets-là.
03:16– Ma question, c'était vraiment, est-ce que vous ne regrettez pas cette stratégie ?
03:20– C'est le titre de mon livre.
03:22Et plus que jamais, je suis à l'aise avec mes convictions.
03:25Je peux me regarder dans la glace.
03:27Je ne vois pas aller aux élections législatives soutenues par M. Mélenchon.
03:32– C'est Éric Ciotti.
03:32– Ce qui a été le cas de tous mes anciens collègues LR.
03:36– C'est le président de l'UDR, Éric Ciotti, mon invité aujourd'hui.
03:39On va partir à Lille, c'est le principe de cette émission.
03:41Guillaume Déplanque, qui est rédacteur en chef info de Weo TV,
03:44la chaîne de La Voix du Nord, a une question à vous poser.
03:46Éric Ciotti, on l'écoute.
03:48– Éric Ciotti, bonjour.
03:49Le 4 juin, votre livre est sorti en même temps que celui d'Edouard Philippe
03:54et celui de Michel Barnier.
03:56Vous avez été tous les trois républicains.
03:58Êtes-vous le symbole de l'éclatement de cette famille politique ?
04:02– Il y a eu naturellement une forme d'éclatement.
04:06Je dirais que ceux qui l'ont fait éclater d'abord
04:08sont ceux qui ont rejoint, comme Édouard Philippe, ne l'oublions pas,
04:12même si lui tente de le faire oublier,
04:15qui ont rejoint Emmanuel Macron en trahissant François Fillon.
04:21S'ils étaient restés dans la famille, nous aurions gagné vraisemblablement l'élection de 2017
04:29et le pays s'en porte émeux.
04:32On n'aurait pas eu ces 1 200 milliards d'euros de dettes supplémentaires
04:35générées par Emmanuel Macron,
04:37on n'aurait pas eu ces 500 000 migrants rentrés chaque année
04:41depuis l'élection d'Emmanuel Macron,
04:45ce qui fait presque 4 millions d'étrangers supplémentaires en 8 ans.
04:51Nous n'aurions pas eu ce déchaînement de violence.
04:54Donc, bien sûr que la famille, quelque part, elle a éclaté.
04:58Elle a éclaté sous les trahisons de 2017,
05:01de ceux qui ont quitté notre camp.
05:04Et j'ai fait ce choix l'année dernière,
05:08bien sûr parce que je considérais que LR aurait été plus fort
05:11en étant fidèle à des convictions de droite
05:14plutôt qu'en allant se rallier au macronisme,
05:18ce que d'autres ont fait.
05:19Beaucoup m'ont suivi.
05:20Les militants m'ont suivi dans leur majorité, bien sûr.
05:26Et quand je regardais une récente enquête d'opinion
05:29qui demandait aux militants actuels de LR
05:31s'ils préféraient une alliance à droite ou une alliance avec le macronisme,
05:35ils sont majoritaires à souhaiter cette alliance à droite.
05:38Éric Ciotti, je ne regrette rien.
05:39Aux éditions Fayard, c'est votre livre qui vient de sortir.
05:43La Une rapide de la Voix du Nord et du Courier Picard,
05:45les partenaires de face au territoire,
05:48deux journaux qui appartiennent au groupe Roussel.
05:49Dans un instant, Stéphane Vernet,
05:51rédacteur en chef politique de Ouest France,
05:53est sur ce plateau avec moi.
05:58Et pour interviewer Éric Ciotti
06:00avec évidemment ce drame en Haute-Marne.
06:03– Oui, c'est l'actualité du moment,
06:04le drame terrible de nos gens en Haute-Marne.
06:07Que peut faire, que doivent faire les pouvoirs publics
06:11face à la montée des violences juvéniles ?
06:14– Je crois qu'il y a des réponses multiples.
06:18D'abord, il faut évacuer les solutions gadget.
06:21– Ah, c'est quoi les solutions gadget ?
06:22– Les portiques, ça…
06:26– Ça, pour vous, c'est une solution gadget ?
06:27– Ça a été testé par Laurent Wauquiez
06:30en Auvergne-Renage, dans les lycées, ça ne marche pas ?
06:34– Le mot est peut-être un peu excessif.
06:36C'est naturellement pas inutile
06:38qu'il y ait des protections matérielles
06:41à l'entrée des établissements.
06:43– Mais là, de fait, ça n'aurait rien changé.
06:44– Mais ce n'est pas ça qui va changer les choses.
06:47Interdire les couteaux, là, on était face à un couteau de cuisine.
06:50Donc ces réponses, c'est des réponses de communication
06:53de personnes qui n'ont pas la volonté de vraiment changer les choses.
06:56– Les couteaux en porcelaine, par exemple, passent dans les portiques.
06:58– En céramique, oui.
06:59– En céramique, pardon.
07:00– Donc ce qu'il faut faire, c'est ce que j'avais tenté de faire
07:03à la fin du quinquennat de Nicolas Sarkozy.
07:05En 2011, on s'était attaqué à des vrais problèmes.
07:08C'était, un, la question de l'autorité parentale,
07:11de la responsabilité parentale.
07:13On voit bien qu'elle est de plus en plus défaillante.
07:15C'est un des éléments de la dérive de cette jeunesse
07:18qui, malheureusement, connaît une évolution extrêmement préoccupante
07:26avec une délinquance des mineurs qui augmente,
07:29qui est plus précoce, qui est plus violente.
07:32Donc il y a la responsabilité parentale.
07:34J'avais fait voter une loi qui permettait de lutter
07:36contre l'absentéisme scolaire.
07:38En allant jusqu'à supprimer les allocations familiales
07:41aux parents défaillants, on avait aussi,
07:44on s'était attaqué aux structures de placement
07:46des mineurs délinquants.
07:47Aujourd'hui, il n'y a pas de structure de placement
07:49pour les mineurs délinquants.
07:51Il n'y a qu'une réponse pseudo-éducative
07:53qui ne sert à rien, qui est inefficace,
07:55qui est impuissante.
07:57– Là aussi, il y a des manquements de moyens, de personnel.
07:58– Il manque des moyens, mais on n'a pas de centre d'éducatif fermé.
08:02Appelez-vous, François Hollande avait promis de les doubler.
08:04Bon, ils sont toujours au même niveau.
08:05J'avais fait voter aussi une seconde loi à l'époque
08:08qui permettait de placer les mineurs délinquants
08:11dans des centres avec un encadrement de type militaire.
08:15Les EPID, les établissements d'insertion de la défense nationale.
08:19On avait commencé, sous la présidence de Nicolas Sarkozy,
08:22à placer quelques dizaines, c'était au début de l'année 2012,
08:26après François Hollande a gagné,
08:27et il a arrêté ces deux dispositifs.
08:30Il a abrogé la loi sur la responsabilité parentale,
08:34mais c'est du délire.
08:36Donc il n'y a plus de soutien parental,
08:38il n'y a plus de contrat de responsabilité parentale,
08:40et on a arrêté cette mesure qui, j'en suis sûr,
08:43était extrêmement pertinente,
08:44parce qu'on mettait à ces gamins un cadre,
08:47on leur posait un cadre,
08:48levé des couleurs, uniforme,
08:51levé à 6h du matin.
08:52– Je voudrais juste que vous précisiez,
08:53par exemple, tout le débat,
08:54ou l'idée qui consiste à dire
08:55qu'il faudrait interdire les réseaux sociaux
08:57pour les mineurs de moins de 15 ans,
08:58ça pour vous, c'est une mesure gadget,
09:00ou ça fait partie du problème ?
09:00– Proposition du président de la République.
09:01– Moi, j'y suis favorable,
09:04mais ça fait partie de petits éléments
09:06qu'il faut relier entre eux, naturellement.
