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  • il y a 1 an
Avec Nicolas Bray, proviseur du lycée Fénelon à Paris et secrétaire académique adjoint du SNPDEN-Paris

En partenariat avec Acadomia.

Retrouvez l'émission "La vie en mieux" avec Catherine Bully, tous les dimanches sur Sud Radio.

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##LA_VIE_EN_MIEUX-2025-05-18##

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Transcription
00:01Académien vous présente La Vie en Mieux, questions d'éducation, Catherine Bulli.
00:07Bonjour à tous et merci d'être avec nous sur Sud Radio, nous sommes ravis de vous retrouver comme chaque dimanche pour La Vie en Mieux, questions d'éducation.
00:14Merci pour les questions que vous nous posez, c'est vrai qu'il y en a chaque semaine de plus en plus.
00:19Vous savez que vous pouvez nous écrire toutes les semaines sur lavieenmieux.fr, nous essayons d'y répondre.
00:26Aujourd'hui, nous allons parler des spécialités que les lycéens doivent choisir en classe de seconde.
00:33Et oui, ces spécialités, vous allez voir, elles sont très importantes.
00:36Mais comment les choisir ? Quelles sont les conséquences de vos choix ?
00:40Que faire si aucune des spécialités proposées ne vous intéresse réellement ?
00:44Que faire si vous n'avez pas le niveau pour cette spécialité ?
00:47On en parle tout de suite avec notre invité Nicolas Bray, proviseur au lycée Fédelon à Paris
00:51et secrétaire académique des syndicats des personnels de direction de l'éducation nationale.
00:56A tout de suite.
00:56La vie au mieux, question d'éducation.
01:00Bonjour Nicolas Bray.
01:02Bonjour.
01:03Alors je le rappelle donc, en tant que proviseur au lycée Fédelon,
01:07vous allez nous aider à y voir un petit peu plus clair dans toutes ces spécialités et ce choix de spécialité.
01:13Alors on m'a dit qu'il fallait absolument faire ce choix de spécialité
01:18parce que sinon à partir d'une certaine date, eh bien il sera trop tard.
01:23Qu'est-ce qu'ils entendent lorsqu'ils disent trop tard ?
01:29Alors, c'est complexe, pardon, parce que cette question de trop tard, il existe toujours un droit à l'erreur.
01:38Ça c'est la première chose.
01:39Mais ce qui est sûr, c'est que dans un établissement scolaire, on va composer les groupes en fonction des enseignements de spécialité qu'ont choisi les élèves.
01:49Et tout n'est pas toujours possible, c'est-à-dire qu'on envisage le nombre de groupes en mathématiques, en sciences physiques, en SVT, en histoire-géographie
02:00et dans l'ensemble des autres spécialités présentes dans l'établissement.
02:04Et on ne peut pas aller au-delà de certains effectifs.
02:08Donc une fois que les élèves sont dans un groupe et qu'ils ont choisi quelque chose, ça devient compliqué.
02:14Et puis on parle d'orientation, et donc de ce dans quoi s'engagent les élèves sur un plus long terme.
02:19Mais si l'élève, au moment de son conseil de classe, n'a pas fait de choix, est-ce que c'est le proviseur et les professeurs qui vont l'aider à faire ce choix ?
02:28Ou comment ça se passe ? S'il a oublié ou s'il ne l'a pas fait ?
02:31D'abord, s'il ne l'a pas fait, il faudra se poser la question de pour quelle raison.
02:37Mais le conseil de classe joue un rôle de conseil.
02:40Ça s'appelle conseil de classe.
02:41Je ne sais pas non plus sans raison.
02:44Et il y a bien un échange avec la famille qui doit avoir lieu.
02:47On a parfois des demandes qui ne nous semblent pas raisonnables de suivre.
02:54Et puis parfois, des élèves qui n'envisagent pas quelque chose,
02:58ils n'envisagent pas par exemple qu'ils sont suffisamment solides en mathématiques parce qu'ils hésitent un petit peu.
03:03Et on peut leur dire, n'hésite pas.
03:04Si à un moment tu as envie, n'hésite pas.
03:06Donc le conseil est dans les deux sens.
03:09Avec un point particulier, c'est que le conseil de classe se prononce pour un passage en première, sans prérequis.
