- il y a 8 mois
- #sudradio
Les Vraies Voix avec Philippe Bilger, président de l'Institut de la parole et auteur de "Metoomuch ?" publié aux éditions Héliopoles ; Françoise Degois, éditorialiste Sud Radio ; Bruno Pomart, maire de Belflou ; Julien Aubert, vice-président du parti Les Républicains, président d’Oser la France et de l’Institut Valmy et ancien député du Vaucluse ; Pierre Archet, directeur de l’hebdomadaire du Tarn et du Lauragais "Le Journal d’Ici" et président du Syndicat de la presse hebdomadaire régionale ; Marlène Mourier, mairesse de Bourg-lès-Valence.
Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
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##LES_VRAIES_VOIX-2025-05-19##
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00:00:00Les vrais voici de radio, 17h-19h, Philippe David, Cécile de Ménibus.
00:00:06On vous souhaite un bon lundi, merci d'être avec nous, avec Philippe David, bon ce jour-soir.
00:00:11Oh c'est limite, limite, à 17h04, on peut dire les deux.
00:00:14J'aimerais savoir exactement à quel moment ça bascule.
00:00:17C'est vrai qu'on pose souvent la question.
00:00:19Ça dépend, l'hiver quand il fait nuit à 5h, on a plutôt tendance à dire bonsoir,
00:00:23mais là comme il fait encore plein jour, on a plutôt tendance à dire bonjour.
00:00:26Notre réalisateur nous dit dans les oreilles, c'est maintenant, c'est 17h,
00:00:29donc c'est bonjour, je vais dire bonjour.
00:00:34Bonjour mesdames, bonjour mes yeux.
00:00:38Non parce qu'elle pense qu'elle va nous dérider vu les gestes de connivence que nous avons déjà notés,
00:00:42Bruno Pemard et moi entre elle et Philippe Biger, c'est pas possible.
00:00:45Elle a dit c'est normal.
00:00:46Non il n'y a rien de normal entre vous deux.
00:00:48Non je lui ai passé le témoin.
00:00:50Parce que c'est une course.
00:00:51Elle m'a donné de la feuille.
00:00:52Je lui ai passé les réponses du qui c'est qui qui l'a dit, non mais c'est tout.
00:00:55Françoise, je vous ai déjà dit cette phrase.
00:00:57Regardez-vous dans une glace, vous verrez une jalouse.
00:01:00Voilà, c'est ça.
00:01:03Ça balance, ça balance.
00:01:05Je les ai à l'oeil.
00:01:06Et j'ai eu deux victoires la semaine dernière, même contre François.
00:01:09Absolument.
00:01:11Avec ce numéro de téléphone, mes chers amis au 0826 300 300,
00:01:14permettez-moi je reviens aux affaires comme on dit.
00:01:17Dans le milieu, bien entendu, Haute vous attend au standard,
00:01:20on est très heureux de vous accueillir et le grand débat du jour à 17h30,
00:01:23un plébiscite pour Bruno Retailleau, le ministre de l'Intérieur,
00:01:26très largement président, élu président du parti des Républicains,
00:01:30avec 74% des voix face à Laurent Wauquiez.
00:01:33Il doit vouloir être l'artisan de la victoire de la droite en 2027.
00:01:38Alors parlons vrai.
00:01:39Est-ce que Retailleau est de facto le candidat naturel de LR à la prochaine présidentielle
00:01:43ou va-t-il falloir refaire une primaire ?
00:01:45Et à cette question,
00:01:46Retailleau a-t-il gravi la première marche pour la présidentielle ?
00:01:50Vous dites non à 65%.
00:01:52Vous voulez réagir ?
00:01:53Haute attend vos appels au 0826 300 300.
00:01:56Et c'est Julien Aubert qui sera avec nous,
00:01:58vice-président du parti Les Républicains et président d'Osez la France.
00:02:00Et puis le coup de projecteur des vraies voix à 18h40,
00:02:03vous l'avez certainement vu,
00:02:04un mariage blanc selon le maire de Bourg-les-Valences.
00:02:07Elle refuse de marier un Tunisien sous OQTF.
00:02:10Il aurait admis vouloir épouser sa compagne pour les papiers,
00:02:12selon sa première adjointe.
00:02:14Le couple dément, la mère risque de la prison
00:02:17et nige...
00:02:19Bon, je le défais.
00:02:20Inéligibilité.
00:02:21Voilà. Vous le dites beaucoup mieux que moi, Philippe.
00:02:23Alors parlons vrai.
00:02:24Est-ce que la loi sanctionnant les maires ne nous semble pas surréaliste ?
00:02:27Et à cette question,
00:02:28la mère de Bourg-les-Valences refuse de marier une personne sous OQTF.
00:02:32La soutenez-vous ?
00:02:33Et bien vous êtes 97% à la soutenir.
00:02:35Vous voulez réagir ?
00:02:36Haute et les vraies voix attendent vos appels au 0826 300 300.
00:02:40Marlène Mourier sera avec nous,
00:02:41donc maire de Bourg-les-Valences.
00:02:43On vous souhaite la bienvenue,
00:02:44les vraies voix jusqu'à 19h.
00:02:46Les vraies voix sud-radio.
00:02:47J'adore Philippe David quand vous me chopez comme ça au vol.
00:02:51Non, mais s'il vous plaît.
00:02:52Ouais, au vol.
00:02:53Chopez au vol !
00:02:56Les seules fois où je vous chope au vol,
00:02:58c'est quand vous donnez les réponses à Philippe Bilger dans le Qui-C'est-Qui qu'il a dit.
00:03:01C'est vrai ?
00:03:02Je ne parle que dans le micro, moi, Philippe.
00:03:07C'est comme Rocco Siffredi, ça devient plus logique.
00:03:12Presque de plus en plus, parce que lui aussi il vieillit, Philippe.
00:03:15Allez, Philippe Bilger est avec nous,
00:03:17auteur de Me Too Much aux éditions Heliopole.
00:03:19Bonsoir Philippe, merci d'être là.
00:03:20Bonsoir les amis.
00:03:21Merci Françoise de Goa aussi, Françoise de Goa éditorialiste.
00:03:24Coucou les amis, bonsoir.
00:03:26Et le choupinou Bruno Pomarc est avec nous,
00:03:30président de l'initiative Sécurité intérieure et maire de Belleflour.
00:03:33Élu de la République.
00:03:35Oui, monsieur.
00:03:37Je suis toujours impressionné quand vous mettez la doublette Bilger de Goa.
00:03:41Oui, mais vous le dites, à chaque fois que vous venez,
00:03:44quand vous venez beaucoup...
00:03:45Qu'est-ce qui joue bien la comédie ?
00:03:46J'ai l'impression, on dirait ce qu'il dit,
00:03:48quand vous venez beaucoup, vous avez envie de rajouter beaucoup trop.
00:03:51C'est ça.
00:03:52C'est celui des chers.
00:03:53Je pense que c'est ça.
00:03:55On peut finir votre phrase.
00:03:56Je vous arrête.
00:03:57Il a peur de Bruno Pomarc.
00:03:58Ah, il a peur.
00:03:59J'ai très peur de lui.
00:04:00Non mais Bruno arrive en disant Bilger de Goa,
00:04:02en comment, qu'est-ce que j'apprends ?
00:04:05Quel acteur, mais quel acteur !
00:04:11Mais vous voudriez qui, par exemple ?
00:04:13Faites-nous une donnée, on s'en laisse, allez-y.
00:04:15Non mais parce que c'est des gens rompus à la politique, à tous les...
00:04:18Non mais dites-nous, vous voudriez qui autour de la table ?
00:04:21Excusez-moi, Bilger de Goa, c'est Nadal Federer ?
00:04:23C'est qui ?
00:04:24C'est Borg Michael Rose ?
00:04:25C'est Hubert Becker ?
00:04:26Bonjour, mesdames et messieurs, et ferme pas.
00:04:28Pierre Grive ?
00:04:29C'est Laurel et Hardy.
00:04:30Ah, j'aime bien Pierre Grive.
00:04:32C'est Dupont et Dupont, hein ?
00:04:34D'accord, c'est tout qui rentre en plan.
00:04:36Vas-y, allez-y.
00:04:37C'est ça.
00:04:38Je suis un élu du peuple, sans étiquette,
00:04:41et que j'ai un homme de droite et une femme de gauche.
00:04:43Quelque part, je me sens pas bien.
00:04:45Non mais faites-nous une liste, c'est Noël dans 6 mois.
00:04:48Normalement, il y a la dépression de Bruno Romain.
00:04:51Faites-nous une liste.
00:04:52Donnez-moi deux noms, avec qui vous aimeriez débattre.
00:04:55Jean, tu m'as dit ?
00:04:56Pierre-Yves Martin.
00:04:57Pierre-Yves Martin, j'ai vu.
00:04:58Et il est moins politique que vous.
00:05:00Ah mais ça !
00:05:02OK, Pierre-Yves Martin, qui d'autre ?
00:05:04Dorineau, peut-être, pour un psychologue.
00:05:06Chiche, René.
00:05:07René Chiche.
00:05:08Ah, j'admire.
00:05:09Et Mickaël Sadoun, vous avez fait une prestation.
00:05:12Mickaël Sadoun aussi, oui.
00:05:13D'accord, c'est agréable.
00:05:14Moi, j'adore cette émission.
00:05:16Et nous, on ne nous demande pas avec qui on veut surtout plus aller débattre.
00:05:19Il y a un type, là, à ma gauche,
00:05:21pouvoir peinture.
00:05:23Eh bien, François, c'est sa dernière.
00:05:27Elle aime les flics, c'est une apparence.
00:05:28Je l'adore, oui, bien sûr.
00:05:29J'ai beaucoup de copains qui sont flics, d'ailleurs, c'est vrai.
00:05:31C'est vrai, c'est vrai.
00:05:32Ils devraient vous mettre en garde à vue, parfois, ça nous fait du bien, Françoise.
00:05:36Je confirme.
00:05:37Direction Tarbes-les-Z...
00:05:39Non, Trette, c'est pas du tout dans les Bouches-du-Rhône.
00:05:41Avec Pascal, qui est avec nous.
00:05:43Bonsoir, Pascal.
00:05:44Bonsoir, Pascal.
00:05:45Bonsoir, bonsoir, bonsoir à toute l'équipe.
00:05:46Je suis quand même agréablement content de voir Bruno sur le plateau.
00:05:49Parce que Bruno, c'est partie des gens,
00:05:52l'éternel recommencement des rendez-vous loupés à Marseille,
00:05:55qu'on devrait avoir.
00:05:56Et ça fait plaisir de le voir là.
00:05:57Ah merde !
00:05:58Non, bah non.
00:05:59Excusez-moi, à quel moment on s'est loupé à Marseille ?
00:06:01Dis-moi.
00:06:02Pour le parcours coordonné au niveau de la PSG,
00:06:06on devait se voir dans le cadre de l'aventure.
00:06:11D'accord.
00:06:12Je vais y revenir, mon ami.
00:06:13Non, mais si vous avez des informations à faire passer, allez-y.
00:06:16Profitez-en.
00:06:18Avec les associations, j'ai un très gros plan d'action.
00:06:20Je suis à la métropole après-demain.
00:06:22D'accord, ok.
00:06:23Parce que, Philippe, ça serait bien que tu viennes récupérer ta chemise à la maison
00:06:27Non, parce que là, on va supputer que je dors chez vous.
00:06:31Moi, je dis, Pascal, il nous traite mal.
00:06:33Il nous traite mal.
00:06:35Oh, elle est très bonne.
00:06:36Chéri, est-ce que tu peux, si tu m'écoutes, récupérer les fringues au dressing ?
00:06:43Excusez-moi, on a une info importante.
00:06:45Quentin, notre réalisateur, dit qu'il vend une DS3.
00:06:47Est-ce que ça intéresse quelqu'un ?
00:06:51Le studio parle de jeunesse.
00:06:53Oui, on est partout.
00:06:55Excusez-moi, Pascal a des choses à dire.
00:07:00Pascal, vous voulez dire, arrêtons d'avoir une vision archaïque des gens du voyage.
00:07:05Oui, alors hier soir, ma fille allume la télé et je tombe sur un reportage,
00:07:11un énigme reportage sur les gens du voyage.
00:07:13Et ça m'énerve, en fait.
00:07:15Ça m'énerve parce que moi-même, je suis ici les gens du voyage.
00:07:17Et c'est pas pour ça que je m'en sors pas.
00:07:21C'est pas pour ça que je suis délinquant.
00:07:23C'est pas pour ça que je vais faire des choses.
00:07:25Au contraire, je travaille dans un ministère, dans un grand ministère.
00:07:28Mais voilà, le reportage à chaque fois racoleur
00:07:32qu'on ne respecte pas les femmes, qu'on ne respecte pas les gens,
00:07:37qu'on ne respecte pas les terrains quand on va sur les terrains.
00:07:39Mais le problème, il y a quand même une grande reconnaissance.
00:07:42Beaucoup d'élus ne reconnaissent pas les gens du voyage.
00:07:45La preuve, il n'y a même pas, même pas, même pas des aires de voyage,
00:07:50il y a un grand accueil partout.
00:07:51Évidemment, c'est la loi, c'est obligatoire.
00:07:53Ça ne veut pas dire qu'on doit se fêter partout et nulle part en même temps.
00:07:57Mais à mon avis, j'en ai marre de tout ce parti racoleur.
00:08:01Il serait bien qu'on entend, quand on parle des gens du voyage,
00:08:03qu'on montre une autre façon de la communauté,
00:08:05une autre façon de faire de la communauté.
00:08:07Et c'est fini le tour des voleurs de poules.
00:08:10Et fini sur les marchés.
00:08:13C'est fini. Voilà.
00:08:16Alors, je ne savais pas, je n'y connais rien sur les gens du voyage,
00:08:20même sur le voyage des gens.
00:08:22D'ailleurs, je ne sais pas grand chose.
00:08:24Mais plus sérieusement, j'ignorais qu'on pouvait être un homme du voyage
00:08:30et avoir une activité très stable quelque part.
00:08:34Et de toute manière, je rejoins notre ami.
00:08:38Rien n'est plus détestable que de globaliser.
00:08:42Oui, je rejoins tout à fait notre ami,
00:08:45d'autant que dans une autre vie, j'ai eu un super rédacteur en chef
00:08:48qui était même secrétaire général d'une immense radio,
00:08:50aujourd'hui leader des audiences,
00:08:52et qui était un homme du voyage.
00:08:54Sa famille était vraiment une famille gitane.
00:08:57Donc vraiment, merci beaucoup de casser les globalisations.
00:09:01Ça me touche beaucoup.
00:09:03Je me range à l'avis de mes deux amis, effectivement.