09:10Mais la réponse, je crois qu'elle est
09:12dans la réinstallation de l'autorité,
09:15plus de moyens de sécurité, de police,
09:18plus de sanctions pénales,
09:20plus de structures de placement,
09:22les réseaux, voilà.
09:23Je suis père de famille,
09:24j'ai une adolescente qui a 15 ans,
09:27on voit bien que tous les parents
09:28qui sont dans cette situation
09:30combattent avec difficulté
09:32cette place qui est dévorante
09:35des réseaux sociaux.
09:36Donc oui, tentez de les interdire,
09:38si tentez que matériellement ça soit possible,
09:41parce que là aussi, les adolescents sont malins,
09:43et je pense que l'interdiction
09:45sera assez facilement continuée.
09:46– Vous n'avez pas évoqué le volet santé mentale ?
09:49– Ça en fait partie,
09:50vous avez raison de le souligner,
09:51– Il manque notamment de médecins scolaires.
09:52– C'est un point important,
09:54la santé mentale, pour les mineurs,
09:57mais aussi pour les adultes.
10:00Je vais souvent visiter des établissements pénitentiaires,
10:05notamment la prison de Nice,
10:07où j'étais parallèlement, il y a encore quelques semaines,
10:11au service de psychiatrie,
10:12aux urgences psychiatriques du CHU de Nice.
10:15Qu'est-ce qu'on voit ?
10:16Dans la prison, il y a beaucoup de personnes
10:19qui ne devraient pas y être,
10:21parce qu'ils ont des pathologies psychiatriques,
10:22et on ne sait plus quoi en faire.
10:24Et de l'autre côté, dans les services de psychiatrie,
10:27on les a déconstruits.
10:28On a fermé des lits à tour de bras,
10:32plusieurs centaines dans les Alpes-Maritimes, par exemple.
10:34Donc on a ce problème de la santé mentale
10:37et du traitement des pathologies psychiatriques,
10:41psychologiques,
10:42qui aujourd'hui sont un point noir de notre système de santé.
10:47Donc vous avez raison,
10:49il faut s'y attaquer aussi.
10:50Donc il n'y a pas de réponse.
10:52S'il y avait une solution miracle,
10:55voilà, donc on a sorti l'autre soir les portiques, les couteaux,
10:58ça c'est un peu limité, un peu ridicule.
11:01Mais il faut en faire,
11:02moi je veux un plan Marshall sécuritaire,
11:05pour les mineurs et pour les adultes,
11:07parce que quand on commence un parcours de délinquance
11:09quand on est mineur,
11:10on ne l'arrête pas quand on est adulte.
11:12Donc c'est là qu'il faut combattre.
11:14– Finalement, François Bayrou, dans la séquence,
11:17vous l'avez trouvé à la hauteur ?
11:18– Il fait de la communication,
11:22mais son gouvernement est impuissant.
11:24– Alors il va durer son gouvernement ?
11:26– Je ne sais pas.
11:27– Il y a une censure pour vous,
11:28vous avez une idée un petit peu.
11:29– Ce gouvernement ne fait rien.
11:32Ce gouvernement est impuissant,
11:34il est prisonnier des contradictions
11:36d'une majorité totalement hétérogène.
11:39Je vois LR à l'Assemblée
11:41qui lui tape dessus en permanence,
11:43alors qu'ils sont dans la même majorité,
11:45dans la même coalition,
11:46qu'ils se sont fait élire ensemble.
11:48qu'ils se sont répartis les postes et les places
11:50à l'Assemblée, dans les ministères,
11:53et puis ils font semblant de se taper.
11:54Donc rien d'essentiel ne se produit.
11:57Il faut que les Français en aient conscience.
11:59On a perdu une année
12:01et on va en perdre encore vraisemblablement deux,
12:05ce qui est très grave
12:06compte tenu de la situation de déliquescence
12:10de notre pays.
12:11– Au-delà du gouvernement,
12:11il y a la problématique de la partition de l'Assemblée.
12:15Il faut une nouvelle dissolution pour vous ?
12:17C'est la seule solution pour remettre les compteurs ?
12:19– Je rappelle que le président de la République
12:19pourrait redissoudre.
12:20– À partir du 9 juillet.
12:21– Quand il y a crise,
12:25la réponse, elle peut toujours être,
12:28elle doit toujours être dans les urnes.
12:30Voilà, donc ce n'est pas à moi…
12:31– Vous y seriez favorable.
12:33– Ce n'est pas à moi de décider,
12:34mais nous avançons de plus en plus
12:37vers une situation de blocage.
12:39Moi, j'ai tendance à dire que l'heure de vérité,
12:42elle doit être dans l'élection présidentielle
12:44et que s'il y a blocage,
12:45le président de la République
12:46doit en tirer les conséquences.
12:48– On peut attendre jusqu'en 2027
12:49avant de dissoudre l'Assemblée nationale ?
12:51– Ça fait long, très long.
12:52Mais la dissolution,
12:54je ne suis pas convaincue qu'aujourd'hui,
12:57elle n'amène pas quelque part
13:02un résultat sans doute amplifié,
13:04mais où l'absence de majorité resterait…
13:07si on a les mêmes coalitions…
13:09– On va se parler, on va se parler.
13:10– Si on a les mêmes coalitions,
13:10pourquoi on est dans cette situation ?
13:12Je le redis, mais c'est important,
13:13les Français ne le mesurent pas.
13:15C'est parce qu'au deuxième tour
13:16des élections législatives,
13:17il y a eu une coalition électorale
13:19qui s'est constituée, sans le dire,
13:22entre LFI jusqu'à LR.
13:24– Elle aurait à nouveau lieu,
13:25cette coalition électorale,
13:26si on devait retourner aux urnes aujourd'hui ?
13:28– Elle est tellement scandaleuse,
13:29c'est une alliance honteuse.
13:31– Alors, on va dire les choses sérieusement ?
13:33– J'espère pas, mais vous savez,
13:34l'appétence des postes et des places,
13:36ce n'est pas impossible qu'elle ait Stéphane Vernet.
13:39– On va se dire les choses simplement.
13:40Est-ce que ce serait dans l'intérêt
13:41du Rassemblement national et de Marine Le Pen en particulier,
13:43qui est une dissolution aujourd'hui ?
13:45Quel intérêt si en cas de victoire,
13:47elle, elle perdrait son poste de députée à l'Assemblée ?
13:49– Je crois que ce n'est pas un sujet.
13:50– Elle ne pourrait pas être réélue,
13:51puisqu'elle est inéligible.
13:53Et Jordan Bardella, par exemple,
13:56en cas de victoire à Matignon,
13:59un an avant la présidentielle,
14:01ça sert à quelque chose ?
14:03– Notre coalition n'a pas peur de l'élection.
14:05Voilà, je pense qu'aujourd'hui,
14:07nous sommes dans une situation
14:08où les enquêtes d'opinion le montrent.
14:11Le soutien n'a jamais été aussi fort, aussi élevé.
14:14On peut se heurter à nouveau
14:15à cette coalition des contraires.
14:17On y fera face.
14:18Nous y sommes prêts.
14:19Et l'élection ne nous fait pas peur.
14:20– C'est Éric Ciotti, notre invité aujourd'hui,
14:22président de l'UDR, député des Alpes-Maritimes.
14:25Merci Stéphane Vernet,
14:26la lune de Ouest-France.
14:28Évidemment, notre partenaire dans cette émission,
14:30c'est les États-Unis où la colère s'est tendant.
14:31– Les manifestations aux États-Unis.
14:32– Dans plusieurs villes américaines,
14:33on y reviendra tout à l'heure, bien sûr.
14:35Merci.
14:35Dans un instant,
14:36Jefferson Desport, du groupe Sud-Ouest,
14:38est sur ce plateau.
14:38– Bonjour, Jefferson Desport.
