- il y a 8 mois
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Europe 1 Soir, 19h21, Pierre de Villeneuve.
00:04Et en cette deuxième heure, les chroniqueurs sont Jean-Claude Dacier.
00:07Bonsoir Jean-Claude. Bonsoir. Bonsoir Philippe Guibert. Bonsoir Pierre.
00:11Et nous recevons Maud Fontenoy. Bonsoir. Bonsoir, bonsoir à tous.
00:15Navigatrice, auteure de l'Océan Source de Vie aux éditions de l'Observatoire.
00:20Alors, c'est assez amusant que François Bayrou s'attaque au Sargass.
00:23Ce n'est pas la première fois, c'est un troisième plan de lutte contre la prolifération de ces algues brunes.
00:31Alors, ce sont des algues toxiques et en même temps, il y a des algues qui ne sont pas toxiques.
00:37Votre livre, l'Océan Source de Vie, nous apprend beaucoup de choses pour ceux qui ne connaissent pas l'océan.
00:44Et notamment que certaines algues vertes, il ne faudrait peut-être pas les enlever parce que c'est source justement de faune.
00:53Et quand on voit et quand on lit ce que vous dites dans votre livre, c'est que la pêche en haute mer, parfois, avec les filets, arrache tout ce qu'il y a.
01:05Il y a énormément de thématiques, la lutte contre le plastique qui n'en finit pas.
01:11C'est quand même pas très compliqué de savoir qu'une bouteille en plastique jetée à la mer, c'est de la pollution très très grave et que c'est très très difficile d'y faire.
01:19Il y a la pollution des navires, il y a la pollution des mégots.
01:23Quand on jette son mégot de cigarette dans une bouche d'égout, dans une ville de littoral, ça finit dans la mer, etc.
01:30Quel est, j'allais dire, l'ultime but de ce livre, Maude Fontenoy, c'est dire quoi ?
01:39C'est dire que l'océan, on en a besoin pour faire des médicaments, pour vivre, pour s'oxygéner, parce que c'est aussi une source formidable d'oxygène.
01:49C'est pour dire tout ça ?
01:50Alors, merci déjà de votre invitation. Ce livre, c'est un cri d'amour à l'océan.
01:55Je le crie avec vous, vous voyez.
01:56Vous êtes sympa, parce que quand on est navigateur, navigatrice, on a l'habitude de fréquenter les océans en long et en large, souvent en surface, mais aussi j'ai la chance de pouvoir beaucoup plonger.
02:05Et donc, on apprend à connaître l'océan et quand on connaît quelque chose, par différents angles, on finit par l'aimer et quand on aime, ensuite on se bat pour le protéger.
02:11Donc, ce livre, c'est un cri du cœur et c'est aussi une tentative de mobiliser, parce que quand on voit, malheureusement, ces océans souffrir, les océans aujourd'hui, c'est un géant, mais c'est un géant en pied d'argile.
02:24On va en parler, vous parliez de la pollution, mais il y a beaucoup de choses qui font souffrir les océans aujourd'hui.
02:28Et aujourd'hui, ces océans, ils tirent le signal d'alarme et c'est à nous, humains, sur Terre, et peut-être laisser comme ça, sur le rivage, nous, navigateurs, quand on vient au port, de s'armer pour pouvoir défendre ces océans.
02:41En rappelant quoi ? En rappelant que, premièrement, la vie est née dans la profondeur des océans.
02:45Donc déjà, chacun d'entre nous, la vie, la première particule de vie, il y a 3 milliards d'années, elle est née dans la profondeur des océans.
02:50Donc, les océans, c'est avant tout le berceau de l'humanité.
02:53Ensuite, les océans, vous le rappeliez, c'est 22 000 médicaments qui viennent du milieu marin, c'est énormément de molécules qui sont étudiées, c'est l'oxygène que l'on respire, on parle souvent de forêts amazoniennes qui nous oxygènent, mais la moitié de l'oxygène que l'on respire vient des océans.
03:07C'est la régulation du climat, ce sont les énergies marines, les énergies renouvelables de demain qui viennent de la mer, et c'est également la marmite de l'humanité.
03:15Puisqu'il y a environ la moitié de la population mondiale qui mange des protéines grâce aux protéines de la mer.
03:19Si je vous dis tout ça, c'est parce que peut-être que certaines personnes qui vous entendent, et on passe d'une actualité à un autre, et d'un désastre à un autre, et des fois on a un peu les bras qui nous en tombent.
03:28Moi-même, parfois, je suis passablement choquée et attristée par le vacarme du monde, et donc je trouve un certain réconfort dans l'action.
03:40Et si je vous dis tout ça, c'est parce qu'on a tendance à dire, les océans, ça va, tu vois, il y a autre chose de plus importante que les océans.
03:48Et moi, ce que je veux dire, c'est que non, les océans, c'est nous tous les jours.