00:09:06Et en même temps, je me dis qu'effectivement,
00:09:11des aires d'accueil pour les gens du voyage,
00:09:13on ne peut pas en mettre partout.
00:09:15Moi, je suis maire de mon village,
00:09:17je ne me vois pas en train de mettre une aire d'accueil
00:09:19avec tout ce que la comporte, c'est-à-dire évacuation, etc.
00:09:22Donc c'est un peu compliqué de demander à toutes les villes
00:09:25de mettre en place des zones.
00:09:27Et en même temps, comme vous disiez tout à l'heure,
00:09:29c'est qu'il faut éviter de globaliser.
00:09:31Il y a des voyous, des malfaisants,
00:09:33il y en a partout, dans toutes les communautés.
00:09:35Il ne faut pas prendre les gens du voyage
00:09:37pour des voleurs de poules, systématiquement.
00:09:39Et il y en a même autour de la table,
00:09:41de ces voleurs de poules.
00:09:43Bruno, s'il y a même à dire, au-delà de ça,
00:09:47la plupart des gens, quand on fait des aires de voyage,
00:09:49on les fait souvent à côté d'une déchetterie.
00:09:51C'est vrai, ils sont toujours dans un endroit dégueulasse,
00:09:53il faut quand même le dire.
00:09:55C'est comme les prisons.
00:09:57La plupart des gens, ils veulent tous des prisons,
00:09:59mais ils ne veulent pas de détention.
00:10:01Tu as raison.
00:10:03Pascal, merci en tout cas pour ce sujet.
00:10:05Vous restez avec nous.
00:10:07Vous êtes notre vraie voix du jour.
00:10:09Dans un instant, le réquisitoire du procureur.
00:10:11Je vais parler des personnalités.
00:10:13Vous allez parler de moi ?
00:10:15J'introduirai un peu de fraîcheur.
00:10:17C'est ça, introduisez-moi Philippe,
00:10:19allez, à tout de suite.
00:10:33On vous souhaite la bienvenue, les vrais voix,
00:10:35avec Philippe David.
00:10:37On est ensemble jusqu'à 19h,
00:10:39juste pour vous dire que nous vous gâtons,
00:10:41puisque vous allez pouvoir emporter
00:10:43pas mal de cadeaux aujourd'hui.
00:10:45Puisque c'est bientôt la fête des maires,
00:10:47à l'occasion de cette fête.
00:10:49C'est un peu toute la journée,
00:10:51avec Sud Radio.
00:10:53Et nous allons vous offrir,
00:10:55immédiatement, au 10ème appel au standard,
00:10:57un bracelet de la collection
00:10:59Lettre et de la marque
00:11:01Levent-à-la-française.com
00:11:03Vous allez pouvoir remporter ce très joli bracelet,
00:11:05l'avoir à votre prénom.
00:11:07Et avec vos initiales dessus,
00:11:09on mettra, par exemple,
00:11:11si c'est madame David qui appelle,
00:11:13elle mettra Sophie
00:11:15sur son bracelet.
00:11:17Oui, c'est Sophie.
00:11:19Sophie Gâteau, Sophie Davis, j'espère.
00:11:21En tout cas,
00:11:230826 33300.
00:11:25C'est un très joli cadeau offert par
00:11:27Levent-à-la-française.com
00:11:29Vous restez avec nous, autour de sa table,
00:11:31Philippe Bilger, Françoise de Gouin et Bruno Pommard.
00:11:33Et les trois mots dans l'actu, avec Félix Mathieu,
00:11:35dans un instant. Bonsoir Félix.
00:11:37Bonsoir Cécile, bonsoir tout le monde.
00:11:39Du rapporteur public qui demande, cet après-midi,
00:11:41à la cour administrative d'appel,
00:11:43d'ordonner une reprise des travaux de l'A69
00:11:45entre Toulouse et Castres.
00:11:47On va parler aussi de la commission d'enquête sénatoriale
00:11:49qui charge Nestlé, Waters et l'Élysée.
00:11:51Dissimulation, déficit
00:11:53de contrôle sur les pollutions
00:11:55et les traitements illégaux pour y remédier,
00:11:57et puis on va parler aussi de ce
00:11:59cancer agressif dont souffre Joe Biden,
00:12:01annonce sur la santé de l'ancien Président,
00:12:03déjà mis en difficulté par des révélations
00:12:05sur une supposée dissimulation de son entourage
00:12:07quant au déclin de ses capacités cognitives
00:12:09à la fin de sa présidence. En trois mots,
00:12:11travaux, dissimulation et cancer.
00:12:13On en parle dans un instant tout de suite, le Procureur.
00:12:15Les vraies voix Sud Radio,
00:12:17le réquisitoire du Procureur,
00:12:19Philippe Bilger. Et c'est sur les personnalités
00:12:21que voulait requérir Monsieur le Procureur.
00:12:23J'allais dire le Producteur, pardon.
00:12:25En effet, j'ai l'impression
00:12:27en totale immodestie
00:12:29que le climat politique
00:12:31s'articule un peu sur mes goûts,
00:12:33mes appétences et mes ignorances.
00:12:35J'ai toujours préféré
00:12:37discuter en matière politique
00:12:39des personnalités,
00:12:41des caractères plutôt que des idées
00:12:43dans la mesure même si
00:12:45sans prétention,
00:12:47j'en ai quelques-unes, deux ou trois.
00:12:49Je suis beaucoup plus intéressé
00:12:51par la psychologie des gens
00:12:53que par leurs pensées
00:12:55qui peuvent être variables.
00:12:57Et donc aujourd'hui, je crois que
00:12:59les personnalités ont beaucoup
00:13:01d'importance et je veux
00:13:03comparer en un mot
00:13:05Jean-Luc Mélenchon dont le
00:13:07tempérament et le caractère
00:13:09plombent en grande partie,
00:13:11LFI, et je dirais
00:13:13qui bénéficie d'une sorte
00:13:15d'inconditionnalité
00:13:17de la part du petit groupe
00:13:19qui tient contre vents et marées
00:13:21déficit de son caractère.
00:13:23En revanche, Bruno Rotaillon
00:13:25en grande partie
00:13:27a largement battu Laurent Wauquiez
00:13:29à cause de sa personnalité
00:13:31et des vertus que celle-ci
00:13:33contient.
00:13:35Je suis absolument d'accord. Vous savez,
00:13:37il y a une anecdote que peu de gens connaissent.
00:13:39Lionel Jospin à l'époque
00:13:41est ministre de l'éducation nationale.
00:13:43Il est très en colère contre François Mitterrand
00:13:45qui a plus ou moins piloté les manifestations
00:13:47d'étudiants contre son propre ministre.
00:13:49Et Jospin rentre dans le bureau
00:13:51très en colère et fait signe
00:13:53quasiment presque de saisir Mitterrand
00:13:55par le call-back. Quand vous avez Mitterrand
00:13:57en face de vous, vous approchez pas en fait.
00:13:59Mitterrand glacial lui répond
00:14:01Monsieur le ministre,
00:14:03le mauvais caractère est une faute profonde
00:14:05politique. Et je trouve
00:14:07que vous avez absolument résumé
00:14:09parfaitement ce que
00:14:11vous venez de dire. Je pense que Jean-Luc Mélenchon
00:14:13est un formidable
00:14:15homme politique
00:14:17brisé par son propre caractère. Je pense
00:14:19que Bruno Retailleau
00:14:21a pris le dessus en supplément d'âme
00:14:23d'âme. Enfin, moi je suis pas
00:14:25d'accord avec tout ça, mais sur le renvoqué
00:14:27à cause de son tempérament.
00:14:29Grâce à son tempérament,
00:14:312027 va appeler
00:14:33de toute façon un candidat,
00:14:35un président ou une présidente
00:14:37qui sera posé puissant
00:14:39et calme par rapport au président baroque
00:14:41que nous avons eu.
00:14:43Non, mais le caractère et la personnalité, c'est important.
00:14:45Quand on veut être en haut, c'est clair.
00:14:47Il faut capter. On a eu un Mitterrand,
00:14:49on a eu un De Gaulle,
00:14:51un Chirac,
00:14:53un Sarko, etc.
00:14:55C'est des gens qui ont des personnalités très très fortes.
00:14:57Et peut-être un peu plus sincères
00:14:59dans l'insincérité.
00:15:01C'est un jeu d'acteurs,
00:15:03mais je veux dire, il faut attirer
00:15:05et peut-être même s'il n'y a pas beaucoup de fonds,
00:15:07quoi qu'à ce niveau-là, il faut qu'il y ait des fonds quand même,
00:15:09ben oui, oui, c'est important.
00:15:11Merci beaucoup Félix.
00:15:13Philippe Bilger, je vais y arriver.
00:15:15Tout de suite, les 3 mots dans l'actu avec Félix Mathieu.
00:15:17Les vrais voix sud-radio.
00:15:193 mots dans l'actu, Félix, qui sont travaux,
00:15:21dissimulation et cancer.
00:15:23Vers une reprise des travaux de l'A69 entre Toulouse
00:15:25et Castres, le rapporteur public de la Cour
00:15:27administrative d'appel donne son feu vert.
00:15:29Un redémarrage du chantier interrompu
00:15:31par le tribunal administratif.
00:15:33La commission d'enquête sénatoriale sur le scandale
00:15:35des eaux minérales charge Nestlé Waters
00:15:37et l'Élysée. Elle les accuse d'avoir
00:15:39dissimulé les pollutions et les traitements
00:15:41illicites utilisés pour y remédier.
00:15:43Et puis quand Donald Trump se dit
00:15:45attristé pour Joe Biden, c'est que c'est grave.
00:15:47L'ancien président atteint d'une forme agressive
00:15:49du cancer de la prostate.
00:15:51Les vrais voix sud-radio.
00:15:53C'est comme dans
00:15:55les bouchons, ça démarre, ça s'arrête
00:15:57et ça repart, ou en tout cas, ça pourrait
00:15:59repartir. Nouveau coup de théâtre dans
00:16:01le dossier de l'A69. Ce
00:16:03projet d'autoroute Toulouse-Castres, en grande
00:16:05partie réalisé mais interrompu par le
00:16:07tribunal administratif de Toulouse pour
00:16:09raison environnementale. Alors que
00:16:11les sénateurs ont voté en faveur d'un projet
00:16:13de loi ad hoc la semaine dernière pour
00:16:15autoriser le chantier à repartir,
00:16:17et bien c'est du côté de la cour administrative
00:16:19d'appel que pourrait venir la reprise
00:16:21des travaux. Le rapporteur
00:16:23public se prononce pour
00:16:25cet après-midi. L'interruption de
00:16:27ce chantier posait un problème d'enclavement
00:16:29du territoire, selon Pierre
00:16:31Archer, directeur du journal DICI,
00:16:33l'hebdomadaire du Tarn et du Loraguet.
00:16:35Il y a déjà une quarantaine d'années, les élus
00:16:37locaux manifestaient pour
00:16:39réclamer une liaison
00:16:41routière de qualité avec la métropole
00:16:43régionale, avec Toulouse. L'enclavement
00:16:45c'est bien sûr l'enclavement routier
00:16:47mais ce qui caractérise un
00:16:49bassin enclavé c'est également
00:16:51le fait de ne pas avoir de desserte ferroviaire
00:16:53satisfaisante, de ne pas bénéficier
00:16:55non plus d'un aéroport international.
00:16:57C'est typiquement le cas du bassin
00:16:59Castre-Mazamé qui est le seul de cette
00:17:01importance en France à ne pas être
00:17:03désenclavé, à ne pas être relié
00:17:05à sa métropole régionale par
00:17:07une haute honte. – Le directeur du journal
00:17:09DICI, l'hebdo du Tarn et du Loraguet, Pierre
00:17:11Archer au micro de Patrick Roger ce matin dans
00:17:13La Vérité en face sur Sud Radio.
00:17:15D'ailleurs on sera de nouveau avec lui vers 18h10
00:17:17dans les vraies voies pour réagir justement
00:17:19à cet avis favorable du rapporteur
00:17:21public de la Cour administrative d'appel
00:17:23pour une reprise donc des travaux.
00:17:25Pierre Archer qui dirige aussi le syndicat
00:17:27de la presse hebdomadaire régionale,
00:17:29syndicat avec qui Sud Radio organise l'opération
00:17:31La France qui reste debout.
00:17:33Chaque matin dans La Vérité en face,
00:17:35toute la semaine entre 9 et 10h, Patrick Roger
00:17:37sera avec un territoire, un hebdo régional,
00:17:39une problématique et les solutions
00:17:41qui émergent sur le terrain. Demain matin par exemple
00:17:43on parle des déserts médicaux avec l'écho du Berry.
00:17:45– Et puis le deuxième mot dissimulation,
00:17:47la commission d'enquête sénatoriale sur les eaux minérales
00:17:49ne mâche pas ces mots. – Les sénateurs se sont penchés
00:17:51sur ces traitements utilisés par Nestlé
00:17:53Waters pour remédier à des pollutions
00:17:55sur les sites perillés, dans le Gard
00:17:57ou Hépar et Contreix, dans les Vosges,
00:17:59ce sont des traitements interdits,
00:18:01en tout cas interdits pour une eau qui est vendue
00:18:03comme eau minérale naturelle.
00:18:05Les sénateurs évoquent des contrôles défaillants
00:18:07mais aussi une dissimulation
00:18:09avec l'aval du sommet de l'État.
00:18:11Tout est passé non pas par le gouvernement
00:18:13mais directement même par la présidence
00:18:15de la République, indique Alexandre Ouzi,
00:18:17le rapporteur de cette commission d'enquête
00:18:19sénatoriale sur les pratiques des industriels
00:18:21de l'eau en bouteille. – C'est à l'Élysée
00:18:23que les dialogues ont été le plus nourris
00:18:25entre les différents chefs de file et autorités.
00:18:27Je veux dire par là qu'aucun ministre
00:18:29à notre connaissance n'a rencontré
00:18:31directement les dirigeants
00:18:33du groupe Nestlé. En revanche,
00:18:35nous savons qu'Alexis Keuleur, secrétaire général
00:18:37de l'Élysée, a rencontré à plusieurs reprises
00:18:39et a eu des entretiens téléphoniques
00:18:41à plusieurs reprises avec les représentants
00:18:43du groupe Nestlé. – C'est même le lobbyiste
00:18:45qui nous l'a dit. – Oui, c'est le lobbyiste de Nestlé,
00:18:47on inventerait. – Alexandre Ouzi,
00:18:49le sénateur PS de l'Oise et rapporteur
00:18:51de cette commission d'enquête sur l'eau en bouteille.
