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  • il y a 8 mois
Jean-Philippe Tanguy, président délégué du groupe RN à l'Assemblée Nationale, député de la Somme, était l’invité du Face-à-Face ce mercredi 4 juin sur BFMTV et RMC.

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Transcription
00:00Il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Jean-Philippe Tanguy.
00:04Bonjour Madame de Malherbe.
00:04Vous êtes président délégué du groupe RN à l'Assemblée Nationale.
00:07Vous êtes vous-même député de la Somme.
00:09Nombreuses questions après les nouvelles peines prônées par Gérald Darmanin,
00:13après ses images et ses premières comparutions immédiates.
00:16On va en parler dans un instant, mais je voudrais d'abord vous interroger sur ce crime,
00:19ce crime raciste, le crime d'Hichem Mirawi de nationalité tunisienne
00:24qui a été tué ce week-end à Puget-sur-Arden.
00:26Il a été tué par son voisin, Christophe B.
00:30On parle de l'ultra-droite.
00:33Mais celui dont il se revendique, c'est Jean-Marie Le Pen.
00:37Il dit, dans des vidéos qu'il a postées encore quelques heures avant ce crime,
00:43il parlait notamment de l'allégeance à Al-Qaïda.
00:45Il dit, je ne suis pas moi dans une allégeance à Al-Qaïda,
00:47je suis dans une allégeance au bleu, blanc, rouge.
00:50Jean-Marie Le Pen l'avait dit qu'on serait dans la merde.
00:53Comment vous réagissez ?
00:54Je pense que ce monsieur trahit les trois couleurs dont il se réclame,
00:59nos couleurs nationales et les valeurs dont il prétend incarner la défense.
01:03Évidemment, ce crime odieux.
01:04Moi, je pense à la famille de M. Mirawi, à ses proches,
01:08qui a été victime de ce crime odieux,
01:10comme tant de Françaises ou de Français,
01:12ou d'étrangers en situation régulière dans notre pays,
01:15sont victimes de cette violence, de cette barbarie qui touche tout le monde.
01:19Et d'ailleurs, moi, j'ai entendu beaucoup de commentaires,
01:22notamment venus de la gauche, dénonçant un type de racisme sur un autre,
01:26une type de haine sur un autre.
01:28Le racisme d'atmosphère, c'est l'expression d'Olivier Faure.
01:31Oui, mais il y en a d'autres qui utilisaient, considéraient,
01:34que parce que cette personne était d'origine tunisienne,
01:37parce qu'il était peut-être de confession musulmane,
01:41ce crime se différenciait d'autres crimes haineux.
01:43Mais il faut condamner tous les crimes, et ne tous les crimes racistes,
01:46tous les crimes inspirés par la haine de l'autre.
01:49Et c'est les valeurs françaises, c'est les valeurs bleu-blanc-roules,
01:52c'est de défendre toutes les personnes, tous les êtres humains,
01:55quelle que soit leur origine ou leur religion.
01:57Jean-Philippe Tanguy, sur ses messages,
01:59non seulement il fait cette sorte d'allégeance à Jean-Marie Le Pen,
02:02mais il évoque aussi régulièrement Jordan Bardella, Marine Le Pen.
02:06Ça ne vous touche pas plus que ça ?
02:08Ça ne vous bouleverse pas que quelqu'un qui est un de vos adeptes
02:12commettent un crime pareil ?
02:13Mais moins que le fait qu'on détourne nos valeurs,
02:16le fait qu'on détourne notre image,
02:17évidemment que ça me bouleverse d'être associé indirectement
02:20à cet horrible crime, à ce crime odieux.
02:24Évidemment, nous ne nous commandons pas que ça nous touche,
02:27puisque nous ne sommes pas responsables de ce qui a été dit,
02:30puisque tout le message que nous portons avec Jordan Bardella et Marine Le Pen,
02:33c'est des valeurs totalement opposées à cela.
02:36C'est la défense de toute personne,
02:38la défense de la sécurité, de l'intégrité de toute personne,
02:40et le combat contre toute forme de racisme.
02:44Et d'ailleurs, Marine Le Pen et Jordan Bardella,
02:46même avant d'avoir connu le détail, les détails dont vous parlez,
02:50avaient condamné ce crime, l'avaient qualifié de raciste,
02:53et avaient même sollicité les services de l'État
02:55pour savoir si ça avait un caractère d'attentat ou pas.
02:58Jean-Philippe Tanguy, d'ailleurs, sur le caractère d'attentat,
03:01le parquet national antiterroriste s'est donc saisi de l'affaire.