03:53Les océans, c'est ce que vous mangez.
03:54Quand vous disiez tout à l'heure, il y a une bouteille en plastique, ça paraît évident qu'une bouteille en plastique dans la mer, elle va créer des désordres.
04:00Mais c'est surtout que la bouteille en plastique et le mégot de cigarette, 40% des mégots de cigarette qu'on va abandonner dans nos rues, vont se retrouver dans l'océan.
04:08Ils ne vont pas être ramassés, rien d'autre, 40% dans nos océans.
04:11Tout ça, ce n'est pas juste, ça va déranger les baleines et les dauphins, c'est que ça revient dans notre assiette.
04:17C'est qu'aujourd'hui, on mangerait l'équivalent d'une carte bleue de plastique par semaine et par personne,
04:22parce qu'aujourd'hui, les nanoparticules de plastique, elles ne restent pas dans la mer.
04:25On a compris maintenant que le cycle de l'eau, tout simplement, les nanoparticules de plastique, elles avaient complètement intégré toute la chaîne.
04:31Dacier fait la grimace, il va regarder sa sole ou son cabillaud différemment la prochaine soirée.
04:37C'est une question pour madame.
04:39Déjà ?
04:40Comment vous expliquez qu'au moins dans les pays occidentaux, l'âge de vie en bonne santé ne cesse de progresser ?
04:48Si on mangeait aussi mal, si on respirait aussi mal, n'importe quoi, on devrait avoir une durée de vie stable, voire en régression.
04:59Alors je ne dis pas que c'est le cas partout, mais dans les pays occidentaux, il y a une multiplication de cancers, il y a une multiplication de maladies graves, c'est compliqué.
05:06Ça se soigne de mieux en mieux aussi, je ne dis pas qu'on a trouvé la solution, mais l'âge pour les femmes, c'est 85 ans, et les hommes, c'est pas loin de 80, 80, 82.
05:16Je me rassure un peu en disant ça.
05:18Non, mais je suis déjà contente de vous l'entendre dire, l'homme, il a été capable de réaliser des grands défis.
05:24Notamment celui de l'espérance de vie, on a inventé internet, on est capable d'envoyer un robot sur Mars, on a éradiqué la variole, on a fait des très grandes choses aujourd'hui.
05:32Ce souci un peu de l'environnement, ça devrait quand même être dans nos corps, de s'il y a un petit humanoïde comme moi avec de petits bras et un mascara a réussi à traverser les océans à la rame, c'est bien que tout est possible.
05:42Vous en conviendrez.
05:44Néanmoins, sur cette thématique de l'espérance de vie, oui, bien sûr et fort heureusement, aujourd'hui on arrive à lutter, et d'ailleurs grâce à ce que nous apporte l'océan.
05:51Parce que dans les océans, figurez-vous qu'il y a des anti-cancer, des anti-viraux, des anti-inflammatoires, des anti-viraux, tout ça, ça vient du milieu marin.
05:59Il y a 13 prix Nobel qui viennent du milieu marin.
06:01Donc préserver aujourd'hui ce qui nous est offert gratuitement par la nature, c'est préserver des solutions pour assurer notre avenir.
06:06Et c'est ce que je rappelle dans ce livre.
06:08Philippe Guivert.
06:09Parmi tous les dangers qui menacent l'océan, qu'est-ce que vous mettriez en premier ?
06:14Est-ce que c'est le réchauffement de l'eau ?
06:16Est-ce que c'est les plastiques dont on parlait ?
06:19Est-ce que c'est la dégradation de la qualité de vie des poissons et autres animaux marins qui reviennent, que vous le disiez, dans nos assiettes ?
06:27Qu'est-ce qui est le plus dangereux ?
06:29Sur quoi on devrait agir collectivement, en premier ou en deuxième ?
06:34Alors c'est vrai qu'on n'a pas, encore une fois, il est 20h21, on n'a pas tellement envie encore d'entendre des choses alarmistes et négatives.
06:41Mais c'est vrai que vous l'avez rappelé, il y a beaucoup de désordres.
06:43Moi, peut-être, si je dois parler d'un sujet...
06:45Peut-être que certains sont en train de manger du thon.
06:46Oui, alors moi, voilà, exactement.
06:48J'allais justement parler de l'alimentation.
06:50Pourquoi l'alimentation ? Parce que là, vraiment, ça touche tout le monde.
06:53Là, certains sont en train de se demander qu'est-ce qu'ils vont manger ou sont en train de préparer le repas.
06:56On se dit, bon, est-ce qu'il faut que je mange du poisson ?
06:58Alors, le premier problème des océans, probablement aujourd'hui, c'est que certains scientifiques estiment qu'est-ce qu'il y aura toujours du poisson ?