14:43Vous êtes éditorialiste à Sud-Ouest,
14:45chargé de la politique et de la défense.
14:48Dans un instant, on en vient à vous
14:49et aux questions que vous poserez à Éric Ciotti,
14:51notre invité ce matin.
14:52Mais on part tout de suite pour Aix-en-Provence
14:54où le directeur de la rédaction
14:55de Géostratégie magazine Tom Benoit
14:57a une question à poser à Éric Ciotti.
15:00Question économique et financière.
15:02– Éric Ciotti, bonjour.
15:04Le système de retraite en France est en difficulté
15:06avec de plus en plus de Français à la retraite
15:08par rapport aux Français qui travaillent.
15:10vous prenez un régime de retraite par capitalisation,
15:13du moins partiellement.
15:14Alors il y a une autre tendance qui s'accroît malheureusement aujourd'hui,
15:17c'est la volatilité sur les marchés.
15:18Alors ma question est toute simple.
15:20Vers quelle catégorie d'actifs,
15:22vers quelle région du monde verriez-vous des investissements
15:25pour financer un système,
15:27en tout cas les revenus d'un système de retraite
15:30par capitalisation ?
15:31– Nous proposons un système simple.
15:35Aujourd'hui, il y a, sur les cotisations retraites,
15:39elles représentent 28 points de cotisation sur les salaires,
15:43aussi bien sur le salaire brut,
15:46aussi bien de la part des patrons que des salariés.
15:49Nous proposons de flécher 3 points,
15:52de façon obligatoire,
15:533 points de ces cotisations,
15:55c'est-à-dire environ 10% du volume de cotisations actuelles.
16:00pour ceux qui vont rentrer dans le système de retraite dans 20 ans.
16:05Donc on y va de façon progressive.
16:09On a un fonds de transition
16:10qui sera financé par des économies de dépenses publiques
16:16que nous avons documentées pour 200 milliards d'euros
16:19dans le projet de l'UDR.
16:23Donc nous financerons par ces 3 points de cotisation obligatoires.
16:29et il y aura une liberté de gestion de ce fonds.
16:32Il y a un fonds national qui pourra être géré par l'État
16:35et il y aura la liberté aussi de choisir des fonds
16:40qui peuvent être des fonds privés.
16:42On aura 3 vertus.
16:44D'abord, un système qui enrichira les retraités.
16:48On l'a vu partout dans le monde où ça se passe.
16:50Un système de financement de notre économie
16:52qui sera utile.
16:54Et le moyen d'équilibrer notre système de retraite.
16:57Le système uniquement par répartition,
17:00aujourd'hui, vous l'avez souligné, vous avez raison,
17:02n'est plus tenable.
17:03Tu es personne des sports.
17:04Bonjour Cyril, bonjour Rix-Soutier.
17:05Je vais rester sur la question des retraites
17:07et sur cette proposition que vous faites
17:08à se voir à un système hybride
17:09mêlant à la fois de la répartition
17:11mais aussi de la capitalisation obligatoire.
17:12C'est très clair.
17:13Simplement, est-ce que ce dispositif-là
17:15préserve les 64 ans
17:17ou est-ce qu'avec ce dispositif-là
17:19qui est un nouveau mode de financement,
17:20il faudra travailler plus,
17:22comme le préconisent d'autres
17:23qui sont déjà sur la ligne de départ de 2027.
17:26Je pense à Edouard Philippe notamment.
17:27Il préserve les 64 ans.
17:30Pour vous, Rix-Soutier, il ne faut pas aller au-delà des 64 ans.
17:33La question peut se poser.
17:36Moi, j'ai une cohérence là-dessus.
17:39Je n'ai pas suivi le RN d'ailleurs
17:40dans leur proposition de loi
17:43pour abroger la réforme des retraites.
17:45J'ai voté contre cette proposition de loi.
17:49Bien sûr que le curseur de l'âge
17:51est un curseur important
17:54mais on ne pourra pas le relever indéfiniment.
17:57En tout état de cause, on l'a fait il n'y a pas très longtemps.
18:00C'est il y a moins de deux ans.
18:02Donc je souhaite que pour l'instant,
18:04on reste sur ce niveau.
18:05Donc comment vous lisez les propositions du corps
18:07d'aller un peu plus loin dans le temps
18:08et d'aller à 65, voire 66 ans ?
18:10– Il n'évoque pas la solution de la capitalisation.
18:13– Bien sûr.
18:13– Justement, je crois que maintenant,
18:15il faut installer ce débat.
18:16Beaucoup de voix commencent à en parler.
18:20Nous avons été parmi les premiers à l'UDR
18:22à ouvrir ce débat.
18:25Regardons ce qui marche,
18:26notamment dans les pays de l'Europe du Nord,
18:28Suède, Danemark.
18:31Tous les pays qui ont installé un double système
18:35avec de la capitalisation,
18:37aujourd'hui, ont réglé leur problème d'équilibre
18:40dans les retraites.
18:41D'autant que la situation,
18:43elle est beaucoup plus grave
18:44que celle que décrit le corps.
18:46Nous l'avons démontré lors du dernier forum
18:48des libertés de l'UDR.
18:50En fait, les déséquilibres,
18:51ils sont beaucoup plus élevés
18:53parce qu'on ne prend pas en compte,
18:55comme le dit Jean-Pascal Beauffray,
18:57qui a été le premier à alerter là-dessus,
18:59on ne prend pas en compte les subventions
19:01des régimes publics pour les retraites.
19:04Et donc, si on prend en compte ces subventions,
19:06les déséquilibres sont beaucoup plus lourds.
19:09Ils sont de plus de 50 milliards d'euros.
19:10– Alors, je reste sur cette question économique
19:12et en tout cas sur ces sommes-là
19:13parce que vous avez aussi pris le symbole
19:16de Ravier Millet, le président argentin,
19:18de la tronçonneuse.
19:19Ça vous plaît beaucoup ?
19:20Vous avez dit tout à l'heure
19:21200 milliards d'euros de coupes dans les dépenses.
19:23Vous êtes prêt à aller jusqu'où et dans quoi ?
19:25Je pense notamment sur les postes de fonctionnaires
19:27parce que François Fillon, en 2017,
19:29lui avait annoncé la couleur.
19:30Il avait dit moins 500 000 postes de fonctionnaires.
19:32Éric Ciotti, vous êtes prêt à aller jusqu'où ?
19:33Vous taillez donc quoi ?
19:34Et vous taillez jusqu'à quelle hauteur ?
19:35– On a parfaitement documenté.
19:38– Parce que 200 milliards, c'est vertigineux.
19:40– 200 milliards, c'est extrêmement important.
19:43Nous taillons sur les agences de l'État.
19:47– Ça, tout le monde est tâche, c'est d'accord.
19:48– Mais ce serait lesquelles ?
19:49Parce que tout le monde le dit, Éric Ciotti,
19:51les agences, c'est presque un serpent de merde.
19:52– L'ARCOM, les ARS, les rectorats.
19:56– C'est à vous supprimer.
19:57– Les rectorats, les directions déconcentrées de l'État
20:00au niveau régional.
20:02Nous voulons reconstruire l'État et l'organisation territoriale.
20:06On part de l'organisation territoriale.
20:08Plus que deux structures.
20:09La commune, cellule de base de la démocratie,
20:12et ce que nous appelons la province,
20:14qui serait le fruit de la fusion des départements,
20:16des régions, des métropoles et des grandes intercommunalités.
20:19– Vous ne sacrifiez pas les corps intermédiaires, comme on dit.
20:22– Non, au contraire, on aurait de la lisibilité.
20:24– Ah, vous en enlevez.
20:25– On aurait de la lisibilité, ce n'est pas des corps intermédiaires,
20:27ce sont des corps qui n'ont aucune légitimité démocratique.
