00:00Il est évident qu'il y a des risques de contestation fortes et on n'en serait pas là si on avait écouté…
00:04Et quelle forme pourrait prendre cette contestation ?
00:07Elle pourrait prendre des formes volantes de la part de certains groupes, c'est vrai, parce que les habitants du territoire sont affidés.
00:11On n'en serait pas là s'il y a quelques années, on avait écouté toutes les associations co-requérantes
00:16qui ont déposé un recours au fond contre l'annulation environnementale de la 69,
00:22qui était extrêmement étayée avec 150 pages de mémoire en défense, 2 ans d'instruction.
00:27Et là, sur 3 mois d'instruction, un jugement de 2 pages, on balaye tout et on dit qu'on peut continuer.
00:33On va revenir sur le fond dans un instant, mais juste sur la mobilisation de la forme qui va prendre la contestation,
00:38vous dites des actions violentes, c'est préparé, c'est quoi ? C'est une menace ? C'est une mise en garde ?
00:42Vous savez, j'appartiens à un collectif, La Voix est Libre, qui est un collectif pacifique et légaliste,
00:46qui a toujours utilisé toutes les armes légales à sa disposition pour…
00:50Vous aviez occupé des armes, vous aviez tenté d'installer des aides aussi le long du trajet ?
00:53Moi, je suis déjà monté dans un arbre pour essayer avec une tyrolienne, mais je ne m'aventure pas trop à ça,
00:56parce que j'ai un peu le vertige pour être honnête.
00:58Moi, quand je dis vous, c'est l'association d'une façon générale.
00:59Non, non, non, ça c'est le groupe national de surveillance des arts.
01:02Bon, il y a divers modes d'action, mais c'est vrai que l'hiver dernier, puisque vous me parlez de ça,
01:06on avait été obligés de participer, ça j'ai participé en toute franchise,
01:10à bloquer une zone qui était en proie à des coupes rases,
01:14qui étaient interdites par arrêté préfectoral à cette période de l'année,
01:18pour des raisons de période de nidification.
01:19Et donc, en fait, on s'est retrouvés avec des activistes, avec des citoyens,
01:23avec des gens qui venaient voir ce qui se passait,
01:25à bloquer une zone pour faire respecter la loi.
01:27Pas pour se prétendre violent ou d'un mode d'action radical,
01:31mais simplement pour faire respecter la loi.
01:32Et il y a un rapporteur spécial de l'ONU qui était venu
01:34pour relever les violences qu'il y avait à cet encontre,
01:36et l'État a été obligé d'arrêter les travaux,
01:38et nous avons fait respecter la loi en bloquant la zone.
01:40Mais là, en l'occurrence, est-ce que vous irez à l'encontre de cette décision de justice,
01:43puisque le ministre des Transports dit que le chantier,
01:45parce qu'il va falloir du temps pour que ça se remette en place,
01:47va pouvoir reprendre à partir de la mi-juin ?
01:50Est-ce que vous allez essayer de bloquer ce chantier,
01:53de bloquer les engins, de bloquer les ouvriers qui iront travailler ?
01:57Là, il n'y a pas besoin de bloquer.
01:59En plus, nous, on a des très bonnes relations avec les ouvriers,
02:01les agents de sécurité sur le chantier,
02:03contrairement à ce que disait Bernard Carayon,
02:05les zadistes buvaient le café avec les ouvriers de chantier,
02:07qui aussi avaient des conditions exécrables,
02:0924 heures sur 24, à travailler, dans de très mauvaises conditions,
02:12à rester dans une voiture toute la journée.
02:13Donc, nous, on a des bonnes relations sur le terrain.
02:17Je ne pense pas qu'il y ait besoin de bloquer le chantier pour l'instant,
02:19parce que des mots du concessionnaire et de l'entreprise de construction,
02:22les travaux, de toute façon, ne pourraient reprendre que dans trois mois.
02:25Et on attend le jugement en appel pour la fin de l'année, début 2026.
02:28M.A.
02:30Merci.
02:30M.A.
02:30M.A.
02:31M.A.
02:32M.A.
02:32M.A.
02:33M.A.
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