- il y a 9 mois
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00:00édité chez Guy, très Daniel.
00:02Je voudrais qu'on parle de
00:03l'intervention d'Emmanuel Macron
00:05hier soir sur TF1, 3h30 d'émission
00:08sur des sujets divers.
00:10Là où on attendait des propositions de référendum,
00:12il n'y en aura pas. Là où on attendait des précisions
00:14sur la fin du quinquennat, il n'y en aura pas.
00:16Et je profite de votre déplacement
00:17aujourd'hui, Louis Zalter, avec le Président
00:19dans cette prison de haute sécurité
00:22de Vendin-le-Vieille pour
00:23vous faire entendre un sonore
00:25d'hier soir où Emmanuel Macron
00:28dialoguait avec Robert Ménard,
00:29le maire de Bézé, sur la question
00:31de l'immigration et
00:33de l'insécurité en France.
00:35Je n'ai pas le sentiment d'avoir rien fait depuis des années.
00:37Excusez-moi, j'ai essayé de faire de mon mieux.
00:39Pendant des années, une partie de la droite
00:41et une partie de la gauche, dès que vous leur parliez
00:43de sécurité ou d'insécurité,
00:46c'est un sentiment l'insécurité.
00:48Attendez, je l'ai entendue.
00:49J'ai déjà assez à mon compteur tout seul
00:51pour répondre de ce que je dis moi.
00:53Non, ce n'est pas trop facile. Moi, je ne m'avais jamais entendu
00:55dire aux Français que vous avez un sentiment d'insécurité.
00:57Nous sommes un pays aussi
00:58qui a besoin d'immigration, qui a une histoire d'immigration,
01:01mais on veut la contrôler.
01:02S'il y a des endroits où on en donne trop, on peut tout à fait le piloter.
01:04On les met toujours dans les mêmes communes.
01:06Et donc, on a besoin,
01:08aujourd'hui, si on veut mieux s'intégrer,
01:10de mieux répartir l'effort.
01:11Et pardon, Robert Ménard, s'il vous plaît.
01:13On pourrait peut-être moins recevoir des gens.
01:17Voilà. Dialogue de sourds entre Robert Ménard
01:20et Emmanuel Macron, Louis Alter.
01:21Oui, je trouve que c'est la partie de l'émission,
01:23très longue émission, de nombreuses parties.
01:25C'est peut-être la partie de l'émission,
01:26on l'envoyait le plus à la fois.
01:27Les failles du bilan d'Emmanuel Macron
01:29et son bilan en matière de sécurité,
01:32de lutte contre la délinquance,
01:33d'immigration, d'identité,
01:35est quand même un...
01:37C'est un angle mort depuis le début de...
01:39Depuis qu'il est à l'Élysée.
01:41Oui, depuis 2017.
01:42C'est ça, oui.
01:42C'est vraiment un angle mort.
01:43C'est un sujet qu'il n'a pas su traiter.
01:45Il n'était pas outillé, doctriné, j'allais dire,
01:47pour le faire.
01:48Il n'avait pas la majorité.
01:49C'est-à-dire que son propre camp
01:50n'était pas au clair sur ces questions
01:52malgré la pression croissante de l'opinion publique.
01:55Donc, il y a à la fois cet angle mort
01:56sur son bilan passé
01:58et puis se voyait aussi beaucoup
02:00son impuissance actuelle.
02:02Aujourd'hui, il fait un déplacement...
02:03Alors, il rend hommage
02:04aux agents pénitentiaires
02:05tués il y a un an,
02:07assassinés dans le cadre
02:08de l'évasion sanglante
02:09du narcotrafiquant Mohamed Amra.
02:11Là, c'est tout à fait son rôle.
02:13Mais il va aussi assister
02:14à inaugurer un nouvel État-major
02:15de lutte contre la criminalité organisée.
02:17Il visite une prison de haute sécurité.
02:19Il suit des chantiers qui sont lancés,
02:21mais il n'est plus à l'initiative.
02:23Un, parce qu'il a effectivement
02:24ce bilan très faible
02:25qu'on connaît depuis 2017.
02:26Et puis, deuxièmement,
02:27rappelons que politiquement,
02:28il n'a plus les leviers.
02:30Avant, il avait une majorité fracturée
02:31sur ces sujets.
02:32Aujourd'hui, il n'a plus de majorité du tout.
02:34Donc, il ne peut plus être à l'initiative.
02:36Donc, l'exercice hier,
02:37on le voyait,
02:37se débattre face à Robert Ménard
02:39ou face à d'autres contradicteurs
02:40qui ont été assez bons,
02:41qui l'ont bien bousculé.
02:43Il était ramené au faille de son bilan
02:45et surtout à son impuissance actuelle.
02:46Georges Fenech.
02:47Non, ce qu'on peut mettre
02:48objectivement à son actif
02:50en matière de sécurité,
02:51non, c'est la lutte contre le terrorisme.
02:53Oui, c'est vrai.
02:54Là, dès son installation à l'Elysée,
02:56moi je m'en souviens très bien,
02:57il crée une task force,
02:59un centre national
03:00de contre-terrorisme à l'Elysée.