03:05C'est la première fois, à mon sens, pour un crime qui soit adossé
03:10à une idéologie d'extrême droite.
03:14Comment faire pour ne pas être suivi, être admiré par des gens comme ça ?
03:22Malheureusement, on ne peut pas choisir si soit une personne déviante,
03:26soit une personne odieuse fait référence à vous ou pas.
03:30Ça a concerné d'autres personnalités politiques et d'autres forces politiques.
03:33Ce qui compte, c'est les actes. Et pour parler de l'ultra-droite,
03:36vous savez que le 9 mai dernier, nous avons eu une manifestation
03:39de forces d'ultra-droite raciste, antisémite, homophobe,
03:44sédicieuse par rapport à la République, qui justifie,
03:46même s'ils ont l'air non-violent, qui justifie des idéologies
03:49qui recourent à la violence, qui justifient la violence.
03:51Comme chaque année, avec Marine Le Pen, nous avons demandé la dissolution
03:54de ces groupes d'ultra-droite, comme nous demandons la dissolution
03:57des troupes d'ultra-gauche. Et c'est vrai que cette année,
03:59je l'ai dénoncé, j'ai écrit un courrier aussi à M. Rotaillot,
04:02j'ai trouvé que ces forces étaient particulièrement nombreuses,
04:06particulièrement virulentes. Moi-même, j'ai reçu plus de 50 menaces de mort
04:10suite à mes déclarations et prises de position contre eux,
04:13qui ont suivi évidemment par des plaintes.
04:15Et ces forces d'ultra-droite, oui, elles existent malheureusement dans notre pays.
04:18Il faut les combattre. Vous aviez reçu Marine Le Pen
04:22pendant les dernières législatives, vous aviez eu l'honnêteté de reconnaître
04:25qu'elle avait demandé cette dissolution depuis des années.
04:27Et malheureusement, ces groupes ne sont pas dissous.
04:30Et je le regrette parce que, moi, c'est comme sur l'islamisme,
04:32je ne me fais pas avoir par leur taquia,
04:35leur comportement soi-disant respectueux.
04:37La dissimulation.
04:38Cette dissimulation.
04:39On peut manifester dans le calme
04:41et avoir toute la haine du monde
04:43dans ce qui nous sert de cerveau ou de cœur.
04:45Jean-Philippe Tanguy,
04:47Les Arabes dehors,
04:48la France est dirigée par les Juifs sionistes.
04:51Ce sont des propos qui ont été tenus
04:53dans un groupe Facebook
04:54qui s'appelle
04:55La France avec Jordan Bardella.
04:57Ce groupe Facebook, révélé par nos confrères du média Les Jours,
05:02montre que dans ce groupe Facebook
05:04où il y a 11 500 membres,
05:06où il y a des propos non seulement racistes,
05:09mais également homophobes,
05:10qui parlent de Macron comme, je cite,
05:12d'un petit PD,
05:13dans ce groupe,
05:15il y a des députés RN.
05:18Il y a dans ce groupe
05:20le député RN de l'Aisne,
05:22le député RN des Alpes de Haute-Provence,
05:24le député de Côte d'Or,
05:26la députée de Charente,
05:27la députée de Lessonne,
05:28le député de Charente-Maritime,
05:30la députée du Gard,
05:32la députée d'Haute-Marne
05:33et la députée des Bouches-du-Rhône.
05:35Mais suite à l'enquête des jours,
05:36même vos confrères qui avaient enquêté sur les suites
05:38avaient prouvé que nos collègues
05:39s'étaient retrouvés sur ce groupe sans le vouloir.
05:41Lorsqu'ils ont su qu'ils s'étaient retrouvés sur ce...
05:43Enfin, ils disent que ce groupe a sans doute évolué,
05:46c'est-à-dire qu'ils ont un moment cliqué
05:47pour rentrer dans ce groupe.
05:48Mais si vous voulez, moi,
05:48ça m'est arrivé de me retrouver dans des groupes,
05:50non mais ça m'est arrivé de me retrouver dans des groupes,
05:51ces groupes ne peuvent pas être intitulés,
05:53on peut être dans des milliers de groupes,
05:54ne pas le voir, ne pas le suivre,
05:55tous ceux qui sont sur Facebook depuis des années
05:58savent que malheureusement,
05:59on se peut retrouver dans des groupes.
06:00Enfin, à un moment,
06:01moi je ne me suis jamais retrouvée dans ce groupe,
06:03donc je ne sais pas comment...
06:04Parce que vous sollicitez pas...
06:05Comment on se retrouve dans ce genre de groupe ?