03:23Et c'est parfois difficile dans l'échange avec les familles.
03:25C'est-à-dire que le conseil de classe va valider un passage en première.
03:33La famille va se projeter sur un enseignement de spécialité.
03:36Et ensuite, le conseil de classe va dire, mais attention, vous envisagez cette spécialité.
03:40Ça n'est pas raisonnable.
03:42Et je dis bien, on est dans une question de conseil.
03:44D'accord.
03:45On va juste rappeler la différence entre spécialité et option parce qu'il y a des personnes qui font une petite confusion.
03:51Non ? Les spécialités, c'est vraiment en seconde, le choix des spécialités ?
03:56Oui, et c'est obligatoire.
03:57C'est un enseignement qui...
03:58On est obligé d'avoir trois enseignements de spécialité en première et deux enseignements de spécialité en terminale.
04:04Alors que les options sont des enseignements qui se rajoutent et qui ne sont pas obligatoires.
04:08D'accord.
04:09A l'exception d'une option qui est maths experte, qui est indispensable pour certains cursus.
04:14Quelle était en fait la volonté de l'éducation nationale finalement,
04:18lorsque il y a eu ces changements ?
04:21Moi, j'ai connu effectivement le BAC, ES, littéraire ou scientifique.
04:26En mettant en place ces spécialités, quelle était la volonté ?
04:30C'est avoir de plus grandes connaissances dans des domaines particuliers ?
04:35Je pense que la volonté première était de répondre à des attentes individuelles de parcours spécifiques et de désirs spécifiques.
04:49On a vu dans les cursus des grandes tendances redessinées telles que les filières qui existaient avant.
04:56Il y a clairement un cursus scientifique, il y a clairement des cursus humanité qui existent,
05:00il y a clairement des cursus plus linguistes et littéraires qui se dessinent.
05:06Mais il y a dans ce panel des compétences un peu plus larges qui se développent.
05:13Je vais vous donner un exemple.
05:15Un élève qui veut faire un cursus scientifique, mais qui n'est pas intéressé par les sciences de la vie et de la Terre,
05:21assez facilement va prendre HLP, c'est-à-dire qu'il va faire un maths physique et puis de la philosophie,
05:27ce qui n'est pas saugrenu, ou maths physique et puis de l'anglais,
05:30ce qui se dessine à être ingénieur.
05:32Donc on a vu un nombre de profils un peu plus large se développer.
05:36Et ça a permis à certains élèves de développer des spécificités
05:40et des petites caractéristiques individuelles, et puis des choix et des goûts.
05:43Alors il est assez rare en seconde qu'un élève sache,
05:48certains le savent heureusement,
05:50mais beaucoup d'entre eux ne savent pas ce qu'ils veulent faire plus tard.
05:54Comment les conseillez-vous dans ces cas-là,
05:57quand il n'y a vraiment pas d'appétence particulière ?
06:00Alors, il y a deux choses.
06:02Est-ce qu'il n'y a pas d'appétence particulière pour un cursus dans l'enseignement supérieur
06:06ou est-ce qu'il n'y a pas d'appétence particulière pour les disciplines suivies ?
06:10Ce qui n'est pas tout à fait la même chose.
06:12C'est-à-dire qu'on peut être très à l'aise en histoire géographie,
06:17en sciences économiques et en anglais,
06:19mais ne pas nécessairement se projeter sur une carrière qui fera appel à ces disciplines-là.
06:24Donc il y a quand même la première question qui est celle du pragmatisme.
06:29C'est bien d'être à l'aise dans les enseignements qu'on va suivre.
06:32Donc on va conseiller à un élève qui ne sait pas trop comment se situer,
06:40de maintenir les enseignants dans lesquels il est à l'aise,
06:45dans lesquels il se sent un peu plus fort.
06:47Alors, est-ce qu'après ça dictera son parcours ?
06:50Ce n'est pas évident.
06:52J'imagine, vous devez le constater dans de nombreux conseils de classe,
06:57qu'il y a parfois un fossé entre le souhait de l'élève et ses résultats.
07:02Est-ce qu'un choix de spécialité peut être maintenu si des résultats sont un peu insuffisants ?
07:09On le déconseille très fortement.
07:15Mais on sait qu'à différents moments de la vie d'un étudiant,
07:20en fait, il y a des déclics.