20:30Ce sont des instances, souvent, qui produisent des normes
20:34et qui génèrent des dépenses.
20:35Donc à partir de ces deux structures,
20:37la province serait en gros une cinquantaine de provinces en France.
20:41C'était le projet de Michel Debré en 1947.
20:44Une cinquantaine de provinces autour…
20:46– Donc pour redécouper le système actuel des 13 régions.
20:49– Absolument, ça ne sert à rien.
20:50– Plus de 13 régions.
20:51– Ça a coûté.
20:51– Plus de 13 régions.
20:52– On nous avait dit que ça ferait des économies,
20:54ça a, au contraire, généré des dépenses.
20:55Comme les intercommunalités, aujourd'hui, vous parlez…
20:58– Donc ça, c'est le millefeuille territorial.
20:59– Vous parlez des fonctionnaires, les intercommunalités,
21:01elles étaient censées faire des économies d'échelle,
21:04elles ont généré 400 000 fonctionnaires.
21:06Je vois à Nice ce que coûte la métropole.
21:09– Vous en parlerez avec…
21:10– C'est une gabegie totale.
21:12Donc il faut…
21:13Et à partir de là où on a cette structure territoriale,
21:16on n'a plus qu'un préfet de province, on n'a plus de recteur,
21:20on n'a plus les DREAL, on n'a plus les agences régionales.
21:24– Qu'est-ce qu'ont fait les fonctionnaires ?
21:25Que deviennent ces agences ?
21:26– Les fonctionnaires, ils sont mis…
21:29Quand on est fonctionnaire, on reste fonctionnaire.
21:32Ils sont mis sous l'autorité des préfets,
21:34mais on va faire des économies sur les recrutements futurs.
21:37Bien entendu, on ne va pas…
21:39– On écluse les fonctionnaires qui sont là quand même.
21:41– C'est un mauvais débat.
21:42On ne va pas supprimer des fonctionnaires qui ont le statut de la fonction publique.
21:47Mais ceux qui rentrent aujourd'hui dans la fonction publique
21:50doivent rentrer de façon moins nombreuse.
21:53Il doit y avoir aussi une nouvelle gestion
21:55qui peut recourir à des contrats…
21:57– Est-ce que sur ce sujet-là, Éric Ciotti,
21:59on entend quand même beaucoup dans la classe politique dire
22:02« il nous faut plus d'enseignants, il nous faut plus de policiers,
22:04il nous faut plus de soignants ».
22:05Comment on fait des coupes ou restreints ?
22:07Et comment vous mariez les deux choses ?
22:09Comment vous pouvez rendre ça crédible ?
22:12Dans notre projet, il n'y a pas d'objectif quantitatif sur les fonctionnaires.
22:18Donc, je vous ai dit, cette réforme territoriale que nous prenons,
22:22c'est 30 milliards d'économies.
22:24Nous nous attaquons…
22:26Donc, ce n'est pas vraiment le sujet.
22:28En plus, on peut répartir différemment les fonctionnaires.
22:31Je vous dis, 400 000 fonctionnaires dans les intercommunalités,
22:35est-ce que c'est là utile ?
22:36Il y a 200 000 policiers en France, voilà.
22:38Moi, je préférerais qu'il y ait 400 000 fonctionnaires de police
22:41et qu'il y en ait 200 000 de moins dans les intercommunalités.
22:44On a créé cette structure qui n'a fait que mettre des normes,
22:48des contraintes, pareil pour les grandes régions.
22:51Tout ça, c'est de la gabegie.
22:52De la gabegie, les grandes agences de l'État aussi, l'ADEME,
22:58tous ces trucs qui produisent des normes, qui ne servent à rien.
23:02Voilà, donc ça, à un moment, l'État, les ministères,
23:05on ne veut plus que 10 ministères, il faut simplifier l'organisation.
23:09Et puis après, il y a des coûts considérables.
23:12C'est la structure qu'on fait de vous attaquer.
23:13Il y a des coûts considérables que nous avons documentés, c'est l'immigration.
23:17C'est l'immigration.
23:18Mais là aussi, ce gouvernement n'ose pas s'y attaquer.
23:21Mais si on enlevait les allocations familiales et les APL
23:25aux étrangers qui arrivent en France,
23:28et on leur verse dès le premier jour,
23:30dès le premier jour,
23:32eh bien, on ferait une économie,
23:34si on leur versait au bout de 5 ans,
23:37de 7 milliards d'euros par an.
23:39Si on leur versait au bout de 10 ans,
23:41ça serait le double.
23:43Donc, vous voyez qu'il y a des gains considérables
23:46sur le coût de l'immigration,
23:48sur l'hébergement d'urgence,
23:51sur les niches fiscales aussi.
23:53Parce qu'il y a des dépenses,
23:57on fait des cadeaux à certains,
24:00qui coûtent des milliards d'euros.
24:01Donc, il faut les raboter.
24:02– C'était sur le volet économique.
24:03Juste une question politique avant de faire ça.
24:04– Il reste une minute.
24:05– Très, très vite.
24:06C'est l'ernand de la dissolution.
24:08Quel bilan faites-vous de cette décision d'Emmanuel Macron ?
24:10– Le pays, je l'ai dit tout à l'heure,
24:13va beaucoup plus mal.
24:14Un an plus tard, il n'allait pas bien.
24:16Aujourd'hui, il va mal.
24:18Et il est en train d'aller très mal.
24:20On est au bord de la mise sous tutelle du FMI.
24:23La dette continue à augmenter.
24:27Il va falloir lever 300 milliards d'euros
24:28sur les marchés cette année
24:30pour financer nos déficits.
24:33On dépense 50% de plus que ceux qu'on gagne.
24:36Il y a plus de violences,
24:391 000 actes de violences par jour,
24:415 000 homicides et tentatives d'homicides.
24:44Ça a quasiment doublé depuis l'élection d'Emmanuel Macron.
24:47– Donc décision funeste.
24:49– Nos services publics de marchement.
24:50Donc la dissolution et surtout ce qui a été fait après.
24:54C'est-à-dire cette alliance des contraires.
24:56– On est obligés d'avancer
24:56parce que l'UDUPEX à Nice nous attend, bien sûr.
24:58La lune de Sud-Ouest rapidement
24:59et le cahier éco de Sud-Ouest également
25:02qui sort tous les jeudis.
25:03– Tous les jeudis.
25:04– En cartier dans Sud-Ouest
25:04et qui a été lancé par Mickaël Bourguignon
25:07et Jean-Pierre Dorion, on le voit.
25:08Voilà, merci.
25:09– Merci.
25:09– Pierre Sainte-Desport, vous restez avec nous.
25:10On part tout de suite pour les Antilles.
25:13On part rejoindre Cyril Boutier
25:15qui est à Fort-de-France en duplex
25:17et qui a une question à vous poser.
25:19Il est directeur éditorial de France Antilles,
25:21notre partenaire.
25:22– Bonjour Éric Ciotti.
25:24Les Antilles font face à une vague de violences sans précédent.
25:26On dénombre 16 meurtres depuis le début de l'année en Martinique,
25:3027 en Guadeloupe.
25:31Beaucoup de ces affaires sont liées au narcotrafic
25:33et à des règlements de compte.
25:35Évidemment, des mesures ont été prises,
25:37notamment un renforcement des contrôles,
25:39la lutte contre une circulation massive des armes.
25:43Est-ce que selon vous c'est suffisant ?
25:45– Et que préconiseriez-vous ?
25:47– C'est naturellement insuffisant.
25:51Ce qui se passe aux Antilles est extrêmement préoccupant.
25:56Vous avez cité les chiffres.
25:58J'évoquais au plan national…
26:00– 16 meurtres en Martinique, 27 en Guadeloupe.