00:18:53– Troisième mot cancer, Joe Biden remercie
00:18:55tous ses soutiens après l'annonce de son
00:18:57cancer agressif. – Au-delà même des démocrates,
00:18:59même Donald Trump s'est dit attristé
00:19:01pour Joe, il a envoyé son soutien à son épouse
00:19:03Jill, après l'annonce d'hier, l'ancien président
00:19:05Biden, qui souffre d'une forme agressive du
00:19:07cancer de la prostate, soutient
00:19:09de son successeur. En revanche, le fils
00:19:11de Donald Trump, Donald Trump Junior,
00:19:13crée déjà une polémique outre-Atlantique,
00:19:15en se demandant publiquement s'il s'agit d'une nouvelle
00:19:17dissimulation de son entourage
00:19:19quand il était encore président et candidat.
00:19:21Ce que je veux savoir, c'est comment le
00:19:23docteur Jill Biden a pu manquer un
00:19:25cancer métastatique de stade 5 ?
00:19:27Où s'agit-il d'une nouvelle dissimulation ?
00:19:29écrit le fils de Donald Trump.
00:19:31Des soupçons nourris par ce livre scandale
00:19:33outre-Atlantique, qui révèle notamment que
00:19:35l'entourage de Joe Biden avait dissimulé le déclin
00:19:37de ses capacités cognitives à la fin
00:19:39de sa présidence, quand il voulait être candidat pour
00:19:41rempiler. On apprend notamment que
00:19:43George Clooney, soutien de Joe Biden,
00:19:45avait rencontré Biden sans que celui-ci
00:19:47ne le reconnaisse. C'est
00:19:49après ça que Clooney, grand soutien des démocrates,
00:19:51avait lancé son fameux appel pour pousser Joe Biden
00:19:53à renoncer à sa candidature.
00:19:55Merci Félix Mathieu. Allez-vous rester avec nous ?
00:19:57On a pris beaucoup de retard.
00:19:59Dans un instant, on va revenir sur Bruno Retailleau,
00:20:01largement élu à la tête des Républicains, avec
00:20:0374% des voix.
00:20:05Il veut devenir l'artisan de la victoire
00:20:07de la droite en 2027. Alors parlons vrai.
00:20:09Est-ce que Retailleau devient le candidat naturel de LR
00:20:11avec sa victoire d'hier ? Et à cette question,
00:20:13Retailleau a-t-il gravi la première marche pour la présidentielle ?
00:20:15Vous dites non à 65%.
00:20:17Vous voulez réagir ? Le 0826 300 300.
00:20:19Julia Aubert est avec nous, vice-présidente
00:20:21du parti Les Républicains
00:20:23et présidente d'Osé La France. Bonsoir.
00:20:25Merci d'être avec nous. Petite question.
00:20:27Avant de partir en pub, pour Retailleau,
00:20:29l'adversaire, c'est Mélenchon. Pour Xavier Bertrand,
00:20:31c'est plutôt Marine Le Pen.
00:20:33Est-ce qu'on va avoir des réponses cohérentes
00:20:35chez Les Républicains ?
00:20:37Le président des Républicains, c'est Bruno Retailleau.
00:20:39C'est lui qui donne la direction.
00:20:41Xavier Bertrand est le président de la région
00:20:43Nord de France.
00:20:45On en parle dans un instant. Restez avec nous.
00:20:47300 300, à tout de suite.
00:20:49Bonjour, c'est Patrick Roger.
00:20:51Pas de langue de bois. De 9h à 10h,
00:20:53la vérité en face, demain,
00:20:55sur Sud Radio.
00:20:57Les vraies voix Sud Radio,
00:20:5917h-19h, Philippe David,
00:21:01Cécile de Ménibus.
00:21:03Bienvenue dans les vraies voix.
00:21:05On est ravis de vous retrouver, comme tous les jours,
00:21:07au 0826 300 300, ce numéro de téléphone
00:21:09que vous aimez actionner
00:21:11pour débattre avec nos amis
00:21:13autour de cette table, dont Philippe Bilger,
00:21:15Françoise Degoy, et puis Bruno Pommard
00:21:17et Philippe David, bien entendu.
00:21:19Ça va Philippe David ? Ça va très bien.
00:21:21Ils sont en pleine forme, tout va bien.
00:21:23Très bien, tout de suite. Je le dis,
00:21:25alors on lance ce truc.
00:21:27C'est parti, ça s'appelle le grand débat
00:21:29des vraies voix.
00:21:31Les vraies voix Sud Radio,
00:21:33le grand débat du jour.
00:21:35J'ai le très grand honneur de vous communiquer
00:21:37les résultats du plébiscite.
00:21:39Bruno Retailleau a été élu ce soir nouveau président
00:21:41du parti Les Républicains.
00:21:43Le ministre de l'Intérieur a remporté
00:21:4574,31% des voix.
00:21:47Cette question elle est tranchée. Moi je pense la question
00:21:49elle est vite répondue. Ce sont des adhérents
00:21:51qui ont tranché à 75%.
00:21:53La plus grande fierté de ma campagne, c'est que
00:21:55je voulais faire revenir à nous des gens qui nous avaient
00:21:57quittés, et ils sont revenus.
00:21:59Il faut faire en sorte que nous soyons unis pour gagner
00:22:01parce que divisés, nous sommes sur deux.
00:22:03Un plébiscite pour en tout cas
00:22:05Bruno Retailleau, le ministre de l'Intérieur
00:22:07très largement élu, président du parti
00:22:09Les Républicains avec 74% des voix
00:22:11à Laurent Wauquiez. Il dit vouloir
00:22:13être, je cite, l'artisan de la
00:22:15victoire de la droite en 2027.
00:22:17Alors parlons vrai, est-ce que désormais on doit compter LR
00:22:19comme faisant partie de la majorité présidentielle
00:22:21son président étant ministre ?
00:22:23Et à la question, Retailleau a-t-il gravé la première
00:22:25marche pour la présidentielle, vous dites non
00:22:27toujours à 65%
00:22:29voulait réagir le 0,826,300,300.
00:22:31Et Julien Aubert est avec nous, vice-président
00:22:33du parti Les Républicains, président d'Osée
00:22:35et de la France. Monsieur le vice-président, merci
00:22:37d'avoir accepté cette invitation.
00:22:39D'abord, évidemment, je suis
00:22:41ravi de la victoire
00:22:43de Bruno Retailleau, mais
00:22:45je ne l'imaginais pas aussi éclatante
00:22:47tout de même. Dans le
00:22:49plus
00:22:51beau de mes rêves, je voyais
00:22:5370-40, je n'imaginais pas
00:22:55au-delà de 70. Mais
00:22:57sur le plan de la
00:22:59question de
00:23:01Sud Radio, je suis frappé
00:23:03de voir une chose pendant longtemps
00:23:05nous vantait, Éric Ciotti
00:23:07le premier, que Laurent
00:23:09Wauquiez serait le candidat naturel
00:23:11de la droite
00:23:13et qu'autour de lui
00:23:15se liguerait, se
00:23:17coaliserait une multitude
00:23:19de gens qui abandonneraient
00:23:21leur ambition personnelle
00:23:23pour soutenir la sienne.
00:23:25Et puis le paradoxe aujourd'hui,
00:23:27c'est que cette victoire éclatante
00:23:29va constituer clairement
00:23:31Bruno Retailleau comme le
00:23:33patron de la droite. Est-ce que
00:23:35en 2027
00:23:37ça rendra inutile
00:23:39la primaire parce qu'il y a
00:23:41d'autres candidats qui ne
00:23:43jetteront pas l'éponge ?
00:23:45Ou est-ce qu'on peut espérer qu'autour
00:23:47de Bruno Retailleau, s'il
00:23:49maintient cet ancrage dans
00:23:51l'opinion, il y aura un certain
00:23:53nombre de rivaux, je pense
00:23:55à quelqu'un de remarquable comme
00:23:57David Lyssena, qui l'a soutenu
00:23:59d'ailleurs très vigoureusement,
00:24:01qui s'articuleront
00:24:03auprès de Bruno Retailleau
00:24:05pour former une équipe.
00:24:07C'est une question de droit.
00:24:09En tout cas, il a franchi une première marche.
00:24:11Je ne comprends pas pourquoi nos auditeurs répondent non
00:24:13à 65%. Evidemment, c'est une marche très importante
00:24:15qu'il a franchie. Quoi qu'on
00:24:17veuille en dire et quel que soit...
00:24:19Je vous coupe, il y a beaucoup de commentaires. Non, ce sera
00:24:21Édouard Philippe. Non, la droite a toujours
00:24:23trahi ses promesses, etc.
00:24:25C'est autre chose. Quoi qu'on a voulu faire
00:24:27Emmanuel Macron, la réalité c'est que
00:24:29dans ce pays, il faut diriger un parti
00:24:31politique. Il y a eu la parenthèse Macron
00:24:33et maintenant, je pense que le fait qu'il prenne
00:24:35la tête des Républicains et surtout
00:24:37qu'il est multiplié par trois, je crois,
00:24:39le nombre d'adhérents pour venir,
00:24:41ça veut dire qu'il y a un goût pour la droite
00:24:43qui revient dans ce pays et lui, il est le patron
00:24:45du parti de la droite. Donc ça, c'est le premier point.
00:24:47Donc oui, je pense que c'est une première marche
00:24:49pour lui significative.
00:24:51Est-ce que c'est une marche de victoire ? C'est là que tout
00:24:53se complique. La réalité, c'est que
00:24:55je peux imaginer que Gérald Darmanin
00:24:57ne va pas renoncer aussi vite dans ce camp-là.
00:24:59Je ne vois pas du tout Édouard Philippe
00:25:01qui sera notre invité exceptionnel demain matin
00:25:03chez Jean-Jacques Bourdin. Je ne vois pas du tout
00:25:05Édouard Philippe qui est en tête de toutes
00:25:07les intentions de vote depuis des mois.
00:25:09Bruno Retailleau ou pas Bruno Retailleau.
00:25:11Renoncer, je voudrais juste finir.
00:25:13Je termine très vite.
00:25:15Je ne vois pas comment Édouard Philippe renonce et surtout
00:25:17je ne vois pas comment Gabriel Attal
00:25:19accepte de se ranger ou derrière
00:25:21Édouard Philippe ou derrière Bruno Retailleau.
00:25:23Donc le plus dur commence en fait aujourd'hui
00:25:25pour la droite mais il y a un grand pas
00:25:27pour Retailleau personnel qui est fait, c'est évident.
00:25:29Je crois que
00:25:31Retailleau a intérêt de faire attention
00:25:33parce que si 65%
00:25:35des gens disent que
00:25:37il n'est pas encore au sommum
00:25:39je pense qu'il ne faut pas qu'il nous déçoive.
00:25:41Moi je pars en tant qu'ancien flic.
00:25:43Les flics l'aiment à Retailleau.
00:25:45Il va falloir qu'il fasse ses preuves avant
00:25:47de partir du ministère intérieur
00:25:49vers la tête d'EDR. Donc je pense qu'il a quand même
00:25:51une étape, une transition
00:25:53qui l'interpelle totalement.
00:25:55Parce que s'il se barre de la police
00:25:57il y a plein de gens qui vont être
00:25:59hyper déçus. Et comme Retailleau, il a fait
00:26:01son crédit là, 120 000 adhérents
00:26:03de 40 000 à 120 000.
00:26:05Côté sécurité, etc.
00:26:07En fait il est là.
00:26:09Et s'il nous déçoit, je pense
00:26:11que ça pourrait être pire pour lui après.
00:26:13Juste un truc que
00:26:15dit Bruno et qui est toujours vrai,
00:26:17tous les ministres d'intérieur, il y a toujours la promesse
00:26:19électorale qui est très puissante
00:26:21parce que c'est un ministère hyper exposé
00:26:23le plus avec le Premier ministre et le Président.
00:26:25Mais il y a aussi souvent la déception
00:26:27parce que les promesses ne sont pas tenues.
00:26:29Donc ça c'est le piège.
00:26:31– Faites attention Françoise, quand vous dites Bruno Retailleau ou Bruno Pommard, c'est pas pareil.
00:26:33– C'est moins bien Pommard.
00:26:35– Julien Roubaix, vous êtes vice-président
00:26:37des Républicains, président d'Osée-la-France.
00:26:39Bruno Retailleau,
00:26:41il a fait ses premières classes avec Philippe Devilliers.
00:26:43Est-ce que c'est le retour du souverainisme
00:26:45chez LR ?
00:26:47– Pour moi, effectivement, c'est
00:26:49une forme de révolution. Depuis
00:26:51que je suis président des Républicains, aucun
00:26:53président du parti n'avait jamais voté
00:26:55non à un traité européen.
00:26:57C'est important parce que je vous rappelle que
00:26:59l'un des éléments différents du
00:27:01Rassemblement National dans les enquêtes d'opinion,
00:27:03la première question c'est la peine de mort
00:27:05où vous avez 30% de plus
00:27:07des gens du RN qui sont favorables
00:27:09et le second sujet c'est l'Europe
00:27:11pour laquelle vous avez une surreprésentation
00:27:13de gens qui sont des eurocritiques.
00:27:15Et puis,
00:27:17deuxièmement, c'est quelqu'un qui vient de l'extérieur
00:27:19comme vous dites, du RPR
00:27:21et ça aussi c'est une forme de révolution.
00:27:23Donc il y a derrière le caractère
00:27:25très feutré et la belle victoire,
00:27:27je dirais une vraie promesse peut-être de renouvellement
00:27:29idéologique.
00:27:31– Julien Aubert, est-ce qu'on peut penser
00:27:33que comme j'essayais
00:27:35de le dire tout à l'heure,
00:27:37alors qu'on nous avait
00:27:39vendu Laurent Wauquiez
00:27:41comme candidat naturel,
00:27:43est-ce qu'on peut espérer que Bruno
00:27:45Retailleau puisse le devenir
00:27:47tout de même et que
00:27:49d'une certaine manière
00:27:51cet adhésion à ce qu'il est
00:27:53et à son projet règle un peu
00:27:55des joutes secondaires ?
00:27:57– Oui, moi je pense parce qu'en fait
00:27:59tout ceci montre, mais on l'a déjà vécu
00:28:01à d'autres élections, que le charisme
00:28:03ne s'invente pas et que
00:28:05une élection présidentielle c'est effectivement
00:28:07la rencontre d'une personnalité à un moment donné
00:28:09qui correspond à l'esprit du temps
00:28:11et parfois on a beau être bourré
00:28:13de qualité, Laurent Wauquiez en a beaucoup,
00:28:15mais ça n'enclenche pas, il y a quelque chose
00:28:17qui ne démarre pas et là pour Bruno Retailleau
00:28:19effectivement aujourd'hui à l'instant seul
00:28:21il y a quelque chose qui s'est déclenché,
00:28:23pas dans tout le pays, mais en tout cas
00:28:25sur une partie de la droite,
00:28:27une droite qui pouvait être déçue des Républicains
00:28:29donc je pense moi si vous voulez
00:28:31qu'il ne faut pas faire de primaire
00:28:33et donc j'espère qu'il va
00:28:35montrer à la tête du parti que
00:28:37il est capable de réunifier
00:28:39et de rassembler et que ça créera
00:28:41une dynamique parce que ce serait
00:28:43plutôt une alternance en 2027
00:28:45avec le macronisme qui ne continue pas.