07:21On peut ne pas être bon en maths en seconde
07:24et puis tout à coup se révéler un an ou deux ans plus tard,
07:28enfin sans se révéler, mais avoir plus de facilité.
07:31Donc est-ce que ce n'est pas une sanction un peu trop dure que de lui déconseiller ?
07:37Alors, j'ai employé le mot, j'ai dit déconseiller.
07:41Ça ne veut pas dire qu'on prend la décision à la place de la famille.
07:43D'accord.
07:44Donc après, parfois, si des groupes sont complets,
07:48il est nécessaire de faire un choix.
07:49Et s'il y a plus d'élèves qui demandent que le groupe ne permet d'accueillir d'élèves,
07:55évidemment, il va y avoir une contrainte posée par l'établissement.
07:58Et les textes sont clairs, c'est les notes qui permettent de déterminer
08:01les élèves qui sont pris dans le groupe ou pas.
08:03Donc ça, c'est la première chose.
08:05Et l'autre, je vous dis, ce n'est pas une sanction.
08:09C'est-à-dire, on lui donne un conseil.
08:12Malheureusement ou heureusement,
08:14le heureusement étant lié au fait qu'on arrive à développer un peu d'expertise,
08:19on constate qu'un élève, même s'il est admis en première
08:22et qu'il n'a pas la moyenne en sciences physiques en seconde,
08:26qu'il avait un petit neuf, on va dire ça comme ça,
08:29et qu'il souhaite faire sciences physiques en première et que,
08:33puisqu'il est en première, la famille dit qu'il va faire sciences physiques
08:36et qu'on accepte la sciences physiques,
08:39le résultat est rarement oubli.
08:43Et la réussite est rarement oubli.
08:45Et donc, il faut bien voir ce que ça représente en termes de parcours sup'
08:48d'avoir un enseignement de spécialité dans lequel on n'a pas de bonne note.
08:50Et ce que ça représente, il y a des contrôles dans lesquels on ne réussit pas bien non plus.
08:56Donc, les statistiques nous donnent assez souvent raison, malheureusement.
08:59Mais je vous dis, ça reste un conseil.
09:01Alors, justement, vous dites ça reste un conseil.
09:03Mais alors, quelle est la marge de manœuvre du conseil de classe, finalement ?
09:07Est-ce que la famille a toujours le dernier mot ?
09:10Alors, lorsque le passage est accepté en première
09:14et qu'il y a de la place dans le groupe,
09:18réglementairement, la famille a toujours le dernier mot.
09:20Mais, je conseille d'écouter les conseils, pardonnez-moi,
09:26parce que les choses sont complexes.
09:30Et par exemple, dans notre établissement,
09:33ce qui est d'une certaine façon à la marge,
09:39il est évident qu'un élève qui veut faire des sciences physiques
09:42et qui ne veut pas faire de mathématiques
09:45et qui n'est pas bon en mathématiques,
09:47qu'est-ce que ça projette sur l'avenir ?
09:49Qu'est-ce que ça donne sur l'avenir ?
09:52Donc, on sera fortement prescripteur dans ce cas-là.
09:56Donc, finalement, quelles sont vos recommandations à vous
10:00en tant que proviseur aujourd'hui,
10:02au moment du choix de ces spécialités ?
10:04Si j'ai un désir de parcours scolaire et d'études
10:15et que je suis un petit peu juste,
10:21je conseille de travailler fortement pour hausser le niveau.
10:25Ça, c'est la première chose.
10:26Mais le premier conseil que je donne,
10:29c'est celui d'aller dans des disciplines
10:30où on est malgré tout à l'aise.
10:32C'est ce que je disais au début de mon propos.
10:34Il faut accorder l'importance au vocabulaire.
10:37Ça s'appelle enseignement de spécialité.
10:40On forme des spécialistes.
10:42De la même façon qu'en mathématiques expertes,
10:44on forme des experts.
10:46Et on le voit bien,
10:47des élèves qui étaient en enseignement de spécialité,
10:50il faut bien se rappeler,
10:52pour les élèves que nous étions
10:55et les parents que nous sommes,
10:56à un moment, dans les mêmes groupes,
11:00on met des élèves qui étaient en première B
11:01ou des élèves qui étaient en première S.