26:04C'est sans précédent.
26:04– On a des taux d'homicide par rapport à la population
26:07qui sont extrêmement élevés,
26:09beaucoup plus élevés qu'en métropole,
26:10même si je le souligne, en métropole,
26:12le taux d'homicide et de tentative d'homicide
26:14fait de la France le pays le plus violent d'Europe.
26:18Le plus violent d'Europe,
26:19on a des taux d'homicide plus élevés que tous les pays.
26:23– Alors qu'est-ce qu'on fait très concrètement ?
26:24– Plus de moyens, j'appelais à ce choc d'autorité.
26:28Il faut un plan Marshall sécuritaire.
26:29Moi, je pense qu'il faut doubler le nombre de ceux,
26:35de magistrats, le nombre de policiers,
26:39en tout cas aux Antilles, qui doivent être mobilisés.
26:43On ne peut pas abandonner nos Outre-mer.
26:45Vous évoquez cette situation dramatique.
26:48On pourrait convoquer la situation à Mayotte
26:51avec l'immigration illégale, les émeutes en Nouvelle-Calédonie.
26:56On est en train de perdre pied dans nos territoires d'Outre-mer.
26:59C'est insupportable pour moi.
27:02C'est une tâche sur la République.
27:04Il faut rétablir l'ordre.
27:06Et pour rétablir l'ordre, il faut que la chaîne pénale fonctionne.
27:09Il faut des structures de placement, notamment carcérales.
27:13Et je sais qu'elles font défaut en Martinique.
27:16Il faut qu'il y ait plus de policiers.
27:18Il faut qu'il y ait des filières d'investigation,
27:20plus de policiers, membres de la police judiciaire,
27:24qui travaillent sur l'investigation.
27:26C'est comme cela qu'on s'attaquera aux réseaux de criminalité
27:30qui sévissent aujourd'hui dans nos Outre-mer et particulièrement aux Antilles.
27:35C'est Éric Ciotti, le président de l'UDR, député des Alpes-Maritimes,
27:37qui est notre invité ce matin dans Face au Territoire sur TV5MONDE,
27:40la une de France Antille et la une de France Guyane.
27:43On ne les oublie pas qui sont nos partenaires dans cette émission.
27:47Voilà.
27:48Dans un instant, nous partons pour Nice en duplex et en direct.
27:51C'est Denis Carreau, le directeur des rédactions du groupe Nice Matin,
27:54qui va co-interviewer Éric Ciotti avec moi.
27:57Merci, Jefferson Nesport.
27:58Merci, Éric Ciotti.
27:59Merci, Cyril.
28:04Bonjour, Denis Carreau.
28:05Vous êtes en duplex en direct de la rédaction de Nice Matin,
28:08donc à Nice.
28:09Vous dirigez la rédaction de Nice Matin, de Varmatin et de Monaco Matin.
28:13Et Éric Ciotti est en face de vous.
28:18Bonjour, Éric Ciotti.
28:19Bonjour.
28:20Votre parti, l'UDR, compte 16 députés,
28:22mais ne dispose pas pour le moment d'un maillage national important.
28:26Les municipales pourraient être l'occasion de le constituer.
28:29Quelles sont vos ambitions pour les municipales ?
28:31Alors, on pense évidemment à Nice, on en reparlera.
28:34Mais est-ce que vous avez identifié d'autres villes
28:36qui pourraient tomber dans l'escarcelle de l'UDR ?
28:40Alors, nous aurons, dans le cadre de l'Alliance
28:42qui est en train de se consolider avec nos partenaires
28:47du Rassemblement national.
28:48Nous conduirons, nous aurons des têtes de liste
28:51dans des villes importantes.
28:52Je pense en particulier à Lyon.
28:56Nous aurons à Dijon, où nous avons désigné le préfet Thierry Coudert
29:01qui conduira la liste pour conquérir Dijon,
29:05qui est une ville aujourd'hui aux mains des socialistes
29:07et aux prises à la violence.
29:12Il y aura sans doute un candidat UDR à Nice, bien entendu.
29:17– On se demande qui ça va être.
29:19– Voilà, je vous laisse le deviner.
29:20Et nous conduirons, aujourd'hui nous sommes en train de préparer
29:26en effet ce maillage territorial.
29:29Il y aura peut-être une candidature aussi de l'UDR
29:33pour conduire la campagne à Toulouse.
29:35Donc vous le voyez, il y aura des villes importantes
29:38qui seront, dont on tentera de conquérir,
29:42de les enlever à la gauche ou aux macronistes
29:44avec une campagne dirigée par l'UDR
29:48dans le cadre d'une alliance avec nos amis et partenaires
29:52du Rassemblement national.
29:53– Denis Carreau.
29:54– Alors à Nice, vous ne vous êtes pas déclaré,
29:59mais il y a beaucoup d'éléments qui semblent indiquer
30:01que vous serez candidat.
30:03Éric Ciotti, qu'est-ce que vous pourriez faire de mieux
30:06que Christian Estrosi et de différent si vous étiez maire de Nice demain ?
30:10– Nice est un peu à l'image de la France.
30:17C'est naturel, elle est dirigée comme la France par un macroniste.
30:21Christian Estrosi a été un des premiers à trahir notre famille politique,
30:26à rejoindre Emmanuel Macron en 2017,
30:31au cœur de la campagne difficile de François Fillon
30:34et il a géré la ville comme un macroniste.
30:37Donc à Nice, aujourd'hui, il y a plus d'insécurité,
30:39plus de violence, je regardais encore ce matin l'actualité de la nuit,
30:46des coups de couteau, des rixes, c'est le lot quotidien,
30:50vous en êtes témoin à Nice matin.
30:53Et puis Nice, c'est la ville aussi de la mauvaise gestion.
30:57Voilà, donc je dirais que sur deux sujets qui touchent à la vie de chacun,
31:01la sécurité, la gestion, Nice a vu ses impôts quasiment doublés
31:06depuis le mandat de Christian Estrosi.
31:09Il y a une augmentation encore de 25%, 23% très exactement,
31:14de la taxe foxière en octobre dernier.
31:17Les Niçois voient leur pouvoir d'achat érodé.
31:20Toutes ces augmentations, c'est en moyenne 500 euros par an
31:23pour une famille niçoise.
31:25La taxe foncière, les transports urbains, l'eau pour les restaurateurs,
31:31la redevance sur les ordures ménagères.
31:34Il faut boucher les trous qui ont été créés,
31:36puisque Nice et la métropole subissent une dette consolidée
31:39de plus de 3 milliards d'euros.
31:42Si on rajoute à la dette de la métropole,
31:46qui est d'à peu près 2 milliards,
31:47celle de la ville, 500 millions d'euros,
31:49plus 1 milliard sur la régie des eaux.
31:53Voilà, donc ce qui fait entre 3 et 3 milliards et demi d'euros.
31:58Il y a une dissimulation assez claire des chiffres.
32:01Et donc, comme on ne peut plus emprunter aujourd'hui,
32:05eh bien on augmente les impôts.
32:06Donc ce que je ferais si demain les Niçois
32:10étaient amenés à me faire confiance,
32:12ce serait la bonne gestion,
32:22comme je l'ai fait au département.
32:23Au département, on a baissé les dépenses publiques,
32:25on a baissé la dette et on a baissé les impôts.
32:29Il faut comparer, c'est un peu comme dans les supermarchés,
32:32quand l'électeur ira mettre son bulletin dans l'urne,
32:36il aura deux modes de gestion.
32:38Celui que j'ai conduit au département
32:41avec une baisse de la taxe foncière de 15%
32:44et celui qu'a conduit le maire actuel
32:47avec un doublement des impôts locaux.
32:51Donc c'est un signe, il n'y a pas de celui-là.
