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  • il y a 1 an
Pierre Juston, administrateur national pour l'Association droit de mourir dans la dignité, était l'invité de BFMTV ce mardi 27 mai pour évoquer l'examen par l'Assemblée nationale du projet de loi sur la fin de vie.

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Transcription
00:00Oui, écoutez, c'est une loi, en tous les cas, nous nous saluons ce moment historique,
00:03ça va être une loi, je pense, qui va être votée en première lecture à l'Assemblée nationale.
00:07Mais qu'est-ce que vous dites à ceux qui ont peur des dérives ?
00:09Je dis à ceux qui ont peur des dérives que les dérives aujourd'hui, elles ont lieu en France,
00:12parce que précisément, il n'y a pas de cadre, il n'y a pas d'encadrement sur la question de la fin de vie,
00:16il y a plein de personnes qui meurent mal, il y a plein de personnes qui s'exilent,
00:19donc il y a une rupture d'égalité, y compris une rupture d'égalité sur les soins palliatifs,
00:22l'accès universel et réel aux soins palliatifs n'est pas, en tout cas, une réalité aujourd'hui en France,
00:26donc nous, nous disons que ça doit avancer sur deux jambes,
00:28c'est pour ça que nous avons regretté que François Bayrou, avec cette manœuvre dilatoire, ait coupé la loi en deux,
00:32avec d'un côté le développement des soins palliatifs et l'aide active à mourir,
00:35la réalité, c'est que ça avance sur deux jambes, c'est tout à fait complémentaire.
00:38Juste un seul exemple, en Belgique, ils ont une loi depuis 20 ans,
00:42il y a une aide active à mourir sur deux qui se fait dans le cadre d'un parcours de soins palliatifs,
00:46donc il n'y a aucune difficulté, c'est une loi qui est largement plébiscitée par les Français
00:50et largement par les soignants, puisqu'on a eu un sondage qui est sorti il y a peu,
00:55qui montrait que 74% des médecins étaient favorables,
00:58non pas à ce qu'il y ait nécessairement une aide active à mourir,
01:00mais à laisser le choix aux patients.
01:02Et en fait, moi, si j'ai un message à faire passer aujourd'hui,
01:04au-delà de cet aspect historique, même si nous savons que c'est un marathon législatif
01:07dans lequel nous allons avancer, puisque c'est une procédure longue,
01:11il va y avoir la navette parlementaire,
01:12mais c'est que c'est une grande loi de liberté de conscience
01:14et que chaque conscience va être respectée, la conscience des soignants,
01:17s'ils ne veulent pas pratiquer ce geste, il y a évidemment une clause de conscience qui est nécessaire
01:21et la conscience des patients, qui aujourd'hui est niée dans notre pays depuis très longtemps,
01:25des patients en fin de vie.
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