00:28:49Il faut quand même ramener les choses à leur place
00:28:51120 000 adhérents qui votent
00:28:53ça ne sont que 120 000 adhérents, je le dis
00:28:55tout de suite parce que les primaires du Parti Socialiste
00:28:57en 2012 ça a été quasiment 1 million
00:28:59d'adhérents, de votants,
00:29:01la primaire pour François Fillon c'est
00:29:03un succès populaire
00:29:05extraordinaire, donc il faut quand même ramener
00:29:07c'est pas un plébiscite de Bruno Retailleau
00:29:09est-ce que vous n'avez pas peur finalement
00:29:11de transformer, vous Julien
00:29:13et Aubert, le premier tour de la présidentielle
00:29:15ça va être le cas à gauche
00:29:17est-ce que ça va pas être le cas à droite
00:29:19le premier tour qui sera en fait une primaire réelle
00:29:21premier tour de la présidentielle ?
00:29:23Ça peut effectivement l'être
00:29:25même si on veut
00:29:27ramener les choses à leur place, on peut dire aujourd'hui
00:29:29que les républicains sont redevenus le premier parti
00:29:31en termes d'adhérents, ce qui montre
00:29:33bien qu'il y a un ancrage territoriel fort
00:29:35mais effectivement
00:29:37le premier tour de l'élection présidentielle sert
00:29:39normalement à partager, justement à départager
00:29:41des ambitions concurrentes
00:29:43où on s'inscrime si vous voulez
00:29:45depuis dix ans à essayer d'organiser des primaires
00:29:47avant pour clarifier le jeu
00:29:49et on a vu d'ailleurs que parfois en voulant
00:29:51clarifier le jeu, ça a laissé rentrer
00:29:53d'autres acteurs, Emmanuel Macron a été un des grands
00:29:55bénéficiaires des primaires, donc je crois
00:29:57si vous voulez qu'il faut laisser la cinquième
00:29:59république fonctionner comme elle a toujours fonctionné
00:30:01ça sera à l'élection
00:30:03et vous verrez bien qu'au bout d'un moment
00:30:05la raison, le financement et les sondages
00:30:07vont faire arbitrer les ambitions des uns et des autres
00:30:09Vous croyez qu'on peut renoncer, qu'Edouard Philippe
00:30:11peut renoncer sur la base de sondage ou Gabriel Attal ?
00:30:13Vous pensez vraiment ? Moi je ne crois pas à une minute
00:30:15mais je me trompe peut-être.
00:30:17Je pense qu'Edouard Philippe a un problème
00:30:19c'est-à-dire qu'en fait il s'adresse à un socle
00:30:21qui est le socle du macronisme et Gabriel Attal
00:30:23parle plus que lui à ce socle
00:30:25alors aujourd'hui Gabriel Attal est effectivement distancé
00:30:27mais enfin vous mettez à la place de Gabriel Attal
00:30:29qui est président du plus gros parti
00:30:31de la majorité présidentielle, il a plus de moyens
00:30:33il n'est pas non plus disqualifié
00:30:35et donc je dirais
00:30:37on pourrait très bien avoir une sorte de rivalité
00:30:39d'Armanin-Attal-Edouard Philippe
00:30:41qui vise à faire du mal
00:30:43je dirais à Edouard Philippe
00:30:45Julien Aubert, mais attendez
00:30:47moi vous voyez déjà Retailleau
00:30:49comme candidat
00:30:51à la présidentielle
00:30:53moi je voudrais revenir encore en arrière
00:30:55et revenir à son rôle de ministre intérieur
00:30:57parce que s'il a plu Bruno Retailleau
00:30:59c'est parce qu'évidemment il avait ce côté sécuritaire
00:31:01très très fort qu'il a toujours d'ailleurs
00:31:03gardé cette ligne
00:31:05même lorsqu'il était sénateur et tant mieux pour lui
00:31:07effectivement il ne s'est pas
00:31:09il n'a pas tourné à droite ou à gauche
00:31:11comme a fait Ciotti et autres
00:31:13mais est-ce que avant tout
00:31:15il ne faut pas qu'il nous déçoive, qu'il déçoive au ministère intérieur
00:31:17l'action qu'il doit mener en matière de sécurité
00:31:19avant de penser à la présidentielle
00:31:21parce que là j'ai l'impression qu'on va un peu vite en besogne
00:31:23on disait ça y est il va être président de la République
00:31:25Non, je n'ai pas dit qu'il serait président de la République
00:31:27ni même qu'il serait candidat, je vous dis que j'espère
00:31:29que ce qu'il va faire à la tête du parti
00:31:31c'est créer une onde de rassemblement
00:31:33après vous savez la longévité du bail
00:31:35à Beauvau, elle sera moins dictée
00:31:37par les velléités de Bruno Retailleau
00:31:39que par l'incroyable instabilité
00:31:41du parlement issu des dissolutions
00:31:43par le fait qu'ils ne sont pas d'accord sur le budget
00:31:45par le fait que nous avons un président
00:31:47qui ne sait jamais s'il faut appuyer sur le bouton
00:31:49dissolution ou le bouton référendum
00:31:51donc à un moment donné
00:31:53il partira quand, alors soit parce que
00:31:55à un moment donné on le bloquera
00:31:57sur des options qu'il a estimées à mon avis
00:31:59importantes, soit parce que tout simplement
00:32:01il sera la fin de vie de ce gouvernement
00:32:03mais c'est sûr qu'à un moment donné
00:32:05moi en tout cas
00:32:07je parle à mon titre personnel
00:32:09je ne pense pas que les républicains aient vocation
00:32:11à être
00:32:13le masque à oxygène du Macron
00:32:15Allez, il n'y a pas le bouton
00:32:17du référendum, il n'y a pas le bouton de la dissolution
00:32:19mais il y a celui du 0826
00:32:21300 300, Pascal
00:32:23de Trez dans les bouches du Rhône
00:32:25nous vous écoutons
00:32:27alors je suis un petit peu d'accord
00:32:29avec ce que Bruno vient de dire
00:32:31parce que moi j'ai l'impression que depuis hier soir
00:32:33et puis même depuis
00:32:35les élections, on se refait du
00:32:372005
00:32:392006 avant les présidentielles de 2007
00:32:41c'est un petit peu du revu
00:32:43Nicolas Sarkozy
00:32:45et j'ai intimement convaincu aussi
00:32:47que Bruno a raison, c'est que
00:32:49Bruno Sarkozy, pourquoi il a été élu
00:32:51président, c'est parce qu'il n'avait pas
00:32:53décidé sur sa ligne par rapport
00:32:55au ministère de l'intérieur de l'époque
00:32:57il avait été à fond
00:32:59et c'est ce qui a fait
00:33:01qu'il a été élu
00:33:03aujourd'hui les choses sont
00:33:05différentes
00:33:07il faut vraiment que
00:33:09M. Rosario ne se plante pas
00:33:11je ne suis pas du tout élère
00:33:13je suis plutôt de l'autre côté
00:33:15mais
00:33:17ça fait partie des éléments
00:33:19où il ne faut pas qu'il les soit, parce que s'il les soit
00:33:21évidemment le ministère de l'intérieur
00:33:23et tout régalien de ce qui est Paris 2 Sécurité
00:33:25il ne sera jamais élu
00:33:27parce que la preuve hier soir, il y a un sondage qui est sorti
00:33:29il était à 8 à 10%
00:33:31restez avec nous
00:33:33Pascal, Julien Aubert
00:33:35est-ce qu'il y a incompatibilité entre le ministère et finalement
00:33:37la présidence des LR, pas du tout ?
00:33:39Non, je ne pense pas
00:33:41c'est assez bon d'ailleurs
00:33:43quand on est président de parti
00:33:45d'avoir exercé des fonctions ministérielles, ça permet aussi
00:33:47de tousser du doigt, et on a commencé
00:33:49avec une question sur la souveraineté
00:33:51je suis convaincu que si on veut avoir
00:33:53un ministre de l'intérieur performant
00:33:55il faut un bon parlement qui vote les lois
00:33:57ce serait bien, mais il y a aussi des problèmes
00:33:59de juges, des problèmes de jurispondants
00:34:01des problèmes juridiques qui empêchent
00:34:03aujourd'hui une action résolue
00:34:05en matière de sécurité ou de lutte contre l'immigration
00:34:07et je crois qu'il tentera aussi de
00:34:09toucher du doigt les ministres, et ça permettra aussi
00:34:11d'ouvrir un projet pour le parti
00:34:13Julien Aubert, je vous rejoins
00:34:15absolument
00:34:17je trouve évidemment, il vaut mieux
00:34:19réussir au ministère de l'intérieur
00:34:21mais ça n'est plus
00:34:23central comme difficulté
00:34:25pour Bruno Retailleau
00:34:27puisqu'il a insisté, et il a
00:34:29gagné ce pari, sur le fait
00:34:31que vous venez de le confirmer
00:34:33que le ministre va
00:34:35renforcer le président des
00:34:37républicains, et le président
00:34:39des républicains va donner
00:34:41de l'influence au ministre, donc
00:34:43ça n'est pas le problème
00:34:45brillamment soulevé par
00:34:47Bruno Pommard, c'est évident
00:34:49qu'il bénéficie du
00:34:51même prénom, mais ça s'arrête là
00:34:53Françoise Debois
00:34:55Je ne suis pas du tout d'accord ni avec vous
00:34:57Julien Aubert, ni avec Philippe Bilger, je pense que c'est
00:34:59un vrai sujet, je connais le caractère
00:35:01de la déception
00:35:03que provoque Beauvau, je vous le redis, c'est un
00:35:05ciseau terrible Beauvau, c'est le
00:35:07ministère qui vous permet de faire l'actualité
00:35:09365 jours par an, y compris
00:35:11Noël et Jour de l'An
00:35:13y compris le 1er mai, vous pouvez être tous les jours
00:35:15l'invité d'une matinale ou d'un 20h
00:35:17parce que vous avez des choses à dire, c'est un ministère
00:35:19qui donne une notoriété extrême
00:35:21mais une notoriété en surface, c'est exactement
00:35:23ce dont bénéficie Bruno Retailleau
00:35:25quand vous regardez les sondages
00:35:27dans le fond, la notoriété de Bruno
00:35:29Retailleau, elle est fragile, et la preuve
00:35:31c'est qu'en intention de vote, de toute façon
00:35:33il est très très loin d'Edouard Philippe
00:35:35il est au niveau de Gérald Darmanin, ça c'est le premier point
00:35:37et je ne vois pas, je voulais juste vous dire ça
00:35:39je ne suis pas d'accord avec vous, je pense que
00:35:41il a vite intérêt de se tirer de la place Beauvau
00:35:43parce qu'il y a un moment donné, vu l'instabilité
00:35:45du Parlement, il ne changera rien
00:35:47et il n'y aura pas de résultat, et ce sera décevant
00:35:49– Julien Aubert
00:35:51– Oui, mais je peux vous donner une autre statistique
00:35:53si vous prenez le nombre de présidents de la République
00:35:55qui ont été premiers ministres avant
00:35:57et qui ont occupé la fonction armée de l'Union, vous verrez
00:35:59que la liste est assez courte, et donc
00:36:01alors que Beauvau a donné plus de résultats
00:36:03– C'est le seul, c'est Sarkozy qui a réussi
00:36:05à transformer l'essai
00:36:07– Moi j'ai oublié que François Mitterrand a été ministre
00:36:09– Non, non, je parle dans la continuité
00:36:11– Dans la foulée
00:36:13– Dans la foulée, le seul qui a réussi c'est Nicolas Sarkozy
00:36:15tous les autres ont absolument échoué
00:36:17– Il n'y a pas de règle, il y a un problème
00:36:19de fond, c'est que nous sommes dans une situation
00:36:21où pour avoir des résultats c'est très compliqué
00:36:23on voit bien que vous êtes ministre d'intérieur
00:36:25le Parlement n'est pas avec vous, le Président
00:36:27est à moitié avec vous, et en plus
00:36:29nous sommes dans un pays qui a perdu une partie
00:36:31de sa souveraineté, voilà
00:36:33donc quand bien même on serait président
00:36:35il y aurait un Parlement, il y aurait quand même
00:36:37des problèmes de souveraineté, c'est ma conscience profonde
00:36:39– D'accord
00:36:41– Donc il faut parler franchement aux français
00:36:43ils ne sont pas stupides, ils savent très bien
00:36:45que ce n'est pas Majax, ni Superman
00:36:47ils essayent de faire le maximum de ce qu'ils peuvent faire
00:36:49je dirais dans son poste
00:36:51je crois qu'ils ne font pas des policiers
00:36:53et des gendarmes pour des imbéciles
00:36:55ni les français, ce qui est déjà
00:36:57quelque chose de très profitable
00:36:59et effectivement à un moment donné il faudra
00:37:01que François Mitterrand se sépare, mais c'est une décision
00:37:03qui lui appartient, et il est allé
00:37:05avec un message qui était de dire, j'y vais par responsabilité
00:37:07parce que je n'ai pas envie d'avoir monsieur Delobule
00:37:09ou je ne sais qui au ministère de l'Intérieur
00:37:11voilà, donc je le vois mal en fait partir
00:37:13pour laisser la place à la gauche
00:37:15mais en chemisée au gouvernement
00:37:17donc on verra bien comment les mois suivants
00:37:19vont s'organiser
00:37:21– Merci beaucoup Julien Aubert
00:37:23d'avoir accepté cette invitation
00:37:25vice-président du parti Les Républicains et Président
00:37:27d'Osée, la France et de l'Institut Valmy
00:37:29bien entendu
00:37:31et vous restez avec nous dans un instant Pascal
00:37:33on va jouer au qui c'est qui qui l'a dit
00:37:35et on va gagner le qui c'est qui qui l'a dit
00:37:37je vous le dis
00:37:39cette fois-ci c'est vous là
00:37:41vous me remercierez
00:37:43vous verrez
00:37:45vous allez m'envoyer un énorme chèque comme d'habitude
00:37:47– Et vous vous mettrez
00:37:49l'ordre à mon nom
00:37:51– On vous épèle le nom
00:37:53Philippe David, c'est simple, deux prénoms
00:37:55– Et n'inversez pas
00:37:57ne faites pas David-Philippe