32:53Et puis il y a un déficit de Nicaro de proximité.
32:57On a des équipements sportifs, des écoles
32:59qui sont en situation de vétusté,
33:03manque de places de crèche pour les familles.
33:06Voilà, c'est tout cela.
33:06C'est l'antipolitique bling bling.
33:09Moi, je veux une politique pour les Niçois,
33:12pas une politique pour l'extérieur,
33:14pas une politique de communication pour le monarque.
33:18Éric Ciotti était candidat aux élections municipales à Nice,
33:20vous l'avez compris.
33:24Éric Ciotti, Nice vit jusqu'à demain
33:27au rythme du sommet des Nations Unies pour l'océan.
33:30Il y a des annonces concrètes, il y a des avancées,
33:33il y a des images de Nice dans le monde entier.
33:36Est-ce que ce sommet, c'est une réussite ?
33:38Est-ce que c'est une réussite en termes d'images pour Nice ?
33:43On voit aussi les retombées économiques,
33:45les hôtels, les restaurants sont pleins.
33:48Nous aurons l'occasion...
33:49Les retombées économiques, juste alors,
33:50puisque vous êtes député des Appes Maritimes.
33:52Nous aurons l'occasion de dresser le bilan de ce sommet.
33:55Moi, je me réjouis qu'il ait lieu à Nice.
33:59C'est toujours bien d'avoir un coup de projecteur international
34:03sur notre ville.
34:05Après, nous débattrons quand le sommet sera terminé,
34:10de ses retombées.
34:12Est-ce qu'il y a des avancées internationales ?
34:14Non, ça, ce n'est pas le problème de Nice.
34:17Ce que nous verrons, c'est ce que ça a coûté aux Niçois
34:20et au budget niçois.
34:22Voilà, ce que j'ai déploré,
34:25c'est ce que, dans vos colonnes,
34:27des lecteurs ont appelé l'hangar Amazon
34:29ou l'hangar Lidl,
34:31qui est aujourd'hui en illégalité,
34:33puisqu'il a été construit de façon...
34:35supérieure au permis de construire.
34:38C'est cet hangar qui gâche aujourd'hui
34:41ce lieu historique qu'est le port de Nice.
34:42La une de Nice matin, Denis Carreau.
34:45Et vous êtes donc, depuis Nice, en duplex et en direct.
34:48Merci d'avoir été avec nous ce matin.
34:51Dans un instant...
34:52Merci, Denis Carreau.
34:53Dans un instant, nous partons pour 20 minutes,
34:57qui est partenaire de cette émission,
34:58et Florian Lernandez,
34:59qui est rédacteur en chef de 20 minutes,
35:01a une question à vous poser,
35:03Éric Ciotti, qu'on a invité ce matin.
35:06Éric Ciotti, bonjour.
35:08Louis Sarkozy réfléchit à une candidature
35:10aux élections municipales 2026 à Menton.
35:13Comment voyez-vous cette ambition
35:15dans une ville de votre département
35:17et ville pour laquelle Alexandra Masson,
35:19députée RN de la circonscription,
35:22porte un fort intérêt ?
35:24Je ne connaissais pas ce lien avec Menton
35:29de la part de Louis Sarkozy,
35:31que je ne connais pas de façon globale.
35:33Je l'ai croisée hier soir pour la première fois
35:36sur le plateau de LCI.
35:40Je suis étonné par cet intérêt soudain
35:44qui me surprend et qui, je crois,
35:47surprend beaucoup les Mentonets.
35:51Vous savez, la politique, c'est...
35:52Vous en avez parlé hier soir ?
35:53Non.
35:54La politique, pour moi,
35:55c'est de l'enracinement et des convictions.
35:59Voilà.
35:59Bon, je ne suis pas sûr que les deux conditions
36:01soient réunies, mais nous verrons bien.
36:02Bon, alors si Nicolas Sarkozy vous appelle
36:04en disant, j'ai Louis Sarkozy, mon fils,
36:07qui est candidat à Menton.
36:10Cher Éric, on se connaît depuis longtemps.
36:12Est-ce que vous pouvez aider un peu mon fils
36:15à s'implanter ou à réussir ce parcours électoral ?
36:19Qu'est-ce que vous ferez ?
36:20Vous serez bien embêté.
36:20Ça fait longtemps que je ne prends pas mes ordres
36:23chez Nicolas Sarkozy.
36:25Oui, mais il va vous dire,
36:26ch'Éric Ciotti, vous me devez quand même...
36:28Ni hier, ni aujourd'hui.
36:29Beaucoup de votre vie politique,
36:31il va vous prendre par les sentiments.
36:33Ni hier, ni aujourd'hui.
36:34Donc je ne répondrai pas.
36:35Je pense que cette demande serait incongrue
36:37et je pense qu'elle ne se fera pas.
36:40Et de toute façon, si elle se faisait,
36:42je n'y répondrai pas.
36:43On repart à Nice, à l'UNOC,
36:46où Demet Korkmaz, qui est journaliste
36:48à la rédaction internationale de TV5MONDE,
36:50a une question précise à vous poser.
36:52On l'écoute.
36:54Éric Ciotti, bonjour.
36:55Je suis très étonnée de n'avoir vu
36:56aucune déclaration de votre part
36:58concernant cette conférence des Nations Unies
37:01sur les océans.
37:02Vous avez tout juste mentionné
37:04les désagréments que pourrait provoquer
37:06cette organisation auprès des petits commerçants
37:10niçois sur votre compte Twitter.
37:12Est-ce que les enjeux que pose cette conférence
37:14ne sont pas dignes de votre intérêt ?
37:17Pas du tout.
37:18Ce sont des enjeux importants,
37:20mais je crois que ce n'est pas dans ce cadre
37:21que les choses avancent.
37:26Les grands leaders qui ont une des clés
37:29de cette évolution sont absents de ce sommet.
37:34Ce sont des questions importantes.
37:38Je n'ai pas personnellement
37:40à apporter de réponse, vous savez,
37:42dans les compétences qui sont les miennes.
37:43Vous savez qu'en grande majorité,
37:45les jeunes adhèrent beaucoup
37:47à cette défense de la planète et des océans.
37:50Ils ont raison, mais on les a souvent...
37:53On le voit comme une question clé
37:54dans toutes les études d'opinion.
37:55On les a souvent induits à l'erreur
37:57sur ces questions d'environnement
37:58et on s'en aperçoit de plus en plus.
38:00Je me rappelle le combat qu'ont mené
38:03les écologistes contre l'énergie nucléaire
38:06et on s'aperçoit aujourd'hui
38:07que grâce au général de Gaulle,
38:09c'est un atout considérable pour notre pays.
38:12François Hollande et Emmanuel Macron
38:14ont beaucoup déstabilisé cet atout nucléaire,
38:18notamment en nous faisant rentrer
38:19sur le marché européen de l'électricité
38:21qui a quasiment ruiné EDF
38:24et qui a enrichi des opérateurs,
38:26qui a affaibli nos industriels.
38:29Donc la sauvegarde de notre planète,
38:33c'est sérieux.
38:34Il faut l'extraire des sujets de communication,
38:38il faut l'extraire des sujets idéologiques.
38:40– Ce sont les uns politiques un peu gênés dans cette affaire.
38:42– Non, je ne suis absolument pas gêné.
38:44– Notamment vous, sur les conclusions de ce sommet
38:47et ce qu'ils vont définir.
38:49– Il ne sortira pas grand-chose de ce sommet,
38:51tous les acteurs le disent,
38:51et les principaux acteurs ne sont pas là.
38:53Donc pourquoi pas ?
38:56Mais ce que je veux dire,
38:58c'est que l'environnement est un sujet trop sérieux
39:01pour le laisser aux apprentis sourciers écologistes
39:06et pour induire en erreur nos concitoyens.
