00:00Si le texte est adopté, on va créer donc un droit à l'aide à mourir
00:03qui sera ouvert aux personnes atteintes d'une affection grave et incurable
00:06qui s'engagent au pronostic vital en phase avancée ou terminale
00:10en présentant une souffrance physique ou psychologique constante, c'est ça ?
00:14C'est bien cela. Il y a d'autres conditions, il y a à être majeur,
00:17il y a des nécessités françaises aux résidus de manière stable
00:19et il y a surtout pouvoir le dire jusqu'au bout,
00:23c'est-à-dire c'est ce caractère libre et éclairé.
00:25Ce sont les cinq conditions cumulatives pour pouvoir demander une aide active à mort.
00:28Est-ce que vous êtes optimiste sur l'issue du vote cet après-midi ?
00:31J'ai envie de dire enfin, enfin parce que ça fait 45 ans qu'on a ce débat,
00:34la première proposition de loi date de 1978 et puis il y a un an,
00:39une déflagration, la dissolution alors que le texte s'apprêtait à être voté.
00:42Donc on a pris du temps, beaucoup de temps, du temps que certains hélas n'avaient plus
00:46et qu'ils ont dû partir à l'étranger ou ils ont dû être accompagnés clandestinement
00:50dans notre pays. J'ai confiance en l'Assemblée nationale
00:54pour qu'elle puisse enfin doter la France de ce texte de loi
00:57mais ce n'est que la première étape.
00:59Il va y avoir un marathon législatif derrière.
01:01Le Sénat risque de détricoter le texte.
01:03– Pas sûr que ça revienne rapidement.
01:04– S'il y a un enlisement, Emmanuel Macron a dit ce sera le référendum.
01:08– Mais simplement, la France deviendrait, si le texte était adopté définitivement,
01:11on en est encore loin aujourd'hui,
01:13il deviendrait le huitième état d'Europe à autoriser l'aide à mourir.
01:16Mais pourquoi on n'utilise pas les vrais termes ?
01:17Euthanasie, suicide assisté ?
01:20– Moi je les assume.
01:20– C'est par pudeur ?
01:21– Non mais je les assume totalement.
01:22– Ils ne sont pas dans le texte ?
01:23– Oui, alors après, peu importe le débat sémantique,
01:25l'important c'est ce qu'il y a derrière le texte
01:27et effectivement comment on va accompagner.
01:28Moi j'assume les mots, cette loi, c'est une loi qui parle du suicide assisté,
01:32c'est l'auto-administration d'une substance sétale pour la personne,
01:35elle-même, un suicide assisté,
01:36avec une exception d'euthanasie,
01:38c'est-à-dire si la personne n'est plus capable de s'auto-administrer le produit physiquement,
01:42alors un médecin, un infirmier, une infirmière le fera.
01:44Suicide assisté, exception d'euthanasie.
01:46– Heureusement, quand on parle de liberté,
01:48c'est la liberté de conscience des soignés, mais également des soignants.
01:50– Merci.
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