00:37:59parce que ça c'est une autre personne, allez à tout de suite
00:38:01– Sud Radio
00:38:03– Votre attention est notre plus belle récompense
00:38:05– Vous êtes vraiment une radio exceptionnelle
00:38:07et merci à vous de donner la parole
00:38:09aux auditeurs puisqu'on en a vraiment
00:38:11vraiment vraiment besoin
00:38:13– Sud Radio, parlons vrai
00:38:15Les vraies voix Sud Radio
00:38:1717h-19h, Philippe David
00:38:19Cécile de Ménibus
00:38:21– Autour de Sept-Ânes
00:38:23les vraies voix, Philippe Bigère, Françoise Degoy
00:38:25et Bruno Pémard et je tiens juste à
00:38:27féliciter Marianne
00:38:29de Cinderac de Blay qui vient de gagner un très joli
00:38:31bracelet personnalisé de la collection lettres
00:38:33offert par Levent à lafrancaise.com
00:38:35et comme mon petit pouce
00:38:37mon petit nez me raconte des trucs
00:38:39à mon avis
00:38:41sur le bracelet il y aura marqué Marianne
00:38:43tout le monde s'en fout
00:38:45c'est super
00:38:47c'est un joli cadeau
00:38:49Pascal, mon cher Pascal
00:38:51vous allez pouvoir lancer le
00:38:53qui c'est qui qui l'a dit, allez-y donc
00:38:55– Alors nous une fameuse jeu
00:38:57où même Philippe Bigère ne gagne pas
00:38:59qui c'est qui qu'il a dit quoi
00:39:01– Qui c'est qui qu'il a dit quoi
00:39:03– C'est bien
00:39:05– Qui c'est qui qu'il a dit
00:39:07Bruno doit choisir entre le bloc
00:39:09macroniste et le camp national
00:39:11– Pascal
00:39:13– Marion Maréchal
00:39:15– C'était ce matin
00:39:17– Il est bon, il est bon
00:39:19– Qui c'est qui qu'il a dit
00:39:21sur le refus de marier
00:39:23une personne sous OQTF
00:39:25c'est raciste comme proposition, je suis extrêmement choqué
00:39:27on va aller jusqu'où dans la dérive dans ce pays
00:39:29c'est une attaque faite à l'amour
00:39:31– Pascal
00:39:33– Au moins ça s'appelle
00:39:35Solène Grousseau
00:39:37– Non c'est Marine Tendelier
00:39:39– Bonne réponse de Françoise Degoy
00:39:41– Secrétaire nationale des écologies
00:39:43qui c'est qui qui l'a dit
00:39:45quand j'écoute Wauquiez au retaillot
00:39:47j'ai l'impression de m'entendre
00:39:49– Pascal
00:39:51– Facile
00:39:53– Marine
00:39:55– Non mais
00:39:57Philippe, elle l'a dit avant vous
00:39:59mais vous l'avez dit mieux qu'elle, c'est pas pareil
00:40:01– Elle l'a dit avant moi
00:40:03– Qui c'est qui
00:40:05qui l'a dit Pascal
00:40:07– J'accepte
00:40:09– Il faut
00:40:11que l'Europe assume sa dimension
00:40:13prométhéenne
00:40:15alors c'est une femme politique
00:40:17qui faisait tous les plateaux télé, radio
00:40:19il y a un an
00:40:21– Valérie Ayé
00:40:23– C'était à Pascal
00:40:25– Non mais de toute façon il n'a pas dit
00:40:27de lui donner la bonne réponse
00:40:29– Attention, qui c'est qui qui l'a dit
00:40:31je ne veux pas d'une droite à moitié de droite
00:40:33à mi-temps
00:40:35– Pascal
00:40:37– Ça c'est
00:40:39c'est
00:40:41la région
00:40:43– Non
00:40:45– Retaillot
00:40:47– Oui c'est retaillot
00:40:49– Tu es l'actualité
00:40:51– Les boucliers
00:40:53– Quelle petite peste
00:40:55– Non mais tout en cas
00:40:57on l'a dit aussi
00:40:59– Philippe
00:41:01– Qui c'est qui qui l'a dit
00:41:03je ne veux pas qu'on se retrouve avec un second tour
00:41:05Mélenchon-Le Pen, il faut quand même
00:41:07que la droite soit présente au second tour
00:41:09Pascal
00:41:11– Ça c'est
00:41:13– Non c'est une femme politique
00:41:15– Genevard
00:41:17– Bonne réponse de Philippe Bilger
00:41:19– Genevard
00:41:21– Il y a tout de même une
00:41:23– Qui c'est qui qui l'a dit sur la victoire
00:41:25de Retaillot à la présidence de LR
00:41:27je ne suis pas sûre qu'il puisse rester au gouvernement
00:41:29– Pascal
00:41:31– Marion Maréchal
00:41:33– C'est un homme
00:41:35– Bonne réponse de Françoise de Gouin
00:41:37– David Lysnard, président de l'IMF et maire de Cannes
00:41:39– Qui c'est qui
00:41:41qui l'a dit Pascal
00:41:43si on avait dû penser que le RN était l'avenir du pays
00:41:45on aurait été au RN
00:41:47– C'est un macroniste ça c'est sûr
00:41:49– Non, non pas un macroniste
00:41:51– C'est un vice-président
00:41:53un nouveau vice-président
00:41:55– Un nouveau vice-président
00:41:57du RN
00:41:59– LR
00:42:01– Julien Aubert
00:42:03– Non, il a un prénom composé
00:42:05– Bellamy
00:42:07– Bonne réponse
00:42:09– Bellamy
00:42:11– Qui connaît même mon patron
00:42:13– Et bien qui a gagné Philippe
00:42:15– Françoise de Gouin avec 12 points
00:42:17Bruno Pommard avec 6 points
00:42:19et à égalité c'est très honorable pour Pascal
00:42:213 points
00:42:23un peu moins pour Philippe Bilger qui est un habitué
00:42:25– On m'a grugé
00:42:27– Non on vous a pas grugé
00:42:29– On m'a grugé
00:42:31– On a grugé de rien du tout
00:42:33– Est-ce qu'il y a quelqu'un à gruger Pascal
00:42:35vous pensez que vous avez été
00:42:37– Non le seul à gruger c'est celui qui a perdu
00:42:39Philippe Bilger
00:42:41– Mais mon cher Pascal
00:42:43– Je vous apprendrai que la semaine dernière
00:42:45j'ai gagné 2 fois de fil
00:42:47– Non, attendez, attendez
00:42:49on dit ça, on dit rien
00:42:51– Je demande l'avoir
00:42:53– Je demande l'avoir aussi, mon cher Pascal
00:42:55on vous embrasse bien fort, merci d'avoir été notre vrai voix
00:42:57vous êtes très sympathique
00:42:59dans un instant le journal et puis la météo
00:43:01je tiens à signaler attention surtout à Toulouse
00:43:03puisqu'il y a une pluie de grêlons
00:43:05et c'est totalement inondé
00:43:07donc on pense bien à vous, faites très attention sur la route
00:43:09et merci pour cette info
00:43:11– Merci Christine Bouillot, bien entendu
00:43:13et le coup de gueule de Philippe David ?
00:43:15– La semaine dernière, début de semaine vous avez dit on en fait 2
00:43:17ben j'en fais 2, la semaine dernière j'avais remis le clocher au milieu du village
00:43:19et le minaret au milieu du bled
00:43:21ce soir je remets le clocher
00:43:23de l'église orthodoxe au milieu du village
00:43:25et la synagogue au milieu du shtetl
00:43:27alors oui, il y en a pour tous les goûts
00:43:29– Très bien, tout de suite
00:43:31– C'est une sorte de 5 réquis
00:43:33– Sud Radio, parlons vrai
00:43:35– Parlons vrai
00:43:37– Les vraies voix Sud Radio
00:43:3917h-19h
00:43:41Philippe David, Cécile de Ménibus
00:43:43– Autour de cette table des vraies voix
00:43:45Philippe Bilger, Françoise Degoy
00:43:47et Bruno Pémard et vous au 0826-300-300
00:43:49avec Philippe David
00:43:51et toute l'antenne de Sud Radio
00:43:53on s'était dit qu'on allait vous offrir
00:43:55un joli cadeau puisque c'est le moment
00:43:57justement de jouer sur Sud Radio
00:43:59pour gagner un pack Lexon
00:44:01avec des objets design et connectés
00:44:03bubble lamp, des radios Taïko
00:44:05des enceintes Bluetooth
00:44:07une batterie pilotée compacte
00:44:09puissante et résistante à l'eau
00:44:11ça c'est bien pour les vacances
00:44:13le MacBank, une batterie sans fil externe
00:44:15compacte et magnétique
00:44:17conçue pour allier performance et élégance
00:44:19alors c'est facile pour remporter tout ça
00:44:21vous allez pouvoir remporter
00:44:23en tapot
00:44:250826-300-300
00:44:27et on va dire à Philippe Bilger
00:44:29Philippe, donnez-moi un chiffre entre 1 et 15
00:44:31– 14
00:44:33– 14ème appel au standard
00:44:35et aujourd'hui vous allez pouvoir remporter
00:44:37une bubble lamp plus une enceinte minotée
00:44:39allez, à tout de suite
00:44:41Les vraies voix Sud Radio
00:44:43et tout de suite le coup de gueule de Philippe David
00:44:45et comme ce week-end, c'est comme le week-end dernier
00:44:47déchaîné en termes de délire, je vais à la fois
00:44:49remettre le clocher de l'église orthodoxe
00:44:51au milieu du village et la synagogue
00:44:53au milieu du shtetl
00:44:55deux coups de gueule pour le prix d'un
00:44:57c'est la nouvelle promotion du lundi dans les vraies voix
00:44:59commençant par le clocher
00:45:01de l'église orthodoxe en prenant la direction
00:45:03de Bucharest en Roumanie
00:45:05Pourquoi Bucharest ? Parce que c'est la capitale
00:45:07de la Roumanie et que le second tour
00:45:09de l'élection présidentielle dans ce pays
00:45:11a eu lieu hier après que le premier
00:45:13scrutin ait été annulé suite
00:45:15à de présumées ingérences russes, on écoute
00:45:17ceci – Il n'aura échappé à personne
00:45:19que si le candidat
00:45:21pro-russe et anti-européen
00:45:23se positionnait
00:45:25et pouvait être élu
00:45:27les conséquences sur la Moldavie
00:45:29seraient évidemment extrêmement dommageables
00:45:31Vous avez reconnu Emmanuel Macron
00:45:33samedi lors du sommet de Tirana
00:45:35qui affirme la veille du scrutin pour qui
00:45:37il ne faut pas voter le lendemain en Roumanie
00:45:39Mais n'est-ce pas de l'ingérence que
00:45:41de dire qui est le bon ou le mauvais candidat
00:45:43dans une élection ? Rappelons que
00:45:45suite à la condamnation
00:45:47de Marine Le Pen, pardon,
00:45:49Donald Trump lui avait apporté son soutien
00:45:51François Bayrou avait qualifié ce soutien
00:45:53d'ingérence. Bref, les ingérences
00:45:55c'est bien quand c'est nous qui les faisons
00:45:57mais c'est mal quand c'est les autres
00:45:59L'ingérence qui a été commentée par le candidat battu
00:46:01Georges Simeone Parsemo, mon message
00:46:03est clair, bas les pattes, vous n'êtes pas
00:46:05un empereur et vous n'êtes même pas aimé
00:46:07par le peuple français. Remettons maintenant
00:46:09la synagogue au milieu du shtetl
00:46:11en revenant sur le concours en revisions
00:46:13Samedi dernier, la candidatie israélienne
00:46:15Yuval Raphael a terminé seconde
00:46:17après avoir remporté le vote du public
00:46:19Certains tweetant qu'ils ont voté
00:46:21plusieurs fois pour la candidate israélienne
00:46:23le député Aymeric Caron
00:46:25n'a pu s'empêcher de retweeter avec ce commentaire
00:46:27après avoir volé la terre
00:46:29des palestiniens, Israël a essayé
00:46:31de voler l'Eurovision avant d'ajouter
00:46:33un second tweet pendant que les propagandistes
00:46:35d'Israël truquaient le vote
00:46:37à l'Eurovision pour faire gagner
00:46:39leur candidate qui n'avait rien à y faire
00:46:41leur armée tuait encore des innocents à Gaza
00:46:43Ouf, on respire, le complot
00:46:45juif mondial a revu ses ambitions
00:46:47à la baisse puisque de son ambition
00:46:49de dominer le monde dans les protocoles des sages
00:46:51de Sion, il se contente aujourd'hui
00:46:53de vouloir dominer le concours de l'Eurovision
00:46:55Alléluia
00:46:57comme on dit en hébreu, Dieu soit loué
00:46:59Alléluia étant d'ailleurs le titre de la chanson
00:47:01israélienne qui avait remporté l'Eurovision
00:47:03en 1979
00:47:05reste plus maintenant qu'à déclencher une commission
00:47:07d'enquête parlementaire pour savoir
00:47:09par quels subterfuges Israël a
00:47:11bien pu gagner cette année-là
00:47:13sachant que le public ne pouvait pas voter
00:47:15Alléluia
00:47:17Alléluia
00:47:19Alléluia
00:47:21Alléluia
00:47:23C'est très bien
00:47:25alors, sur le premier point
00:47:27l'intervention
00:47:29d'Emmanuel Macron
00:47:31est tout même très discrète
00:47:33Enfin non, au sommet de Tirana c'est hyper discret
00:47:35oui, il y a un sommet, il prend la parole
00:47:37Non, je veux dire
00:47:39sur la Roumanie
00:47:41on ne peut pas dire que
00:47:43c'est une émission scandaleuse
00:47:45dans l'élection
00:47:47d'un pays qui avait défrayé la chronique
00:47:49depuis quelque temps
00:47:51là, vous êtes peut-être
00:47:53un peu durs...
00:47:55Mais c'était de l'ingérence, comme Trump disait que la coordination de Marine Le Pen
00:47:57était scandaleuse
00:47:59Bah là, il y a deux poids, deux mesures
00:48:01Tout le monde fait de l'ingérence, on s'en fout un peu
00:48:03franchement, ça n'a eu aucun rapport, j'en parlerai tout à l'heure
00:48:05ça n'a rien à voir, Emmanuel Macron n'a pas bougé une seule voix
00:48:07en Roumanie, c'est les Roumains qui ont dit
00:48:09non, on ne veut pas l'extrême droite
00:48:11mais non, tout le monde fait ça, franchement
00:48:13sur Israël, je suis d'accord avec vous
00:48:15je trouve ça complètement délirant
00:48:17mais délirant ce qui s'est passé
00:48:19c'est fier d'avoir voté six fois pour Israël
00:48:21et moi, j'ai voté six fois
00:48:23pour être sûr
00:48:25bien sûr, bien sûr
00:48:27mais j'ai voté parce que cette candidate
00:48:29la façon dont elle a été traitée est absolument lamentable
00:48:31alors qu'elle est rescapée du 7 octobre
00:48:33vous n'avez pas voté pour la France ?