39:09Voilà, on voit bien qu'on a pris le sujet du mauvais côté,
39:12que la France, notamment, est un pays vertueux.
39:15Alors bien sûr qu'il faut aller derrière ce sommet,
39:19il y a des enjeux,
39:20ceux de l'assainissement de l'eau,
39:23des eaux usées, c'est important.
39:25On a une centrale d'épuration qui déverse des eaux usées
39:28dans la Méditerranée à Saint-Laurent-du-Var,
39:30qui est gérée par la métropole.
39:32Ça fait partie des sujets pour revenir au lieu de ce sommet.
39:38Voilà, ça c'est du concret.
39:40Il y a les pollutions plastiques.
39:41Alors justement, on va partir à Marseille,
39:44qui n'est pas très éloignée,
39:46c'est partie de la région sud,
39:47dans le découpage actuel des régions.
39:50Et Olivier Biscay est en duplex de la Provence.
39:53Il est directeur de la rédaction de la Provence.
39:55Olivier Biscay à Marseille.
39:57Éric Ciotti, bonjour.
39:59Ces derniers jours, ces dernières semaines,
40:00des décisions ont été prises.
40:02Au sujet des ZFE, du dispositif MaPrimeRénov',
40:06des dispositifs autour de l'environnement, de l'écologie,
40:09les politiques semblent complètement minorer
40:12les réalités de notre planète
40:14et de la préservation de l'environnement.
40:17Que font les parlementaires ?
40:18Que faites-vous, Éric Ciotti ?
40:20N'êtes-vous pas irresponsable ?
40:22– Je crois que c'est tout l'inverse.
40:23Je viens de le souligner.
40:26– Sur les sujets français,
40:28ZFE, la PrimeRénov',
40:31ça, c'est très concret.
40:32Les députés ont affaire avec ces sujets.
40:34– La France émet 0,9% de gaz à effet de serre
40:38au niveau mondial.
40:40C'est 33% pour la Chine
40:42qui ouvre deux centrales à charbon par semaine.
40:45L'Allemagne émet beaucoup plus que la France
40:48parce qu'elle a arrêté le nucléaire
40:50et elle a réouvert des centrales à charbon.
40:53Donc l'urgence, c'est de faire changer ses comportements
40:56si on veut sauver la planète.
40:59L'urgence, ce n'est pas d'entraîner des dépenses grotesques
41:02comme celles qui sont prévues pour 300 milliards d'euros
41:05dans la programmation pluriannuelle de l'énergie.
41:09Grâce au général de Gaulle,
41:11je le redis parce que ça n'intéresse pas
41:13les commentateurs ou les idéologues écologistes,
41:17mais grâce au général de Gaulle,
41:18on est quasiment le seul pays au monde
41:21à produire une électricité
41:22quasiment totalement décarbonée.
41:25Et là, on nous invite à produire de l'électricité
41:28avec des énergies dont l'installation
41:31est un traumatisme pour l'environnement,
41:33que ce soit les éoliennes
41:35ou quelquefois les panneaux photovoltaïques
41:38qui sont fabriqués en Chine.
41:40Donc, quel est le coût de ces substances-là ?
41:43Les composants des éoliennes,
41:45les composants des panneaux photovoltaïques.
41:47Donc, soyons sérieux,
41:49n'abusons pas nos concitoyens.
41:52Moi, je suis pour une vraie écologie.
41:54Il y a des enjeux.
41:56Il faut diminuer les émissions.
41:58Il faut mieux isoler les bâtiments.
42:01Il faut aller vers la décarbonation
42:03le plus largement possible.
42:05Mais les ZFE, les DPE, les normes,
42:10les contraintes, l'écologie imposée d'en haut,
42:15tout ça, c'est artificiel.
42:17Tout ça, c'est coûteux.
42:19Tout ça, c'est…
42:19La prime rédite, par exemple.
42:20Voilà.
42:21Il y avait un dispositif qui marchait extrêmement bien.
42:24C'était le crédit d'impôt.
42:26Vous faisiez des dépenses dans votre logement
42:29qui favorisaient les économies d'énergie.
42:32Vous aviez un crédit d'impôt.
42:33C'est un système simple.
42:34Vous voudriez le voir revenir.
42:36On a mis, si j'ose le mot, un peu…
42:39On a mis une usine à gaz, aujourd'hui,
42:42qui a ouvert les voies, toute forme de dérive.
42:47Et là, on arrête ce système.
42:48Ce qui va, d'un coup, fragiliser le secteur du bâtiment,
42:52nos artisans, qui va fragiliser des propriétaires
42:55qui s'étaient engagés dans des dispositifs de travaux.
42:59Mais quelquefois, on allait jusqu'à donner 80 000 euros
43:02sur une rénovation, sur des critères sociaux.
43:07Donc, ce système n'est plus équilibré.
43:10Il faudra le revoir.
43:13Il faut y travailler.
43:15Moi, je pense que le système du crédit d'impôt,
43:18où chacun a la liberté de son chantier,
43:21de sa rénovation, est extrêmement important.
43:24La Une de la Provence, notre partenaire face au territoire
43:28que vous voyez à l'écran, avant que nous partions,
43:31Éric Ciotti, à Grenoble, en duplex,
43:33où Frédéric Hailly, le rédacteur en chef adjoint
43:36du Dauphiné Libéré, a une question à vous poser en écoute.
43:40Bonjour, M. Ciotti.
43:42En mars dernier, en réponse aux déclarations d'Emmanuel Macron,
43:45vous aviez proposé d'organiser un référendum
43:47sur l'Europe de la défense.
43:50Est-ce que c'est une proposition que vous maintenez encore aujourd'hui ?
43:53J'avais réagi quand le président Macron proposait d'élargir,
43:59en tout cas le suggérer, le bouclier nucléaire à d'autres pays d'Europe.
44:05C'est une décision qui revisitait complètement
44:09notre stratégie de dissuasion nucléaire,
44:11qui fonde notre souveraineté, notre place dans le concert
44:15des grandes nations, qui, quelque part, nous garantit
44:18cette place de membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU.
44:23Et c'est pour cela que s'il y avait ce changement de doctrine,
44:26je considère que ce changement de doctrine ne pourrait être validé
44:31que par la validation, par le choix des Français,
44:35par un choix référendaire.
44:36Bon, le président de la République est re-rentré depuis
44:41dans une forme d'ambiguïté.
44:44En tout cas, si cette doctrine devait changer,
44:47je crois qu'il faudrait qu'elle soit validée par les Français.
44:51Est-ce que le fait que l'Allemagne, aujourd'hui,
44:54veuille se réarmer,
44:55le fait que les périls en Europe semblent de plus en plus latents,
45:01la grande Ukraine, bien sûr,
45:02et puis les volontés de Vladimir Poutine,
45:05ne font pas que les Français prennent beaucoup plus conscience,
45:08au fond, qu'il va nous falloir une armée plus forte
45:11et que des efforts budgétaires vont être à faire là-dessus ?
45:13Est-ce que vous, le parlementaire que vous êtes,
45:15êtes favorable à ces options-là
45:17qui sont en train d'être prises par le gouvernement ?
45:19Il faut le reconnaître là-dessus.
45:20J'y suis plus que favorable.
45:24Et j'élargirai d'ailleurs cette perspective
45:26aux sécurités en général et à la justice.
45:29Deux chiffres.
45:31Du temps du général de Gaulle,
45:32la France consacrait 6,5% de sa richesse nationale
45:35à la défense, à la sécurité, à la justice, à la diplomatie.
45:39En 50 ans, ce chiffre a été divisé par deux.
45:42Nous sommes à 3,5%.
45:44A été divisé par deux.
45:46Donc, nous nous sommes désarmés.
45:48Nous nous sommes désarmés de façon militaire,
45:51puisque nous consacrions avant 3% du PIB.