11:04Et à un moment, dans le même groupe,
11:06on met des élèves qui étaient en terminale B
11:08et des élèves qui étaient en terminale C.
11:10Et donc, si on évalue pour que les contenus
11:13qui accueillent ces deux types d'élèves
11:16ne mettent pas en échec les élèves,
11:18il y a un certain profil d'élèves
11:20pour lesquels ça devient très dur.
11:21Et quant aux maths expertes,
11:23on peut être un spécialiste d'un niveau convenable
11:25sans être capable de devenir un expert.
11:28Et donc, les mots ont du sens.
11:31On va revenir, Nicolas, sur cette question
11:33dans quelques minutes
11:34parce qu'il y a une petite page de pub.
11:36On se retrouve dans quelques minutes
11:37pour parler de ces spécialités.
11:38A tout de suite.
11:43La vie en mieux spéciale éducation.
11:48Nous sommes ensemble jusqu'à midi et demi.
11:49Merci de rester avec nous.
11:51Nous parlons aujourd'hui du choix des spécialités.
11:53Si vous avez un ado en classe de seconde,
11:56vous le savez, ce choix de spécialité
11:58est absolument obligatoire.
12:01Nicolas Bray, merci d'être avec nous.
12:03En tant que proviseur au lycée Fénelon,
12:05je reprends un peu ce que vous avez dit.
12:07En fait, finalement, ce choix de spécialité,
12:09parfois les parents insistent,
12:11mais c'est aussi parce que
12:12l'école qu'ils visent post-bac
12:16requiert certaines spécialités.
12:18Donc, ils ont l'impression
12:19que tous leurs projets s'écroulent.
12:21si leur enfant n'a pas cette spécialité.
12:25C'était un peu le cas avant
12:27pour un élève qui voulait faire médecine
12:28et qui se retrouvait en première B.
12:31Oui, exactement.
12:32Régalement.
12:33Exactement.
12:33Il y avait un moment où le projet s'écroulait aussi.
12:38Alors, c'est toute la difficulté que vous évoquiez.
12:41Il y a la question du déclic et du réveil.
12:44Il y a un moment où on regarde les notes
12:46et les résultats à un instant T.
12:47C'est vrai qu'il faut se poser la question des parcours possibles.
12:51Est-ce qu'il y a un élève qui veut faire des études de commerce ?
12:57On sait que maintenant, les écoles de commerce recrutent, par exemple,
12:59sur des profils littéraires.
13:02Alors, c'est sûr que si je veux être physicien
13:06et travailler dans la physique nucléaire
13:08ou être astrophysicien,
13:10il va falloir être solide en physique et en mathématiques.
13:12Et si je n'arrive pas à faire la preuve de ces qualités-là,
13:15mon projet s'effondre.
13:17Mais ça se produit pour beaucoup de monde.
13:20Et ce n'est pas quelque chose de nouveau, en réalité.
13:21C'est-à-dire qu'on a tendance de considérer
13:23que c'est quelque chose de nouveau,
13:24mais c'est quelque chose qui se produisait avant.
13:26Quelles sont les spécialités les plus demandées, aujourd'hui ?
13:30Mathématiques, sciences physiques,
13:35sciences économiques et sociales
13:36et histoire-géographie,
13:38pour poser un cadre général.
13:42Et puis se rajoutent, après, au-delà,
13:46la partie SVT,
13:49la partie sciences économiques et sociales,
13:51la partie humanité,
13:54enfin, littérature et philosophie,
13:56les langues aussi.
14:00On a les élèves
14:02qui sont déterminés sur les études
14:06qu'ils veulent faire en seconde.
14:10À la fin de la seconde,
14:11c'est les profils dont je vous parlais tout à l'heure,
14:14ont des stratégies qui sont intéressantes.
14:16C'est-à-dire qu'ils savent déjà
14:17quels sont les deux spécs qu'ils vont garder.
14:19Et ils enrichissent avec une troisième spécialité.
14:22Allez, je vais faire quatre heures de plus d'anglais.
14:24Ou je vais faire quatre heures de philosophie.
14:26Ou je vais faire quatre heures de SVT.
14:29Et ça permet d'enrichir les parcours, en réalité,
14:31cette réforme.