06:06Mais parce qu'on fait aussi de la politique
06:08à travers certains groupes Facebook
06:09qui, à la base,
06:11peuvent être des groupes tout à fait normaux,
06:12mobilisation locale.
06:14Moi, ça m'est arrivé dans la Somme.
06:16Et puis un jour, ce groupe change de titre,
06:18change de propriétaire,
06:19chaque administrateur peut être piraté
06:20et devient un groupe délirant.
06:21Oui, enfin là, ça veut quand même dire que...
06:22Dizaines de milliers de groupes...
06:23Alors, au minimum,
06:24si j'écoute votre défense,
06:27au minimum,
06:28ça voudrait dire que
06:29ceux qui, au départ,
06:30ont créé un groupe qui s'appelle quand même...
06:32Ce groupe s'appelle
06:32La France avec Jordan Bardella,
06:34sont des gens qui, ensuite,
06:36alors qu'ils soutiennent Jordan Bardella,
06:37sont capables aussi de dire des phrases
06:39comme les Arabes dehors,
06:40la France est dirigée par les Juifs sionistes
06:41et Macron peut y pédé.
06:42Mais ce n'est pas forcément des gens
06:43qui soutiennent Jordan Bardella
06:44dans la réalité.
06:46Vous pouvez aussi y avoir dans des groupes,
06:47des groupes qui sont détournés,
06:48des gens qui se réclament d'un message
06:49et qui portent un autre combat.
06:51D'ailleurs, toute la ligne politique de Marine Le Pen,
06:53et vous la suivez depuis longtemps,
06:54ça a été justement de lutter
06:55contre ces infiltrations,
06:57d'expulser des gens
06:58qui ont sali les valeurs que l'on porte,
07:00qui ont sali le patriotisme,
07:01ou qui ont sali l'amour de la France.
07:02Il n'y a absolument rien à attendre
07:04de gens qui prétendent défendre la France
07:06et défendre la haine.
07:07Ce sont des valeurs contradictoires.
07:08Et si vous allez voir aussi
07:09les réseaux sociaux,
07:10puisque vous voulez en parler,
07:11si vous regardez les commentaires
07:12de ces personnes haineuses
07:14d'extrême droite, d'ultra droite,
07:15sur Marine Le Pen,
07:16sur Jordan Bardella,
07:17contre moi,
07:18vous allez voir la violence
07:19des mots qu'ils utilisent
07:20contre Marine Le Pen,
07:22contre Jordan Bardella
07:22et contre moi-même
07:24ou d'autres comme Sébastien Chenu.
07:25Donc ce sont des gens
07:26qui n'hésitent pas aussi
07:28à dénoncer Marine Le Pen
07:30parce qu'elle les chasse,
07:31parce qu'elle les a toujours combattues.
07:33– Mais vous voyez bien,
07:33Jean-Philippe Tanguy,
07:33vous êtes régulièrement obligé,
07:35et ça a été le cas
07:35notamment lors des dernières
07:37élections législatives,
07:38où vous vous êtes retrouvé
07:39avec certains de vos candidats
07:41qui avaient été jusqu'à la candidature,
07:43jusqu'à l'étiquette RN,
07:45dont les propos parfois homophobes,
07:48parfois antisémites,
07:49parfois racistes,
07:50ont fini par faire
07:51que vous les ayez exclues.
07:53Mais toujours trop tard,
07:54est-ce que ça ne veut pas dire
07:55quand même
07:55que vous attirez des gens comme ça ?
07:57– Mais toujours trop tard,
07:58ce qui compte,
07:59c'est ce qu'on fait
07:59quand nous sommes au courant.
08:00S'il avait été prouvé
08:02que nous aurions dissimulé…
08:02– Non mais là,
08:03je ne vous dis pas
08:03que vous êtes complice,
08:04je vous dis simplement
08:05que vous attirez des gens
08:06qui, au nom de Jean-Marie Le Pen,
08:10au nom de Marine Le Pen,
08:12soit ont des propos
08:13comme « les Arabes dehors,
08:15Macron peut t'y bédé »,
08:16soit même vont tuer leurs voisins.
08:17– Mais Madame de Malherbe,
08:20nous ne les attireons,
08:21c'est un compliment dans ma bouche.
08:22– Dans votre bouche, tout à fait.
08:23– Dans la bouche
08:24de plus de millions de Français.
08:26– Comment dire ?
08:28Il n'y a rien dans notre discours
08:29qui les attirait.
