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  • il y a 8 mois
Des débats enflammés vont débuter, ce lundi 12 mai, au sein de l'Assemblée nationale. Les deux projets de loi sur la "fin de vie" vont être examinés par les députés. L'un porte sur les soins palliatifs, l'autre sur "l'aide à mourir".

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Transcription
00:00Il y a des conditions aussi. Le malade doit souffrir. Il n'y a pas de souffrances qui sont réfractaires à tout traitement.
00:10Qui vérifie cela ?
00:11Qui vérifie ce critère de souffrance ? Qui vérifie le fait que la personne souffre tellement, que cette souffrance est réfractaire au traitement ?
00:25Par exemple, le patient voit qu'il souffre et qu'il n'en peut plus. Il gémit, il hurle, il n'en peut plus. Il demande d'autres produits et ça ne le fait pas.
00:36Il y a des personnes en France et ailleurs aussi qui sont réfractaires à la morphine, par exemple, qui est un produit qu'on utilise pour traiter la douleur.
00:44Ils vomissent triple les boyaux, mais ils ont toujours mal.
00:47Mais comment est-ce que cela s'est passé pour votre amie, Madame Grassano ? Comment est-ce que cela s'est passé pour votre amie ?
00:52On est venu la chercher, il y est allé avec sa famille. Qui a administré la dose létale ?
00:59Alors, un dossier est monté puisqu'il faut produire des comptes rendus médicaux. Ça ne se fait pas comme ça.
01:04C'est payant pour aller en Suisse. Mais il ne suffit pas de payer. Il faut que le dossier soit accepté.
01:10C'est dans les 15 000 francs suisses, plus les frais annexes.
01:12Ça, c'est vraiment le coût de la prise en charge et du suicide assisté.
01:17Puis il y a les coûts annexes si on séjourne à l'hôtel, c'est le transport, etc.
01:20Et pour mon amie, elle ne pouvait plus être en transport de type train ou voiture.
01:27Et donc, elle a dû payer l'ambulance qui est descendue de Suisse, qui est allée la chercher en France et qui est remontée en Suisse.
01:33Et ça se passe dans un établissement spécialisé ?
01:35Les coordonnées, des hôtels, des ambulances.
01:37Voilà, un établissement spécialisé. Sa famille était là aussi ?
01:40Sa famille n'était pas là, mais elle n'avait pour incidère pas de famille.
01:44Donc nous étions deux amis à l'accompagner.
01:47Parce qu'il y a des personnes qui ont pour incidère pas de famille.
01:50Donc c'était ainsi. Nous l'avons accompagné.
01:54Donc le dossier a été accepté.
01:56Mon amie s'est retrouvée et montée en ambulance et est arrivée un petit matin dans la structure de l'association Suisse.
02:03Il leur faut des structures, évidemment, pour accueillir les personnes.
02:07Elle a été accueillie. Elle a vu le médecin qui avait validé son dossier.
02:12Elle a eu un entretien personnel. Je n'y étais pas.
02:15Elle a eu de nouveau des entretiens avec les responsables de cette association.
02:19L'idée, c'est que le patient doit pouvoir réitérer sa demande de nouveau et assez souvent avant le geste.
02:25C'est-à-dire qu'il se peut que le patient décide à la dernière minute que non, ce n'est pas le moment.
02:30Donc on doit vraiment vérifier sa volonté.
02:32Qui a administré la substance ?
02:35Qui a administré la substance ? C'est elle-même ou c'est un tiers ?
02:40Alors, c'est un suicide assisté. C'est la personne qui doit le faire.
02:44Et donc, dans les coûts que l'on paye à ces structures, il y a inclus le service d'un infirmier qui vient poser une perf à la personne.
02:53Mais c'est la personne qui doit être mobile elle-même pour être capable d'activer la molette qui permettra de faire couler le produit dans ses veines.
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