00:48:35on n'a pas le droit de voter pour la France
00:48:37ah bah oui, c'est vrai, je suis...
00:48:39comme vous êtes souvent à l'étranger, c'est pour ça
00:48:41mais donc, vous n'avez pas, bien sûr
00:48:43donc non, non, c'est lamentable, vraiment
00:48:45est-ce qu'on va aller à l'FI, je ne sais pas
00:48:47c'est la norme, en fait, l'ingérence
00:48:49on le voit avec Trump, on le voit il n'y a pas longtemps
00:48:51avec Pannot et Aubry qui sont allés en Pologne
00:48:53balancer des pilules abortives comme ça
00:48:55députés français qui vont dans un autre pays
00:48:57c'est un délire
00:48:59tout le monde fait ça, franchement
00:49:01tout le monde fait ça, c'est la norme
00:49:03ce que je veux dire, c'est que ce n'est pas si grave
00:49:05ça ne bouge pas des voix
00:49:07vous restez avec nous
00:49:09on se détend, tout va bien
00:49:11on fait une petite pause, on revient dans un instant
00:49:13et on reviendra sur
00:49:15La France qui reste debout
00:49:17c'est une opération organisée par Sud Radio
00:49:19en partenariat avec le syndicat de la presse hebdomadaire
00:49:21régionale, c'est une très belle opération
00:49:23on vous en parle dans un instant, à tout de suite
00:49:25Sud Radio
00:49:27par les vraies voix
00:49:29Sud Radio, 17h-19h
00:49:31Philippe David, Cécile
00:49:33de Ménibus
00:49:35ce qui est dingue, c'est hors antenne
00:49:37ça se dispute et l'antenne, ah oui, je tiens, vas-y
00:49:39je te laisse parler
00:49:41je te laisse parler
00:49:43j'ai fait 30 secondes de plus que toi
00:49:45pardonne-moi, non mais ne nous chauffe pas
00:49:47parce qu'après tu sais comment ça va faire, on va hurler
00:49:49ça va monter dans les étages de la direction
00:49:51c'est pas faux, vous allez hurler
00:49:53Bruno Poimarette avec nous, Françoise de Gois
00:49:55et Philippe Bilger
00:49:57une opération qu'on aime beaucoup
00:49:59avec Sud Radio, on va parler
00:50:01de la France qui reste debout
00:50:03c'est une opération organisée par Sud Radio
00:50:05et par Patrick Roger
00:50:07en partenariat avec le syndicat de la presse hebdomadaire
00:50:09Régional, Félix
00:50:11Oui, tous les jours, cette semaine sur Sud Radio, on met en avant
00:50:13un territoire, un hebdo régional, une problématique
00:50:15et les solutions issues du terrain
00:50:17pour y remédier, rendez-vous par exemple
00:50:19juste avant 7h avec Jean-Jacques Bourdin et Benjamin Gles
00:50:21dans le Grand Matin Sud Radio
00:50:23puis de 9h à 10h avec Patrick Roger
00:50:25pour la vérité en face, ce matin par exemple
00:50:27on parlait du chantier de l'A69 entre
00:50:29Castres et Toulouse, des travaux interrompus
00:50:31par le tribunal administratif de Toulouse
00:50:33pour motif environnemental
00:50:35et il y a du nouveau depuis ce matin
00:50:37le rapporteur public a demandé cet après-midi
00:50:39à la cour administrative d'appel
00:50:41d'ordonner une reprise des travaux
00:50:43pour en parler, puis pour en parler aussi
00:50:45de cette opération, la France qui reste debout
00:50:47nous sommes en ligne avec Pierre Archer
00:50:49directeur du journal DICI
00:50:51l'hebdomadaire du Tarn et du Laura Gale
00:50:53est aussi président de ce syndicat
00:50:55de la presse hebdomadaire Régional
00:50:57avec qui Sud Radio s'associe pour cette opération
00:50:59Bonsoir Pierre Archer
00:51:01Bonsoir et merci de m'accueillir
00:51:03à la table des vrais voix
00:51:05Oui bienvenue, on vous souhaite la bienvenue
00:51:07Quelle belle voix
00:51:09Bonsoir camarades, je suis maire d'Oxyzanie moi
00:51:11Oui c'est vrai
00:51:13Mais arrêtez de tout ramener à vous
00:51:15Toujours tout
00:51:17Mon père il est gendarme
00:51:19Pierre Archer
00:51:21le rapporteur public qui demande à la cour
00:51:23administrative d'appel d'en donner
00:51:25une reprise des travaux de l'A69
00:51:27cet après-midi, c'est un pas décisif
00:51:29dans ce dossier ?
00:51:31C'est en tout cas une excellente nouvelle pour ce chantier
00:51:33C'est la perspective
00:51:35d'une réparation
00:51:37d'une anomalie
00:51:39qui était la suspension du chantier
00:51:41qui avait été ordonnée
00:51:43par la cour d'appel de Toulouse
00:51:45qui avait supprimé
00:51:47au chantier
00:51:49ses autorisations
00:51:51environnementales
00:51:53Parce que la semaine dernière on avait aussi les sénateurs
00:51:55qui avaient voté une proposition de loi pour autoriser
00:51:57la reprise des travaux
00:51:59Les partisans de cette autoroute misaient beaucoup
00:52:01du côté de chez vous sur cette idée
00:52:03d'une loi spécifique dédiée au dossier
00:52:05A69
00:52:07Oui c'est une loi de validation
00:52:09dite de validation qui a déjà
00:52:11servi par le passé pour un certain nombre
00:52:13de projets, je pense notamment
00:52:15au Stade de France et qui permettrait
00:52:17effectivement de remettre
00:52:19ce chantier sur la bonne voie
00:52:21Et effectivement
00:52:23le Sénat a
00:52:25très largement adopté la proposition
00:52:27de loi qui est portée par 4 parlementaires
00:52:29tardins la semaine dernière
00:52:31et le 2 juin
00:52:33c'est l'Assemblée Nationale qui va
00:52:35discuter le texte et qui va voter
00:52:37Est-ce qu'on n'est pas
00:52:39à l'abri d'un autre recours
00:52:41d'une manière ou d'une autre ?
00:52:43Cette affaire est une
00:52:45succession de recours
00:52:47une succession d'épisodes parfois
00:52:49inattendus. Je crois que pour que les éditeurs
00:52:51comprennent de quoi on parle
00:52:53l'autoroute
00:52:55Castre-Mazamé-Castre-Toulouse
00:52:57c'est un chantier de désenclavement
00:52:59dont on parle dans le Sud du Tarn
00:53:01depuis près de 40 ans
00:53:03et la procédure qui a
00:53:05abouti à la construction de l'autoroute
00:53:07qui est en cours, elle date
00:53:09de 2010. Il y a eu des débats
00:53:11publics, des déclarations d'intérêt public
00:53:13une loi d'orientation
00:53:15des mobilités en 2019
00:53:17il y a eu un certain
00:53:19nombre de décisions des juridictions
00:53:21administratives, il y a eu des recours
00:53:23par dizaines qui ont tous d'ailleurs
00:53:25été rejetés à part celui
00:53:27qui a abouti à la décision
00:53:29de la Cour d'appel de Toulouse
00:53:31le 27 février dernier
00:53:33qui a eu pour effet l'arrêt immédiat
00:53:35d'un chantier qui
00:53:37pendant cette période d'arrêt coûte
00:53:39entre 180 000 et 200 000 euros
00:53:41par jour.
00:53:43Ces péripéties
00:53:45interminables, notamment sur
00:53:47le plan judiciaire
00:53:49et administratif, est-ce qu'à votre avis
00:53:51elles vous font réfléchir
00:53:53sur l'hypertrophie
00:53:55de notre état de droit
00:53:57ou vous trouvez ça
00:53:59finalement rassurant ?
00:54:01Alors selon
00:54:03le point de vue duquel on se place
00:54:05effectivement ça peut être
00:54:07l'un ou l'autre. En réalité
00:54:09c'est un peu incompréhensible pour
00:54:11ce bassin de vie, ce bassin industriel
00:54:13qui attend depuis des dizaines d'années
00:54:15d'être désenclavé. C'est le seul
00:54:17de cette importance en France
00:54:19qui n'est pas relié par une autoroute
00:54:21régionale et donc pour la population
00:54:23du Tarn c'est effectivement
00:54:25incompréhensible
00:54:27nonobstant le
00:54:29nécessaire état de droit dans lequel nous
00:54:31évoluons. La question
00:54:33qui se pose c'est de savoir si
00:54:35une minorité
00:54:37de blocage peut
00:54:39mettre en péril l'intérêt général.
00:54:41Oui, alors rapidement
00:54:43c'est combien de kilomètres
00:54:45exactement ? 30 kilomètres ?
00:54:47Non, c'est pas 30 kilomètres, c'est bien plus
00:54:49c'est plutôt 70.
00:54:51Oui, je pose la question.
00:54:5353 kilomètres.
00:54:55Je ne pensais pas qu'il y avait
00:54:57quelque chose de plus pressant
00:54:59à faire si vous voulez vraiment désenclaver.
00:55:01Moi je trouve ça dramatique
00:55:03la difficulté de se rendre à Toulouse.
00:55:05C'est-à-dire que si vous ne prenez pas un avion
00:55:07quand vous êtes pressé à Toulouse, c'est l'enfer pour
00:55:09aller à Toulouse. C'est 4 ou 5 heures de train.
00:55:11C'est vraiment infernal.
00:55:13Est-ce que ça c'est pas un vrai combat ?
00:55:15Franchement, 53 kilomètres d'autoroute
00:55:17avec tous les problèmes environnementaux que ça pose
00:55:19parce que la cour d'appel n'a pas rendu une décision
00:55:21comme ça sur une humeur.
00:55:23Est-ce que vous ne pensez pas au fond que c'est
00:55:25disproportionné par rapport, à mon avis,
00:55:27au vrai combat du désenclasement
00:55:29qu'il faudrait mener le TGV ?
00:55:31Allez, réponse.
00:55:33Alors, c'est-à-dire qu'il n'est pas prévu
00:55:35qu'un TGV arrive jusqu'à Castro-Basel
00:55:37la seule voie
00:55:39de désenclavement possible
00:55:41pour le bassin, pour les entreprises,
00:55:43pour les problèmes de santé, etc.
00:55:45pour l'accès au service d'un métropole régional
00:55:47c'est la voie autoroutière.
00:55:49Il n'y en a pas d'autre.
00:55:51Vous avez trois éléments
00:55:53qui caractérisent un bassin enclavé.
00:55:55C'est l'absence
00:55:57d'une autoroutière, c'est l'absence
00:55:59d'un TGV et c'est l'absence
00:56:01d'un aéroport international.
00:56:03Merci beaucoup.
00:56:05Merci. On rappelle que demain matin
00:56:07on va parler des déserts médicaux
00:56:09avec l'écho du Berry dans la France
00:56:11qui reste debout, notamment à 6h50
00:56:13puis de 9h00 à 10h00 puisque
00:56:15la presse hebdomadaire régionale
00:56:17est aux avant-postes
00:56:19des problèmes et des solutions
00:56:21qui émergent du terrain pour y remédier.
00:56:23Merci beaucoup Pierre Archer. Vous êtes le directeur du journal
00:56:25D'ici, l'hebdomadaire du Tarn et
00:56:27de l'Augaray et aussi président
00:56:29du syndicat de la presse hebdomadaire
00:56:31régionale. Merci de ce partenariat
00:56:33avec Sud Radio. Merci beaucoup
00:56:35Félix Mathieu. Vous restez avec nous
00:56:37dans un instant.
00:56:39En attendant, on a
00:56:41un cadeau à offrir. Est-ce qu'on a notre
00:56:43auditrice qui est avec nous ? Après la pub
00:56:45on me dit d'accord, ok. Oui chef.
00:56:47On fait une petite pause. Dans un instant
00:56:49le tour de table de l'actu des vrais voix. Philippe David.
00:56:51On va parler des médecins qui partent.
00:56:53Avec François Seguin. La victoire du Canada
00:56:55européen en Roumanie. Et vous Bruno Baumart ?
00:56:57L'engagement des jeunes.
00:56:59On en parle dans un instant. Soyez les bienvenus et merci
00:57:01de votre fidélité.
00:57:03Sud Radio. Parlons vrai.
00:57:05Sud Radio. Parlez vrais voix.
00:57:07Sud Radio. 17h-19h
00:57:09Philippe David. Cécile de Ménibus.
00:57:11Chers amis autour
00:57:13de cette table, il n'y a que des gagnants
00:57:15puisqu'ils ont la chance d'être
00:57:17déjà avec vous
00:57:19et surtout de partager cette émission avec
00:57:21Philippe David. Ça c'est un grand bonheur.
00:57:23Il n'y a pas
00:57:25une prime plus importante ?
00:57:27C'est pour ça que je vous le dis.
00:57:29Vous voulez parler d'une prime de payabilité ? Non.
00:57:31De qualité. De qualité exactement.
00:57:33Philippe Bilger autour de cette table. François
00:57:35de Gois autour de cette table bien entendu
00:57:37et Bruno Pommard. L'arbitre de talent ?
00:57:39Qui ? Moi ?
00:57:41Ah oui d'accord.
00:57:43Non mais Bruno Pommard
00:57:45il a raison. Il n'en est jamais mieux
00:57:47servi.
00:57:49Ça termine Narcisse.
00:57:51Achetez-lui
00:57:53le livre.
00:57:55Le 0826
00:57:57300 300 puisqu'on vous l'a dit
00:57:59on avait proposé d'offrir
00:58:01un très beau cadeau bien entendu
00:58:03et c'est Bertrand qui est avec nous de
00:58:05conférant. Bonsoir Bertrand.
00:58:07Bonsoir à toute l'équipe.
00:58:09On est ravis de vous accueillir mon cher Bertrand.
00:58:11Vous nous écoutez depuis longtemps ?
00:58:13Ah oui alors depuis
00:58:15pas mal d'années oui. Entre Bercoff
00:58:17le midi et vous le soir.
00:58:19Voilà.
00:58:21Et vous avez des preuves parce qu'il faut des preuves.
00:58:23Ah merci.
00:58:25Combien de fois
00:58:27Philippe Bilger a gagné au
00:58:29Qui c'est qui qui l'a dit ?
00:58:31Deux fois
00:58:33Et c'est vrai.
00:58:37Et c'est vrai en plus.
00:58:39Bravo Bertrand.