08:30Si vous pouviez prouver ce matin
08:32ou ailleurs
08:32que notre discours justifiait
08:34la présence de ces personnes
08:35odieuses
08:37avec des comportements ignobles,
08:39nous pourrions nous interroger.
08:41Mais tout le discours
08:41qui est porté par Marine Le Pen,
08:43Jordan Bardella,
08:44va contre ces personnes.
08:46Il devrait les intimer
08:47de ne rien avoir à faire avec nous.
08:48Donc si malheureusement,
08:49ils veulent s'infiltrer,
08:50peut-être aussi pour changer ce discours,
08:51pour combattre de l'intérieur
08:52la ligne portée par Marine Le Pen,
08:54Jordan Bardella,
08:54il y a des gens qui ont cherché aussi
08:56à s'introduire
08:59pour porter leur propre ligne
09:00et être combattus.
09:01Des gens qui, par ailleurs,
09:01après, sont allés souvent
09:02dans d'autres formations politiques
09:03qu'ils estimaient plus aptes
09:05à défendre ce genre de comportement.
09:07Mais on sait très bien
09:07que lors des dernières élections,
09:09Reconquête, par exemple,
09:09n'a pas cherché
09:10à lutter contre un certain nombre de groupes
09:13qui non seulement se sont infiltrés,
09:14mais avaient pignon sur rue
09:15dans leur organisation.
09:19– Jean-Philippe Tanguy, les députés.
09:19– Je vous rappelle qu'aux derniers événements
09:21aux Etats-Unis, par exemple,
09:22quand Jordan Bardella parait assister
09:23à un meeting aux Etats-Unis
09:25où M. Bannon a eu un geste
09:26absolument inacceptable au Dieu,
09:28Jordan Bardella a immédiatement
09:31quitté les lieux.
09:32Ce n'est pas le cas
09:32de toutes les personnalités politiques présentes.
09:34– Il y avait Marion Maréchal,
09:35c'est-à-dire ?
09:36– Il y avait Madame Ctinfo, surtout.
09:37– Il y avait Madame Ctinfo, c'est-à-dire ?
09:38– Oui, Marion Maréchal n'est pas restée
09:39à ce lieu.
09:40– Madame Ctinfo y est restée.
09:41Vous voulez dire que Madame Ctinfo
09:42a cautionné ce geste ?
09:43– Oui, et en plus,
09:43elle l'a revendiquée
09:44chez vos confrères
09:45il y a un mois sur France Inter.
09:47– Jean-Philippe Tanguy,
09:48je vous repose quand même la question.
09:49Vous vous êtes assuré
09:50que les autres députés,
09:51vous qui êtes vice-président
09:53du groupe RN à l'Assemblée,
09:54vous vous êtes assuré
09:55que les députés qui étaient,
09:56si je vous entends bien,
09:58à l'insu de leur plein gré
09:59dans ce groupe Facebook,
10:03s'en sont retirés ?
10:04– En tout cas, oui,
10:05on s'en s'est assuré.
10:06Oui, on a suivi,
10:07mais surtout, comment dire,
10:08on s'est entretenu avec ces députés
10:10pour comprendre
10:10comment ça avait été possible
10:11pour que des comportements
10:13des conseils soient donnés.
10:14– Mais vous nous assurez
10:15qu'il n'avait jamais vu ces propos,
10:16qu'il n'avait jamais cliqué sur ceux ?
10:17– Par ailleurs,
10:18quand vous voyez la liste,
10:19si vous ne laissez pas,
10:20ça m'a rassuré,
10:20mais là où j'ai su
10:21que cette enquête
10:22était de mauvaise foi,
10:23c'est quand j'ai vu la liste
10:24des députés,
10:25je me disais,
10:25ce sont aussi des gens
10:25que je connais,
10:26avec qui ils travaillent,
10:26avec qui j'ai échangé,
10:27j'ai débattu,
10:28je connais très bien
10:29leur opinion
10:29et à aucun moment
10:30cette hypothèse
10:32qui soit sur ce groupe
10:32volontairement
10:33n'était crédible.
10:34– Jean-Philippe Tanguy,
10:36les peines minimales
10:38et supprimer le sursis,
10:40voilà,
10:40deux des propositions
10:41proposées par Gérald Darmanin,
10:43le ministre de la Justice,
10:45hier,
10:46au fond,
10:46ça fait partie
10:47des propositions
10:49de Marine Le Pen
10:49lors des dernières élections.