07:04Pourquoi ? Parce qu'on prend de plus en plus de poissons dans les océans, qu'on ne prélève pas toujours au bon moment ni à la bonne saison,
07:11qu'il y a des saisons de pêche, qu'il y a des zones de frais à respecter, qu'il y a des techniques de pêche qui sont plus invasives que d'autres,
07:18et qu'il y a des bateaux plus ou moins destructeurs de leur environnement.
07:22Et je ne parle pas de la pêche française.
07:23La pêche française, 80% de la pêche française, c'est des bateaux de moins de 12 mètres, c'est-à-dire une pêche qu'on appelle artisanale,
07:29avec des marins pêcheurs courageux qui respectent les règles et les quotas.
07:33On est plutôt plus exemplaires que les autres.
07:35Absolument, il faut savoir que la France va prendre 1% de tout ce qui est capté dans les océans,
07:39quand l'Asie, elle toute seule, va en prendre 50.
07:41Donc, il faut bien comprendre, il vient d'où le problème ?
07:44Ce ne sont pas nos petits bateaux qui vont dégrader la pêche,
07:46mais c'est tous ces bateaux qui vont racler, partir en mer pendant des semaines,
07:50pour tout prendre et détruire, comme vous le disiez, les habitants en dessous.
07:53Donc, il y a une problématique de surpêche.
07:55On a, par rapport à...
07:57Il y a ce film extraordinaire d'après le roman de Pierre Schönderfer,
08:01Le crape-tambour,
08:02où il y a des scènes de pêche à la fin du film.
08:05On n'est plus du tout dans cette technique-là.
08:07C'est-à-dire qu'on a des techniques qui sont beaucoup plus invasives,
08:10aujourd'hui, parce qu'on veut faire du rendement.
08:12Aujourd'hui, évidemment, vous imaginez toute l'intelligence qu'on met
08:15pour arriver à faire des deepfakes dans certaines images.
08:18C'est la même chose, aujourd'hui, notre technologie...
08:20Vous parlez des filets qui sont sous forme d'entonnoirs.
08:23Aujourd'hui, il y a des techniques de pêche exceptionnelles.
08:26Il y a l'intelligence artificielle qui va même repérer à distance
08:29avec les satellites, les poissons.
08:31Donc, aujourd'hui, on ne laisse plus du tout...
08:32On ne pense qu'il y a.
08:32On ne laisse plus sa chance au poisson.
08:34Le poisson, il ne peut plus s'en sortir.
08:35Donc, la problématique, elle est...
08:37Un, on prend beaucoup avec des techniques très sophistiquées.
08:41Deux, on prend des poissons de façon illégale.
08:44Il y a un poisson sur cinq que vous consommez
08:46et pêchez de façon illégale.
08:48Même en France ?
08:48Donc, même en France, on va consommer du poisson
08:50qu'on ne sait pas exactement d'où il est venu,
08:52qu'on doit se poser vraiment la question.
08:53La pêche illégale, c'est un vrai gros problème.
08:54Vous dites d'ailleurs que vous n'achetez plus de la même façon
08:55les crevettes en supermarché ?
08:57Exactement.
08:57Mais à chaque fois, il faut se reposer la bonne question.
08:59On va revenir des crevettes parce qu'il y a des crevettes
09:00qui viennent...
09:01Attention, c'est la mère qui vous appelle.
09:03C'est un aquarium ?
09:05Je vous prie m'excuser.
09:11C'est une grande question parce qu'on pêche des crevettes
09:12en mer du Nord et ces crevettes,
09:13elles partent ensuite au Maroc pour être décortiquées
09:15pour ensuite revenir.
09:16Donc, il y a beaucoup d'incohérences.
09:17Mais pour revenir, donc, un, on pêche beaucoup plus,
09:19on a des techniques qui sont de plus en plus invasives,
09:21on a de la pêche illicite et surtout,
09:23on pêche une grande partie du poisson.
09:25Près de 80% de tout ce qui est pêché dans la mer
09:26au niveau mondial finit en farine de poisson
09:29pour nourrir d'autres types de poissons.
09:31Parce qu'on va élever des poissons
09:32qui, eux, vont consommer une autre espèce.
09:35C'est très comparable à l'agriculture,
09:36ce que vous nous racontez.
09:37Absolument. Donc, aujourd'hui, qu'est-ce qu'il faut faire
09:39pour celui qui nous écoute, qui dit
09:40« Bah oui, mais bon, moi, qu'est-ce que je fais ? »
09:41Un, il faut respecter les saisons.
09:44Par exemple, à cette saison, on peut manger de la dorade,
09:46on peut manger du bar, on peut manger du colin.
09:48Il y a des saisons.
09:49Ensuite, il faut des poissons qui soient labellisés.
09:51Pêche durable, pavillon France, MSC.
09:54Il y a des labels.