00:58:41J'adore Bertrand. Alors en tout cas
00:58:43vous avez remporté un très joli
00:58:45pack Lexone avec des objets
00:58:47de design connectés puisque
00:58:49en tout cas Lexone vous offre une Bubble Lamp
00:58:51et une ancienne
00:58:53d'appart de quoi ? Une nouvelle donc ?
00:58:55Une enceinte Mino T.
00:58:57Elle n'est pas du tout ancienne.
00:58:59Elle est nouvelle.
00:59:01C'est moi visiblement qui suis ancienne.
00:59:05Félicitations Bertrand.
00:59:07Bertrand vous faites quoi dans la vie ?
00:59:09Je suis pas un attente-commande.
00:59:11Ah très bien.
00:59:13Et je vais recevoir mes colis bientôt ?
00:59:17Si vous me donnez votre numéro de téléphone
00:59:19peut-être que...
00:59:21Quel talent !
00:59:23Vous qui êtes
00:59:25originaire d'Auvergne, quelle est la voie
00:59:27la plus volcanique ?
00:59:29La voie la plus
00:59:31volcanique d'Auvergne ?
00:59:33Non non, des vraies voies.
00:59:35C'est ce qu'il dit, des vraies voies.
00:59:37C'est la vôtre forcément.
00:59:39Celle de Philippe David ?
00:59:41Oui, oui, oui.
00:59:43La plus volcanique oui.
00:59:47La plus intelligente.
00:59:49La plus intelligente Bertrand.
00:59:51Ah ben Cécile
00:59:53forcément.
00:59:55Vous avez remarqué que j'ai dit la plus intelligente.
00:59:57Je l'ai un peu envoyé.
00:59:59Il est très habile.
01:00:01Il connait tout.
01:00:03Est-ce que vous arrivez à la fin
01:00:05au numéro de téléphone de Cécile de Bénibus ?
01:00:07Je vais vous le donner, 06...
01:00:09Ah ben vous le voulez pas,
01:00:11tant pis, je vous le donne pas.
01:00:13J'étais prête à vous le donner.
01:00:15Merci en tout cas Bertrand,
01:00:17on vous fait des très très gros bisous.
01:00:19On est très heureux de vous avoir vu à l'antenne.
01:00:21On vous embrasse très fort et faites attention à vous.
01:00:23Allez tout de suite le tour de table de l'actu des vraies voies.
01:00:25Oh dites, je vais envoyer les actualités.
01:00:27Vous venez les voir dans la cabine.
01:00:29Je vais vous raconter une histoire pas banale.
01:00:31Et vous, vous me racontez pas votre petite journée.
01:00:33On a assez perdu le temps comme ça.
01:00:35Le tour de table de l'actualité.
01:00:37Philippe Billiger, à l'époque c'était
01:00:39la Corrèze plutôt que le Zambèze.
01:00:41Et là pour certains médecins, c'est votre tour de table,
01:00:43c'est plutôt Dubaï que la Creuse.
01:00:45Oui parce qu'on veut
01:00:47tenter de régler
01:00:49un petit peu le problème des déserts
01:00:51médicaux en France.
01:00:53Mais il semble que
01:00:55la régulation qu'on veut créer
01:00:57multiplie,
01:00:59c'est l'une des raisons qui multiplient
01:01:01les départs de beaucoup
01:01:03de médecins,
01:01:05de jeunes médecins vers Dubaï.
01:01:07Parce qu'ils trouvent dans ce pays
01:01:09par exemple et dans d'autres aussi
01:01:11des infrastructures fabuleuses.
01:01:13Ils gagnent bien leur vie.
01:01:15Ils ont une qualité
01:01:17de vie, un accueil
01:01:19qu'ils ne trouvent pas toujours en France.
01:01:21Et donc ça devient un vrai drame.
01:01:23Objectif.
01:01:25Moi je trouve que la loi qui est passée
01:01:27elle est transpartisane.
01:01:29Moi j'aime beaucoup Guillaume Garot, je le connais depuis des années
01:01:31mais il a fait un travail considérable
01:01:33à tel point qu'elle est transpartisane.
01:01:35C'est très très rarissime d'avoir
01:01:37une loi qui est votée par toute la gauche,
01:01:39qui est votée par Les Républicains, par Lyott, etc.
01:01:41Paradoxalement c'est les Macronistes
01:01:43qui ont le plus freiné, ce qui est quand même complètement délirant.
01:01:45Moi je pense qu'il fallait réguler.
01:01:47Après vous savez l'exil vers Dubaï,
01:01:49c'est pas extensible, c'est tout petit quand même Dubaï.
01:01:51L'exil vers Dubaï,
01:01:53des médecins parce qu'on veut
01:01:55les contraindre, c'est comme l'exil des
01:01:57milliardaires parce qu'on veut faire l'ISF.
01:01:59Quand on fait le retour
01:02:01on se rend compte que finalement très peu de gens sont partis
01:02:03et ça sera pareil pour les médecins.
01:02:05C'est vraiment d'hypocrates, c'est vraiment d'hypocrites.
01:02:07C'est exactement ce que je pense.
01:02:09On en souffre dans mon bled, c'est pour ça que je le dis.
01:02:11On arrive à faire venir quasiment
01:02:13personne quoi.
01:02:15Malgré les avantages, ce que vous faites,
01:02:17on veut changer de vie, on veut
01:02:19un emploi pour sa femme, on veut des avantages,
01:02:21un pagaille, tout le monde s'en fout
01:02:23et tu dis l'exil vers Dubaï,
01:02:25c'est surtout pour le pognon.
01:02:27J'allais le dire parce que franchement le numerus clausus
01:02:29pendant des années, on se retrouve dedans,
01:02:31le numerus clausus c'est les médecins pour
01:02:33s'auto-protéger et pour garder
01:02:35leur clientèle.
01:02:37Tout le cinéma
01:02:39m'énerve un peu en fait.
01:02:41En direction de la Roumanie avec vous Françoise de Gaulle.
01:02:43J'adore le prénom de ce candidat,
01:02:45Nikuzor, qu'est-ce que c'est beau.
01:02:47En réalité,
01:02:49après mille péripéties,
01:02:51je vais aller très vite,
01:02:53c'est celui qui a gagné, c'est un très joli prénom,
01:02:55typiquement roumain d'ailleurs.
01:02:57Celui qui a gagné, en réalité,
01:02:59c'est un renversement incroyable de situation
01:03:01mais je pense que
01:03:03en France, le Rassemblement National,
01:03:05ça lui a rappelé vraiment des péripéties
01:03:072017, 2022, 2024
01:03:09il s'est passé exactement la même chose en Roumanie
01:03:11avec une extrême droite très haute au premier tour,
01:03:13plus de 40%, évidemment,
01:03:15des Roumains, 20 millions d'habitants à peu près,
01:03:17des Roumains qui se réveillent et qui
01:03:19disent non à l'extrême droite.
01:03:21Moi j'entends tout le discours, l'extrême droite,
01:03:23les coups de boutoir contre les démocraties,
01:03:25elle est en marche, etc. Moi je vois
01:03:27surtout dans des nations, de plus en plus,
01:03:29des électeurs qui se réveillent et qui disent non,
01:03:31on ne veut pas, on ne veut pas
01:03:33Monsieur Simion, on ne veut pas
01:03:35tout, on ne veut pas, mais non,
01:03:37on ne veut pas. Moi on peut dire
01:03:39ah là là, ça avance, la France est à droite,
01:03:41l'Europe est à l'extrême droite, la réalité
01:03:43c'est qu'au moment de voter, regardez ce qui se passe,
01:03:45au moment de voter, on dit non.
01:03:47Pour la Roumanie, c'est formidable,
01:03:49ça va restaurer une vie politique
01:03:51un peu normale, mais
01:03:53tout de même, Françoise, ça montre
01:03:55que dans tous les pays, l'extrême droite
01:03:57progresse et on le constate.
01:03:59Non mais, non,
01:04:01elle progresse, pardon.
01:04:03Moi c'était juste pour un sujet
01:04:05qui me tient à cœur, vous le savez, parce que je suis beaucoup engagé
01:04:07pour les jeunes, avec beaucoup de policiers,
01:04:09c'est redonner envie aux jeunes
01:04:11de s'engager dans tous les domaines. Quand on voit l'abstention
01:04:13qu'on voit dans les élections,
01:04:15et toutes les élections d'ailleurs, la jeunesse
01:04:17est plus ou moins mobilisée, mais sans plus je dirais,
01:04:19et dans tout ce qui est engagement associatif
01:04:21et autre, c'est important, dans la société
01:04:23dans laquelle on vit, où tout part en sucette,
01:04:25que les jeunes se mobilisent
01:04:27et aillent vers les associations. Mais ça ne devrait pas être
01:04:29obligatoire.
01:04:31Il y a le service civique, il y a des choses comme ça,
01:04:33mais il faut aller encore plus de l'avant. Non, mais de dire
01:04:35que chaque enfant doit à un moment donné choisir une association
01:04:37pour apprendre justement l'engagement.
01:04:39On a dit que ça coûtait trop de pognon,
01:04:41bah évidemment, donc on laisse tomber ça,
01:04:43on va trouver autre chose.
01:04:45Il y a le service civique, qui a encore du sens,
01:04:47à mon sens, le cas de mien, mais il y a
01:04:49plein plein de choses encore, où les jeunes doivent
01:04:51s'engager, parce que c'est important de le faire pour la société,
01:04:53même pour eux, en termes de nourriture, je crois
01:04:55que c'est important de le faire. Quel est le principal
01:04:57argument que vous donnez aux jeunes,
01:04:59pour qu'ils s'engagent ?
01:05:01L'engagement citoyen, républicain.
01:05:03D'être utile.
01:05:05Je pense quand même qu'ils s'engagent,
01:05:07mais pas forcément dans les choses que vous aimez pas.
01:05:09L'engagement de la jeunesse, il est en augmentation.
01:05:11D'abord, les jeunes n'ont jamais été autant votés
01:05:13qu'aux législatives, je vous rappelle, de 2024.
01:05:15Non, mais vraiment,
01:05:17j'ai pas envie de faire des trucs aux doigts mouillés,
01:05:19il faut des chiffres.
01:05:21En 2024,
01:05:23la jeunesse est engagée,
01:05:25de gauche comme de droite d'ailleurs,
01:05:27pour aller voter à la dernière présidentielle,
01:05:29c'était dingue !
01:05:31Première source de la jeunesse, Mélenchon,
01:05:33et même Marine Le Pen.
01:05:35On a vraiment, vice-versa,
01:05:37ça dépendrait des 15-24, etc.
01:05:39La jeunesse, elle est là.
01:05:41Elle s'engage pas forcément là où on voudrait,
01:05:43mais elle est engagée dans des actions climat,
01:05:45alors évidemment, dans les marges climat...
01:05:47Oui, c'est du militantisme, plus que de...
01:05:49C'est du militantisme, mais oui,
01:05:51François, tu le sais bien.
01:05:53Mais c'est pas cette sorte d'engagement,
01:05:55c'est l'engagement dans l'associatif.
01:05:57Quand tu viens faire, par exemple,
01:05:59le service d'assurance universelle...
01:06:01C'est ça !
01:06:03C'est la République, mettre en avant les valeurs de la République,
01:06:05etc. pour que les jeunes...
01:06:07Combien de mômes sont engagés pour les Restos du Coeur ?
01:06:09Énormément ! Combien de mômes sont engagés
01:06:11sur les banques alimentaires pour distribuer à leurs copains étudiants ?
01:06:13Pas autant que tu l'imagines.
01:06:15Beaucoup de retraités, il y a dessus.
01:06:17Il y a beaucoup de retraités, mais il y a aussi la jeunesse.
01:06:19Il faut arrêter de dire que la jeunesse n'est pas engagée.
01:06:21C'est fou, parce que même sur le sujet,
01:06:23vous vous discutez. C'est fou, c'est fou.
01:06:25Non, mais ça n'est pas vrai !
01:06:27Regardez les chiffres de 2024 !
01:06:29Il y a le nombre de votants sur l'Asie !
01:06:31À chaque fois que vous regardez les chiffres, je te dis, sur le terrain, je vois bien
01:06:33que les jeunes en terrain, c'est parce que t'as un terrain
01:06:35qui peut être mètre carré !
01:06:37Allez !
01:06:39Je vous demande de vous arrêter !
01:06:41Elle me dit...
01:06:43Je fais juste 200 vies le pari.
01:06:45Je te chambre volontairement.
01:06:47Bruno Pommard, je te chambre.
01:06:49Comment vous montez vite, Bruno Pommard ?
01:06:51Tu montes très vite dans les tours, plus que moi, c'est assez drôle.
01:06:53Au moins, il y a un type qui monte plus vite que moi.
01:06:55Assad décharge. Ça fait des années
01:06:57qu'il fait ça, donc effectivement, il le voit.
01:06:59Après, peut-être que c'est dans
01:07:01des milieux plus défavorisés, où l'engagement
01:07:03est moindre, mais
01:07:05est-ce qu'on peut appeler des marches pour le
01:07:07climat ? Est-ce que c'est un engagement ?
01:07:09Peut-être qu'il parle de plus d'engagement
01:07:11pour aider les autres.
01:07:13Je ne crois pas des marches pour le climat.
01:07:15Non, non, mais c'est pas ça.
01:07:17C'est ça qui ne va pas.
01:07:19Honnêtement, quand vous avez des
01:07:21mômes qui passent leur week-end
01:07:23à nettoyer les plages, ils ne sont pas
01:07:25des militants acharnés qui vont foutre de la pâte
01:07:27sur le climat.
01:07:29Mais non, s'il vous plaît,
01:07:31la jeunesse fout le front,
01:07:33elle ne fout rien à l'immigration.
01:07:35S'il vous plaît, on a passé le temps.
01:07:37Vous n'avez pas un gong,
01:07:39un truc comme ça ?
01:07:41Si j'en ai un, je vous le jette là.
01:07:43C'est exactement ce que je pensais.
01:07:49Il n'y a plus de portable,
01:07:51et on va mettre des sièges éjectables.
01:07:53Restez avec nous, les amis.
01:07:55Dans un instant, on va revenir sérieusement sur le mariage blanc
01:07:57où une mère refuse
01:07:59d'unir un Tunisien
01:08:01sous au QTF.
01:08:03Elle risque donc la prison et l'inégibilité,
01:08:05mais reçoit le soutien des maires de France.
01:08:07Déjà, on va en parler avec elle dans quelques instants.
01:08:09On est très en retard. On revient tout de suite.
01:08:11Bonjour, c'est Jean-Jacques Bourdin.
01:08:13Demain matin, 8h30-9h,
01:08:15je recevrai Édouard Philippe,
01:08:17ancien Premier ministre,
01:08:19candidat à la présidentielle de 2027,
01:08:21maire du Havre et président d'Horizon.
01:08:23Il parle peu,
01:08:25mais il a choisi Sud Radio.