10:51– Non seulement
10:51aux dernières élections,
10:53pardon,
10:53mais aussi
10:53à l'Assemblée nationale
10:54et notamment
10:55lors de notre niche
10:56parlementaire,
10:57nous avions proposé
10:58ces peines planchées
10:59et ils les ont refusées,
11:01ils ont refusé
11:01de les voter,
11:02même une version amendée,
11:04même une version
11:04un petit peu changée
11:06par rapport
11:06à ce que nous proposions
11:07parce qu'on dit toujours
11:07oui,
11:08le texte que proposait
11:09le Rassemblement national
11:10n'allait pas,
11:10dans ce cas-là,
11:11il faut l'amender,
11:12l'améliorer,
11:13mais non,
11:13ils l'ont refusé en bloc
11:14et ils ont refusé
11:15de discuter ce texte,
11:16de le faire voter
11:18par la représentation nationale.
11:20Donc c'est trop facile
11:20de venir,
11:21dès malheureusement
11:22qu'il y a des émeutes
11:22et malheureusement
11:23cela arrive bien trop souvent
11:24dans notre pays,
11:25de venir piller
11:26le programme
11:27de Rassemblement national
11:27pour rassurer les Français.
11:28Tout ce qui va dans le bon sens,
11:31on le vote,
11:32tout ce qui permet,
11:32même quand ce n'est pas parfait,
11:33d'améliorer la sécurité
11:34des Français,
11:35d'améliorer la réponse pénale
11:37aux atteintes
11:38qui sont faites à notre pays,
11:39évidemment,
11:40nous nous soutenons
11:40et nous proposerons,
11:41nous,
11:42des amendements constructifs
11:43pour améliorer ce texte,
11:44contrairement à la Macronie
11:45mais aussi aux Républicains
11:47de M. Rotaillot
11:47qui ont toujours refusé
11:48de voter ce texte,
11:50soit en ne le votant pas directement,
11:51soit en étant absent.
11:52Parce que ça,
11:52c'est la grande spécialité aussi
11:53des amis de M. Rotaillot
11:55et M. Wauquiez,
11:56c'est de dire dans les médias
11:58absents à l'Assemblée
11:59pour voter ces textes,
12:01pour voter ces amendements,
12:02pour voter ces dispositions,
12:03pour protéger les Français.
12:04Sans doute,
12:05veulent-ils garder
12:05quelques cartouches
12:06pour mentir aux élections.
12:07Les peines minimales,
12:09les peines planchées,
12:10donc,
12:10et la suppression du sursis
12:12pour les petites peines,
12:14la suppression du sursis,
12:15est-ce que vous y êtes
12:15également favorable ?
12:16Mais surtout pour,
12:17comment dire,
12:18les atteintes
12:18à l'intégrité physique.
12:20Oui, aux policiers,
12:21à nos forces de l'ordre,
12:22aux pompiers,
12:23aux médecins,
12:24à ceux qui ont une autorité
12:26ou qui exercent
12:26une mission de service public,
12:27mais aux Français en général,
12:28pour l'intégrité physique.
12:30Marine Le Pen,
12:30lors des dernières élections
12:31présidentielles,
12:32avait été la candidate
12:32qui défendait la sacralisation
12:34de l'intégrité physique
12:35des Françaises
12:36et des Français,
12:37en particulier les forces de l'ordre,
12:38mais aussi tous nos compatriotes.
12:40Il faut resacraliser
12:41l'intégrité physique des gens,
12:42porter atteinte,
12:43porter des coups,
12:44même menacer
12:45de coups physiques,
12:46c'est une atteinte
12:47à quelque chose de sacré
12:48qui est l'intégrité physique des gens.
12:49Il ne faut pas banaliser
12:50le recours à la violence,
12:52la grapplerie gratuite,
12:54qui, il faut bien le dire,
12:55fait vivre nos compatriotes
12:56dans une très grande inquiétude,
12:57en particulier quand même les femmes
12:58qui sont particulièrement victimes
13:00de ces intimidations
13:01et coups physiques
13:01en permanence dans notre pays.
13:03Parce qu'on en a peu parlé
13:04sur ces émeutes,
13:04il y a quelque chose
13:05qui était quand même
13:05encore plus choquant
13:06que la violence,
13:07que le saccage
13:08des lieux publics et privés,
13:11c'était aussi vraiment
13:12la chasse aux femmes
13:13dans l'espace public.
13:14Je regardais les vidéos,
13:16les femmes n'avaient pas le droit
13:17de célébrer la victoire
13:18du PSG samedi
13:20et à peine dimanche.
13:21Et aussi des vidéos
13:21qui circulent.
13:22J'ai posé la question
13:23ici même dès lundi matin
13:25aux préfets de police de Paris.