14:33Alors, il y a des spécialités
14:34qui demandent quand même beaucoup de travail.
14:36Un investissement personnel important.
14:39Ça aussi, on doit en tenir compte au moment du choix.
14:42Ou de la confirmation.
14:44Oui, alors...
14:44AGGSP, par exemple,
14:46est une spécialité qui va demander
14:48un investissement en temps et en travail important.
14:51Je crois, en réalité,
14:54alors on a toujours des élèves
14:56qui sont très performants,
14:57et tant mieux pour eux,
14:58mais que quand on entre dans les enseignements de spécialité,
15:02il y a un travail important.
15:04Quelle que soit la spécialité qu'on choisit.
15:09Alors, si on a choisi des spécialités
15:11dans lesquelles on est fort,
15:12on va avoir une aisance plus grande.
15:13Mais si on prend la spécialité matrice,
15:15il va falloir travailler.
15:16En physique, il va falloir travailler.
15:17En anglais, il va falloir travailler,
15:19puisqu'il va falloir lire des textes,
15:20il va falloir se documenter,
15:24écouter, prendre le temps d'écouter
15:25des films en version originale.
15:28Voilà, donc je crois que le travail existe partout,
15:31en réalité.
15:31On ne peut pas dire...
15:32Enfin, on ne peut pas choisir une spécialité
15:35parce qu'on dira,
15:35oh, ben, dans celle-ci,
15:36il y aura moins de travail.
15:37Ce n'est pas la bonne stratégie.
15:39Mais il y a des élèves
15:40qui sont très, très bons, par exemple, en SVT,
15:43et qui n'ont absolument pas l'intention
15:46de faire une carrière
15:47ou de s'orienter vers des études de science
15:50ou de médecine,
15:52et qui vont quand même prendre ces spécialités
15:54pour avoir un bon résultat au bac.
15:57Bonne ou mauvaise stratégie ?
16:00Bonne et mauvaise stratégie ?
16:04Utilisez-moi cette réponse de Normand.
16:07Je prends un exemple,
16:10un élève qui ne veut pas faire
16:12de carrière scientifique,
16:13qui aime la SVT,
16:15mais qui veut plutôt partir vers des humanités.
16:19Histoire, géographie, SES et SVT,
16:23pourquoi pas ?
16:25Quand je ferai des études de géographie,
16:27la partie géologie que je vais faire en SVT
16:30va être une plus-value certaine.
16:33Si je suis en sociologie,
16:38comment fonctionne l'organisme
16:39si je fais de la psycho ?
16:41C'est aussi intéressant.
16:43Donc, je vous dis,
16:45il n'y a pas de mauvaise ou pas de bonne
16:46avec ce que je vous dis.
16:48Comment j'enrichis mon parcours
16:49et comment je fais ce que j'aime ?
16:51Alors, je me mets à la place de tous les parents
16:53qui ont un élève à la maison,
16:56un lycéen qui est moyen,
16:58qui est 11, 12 de moyenne,
17:00à peu près partout.
17:01Ce n'est pas facile de choisir sa spécialité,
17:03au-delà de l'appétence qu'on peut avoir.
17:05Mais pour se dire,
17:07j'essaye de sauver au mieux
17:08mes deux années qui restent.
17:11Alors, un choix d'orientation,
17:15enfin pardon,
17:16un élève qui est moyen partout,
17:19un petit peu juste,
17:20à qui on va accorder le passage en première
17:21et puis qui a une idée de poursuite d'études.
17:23Eh bien, très bien.
17:25Il va choisir les spécialités
17:26qui vont lui permettre d'ouvrir son parcours
17:30et en souhaitant qu'il travaille suffisamment
17:32pour se hausser au niveau.
17:36Ça, c'est la première chose.
17:38Et la deuxième chose,
17:38il y a quand même écouter le conseil des enseignants.
17:40Ça peut être important aussi
17:41ne pas hésiter non plus
17:44à rencontrer les psychologues
17:46de l'éducation nationale
17:47qui vont soumettre à quelques tests,
17:49qui vont parfois faire découvrir des choses
17:51aux élèves sur eux-mêmes
17:52et sur ce qu'ils peuvent envisager.
17:57Ça, c'est une bonne idée.
