00:00Oui, écoutez, c'est une loi, en tous les cas, nous nous saluons ce moment historique,
00:03ça va être une loi, je pense, qui va être votée en première lecture à l'Assemblée nationale.
00:07Mais qu'est-ce que vous dites à ceux qui ont peur des dérives ?
00:09Je dis à ceux qui ont peur des dérives que les dérives aujourd'hui, elles ont lieu en France,
00:12parce que précisément, il n'y a pas de cadre, il n'y a pas d'encadrement sur la question de la fin de vie,
00:16il y a plein de personnes qui meurent mal, il y a plein de personnes qui s'exilent,
00:19donc il y a une rupture d'égalité, y compris une rupture d'égalité sur les soins palliatifs,
00:22l'accès universel et réel aux soins palliatifs n'est pas, en tout cas, une réalité aujourd'hui en France,
00:26donc nous, nous disons que ça doit avancer sur deux jambes,
00:28c'est pour ça que nous avons regretté que François Bayrou, avec cette manœuvre dilatoire, ait coupé la loi en deux,
00:32avec d'un côté le développement des soins palliatifs et l'aide active à mourir,
00:35la réalité, c'est que ça avance sur deux jambes, c'est tout à fait complémentaire.
00:38Juste un seul exemple, en Belgique, ils ont une loi depuis 20 ans,
00:42il y a une aide active à mourir sur deux qui se fait dans le cadre d'un parcours de soins palliatifs,
00:46donc il n'y a aucune difficulté, c'est une loi qui est largement plébiscitée par les Français
00:50et largement par les soignants, puisqu'on a eu un sondage qui est sorti il y a peu,
00:55qui montrait que 74% des médecins étaient favorables,
00:58non pas à ce qu'il y ait nécessairement une aide active à mourir,
01:00mais à laisser le choix aux patients.
01:02Et en fait, moi, si j'ai un message à faire passer aujourd'hui,
01:04au-delà de cet aspect historique, même si nous savons que c'est un marathon législatif
01:07dans lequel nous allons avancer, puisque c'est une procédure longue,
01:11il va y avoir la navette parlementaire,
01:12mais c'est que c'est une grande loi de liberté de conscience
01:14et que chaque conscience va être respectée, la conscience des soignants,
01:17s'ils ne veulent pas pratiquer ce geste, il y a évidemment une clause de conscience qui est nécessaire
01:21et la conscience des patients, qui aujourd'hui est niée dans notre pays depuis très longtemps,
01:25des patients en fin de vie.
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