13:27Aux vêtements,
13:27dire qu'elles ont croisé
13:29des jeunes femmes
13:30en jupe ou en t-shirt
13:30et qu'il fallait,
13:31je cite,
13:32qu'elles rentrent chez elles.
13:33Qu'elles rentrent chez elles ?
13:34Oui, vous pouvez voir,
13:34et d'ailleurs j'ai isolé la vidéo
13:35et je vous regarde
13:37s'il y en a d'autres,
13:38d'individus à Paris
13:39qui estiment que quand même
13:41voir des françaises
13:42dans la rue,
13:43je cite,
13:44en mini-jupe ou en t-shirt,
13:45elles n'ont rien à faire là.
13:46Donc pour vous,
13:46c'est une sorte de police
13:47du vêtement
13:48ou d'une sorte de pudeur ?
13:50Oui, c'est malheureusement
13:51ce que nous voyons
13:51avec le dévoiement
13:52de l'islam,
13:54cet islamisme d'atmosphère
13:55qui consiste aussi
13:56à faire la chasse évidemment
13:57aux libertés
13:58et en particulier
13:58la liberté des femmes.
13:59Vous, vous parlez
14:00d'islamisme d'atmosphère,
14:01vous reprenez évidemment
14:01l'expression racisme d'atmosphère.
14:03Mais il y a un racisme d'atmosphère
14:04dans notre pays
14:05et c'est ce que j'ai voulu dire
14:06en introduction,
14:07mais il ne touche pas malheureusement
14:08une catégorie
14:08de français ou d'étrangers,
14:10il touche tout le monde.
14:11Tout le monde est atteint
14:12par ce racisme.
14:13Vous savez,
14:13moi j'ai grandi en banlieue aussi,
14:14il y a un tabou
14:15qui commence à être levé d'ailleurs.
14:16C'est par exemple le racisme
14:17d'une communauté
14:18envers l'autre étrangère.
14:19C'est-à-dire que
14:20les françaises et les français
14:21sont touchés par un racisme,
14:23les étrangers sont touchés
14:24par différentes formes de racisme,
14:25mais il y a aussi des racismes
14:26au sein des communautés
14:28avec des vieilles haines,
14:30des vieux préjugés
14:31qui existaient
14:32dans d'autres continents
14:33et qui viennent chez nous
14:34propager leur propre haine.
14:36Donc il y a un racisme d'atmosphère
14:38dites-vous,
14:38mais ça n'est pas un racisme
14:40anti-immigré,
14:44anti-musulman.
14:45Non, c'est un racisme.
14:46Il y a malheureusement
14:47des pratiques racistes,
14:48des pratiques de haine
14:48qui reviennent.
14:49Les plus ciblés,
14:50malheureusement,
14:50ce sont nos compatriotes
14:51de confession juive
14:52ou identifiés comme tels
14:53qui subissent le pire
14:55des racismes
14:56d'une intensité
14:57jamais vue
14:57depuis la Seconde Guerre mondiale.
14:59Mais oui,
14:59nous avons laissé se développer
15:00l'État,
15:01des gouvernements successifs,
15:02d'ailleurs qui faisaient
15:03barrage républicain aux élections
15:04contre le Rassemblement National,
15:06mais qui en fait
15:06laissaient se propager
15:07ce forme de haine
15:08dans notre pays.
15:09Voilà, on voit bien
15:10beaucoup de Français
15:10ne reconnaissent pas leur pays
15:11non seulement sur les violences
15:12que nous subissons,
15:13mais aussi sur les mots
15:14qu'ils entendent,
15:15les violences qu'ils entendent,
15:16les préjugés qui sont brandis.
15:18Tout ça n'était pas
15:19dans la civilisation,
15:21dans les valeurs françaises,
15:22rien à voir
15:22avec notre modèle
15:23d'éducation.
15:23Quand vous dites
15:23le mot civilisation,
15:24ça veut dire que le mot
15:25de sauvage utilisé
15:26par Bruno Retailleau
15:27à propos de ceux
15:28qui ont cassé,
15:29violenté, pillé
15:31ce week-end,
15:33sauvage au sens
15:34non civilisé,
15:35vous l'auriez utilisé ?
15:36Oui, sauvage.
15:37Moi, j'ai repris aussi
15:38le terme barbare,
15:39parce que ça veut dire quoi
15:39dans le terme grec,
15:40l'acceptation grec ?
15:41Ça veut dire aussi
15:42des gens qui ne partagent pas
15:43notre civilisation
15:44et nos valeurs.