01:08:27À demain, sur Sud Radio.
01:08:29Le Grand Matin Sud Radio,
01:08:31les Vraies Voix Sud Radio,
01:08:3317h-19h, Philippe David, Cécile Dominibus.
01:08:35Je vous souhaite la bienvenue
01:08:37dans les Vraies Voix. On est ensemble jusqu'à 19h.
01:08:39Et autour de cette table, Bruno Pomard,
01:08:41Françoise Degoy et Philippe Bilger,
01:08:43bien entendu, avec Philippe David.
01:08:45Tout de suite, le coup de projecteur
01:08:47des Vraies Voix.
01:08:49Les Vraies Voix Sud Radio,
01:08:51le coup de projecteur des Vraies Voix.
01:08:53En vertu des pouvoirs qui me sont conférés,
01:08:55je vous déclare mari et femme.
01:08:57Je ne crois pas être possible.
01:08:59En fait, il voudrait se marier
01:09:01juste, tout simplement, pour les papiers.
01:09:03Alors là, vous dégagez.
01:09:05Non, moi, j'en ai rien à foutre.
01:09:07Le mariage blanc,
01:09:09selon la maire de Bourg-les-Valences,
01:09:11elle refuse de marier un Tunisien
01:09:13sous OQTF. Il aurait admis vouloir épouser
01:09:15sa compagne pour les papiers
01:09:17selon sa première adjointe.
01:09:19Alors, parlons vrai. Faut-il réformer
01:09:21d'urgence la loi prévoyant des sanctions
01:09:23contre les maires qui refusent de marier des personnes
01:09:25sous OQTF ? Et à cette question,
01:09:27la maire de Bourg-les-Valences refuse de marier une personne
01:09:29sous OQTF. La soutenez-vous ?
01:09:31Eh bien, vous dites oui à 98%.
01:09:33Vous voulez réagir ?
01:09:35C'est le 0 826 300 300.
01:09:37Et Marlène Mourier est avec nous, maire de
01:09:39Bourg-les-Valences. Madame le maire, bonjour.
01:09:41Merci d'avoir accepté notre invitation.
01:09:43Bonjour. Bienvenue.
01:09:45Philippe Bilger. Alors, je rejoins absolument
01:09:47Madame le maire
01:09:49de la même manière que j'étais d'accord
01:09:51avec Robert Ménard
01:09:53et j'avais cru comprendre que la
01:09:55ministre Vautrin
01:09:57avait annoncé
01:09:59qu'elle chercherait à modifier
01:10:01cette disposition
01:10:03particulièrement absurde.
01:10:05Je ne comprends même pas
01:10:07qu'on puisse discuter
01:10:09l'aberration d'une telle
01:10:11sanction à l'égard d'un maire
01:10:13qui, au contraire,
01:10:15veut appliquer sa
01:10:17mission républicaine
01:10:19en totale vérité-authenticité.
01:10:21Par moment, je me demande
01:10:23si on ne tombe pas sur la tête
01:10:25à force d'accepter les procédures
01:10:27qui sont de purs simulacres
01:10:29au détriment des vrais.
01:10:31François Zegua. Bon, je ne suis pas sûr.
01:10:33Moi, je ne peux pas juger cette affaire parce que
01:10:35la mariée, en tout cas,
01:10:37Madame le maire, j'entends ce qu'elle dit,
01:10:39mais en fait, j'ai
01:10:41beaucoup de mal à voir quelqu'un en situation
01:10:43irrégulière avouer qu'il vient se marier
01:10:45pour avoir des papiers.
01:10:47Je ne sais pas comment cette phrase est sortie,
01:10:49si elle existe même.
01:10:51Ce n'est pas vous que je mets en cause, Madame le maire,
01:10:53parce qu'apparemment, ça a été dit à votre premier adjoint.
01:10:55Ça me paraît invraisemblable que quelqu'un
01:10:57arrive et dise « je viens me marier pour avoir
01:10:59des papiers ». Puisque le refus
01:11:01de marier repose là-dessus,
01:11:03le mariage, c'est un droit, ça fait partie
01:11:05des droits constitutionnels, etc.
01:11:07Moi, j'entends qu'il faut réformer
01:11:09les choses, je suis d'accord sur une forme
01:11:11d'absurdité, mais sur cette affaire-là,
01:11:13précisément, ça me paraît tellement caricatural
01:11:15que je demande vraiment à voir.
01:11:17– Écoute, oui, mais moi, Françoise,
01:11:19excusez-moi, mais si Madame Mourier
01:11:21et sa première adjointe disent ça,
01:11:23je veux dire, c'est par plaisir qu'elle dise ça,
01:11:25pour faire du buzz ou pour passer à la télé.
01:11:27C'est qu'il y a une véritable raison.
01:11:29– Vous pensez vraiment que quelqu'un qui va dans une mairie pour se marier
01:11:31en situation irrégulière dit « je viens me marier pour des papiers ».
01:11:33– Est-ce que tu crois que Madame Mourier n'a pas autre chose à faire
01:11:35en tant que maire que monter une affaire ?
01:11:37– Je suis maire de mon petit village,
01:11:39je ferai exactement ce qu'elle a fait,
01:11:43cette dame, parce que je trouve ça aberrant.
01:11:45Mais comme tu dis, il faut changer encore une fois
01:11:47les lois.
01:11:49– Les amis, on va peut-être lui laisser la parole.
01:11:51Marlène Mourier est avec nous,
01:11:53maire de Bourg-les-Valences.
01:11:55Déjà, merci d'avoir accepté notre invitation.
01:11:57Est-ce que vous pouvez nous rappeler
01:11:59le contexte, peut-être ?
01:12:01Parce que seul vous l'avez vécu et pas nous.
01:12:03– Voilà, c'est ça.
01:12:05Je me suis trouvée confrontée
01:12:07à un mariage manifestement
01:12:09de complaisance et insincère
01:12:11entre une française
01:12:13et un ressortissant tunisien
01:12:15en situation irrégulière qui,
01:12:17lors de l'audition de mariage,
01:12:19puisque lorsqu'il y a suspicion
01:12:21de la part des services instructeurs
01:12:23de la mairie, nous les élus
01:12:25nous sommes interpellés en nous disant
01:12:27« Madame le maire, Madame la première adjointe,
01:12:29nous avons la suspicion
01:12:31qu'il peut s'agir d'un mariage blanc,
01:12:33donc il faut les passer à l'audition.
01:12:35En l'occurrence, c'est ma première adjointe
01:12:37qui fait les auditions, elle y prend beaucoup de temps,
01:12:39elle est très rigoureuse, elle y passe plus de deux heures
01:12:41chaque fois à entendre chacun
01:12:43des mariés séparément, ce qui nous permet
01:12:45d'avoir la cohérence
01:12:47ou l'incohérence des propos qui sont tenus.
01:12:49En l'occurrence, pour ce
01:12:51futur mariage,
01:12:53le ressortissant
01:12:55tunisien lui dit clairement
01:12:57« Je souhaite me marier
01:12:59pour obtenir des papiers. »
01:13:01Donc, évidemment, elle le note
01:13:03et ensuite, elle
01:13:05émet un avis défavorable au mariage,
01:13:07elle fait signer
01:13:09à l'un et à l'autre
01:13:11les propos qui ont été entendus pendant
01:13:13deux heures et
01:13:15au travers de ces propos, non seulement
01:13:17il y a cet aveu qui est fait
01:13:19et qui est signé
01:13:21par le couple, puisque nous avons
01:13:23nous ne transmettons jamais un rapport d'audition
01:13:25qui n'est pas signé, sinon
01:13:27le procurant n'en tiendrait pas compte
01:13:29et non seulement cela, nous avons
01:13:31constaté au travers de l'audition, parce que nous sommes
01:13:33quand même officiers d'état civil, moi je suis
01:13:35officier de police judiciaire
01:13:37et donc nous avons constaté que
01:13:39ce mariage était insincère. Pourquoi ?
01:13:41Je connais cette personne,
01:13:43la conjointe, je la connais.
01:13:45Je la rencontre dans le cadre
01:13:47de mes permanences. Je sais
01:13:49que c'est une personne qui est
01:13:51en situation de vulnérabilité,
01:13:53qui a subi, lors d'une précédente
01:13:55relation avec une personne
01:13:57algérienne,
01:13:59qui a déjà subi des violences conjugales,
01:14:01qui s'est mariée déjà plusieurs fois,
01:14:03qui a 51 ans. Là, nous avons
01:14:05un monsieur en face de nous qui a 35 ans,
01:14:07qui travaille
01:14:09au noir, travaille dissimulé.
01:14:11Cela s'est noté, puisqu'elle-même
01:14:13nous le dit. Il fait des petits travaux
01:14:15au noir. Il n'a pas de visa touristique.
01:14:17Son visa touristique est rejetée.
01:14:19Il n'a pas de papier. Il est clandestin
01:14:21sur le territoire français.
01:14:23Bon ben oui, parce que
01:14:25l'édition est lourde.
01:14:27Il y a une tête d'environnement.
01:14:29Mais comment expliquer que vous risquiez
01:14:31de vous laisser en prison
01:14:33et de l'inéligibilité ?
01:14:35Qui a pu voter une loi aussi débile ?
01:14:37Il n'y a pas d'autre mot, Mme le maire.
01:14:39Il y a eu des moments où c'était nécessaire,
01:14:41je pense.
01:14:43On la laisse parler, s'il vous plaît.
01:14:45Non, simplement.
01:14:47Alors oui, c'est vrai que cette loi est
01:14:49complètement pubesque. Et d'ailleurs,
01:14:51le président de la République, qui a eu
01:14:53la question de Robert Ménard la semaine dernière,
01:14:55a dit lui-même que c'était une situation
01:14:57pubesque à laquelle les maires
01:14:59aujourd'hui étaient confrontés et qu'ils
01:15:01souhaitaient faire avancer cette loi au plus vite
01:15:03puisqu'il y a eu
01:15:05une proposition de loi de la part de Stéphane
01:15:07de Millier, sénateur de la Somme,
01:15:09qui a été actée par le Sénat,
01:15:11qui n'a pas du tout été présentée en deuxième
01:15:13lecture à l'Assemblée nationale.
01:15:15Mais ce qu'il y a d'important, c'est que le
01:15:17sénateur de Millier est reçu cette semaine
01:15:19par l'Elysée, concernant cette loi.
01:15:21Donc si grâce à Robert Ménard,
01:15:23et si grâce à Marlène Mourier, nous pouvons faire avancer
01:15:25la loi, on sera
01:15:27les élus les plus heureux du monde.
01:15:29Parce qu'aujourd'hui,
01:15:31par nos actions, par notre
01:15:33résistance, beaucoup de maires
01:15:35libèrent leur parole. J'ai reçu encore
01:15:37un message d'une mère
01:15:39ce matin, qui m'a dit
01:15:41« J'ai été obligée de marier, je me suis retrouvée
01:15:43face à la même situation
01:15:45que vous, avec des aveux. »
01:15:47Comme quoi c'était pour obtenir des papiers,
01:15:49des personnes qui avaient 42 ans,
01:15:51des quarts d'âge, une dame qui avait 18 ans,
01:15:53etc. Mais elle m'a dit
01:15:55« J'ai marié parce qu'on se trouve à des maires
01:15:57qui, face à la justice, ont peur. »
01:15:59Vous savez, quand vous avez un procureur de la République
01:16:01qui commence à vous dire qu'il va vous
01:16:03poursuivre et que vous connaissez les sanctions,
01:16:05vous réfléchissez
01:16:07à deux fois.
01:16:09C'est pas ce que j'appelle la loi.
01:16:11Vous aviez dit
01:16:13que vous étiez en rapport, justement,
01:16:15avec un procureur. Vous n'avez pas
01:16:17eu la possibilité de dialoguer
01:16:19avec lui, de lui expliquer
01:16:21le caractère erratique
01:16:23de ce mariage
01:16:25qu'on vous demandait, parce qu'au fond
01:16:27le classement existe.
01:16:29On aurait pu,
01:16:31me semble-t-il, dialoguer
01:16:33de bonne à loi.
01:16:35– Eh bien, écoutez, je vais vous dire
01:16:37que, à partir du moment où le dossier a été déposé,
01:16:39que l'audition a été faite,
01:16:41à partir de là, je n'ai
01:16:43pas cessé d'envoyer des courriers,
01:16:45d'envoyer des mails, de passer
01:16:47des coups de téléphone, que ce soit au préfet,
01:16:49que ce soit au directeur de la police, etc.
01:16:51Quand, le 4 février,
01:16:53le procureur m'écrit
01:16:55« Vous devez marier
01:16:57et exprimer votre
01:16:59mécontentement, moi,
01:17:01maire, auprès des services de police
01:17:03qui n'ont fait aucune investigation
01:17:05dans ce dossier. » Quand j'ai eu
01:17:07M. le procureur au téléphone, j'ai dit « Est-ce que je
01:17:09peux le dire ça ? Parce que je vais le dire aux médias
01:17:11que les services de police n'ont fait aucune
01:17:13investigation, malgré nos appels au secours. »
01:17:15Il m'a dit
01:17:17« Oui, et je vous poursuivrai. »
01:17:19Voilà. Donc, je...
01:17:21Voilà.
01:17:23Et nous avons
01:17:25attendu. Pourquoi, aujourd'hui,
01:17:27j'ai alerté les médias. Vous savez, moi, je ne suis pas
01:17:29coutumière du fait. Je ne suis pas là pour faire le buzz.
01:17:31Moi, je gère ma mairie au quotidien.
01:17:33Et j'ai attendu, attendu, parce que
01:17:35j'avais beaucoup d'espoir, entre
01:17:37le mois de février et aujourd'hui.
01:17:39Puisque, après nos appels, etc.,
01:17:41on nous a fait espérer.
01:17:43Et j'ai profité de la cérémonie
01:17:45patriotique du 8 mai pour dire
01:17:47à M. le préfet « M. le préfet, on en est où
01:17:49de cette affaire de mariage ? » Le mariage a
01:17:51lieu le 17 mai.
01:17:53Et nous sommes le 8 mai.
01:17:55Ne vous inquiétez pas. On en a encore
01:17:57discuté avec M. le procureur.
01:17:59On vous tient au courant. Le 9 mai,
01:18:01je n'ai pas de nouvelles. Le 10 mai, je n'ai
01:18:03pas de nouvelles. Je prends mon téléphone
01:18:05et je m'entends dire par les services de l'État
01:18:07« Il faut voir avec le procureur. »
01:18:09Donc j'ai appelé le procureur
01:18:11et j'ai eu la réponse que je vous ai
01:18:13faite, c'est-à-dire « Vous devez
01:18:15marier. » J'ai dit non.
01:18:17Je vous poursuivrai. Voilà.
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