17:58Est-ce que vous êtes favorable au redoublement
17:59si vraiment, vraiment,
18:01on est très attaché à une ou deux spécialités
18:04parce qu'on vise une école en particulier ?
18:07Est-ce que, si le niveau est insuffisant,
18:09vous êtes favorable au redoublement ?
18:13Encore une réponse de Normand.
18:14Je suis vraiment confus.
18:16Je vais l'étayer.
18:20Le redoublement, on constate statistiquement
18:22que le redoublement n'est profitable
18:23que dans quelques situations
18:25et pas dans la majeure partie des situations.
18:27Donc, oui, un redoublement
18:33dont on tirera bénéfice.
18:35Qu'est-ce qui amène au redoublement ?
18:37On a des élèves qui ont été hospitalisés,
18:40on a des élèves qui ont rencontré
18:41des difficultés particulières
18:43qui font qu'ils ont acquis des lacunes
18:46qui n'ont pas pu être surmontées
18:48par le travail dans l'année.
18:49Les accidents de la vie,
18:50de parcours, ça existe.
18:51Et donc, oui, pourquoi pas ?
18:55Mais c'est pareil.
18:55Je crois que c'est dans un dialogue
18:57avec les familles.
18:58Est-ce que dans ce cas-là,
18:59ça va être profitable ?
18:59Est-ce que ça ne va pas l'être ?
19:02Ce qui est sûr,
19:03c'est qu'une famille qui le demande,
19:04il y a le droit.
19:07Ça, c'est la première chose.
19:09Que parfois, nous le conseillons nous-mêmes.
19:11Et puis, parfois, on le conseille d'avancer.
19:15Il y a aussi des élèves.
19:17Sur notre établissement,
19:19ce n'est pas forcément le cas partout,
19:21mais on fait un constat intéressant,
19:24c'est qu'entre la première et la terminale,
19:27en réalité, les moyennes de nos élèves augmentent.
19:29Et ce n'est pas parce qu'on est plus,
19:31ce n'est pas parce qu'on a une évaluation
19:33plus bienveillante en terminale,
19:36mais c'est parce que, justement,
19:38ils sont entrés dans des disciplines
19:40par l'intermédiaire des spécialités
19:43pour lesquelles ils ont un goût
19:45et une appétence.
19:46Et puis, en première,
19:48ils ont installé les bases
19:50et de façon solide,
19:53les premiers réflexes.
19:55Et en terminale,
19:55à ma foi, ils s'épanouissent
19:57et ça se développe et il progrère.
19:59Donc, c'est aussi quelque chose
20:00qu'on constate.
20:02Donc, pour revenir sur la question
20:03du redoublement,
20:05même chose.
20:05Qu'est-ce qui amène à ne pas avoir les acquis ?
20:09Est-ce que c'est un manque de travail ?
20:10Est-ce que c'est un accident de la vie ?
20:11Et à ce moment-là,
20:12on réfléchit ensemble.
20:13Comprendre la cause, c'est ça.
20:15Est-ce qu'aujourd'hui,
20:16les spécialités qui sont proposées,
20:18vous trouvez,
20:18sont le reflet des métiers de demain ?
20:20Est-ce que vous trouvez
20:20que dans les spécialités
20:21qui sont proposées,
20:22par exemple,
20:24avec le développement
20:24de l'intelligence artificielle,
20:26est-ce que vous trouvez
20:28qu'il y a des spécialités
20:29qui vont dans ce sens-là ?
20:30Sur la question de l'intelligence artificielle,
20:38c'est intéressant,
20:40puisqu'il y a dix ans,
20:40on n'envisageait pas du tout
20:41ce que c'était.
20:43Et malgré tout,
20:43les gens qui travaillent
20:44dans l'intelligence artificielle
20:45actuellement,
20:46qui ont 35, 40 ans,
20:48n'ont pas eu au lycée
20:49de formation
20:50qui les prédisposait,
20:51on va dire,
20:52enfin,
20:53n'ont pas nécessairement suivi
20:55de cursus
20:55en envisageant
20:57qu'ils travailleraient
20:57dans l'intelligence artificielle.
20:59Le rôle du lycée,
21:01la vocation première du lycée,
21:02c'est de former des esprits
21:03au raisonnement,
21:05à l'analyse,
21:06à la synthèse,
21:07à la rédaction,
21:08à la production d'écrits.