15:45Ce n'est pas seulement
15:46la langue
15:46ce qui renvoie
15:47à l'usage grec,
15:48c'est aussi les valeurs
15:48qui sont derrière cette langue-là.
15:50La façon de vivre ensemble,
15:51ces gens veulent
15:51se marginaliser de la société
15:53et veulent attaquer
15:54notre société.
15:55D'ailleurs,
15:55ce qui est quand même
15:56dans cette myriade
15:58de tristes nouvelles,
16:00je vois aussi
16:01sur les réseaux sociaux,
16:02parce que je suis de bonne foi,
16:02je ne vais pas non plus
16:03dénoncer que
16:03les mauvais comportements,
16:07qui eux-mêmes se saisissent
16:08de cette question,
16:08qui disent
16:08nous ne voulons plus
16:09être assimilés
16:10à ces gens
16:10qui détestent la France,
16:12nous ne voulons plus
16:12être assimilés
16:13à cette violence,
16:14nous on agrandit en France,
16:15on aime la France,
16:16on travaille en France,
16:17on veut faire une famille en France
16:17et nous aussi,
16:18on veut profiter
16:19de la sécurité,
16:20on peut voir rentrer
16:21dans notre bar HLM
16:22sans que notre voiture
16:23soit saccagée,
16:24on veut pouvoir venir
16:24célébrer un mal de foot
16:25sans se faire taper
16:26ou avoir peur
16:27d'emmener notre famille.
16:28Voilà,
16:28la moins des mauvaises nouvelles,
16:31c'est de voir
16:32beaucoup de ces Français
16:33d'origine immigrée
16:34qui se saisissent
16:34qui veulent dire
16:35on veut être Français
16:35en France
16:36comme tout le monde
16:37et ça c'est le programme
16:38de Marine Le Pen.
16:38Jean-Philippe Tanguy,
16:39la proportionnelle
16:40ligne rouge
16:41pour les Républicains,
16:42Bruno Rotaillot
16:43qui menace même
16:43de démissionner
16:45si la proportionnelle
16:45était appliquée,
16:48c'est la ligne rouge
16:48si elle était mise en place
16:51pour les Républicains,
16:51est-ce que c'est votre ligne rouge
16:53si elle n'était pas
16:54mise en place
16:54du côté du HLM ?
16:55Excusez-moi,
16:56c'est pathétique,
16:56c'est-à-dire que
16:57M. Rotaillot
16:57ne menace pas de démissionner
16:59quand il est humilié
17:00et la France avec lui
17:00sur le dossier algérien,
17:02il ne menace pas de démissionner
17:03parce qu'on n'arrive pas
17:03à ramener en sécurité
17:05et en liberté
17:06Boilen Sinsal,
17:07il ne démissionne pas
17:08parce que sa politique pénale
17:09n'est pas adaptée,
17:10il ne démissionne pas
17:11parce qu'il a fait venir
17:11des imams algériens
17:12pour le ramadan,
17:14il ne démissionne pas
17:15parce qu'il est incapable
17:16d'interdire le voile
17:16dans les sorties scolaires,
17:17à par contre toucher
17:18aux prébandes
17:19de ces petits copains
17:20de l'Assemblée
17:21qui ne sont élus
17:22que grâce à ce système électoral
17:23et s'il y avait
17:24la proportionnelle,
17:25c'est-à-dire
17:25que chaque voix des Françaises
17:26et des Français soient reconnus
17:27à égalité,
17:28eh bien là,
17:28il démissionne.
17:29Donc je pense que ça veut
17:30beaucoup dire de M. Rotaillot,
17:31c'est tout pour sa gueule
17:32et rien pour les Français.
17:33Tout pour sa gueule ?
17:34Oui, oui,
17:35quand on en est là,
17:36c'est-à-dire qu'après
17:36des nuits d'émeute,
17:37la seule chose que M. Rotaillot
17:38ait à dire après six mois
17:40comme ministre de l'Intérieur,
17:42j'avais allé toutes les couleuvres
17:43sur ce que j'avais promis aux Français,
17:44sur la sécurité,
17:46sur l'immigration,
17:47sur la laïcité,
17:48là, il accepte tout,
17:49il s'est couché sur tout,
17:50sur l'AME,
17:51sur l'aide médicale d'État,
17:52alors que M. Béroud
17:53demande des sacrifices
17:53à tous les Français.
17:54Il n'a rien obtenu,
17:55zéro.
17:55Il s'est couché
17:56avec ses amis du Sénat
17:57et moi,
17:57j'étais en commission
17:58mixte paritaire,
17:59c'est la droite
17:59qui, main dans la main
18:00avec les socialistes,
18:01ont abandonné les mesures
18:02pour réduire l'aide médicale
18:03d'État pour les clandestins.