09:56Et puis, il va falloir poser la question
09:57à son pêcheur et à son étal de poissonnier
10:01comme on le ferait en pharmacie.
10:02Et puis, enfin, il va falloir choisir des poissons
10:04qui sont plus petits,
10:06c'est-à-dire moins de fin de chaîne alimentaire.
10:08Il faut arrêter, vous le disiez tout à l'heure, le mercure.
10:10Mais oui, il faut arrêter de manger autant de thon,
10:12d'espadon, de marlin,
10:13parce qu'ils vont accumuler plus de métaux lourds.
10:14Et il faut manger de la sardine, du mackerel,
10:17du haran, des plus petits poissons.
10:18Il nous reste deux minutes, mon pantenoy.
10:21Vous avez observé la mer de votre catamaran.
10:25Et c'est beau.
10:26Moi, je l'ai observé d'un grand bateau gris
10:28avec des missiles dessus.
10:29Bon, chacun a sa façon d'observer les choses.
10:32Quoi qu'il en soit, ce qui est intéressant
10:34est de voir à quel point il y a une pollution aussi
10:40de ces grands tankers,
10:41même s'il y a des choses qui sont faites
10:44pour qu'ils consomment moins,
10:45et peut-être qu'un jour, ils seront à propulsion nucléaire,
10:46comme le Charles de Gaulle, par exemple.
10:48C'est une carte en trafic réel des tankers dans le monde.
10:55Vous verrez, notamment dans certaines zones
10:57qui sont plus étroites comme la Méditerranée,
11:00il n'y a pas la place de mettre un pouce
11:02sur cette carte en temps réel.
11:04Je voudrais juste, parce qu'il nous reste peu de temps,
11:06vous avez un événement demain à l'Olympia
11:08et vous appelez justement aux personnes
11:11qui pourraient venir pour vous aider dans votre combat.
11:14Non, c'est vrai que...
11:15Comment ça ?
11:15Vous avez un événement à l'Olympia ?
11:17J'ai un événement à l'Olympia,
11:18mais malheureusement, la salle est pleine,
11:20parce qu'on la consacre aux 2000 enfants
11:22qui ont participé au programme de ma fondation
11:24et qui ont travaillé pour sauver les océans
11:25tout au long de l'année.
11:26La fondation qui s'appelle ?
11:27Modestement de mon nom,
11:29donc elle s'appelle la Maud Fondation,
11:30et elle travaille depuis 20 ans
11:31sur la sensibilisation...
11:32Comme ça, moi, elle a l'avé lisé.
11:33... sur la sensibilisation des enfants,
11:35on a sensibilisé plus d'un million d'enfants
11:36depuis sa création.
11:37Là, on a fait partir cette année
11:3820 000 enfants qui sont partis
11:39pour la première fois voir la mer,
11:41parce que vous savez qu'en France,
11:41il y a des enfants qui vivent
11:43parfois pas si loin de la mer,
11:44mais qui ne partent plus en classe de mer,
11:46et là, on va tous les réunir demain à l'Olympia,
11:48et quand vous me disiez,
11:49bah oui, on vous avait vu la mer,
11:51vous, moi, sur différents types de bateaux,
11:54finalement, ce qu'on a envie de dire
11:55aux auditeurs d'Europe 1,
11:56c'est que combien la mer nous inspire.
11:58C'est un lieu...
11:58Enfin, moi, c'est vraiment un pays infini,
12:02un pays où...
12:03C'est vrai, quand on part comme ça à la rame,
12:05c'est une prison,
12:06mais une prison sans barreau,
12:07sans barrière, sans gardien,
12:08c'est le fourmillement de la vie,
12:10c'est des ciels étoilés,
12:12enfin, c'est sublime.
12:13Non, mais là, si vous rentrez dans l'émotion,
12:13on vous perd, Maud.
12:14Mais oui, c'est ça,
12:15l'amour de l'océan.
12:17Ben oui, cet amour de l'océan.
12:18Ça va se terminer comme dans le film Splage,
12:19vous allez avoir une...
12:20Ou dans le film Le Grand Bleu,
12:22Le Grand Bleu,
12:22on a envie d'y retourner.
12:23C'est le mot de l'élément à tous.
12:24Mais oui, et puis on a envie d'y retourner.
12:26Et puis, avec Europe 1,
12:28tout bleu derrière nous,
12:29ça s'y prête.
12:29Voilà, vous voyez,
12:30quel bel écrin.
12:31Maud Fontenoy,
12:32à l'océan source de vie.
12:33Aller absolument aux éditions
12:34de l'Observatoire.
12:35Nous, on se retrouve avec
12:35Jean-Claude et Philippe
12:36pour passer en revue
12:38l'actualité riche.
12:40Ça commence par une baffe.
12:41Vous voyez de quoi je parle ?
12:42A tout de suite sur un rapport.
Commentaires