21:10Et on sait très bien
21:12que même si on envisage
21:13les métiers
21:14qui seront existants
21:15dans dix ans
21:15et qu'on construit
21:16un cursus spécifique
21:17par rapport aux métiers
21:18qui auront lieu dans dix ans,
21:19mais ce ne sera pas
21:20les mêmes métiers
21:21dans 30 ans.
21:21Donc, on ne dira pas aux gens
21:23en première,
21:24ça n'allait pas,
21:24au revoir, messieurs, dames.
21:25Peut-être pour certains,
21:27mais l'idée,
21:28c'est quand même
21:28de former des esprits.
21:31Et c'était déjà le cas avant,
21:33quand il y a eu
21:34les premières machines à vapeur,
21:37quand elles sont apparues,
21:38avant, on n'imaginait pas
21:39qu'il fallait former les gens
21:41à fabriquer des machines à vapeur.
21:42Donc, vous voyez,
21:43pardonnez-moi ce parallèle,
21:45mais il faut former des gens
21:47à s'adapter,
21:48il faut former des gens
21:48à raisonner.
21:49Maintenant, les métiers
21:50dans 30 ans,
21:51on ne les connaît pas.
21:52Donc, définir un cursus
21:53aujourd'hui pour un métier
21:54qui aurait eu un temps,
21:55donc, c'est compliqué.
21:56C'est compliqué.
21:57J'imagine que ça demande
21:58une formation particulière
22:00aux enseignants,
22:02ces spécialités, finalement.
22:04Une spécialité comme
22:05AGGSP,
22:06c'est au-delà
22:07du professeur d'histoire géo ?
22:10C'est au-delà du professeur
22:13d'histoire géographie,
22:16mais comment dire,
22:17il y a deux choses.
22:18D'abord,
22:19nous n'oublions pas
22:20que nos enseignants
22:21ont une formation universitaire
22:23qui va, en général,
22:25et fort heureusement,
22:25bien au-delà des programmes
22:26qui sont enseignés
22:28au lycée.
22:31et puis ensuite,
22:33il est arrivé
22:34qu'il apparaissent
22:36certaines disciplines.
22:37Je vais prendre cet exemple-là
22:38parce qu'il est caractéristique,
22:39mais quand l'ISN,
22:42qui était informatique
22:43et sciences du numérique,
22:45est apparue
22:45en enseignement de terminale
22:47pour les terminales scientifiques,
22:48les professeurs
22:49n'étaient pas formés,
22:50mais il y a eu des stages
22:51qui ont permis aux enseignants
22:52qui souhaitaient se projeter
22:53dans ces disciplines
22:54de se mettre à niveau
22:55et d'acquérir
22:56un socle de base
22:58pour porter un enseignement
22:59intéressant aux élèves.
23:00Ça existe
23:01dans toutes les disciplines.
23:04Il est évident
23:05qu'un enseignant
23:06qui passe,
23:07il existe actuellement
23:08une agrégation
23:09d'informatique.
23:11Les enseignants
23:12ont un niveau
23:12très supérieur
23:13à ce qui est enseigné
23:15en lycée,
23:16mais ces gens
23:17qui enseigneront
23:17dans 30 ans,
23:18l'informatique dans 30 ans
23:19ne sera plus
23:19ce qu'elle est aujourd'hui.
23:20Non, mais c'est sûr.
23:21Il y a un moment,
23:22ils auront réussi
23:22à se remettre à niveau,
23:23il y a des stages organisés.
23:25Il est évident
23:26qu'on forme les gens
23:28et que les enseignants
23:29sont aussi capables
23:30de se former
23:30sur un certain nombre
23:32de choses,
23:33heureusement.
23:34Merci Nicolas Bray
23:35en tout cas
23:35d'avoir été avec nous.
23:36Merci pour cet éclairage.
23:38Bon courage
23:38à tous les élèves
23:40qui nous écoutent
23:40pour ce choix de spécialité.
23:42Je vous retrouve
23:43dimanche prochain
23:43pour une prochaine
23:45question d'éducation.
23:46Excellente semaine à tous.
23:47Academia vous a présenté
23:49La vie en mieux.
23:50Question d'éducation.
23:53Catherine Bulli.
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