18:04Pour passer de l'aide médicale d'État
18:04à une aide médicale d'urgence ?
18:05Par contre,
18:06pour garantir le siège
18:07d'un certain nombre
18:07de ses amis
18:08qui ne seraient pas élus
18:10si le système proportionnel
18:11était en place,
18:11Vous estimez
18:13qu'il aurait dû
18:14démissionner
18:14après les émeutes ?
18:15Vous considérez
18:16que c'est de la responsabilité
18:17du ministre de l'Intérieur
18:18le fait qu'il y ait eu
18:19ces émeutes ce week-end ?
18:19Oui,
18:19le fait qu'il y ait des émeutes
18:21mais le fait que la réponse
18:22n'ait pas été adaptée
18:23à une situation
18:23que l'on connaissait,
18:24qui avait été annoncée,
18:26tout le monde savait,
18:26y compris lui,
18:27qu'il y aurait ce genre d'émeutes
18:28et après,
18:29pleurnicher dans les médias
18:30avec M. Darmanin
18:31sur le fait que les lois
18:32ne seraient pas assez dures
18:32alors que ce sont leurs lois
18:33que M. Darmanin
18:34étaient à la place
18:41et ils étaient ensemble
18:42au moins dans la main
18:43aux élections
18:43alors que l'un prétend
18:44que l'autre n'ait pas fait
18:45le bon travail.
18:46Bref, tout ça,
18:47c'est une mascarade
18:48et je trouve que cette sortie
18:49sur la proportionnelle
18:49est particulièrement symbolique
18:51de ce qu'est les Républicains.
18:55Et M. Béroud,
18:55j'en filmerai juste là,
18:56a reconnu lui-même
18:57que la proportionnelle
18:58pouvait empêcher
18:59Marine Le Pen
19:00et Jordan Berdella
19:00d'avoir une majorité.
19:02C'est-à-dire que
19:02nos propres adversaires
19:03reconnaissent que notre position
19:04n'est pas justement
19:05pour défendre
19:06des avantages politiques
19:07parce que nous,
19:07avec le scrutin majoritaire,
19:09il serait plus facile
19:10d'avoir une majorité
19:11qu'avec la proportionnelle
19:12mais nous,
19:12on défend des principes
19:13et on a toujours défendu
19:14la proportionnelle.
19:14Est-ce que vous censureriez
19:16un gouvernement Bayrou
19:18qui ne mettrait pas
19:19en place la proportionnelle ?
19:20Nous verrons
19:21l'équilibre général
19:22mais si vous voulez,
19:23il y a d'autres choses
19:24que la proportionnelle
19:25est très importante
19:26et c'est un combat
19:27que Marine Le Pen
19:28veut défendre
19:29même si une fois plus
19:30cela peut nous désavantager
19:31électoralement
19:32parce que c'est un principe
19:33il n'est pas normal
19:33dans notre pays
19:34que la voix d'un Français
19:35dans un territoire
19:36compte moins
19:36que la voix d'une Française
19:38dans un autre.
19:39Mais il y a d'autres sujets
19:40de censure qui vont arriver
19:41qui sont très importants
19:41pour les Français
19:42c'est évidemment
19:43les sacrifices
19:43qu'ils vont leur demander
19:44dans le budget
19:45c'est l'incapacité
19:46d'avoir une politique migratoire
19:47par exemple
19:47le rétablissement
19:48du délit de séjour irrégulier
19:49qu'on nous a promis
19:50depuis six mois
19:50on l'attend
19:51donc vous savez
19:52il y a aussi un piège
19:52d'ailleurs ce que dit
19:53M. Bayrou
19:53c'est de réduire
19:54le débat politique
19:55à l'avis des politiques
19:56les Françaises et les Français
19:58vous le savez très bien
19:58ils ont d'autres problèmes
19:59que les institutions
20:00le statut de l'élu
20:01tout ça
20:01où est les questions
20:02du pouvoir d'achat
20:03la question des salaires
20:04la question des impôts
20:05de l'immigration
20:06de la sécurité
20:07les services publics
20:08il y a tout ça
20:08dans la balance
20:09dans la censure
20:10avant la proportionnelle
20:12Merci Jean-Philippe Tanguy
20:13d'avoir répondu à mes questions
20:14vous êtes président délégué
20:15du groupe RN
20:15à l'Assemblée Nationale
20:16et député de la Somme
20:17il est 8h52
20:18sur RMC et BFM TV
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