00:00Que vous avez pensé de cette prestation, Michel Onfray ?
00:03C'est un grand exercice narcissique.
00:05Déjà, trois heures, c'est deux heures de trop.
00:07Je pourrais même dire trois de trop.
00:08C'est un autoportrait d'un personnage qui se satisfait de lui-même,
00:14qui s'écoute, d'une espèce de logique très onaniste,
00:16en disant « il y a les Français, ils n'ont rien. »
00:18C'est des gens trop pessimistes, les vouloirs réfractaires,
00:20il n'y a qu'à traverser la rue pour trouver du boulot.
00:23Vous êtes tous vraiment trop crétins, pas dire une grossièreté.
00:27Et puis on a sa femme de temps en temps qui dit
00:29« Vous savez, il a une pensée très complexe. »
00:31Non, il n'a pas une pensée très complexe.
00:32Elle est extrêmement simple.
00:33Dès qu'il a dit oui, il dit non.
00:34Dès qu'il a dit blanc, il dit noir.
00:35Dès qu'il a dit une chose, il dit exactement son contraire.
00:37Quand on a compris ça, on a tout compris.
00:39Mais il y a tout de même une espèce de fil directeur dans la pensée,
00:44simple, si ce n'est simpliste et simplette d'Emmanuel Macron,
00:48c'est l'idéologie de Maastricht.
00:50C'est toujours la même chose.
00:51Il dit plein de choses, tout est le contraire de tout,
00:52sauf qu'il fait toujours exactement la même chose.
00:54Toujours plus d'immigration, toujours plus de violence,
00:57toujours plus de destruction de la société,
00:58toujours plus de haine de la France, toujours plus de...
01:01Alors qu'il s'en défend.
01:02Il dit on a mis la sécurité partout,
01:04on a bien fait tout ce qu'on pouvait sur le budget.
01:07Partout.
01:07Il a dit l'autre jour que c'est Gérald Darmanin
01:10qui a fait savoir qu'il n'y avait plus un endroit safe,
01:11il n'y avait plus un endroit tranquille en France.
01:13Le ministre de l'Intérieur, son ministre de la Justice,
01:16il n'a plus un endroit tranquille en France.
01:18Et lui, il dit que les Français sont pessimistes
01:20à croire des choses comme celle-ci.
01:21C'est la variation sur le thème du sentiment d'insécurité.
01:24Monsieur, dont j'oublie le nom,
01:27l'avocat qui était ministre de...
01:29Dupond-Moretti, Eric Dupond-Moretti.
01:30Et c'est toute la gauche qui nous dit depuis le début
01:32qu'il n'y a qu'un sentiment d'insécurité.
01:35Quand Seigneault se dit
01:36mais non, ça ne s'appelle pas un sentiment d'insécurité,
01:38on vous montre les images,
01:39on est une chaîne d'extrême droite,
01:40on est une chaîne fasciste,
01:41on est une chaîne qui insiste sur ce qui n'existe pas,
01:44qui crée même l'événement.
01:45C'est-à-dire globalement, si vous montrez quelque chose,
01:47c'est vous qui, en le montrant, le créez.
01:49On le sait bien d'ailleurs,
01:50parce que quand il s'agit d'évincer le réel,
01:52France Inter fait ça très bien,
01:54il suffit de ne pas en parler,
01:55et puis voilà, quoi.
01:56Si vous avez fait 40 ans de télévision
01:58et que vous dites que Gaza, c'est Auschwitz,
01:59vous pouvez très bien ne rien dire,
02:01tout se passera très bien,
02:02il n'y aura aucun problème,
02:03vous avez effacé la représentation du réel,
02:05vous auriez donc effacé le réel lui-même.
02:07C'est faux.
02:08Donc là, il est impossible,
02:10il ne peut pas terminer.
02:11Je pense que 3h30,
02:12il doit estimer que ce n'est pas assez pour sa personne,
02:14sa suffisance.
02:15Il y aura d'autres épisodes,
02:16vous croyez Michel Loupret ?
02:17Il y en aura plein, jusqu'à la fin.
02:18Mais en tout cas...
02:19Il nous le redit d'ailleurs,
02:20vous avez vu, il nous dit
02:20la chose la plus importante peut-être,
02:22c'est de nous dire
02:23je suis resté deux fois,
02:24mais j'ai envie de rester deux fois encore.
02:25C'est ça.
02:25Donc je vais faire une petite pause de 5 ans,
02:26je reviendrai.
02:27C'est-à-dire que je vais me présenter éventuellement en 2032 ?
02:29Ce qui veut dire que,
02:30je ne suis pas constitutionnaliste,
02:31mais je pense que la pause est obligatoire,
02:33on n'a pas le droit de deux fois de plus,
02:34comme on avait affaire à des vieillards,
02:36quasiment,
02:37des gens qui étaient couturés
02:38quand ils arrivaient au Premier ministre,
02:40chef de l'État, je veux dire,
02:41on a eu ça avec Mitterrand,
02:42on a eu ça avec Chirac,
02:43on se dit deux fois ça va,
02:44ils sont en bout de course
02:44quand ils ont fait leurs deux mandats,
02:46deux fois sept à l'époque,
02:47deux septennats,
02:48et l'un dit,
02:49mais après tout,
02:49moi j'ai l'âge qui me permet de dire
02:51deux fois cinq,
02:52ça fait dix,
02:52on se repose cinq ans,
02:54on fait un peu comme Poutine
02:55avec Medvedev,
02:56on trouve quelqu'un
02:57qui est une espèce d'homme de paille,
02:58et puis on est toujours là
02:59un peu à tirer les ficelles,
03:00puis on réapparaît pour deux fois,
03:01c'est-à-dire encore dix ans,
03:03et je pense qu'effectivement,
03:04il y songe.
03:05C'est l'heure.
Commentaires