00:00Vous-même, vous êtes en faveur du suicide assisté ou de la liberté de choisir son moment.
00:05Vous l'avez dit vous-même, c'est mon cas.
00:07C'est-à-dire, si un jour vous êtes en situation de maladie...
00:11Alors, bien sûr, c'est une décision individuelle.
00:14Il ne s'agit pas de faire de la propagande pour qu'il y ait le plus grand nombre possible de gens
00:19qui aient recours à un système qui est un système extrême, quand il n'y a rien d'autre à faire.
00:25Mais quand il n'y a rien d'autre à faire, et si on a les moyens de le faire,
00:29et le problème est que moi j'aurais les moyens, mais que tout le monde n'aurait pas les moyens.
00:35Si ma femme ou moi, d'ailleurs on en a parlé ensemble en détail à plusieurs reprises,
00:40si ma femme ou moi se trouvions dans cette situation-là, c'est évidemment,
00:45évidemment pour nous, pas évidemment pour tout le monde,
00:48mais évidemment pour nous la décision qu'on prendrait, avec évidemment toutes les garanties.
00:53Et en Suisse, les choses sont bien faites, mieux faites qu'en Hollande par exemple.
00:57– Et donc vous iriez, vous n'hésitez, ce serait prévu d'aller en Suisse ?
01:01– Absolument.
01:02– Et de vous administrer vous-même la dernière dose ?
01:04– Bien sûr, mais je répète, d'abord il y a une grande inégalité dans cette affaire,
01:10parce qu'on en a les moyens ou on n'en a pas les moyens,
01:13et les gens qui ont les moyens sont évidemment une toute petite minorité.
01:16ensuite, par principe, ça concerne un petit nombre de gens qui osent prendre cette décision.
01:23Il ne s'agit pas de dire que c'est quelque chose qui peut être une sorte de thérapeutique collective,
01:29bien sûr que non, c'est une décision totalement individuelle, inégalitaire,
01:33ce qui est une très mauvaise chose.
01:34– Écrite nature-blanc.
01:34– Bien sûr, et puis confirmer, vérifier avec des médecins et dans toutes les conditions.
01:39Moi, ce que je pense, c'est qu'il faudrait qu'on ait en France une législation
01:45qui permette à ceux qui en ont vraiment besoin.
01:49Donc, en ultime recours, et pour un tout petit nombre de gens,
01:52c'est par centaines, c'est pas par rapport au nombre de gens qui meurent chaque année,
01:57évidemment c'est marginal, mais que ça fait partie des libertés qu'on a,
02:01et la liberté de choisir le moment de sa mort quand on a des souffrances terribles,
02:06je pense que ça fait vraiment partie des libertés.
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