45:54Nous nous sommes désarmés pour la sécurité.
45:57J'évoquais ce grand choc sécuritaire qu'il faut.
46:01Donc, oui, il faut réarmer la France.
46:03– Oui, mais ce que ça va coûter l'argent, Éric Ciotti.
46:05Vous êtes parlementaire.
46:06Vous êtes prêt à voter des lois où on va augmenter ?
46:09– Non, non, non, on ne va pas augmenter.
46:11– Les cotisations augmentées pour pouvoir ?
46:13– On ne va pas augmenter, justement.
46:14On va diminuer les dépenses.
46:16On va payer une mesure très simple.
46:18Si on supprime les allocations familiales
46:20et les appels aux étrangers les cinq premières années,
46:24je le redis, on aura 7 milliards d'argent public.
46:277 milliards d'argent public, ça permettrait d'augmenter
46:30les effectifs de police et de justice de 50%.
46:33Voilà, c'est assez simple.
46:35Aujourd'hui, on consacre sur 1 000 euros d'argent public,
46:38on consacre 25 euros pour la sécurité
46:42et on consacre 50 euros pour la défense nationale.
46:47Vous voyez bien que c'est extrêmement faible.
46:51Et pourtant, l'État est fait pour nous protéger.
46:53C'est presque sa seule mission.
46:55– Vous voyez ce qui se passe aux États-Unis depuis quelques heures,
46:58donc un certain nombre de manifestations violentes
47:00dans des grandes villes américaines,
47:03notamment à Los Angeles, bien sûr, on a vu ces images spectaculaires.
47:06Ça, c'est la mise en cause de la politique de Donald Trump.
47:12Est-ce que vous êtes d'accord avec Donald Trump
47:14sur ce qu'il est en train de mettre en place ?
47:17Est-ce que vous êtes le parti le plus trumpiste en France ?
47:21– Moi, je suis un parti français, donc je me garde bien de…
47:27– Est-ce que vous êtes sur les idées de Donald Trump en France ?
47:29– De me calquer sur des partis qui sont à l'étranger.
47:33Chaque pays a sa logique et chaque pays est différent.
47:35Mais pourquoi il y a ces émeutes ?
47:37– Donald Trump a été élu sur un programme de lutte contre l'immigration,
47:41que je partage d'ailleurs, qu'il faudrait faire en France.
47:45Il met en œuvre cette politique que lui ont demandé d'appliquer les Américains
47:49puisqu'ils l'ont élu et ils l'ont élu comme…
47:52Rarement un président a été élu avec un soutien massif.
47:56Il met en place cette politique et il y a aujourd'hui des personnes
48:00qui veulent s'y opposer par la violence et par la force.
48:03il réagit, ça me paraît normal.
48:05On pourra…
48:06– Contre les autorités de l'État, par exemple, de Californie,
48:09le gouverneur, la maire de Los Angeles ?
48:11– Demain, si.
48:11– Vous trouvez que constitutionnellement, ça le fait ?
48:15– Il peut le faire ?
48:17– Je pense qu'il est dans ses prérogatives constitutionnelles
48:20d'installer l'ordre et de faire appliquer la politique
48:24pour laquelle il a été élu, ça ne me choque pas.
48:26– Est-ce que Donald Trump peut se lever en France ?
48:33Demain, et qui sera-t-il ?
48:35Est-ce que c'est Jordan Bardella, le Trump français que vous soutenez ?
48:41– Je le redis, on ne fait pas de comparaison.
48:44Ce que je souhaite, c'est que les sujets qui ont été au cœur
48:49de la vie politique aux États-Unis,
48:52quelque part ils sont un peu les mêmes en France.
48:55C'est l'immigration, c'est la sécurité, c'est le pouvoir d'achat.
49:02Mais est-ce que ceux qui nous gouvernent aujourd'hui ont de l'expérience ?
49:06– Je pense que Bayrou, il a une expérience politique depuis très longtemps.
49:09– Et cette expérience, elle conduit à quoi ?
49:12Je crois que les Français, ils ne sont pas dupes.
49:14Ceux qu'on qualifie d'expérimentés, ils ont conduit le pays dans le mur.
49:18Ils ont construit un mur de dette.
49:21Ils ont favorisé l'émergence de la violence.
49:25En tout cas, ils n'ont pas su la combattre.
49:27Ils ont laissé nos frontières ouvertes à tous les vents,
49:30ce qui fait que chaque année, en 2024, on a accueilli 520 000 étrangers
49:35en situation légale, dont à peine 8% sont venus pour travailler.
49:40– Jordan Bardella, il a le coffre politique suffisant
49:44pour être président de la République.
49:45– Mais quel mépris de la part de ceux qui nous dirigent
49:48et qui ont conduit le pays dans le chaos de dire
49:51mais nous on est compétents.
49:52Mais ils sont compétents quand ils ont généré
49:551200 milliards d'euros de dettes supplémentaires,
49:58quand ils ont amené ces chiffres terrifiants de la délinquance.
50:03Voilà, c'est un système qui veut s'auto-protéger
50:05et nous, nous prenons une vraie révolution.
50:10Une vraie révolution sécuritaire,
50:12une vraie révolution pour la baisse des dépenses publiques,
50:15pour la baisse des impôts.
50:16Donc arrêtons avec cette fable des gens compétents.
50:19Si les gens étaient compétents,
50:21on n'aurait pas cette situation chaotique aujourd'hui.
50:23– Jordan Bardella et Marine Le Pen,
50:25votre cœur balance ou c'est choisi ?
50:28– Je n'ai pas à me prononcer là-dessus.
50:30– Vous êtes leur principal allié.
50:32– D'abord, il n'y a pas de compétition entre eux.
50:34Il n'y a pas de compétition entre eux.
50:37C'est une compétition que veulent installer les médias.
50:40Mais pour travailler avec eux,
50:42cette compétition n'existe pas.
50:43Aujourd'hui, Marine Le Pen est candidate.
50:46Elle a dit très clairement les choses
50:47et moi je me tiens parfaitement à ce qu'elle a dit.
50:50Aujourd'hui, elle est candidate.
50:53Elle est candidate soutenue par le Rassemblement national,
50:55donc soutenue par Jordan Bardella.
50:57Si demain, la justice, pour des raisons obscures,
51:01venait à l'empêcher d'être candidate,
51:04le candidat qu'elle soutient, c'est ce qu'elle dit,
51:06serait Jordan Bardella.
51:08Donc, pour moi, les choses sont assez simples
51:11et nous verrons bien comment cela…
51:13– Vous ne vous sentez pas gêné par cette affaire ?
51:14– Vous ne vous sentez pas gêné par cette affaire ?
51:18– Moi, ce qui me gêne, c'est qu'on veuille priver
51:20une candidate qui aujourd'hui est en tête dans tous les sondages
51:24de pouvoir se présenter pour une raison
51:27d'obscur règlement administratif européen
51:31qui priverait un élu politique
51:33de faire en sorte que ses collaborateurs
51:35puissent faire aussi, puissent avoir une mission politique.
51:39La politique, c'est l'essence de la démocratie.
51:41Un député européen qui est élu, il est élu sur une liste politique
51:45avec le soutien d'un parti.
51:46– Éric Ciotti.
51:47– Voilà, s'il travaille pour cela, ça ne me choque pas.
51:49– Je ne regrette rien, c'est votre livre aux éditions FAYA
51:52qui vient de sortir.
51:53Merci d'avoir été notre invité ce matin dans Face au Territoire.
51:55Eh bien, les programmes continuent sur TV5MONDE.
51:57Merci à tous, au revoir.
51:58– Sous-titrage ST' 501
52:11– Sous-titrage ST' 501
52:13– Sous-titrage ST' 501
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