03:02Il intègre dans une loi de 2017
03:04les éléments de l'état d'urgence
03:07dont il fallait sortir.
03:09Il renforce les moyens.
03:10Et d'ailleurs...
03:11Mais ça n'a pas été fait avant lui,
03:12après les attentats du Bataclan,
03:14vous qui avez connu cette période justement.
03:15Non, bien sûr qu'il y a eu,
03:17sous François Hollande, des mesures.
03:19Mais les mesures les plus importantes,
03:21finalement, ont été prises à son arrivée
03:23avec tous ces dispositifs que je viens de...
03:25Mais par contre,
03:25pour la sécurité du quotidien,
03:27la criminalité,
03:28c'est un échec total
03:30parce qu'il n'a pas du tout...
03:32Il est, comme on dit, déconnecté.
03:34Voilà, c'est ça.
03:35Je le disais ce matin, déjà,
03:37ce qui m'a frappé à un certain moment,
03:40c'est après les émeutes de juin 2023,
03:43où il nous a expliqué,
03:45avec vraiment une conviction inébranlable,
03:47que ces jeunes,
03:49qui avaient cassé des commissariats,
03:50des écoles, des mairies,
03:52c'est parce qu'ils étaient oisifs,
03:53qu'on avait changé le calendrier du bac,
03:56qu'ils n'allaient pas à la montagne, à la mer,
03:57et donc, voilà.
03:59Donc, vous voyez, c'est toujours...
03:59Donc, il les excusait d'une certaine manière ?
04:00C'est une culture de l'excuse.
04:02Il est imprégné de cette culture,
04:03de cette idéologie.
04:05Donc, on a vu sous son quinquennat,
04:06les lois Belloubet,
04:08la césure du procès pénal pour les mineurs,
04:09l'excuse de minorité.
04:11La loi Belloubet,
04:12M. Rotaillot l'a bien remarqué,
04:14fait remarquer aujourd'hui.
04:15C'est bien une des failles,
04:17aujourd'hui, du système.
04:18C'est une des failles,
04:18effectivement,
04:19sur laquelle personne n'est encore revenu.
04:21Bien sûr, voilà.
04:22Parce que la petite loi de M. Attal
04:24n'est pas revenue sur la césure du procès pénal
04:26ou des mesures de cette ordre.
04:28Donc là,
04:29il y a un déni total,
04:30si vous voulez,
04:32de ce qui est un vrai terme,
04:33l'ensauvagement de la France aujourd'hui,
04:35on le voit tous les jours,
04:35et également du lien qu'il y a,
04:39de manière très étroite,
04:41tous les chiffres le montrent
04:42entre l'immigration sauvage
04:44et même induite avec la délinquance.
04:47Louis Ozelter,
04:47comment est-ce que vous avez vécu
04:49ce déplacement présidentiel aujourd'hui
04:50à Vendin-le-Vieille ?
04:52Ce n'est pas tant par les déclarations
04:53du chef de l'État
04:53que vous avez pu entendre,
04:55mais c'est peut-être dans l'analyse
04:57que vous avez pu faire,
04:58et je sais que vous êtes un fin observateur
05:00de son visage,
05:01de la façon dont il écoutait,
05:02ou pas les différents interlocuteurs.
05:04Ma question, vous l'avez bien comprise Louis,
05:08c'est est-ce qu'il y est allé
05:09parce que c'était au lendemain
05:11d'une émission ratée
05:14où finalement est apparu son mauvais bilan
05:18depuis 2017 ?
05:20Est-ce que c'est une opération communication
05:23ou il est allé vraiment prendre le pouls
05:25de la situation de la criminalité en France ?
05:26Alors non, c'était un déplacement
05:28qui était prévu quelques jours avant
05:30l'émission d'hier,
05:31donc ce n'était pas en rebond
05:32de l'émission qui, en effet,
05:35objectivement, on ne sait pas trop
05:37pourquoi il a passé plus de trois heures
05:38à s'adresser aux Français,
05:40d'autant qu'il n'y avait pas vraiment d'annonce.
05:40C'est une question que j'aimerais poser
05:41à Rodolphe Bellemère
05:42et à Thierry Thuyglie.
05:44Ça, c'est vraiment...
05:44Pourquoi TF1 ?
05:45Non, mais oui, c'est ça.
05:46Mais qu'est-ce que vous en pensez,
05:47vous les mecs, honnêtement,
05:48de cette émission ?
05:49Alors je crois qu'il y a eu quand même...
05:50L'audience, ce n'est pas mauvaise.
05:51Alors quand on regarde la courbe d'audience
05:53de Médiamétrie,
05:53il n'a pas complètement vidé la salle.
05:55Si c'est que ça, fine.
05:56Mais bon, je sais que...
05:58Non, mais c'était long.
05:58C'était long.
05:59Et la proportion entre la longueur
06:00de l'émission et l'absence
06:01d'éléments nouveaux,
06:03d'annonces, de rebonds,
06:05et même de dynamisme,
06:06de souffle, de cap,
06:08était flagrant.
06:09Non, mais pro-domo.
06:11Oui, tout à fait.
06:12Mais tourner vers le passé.
06:14Tourner vers son passé.
06:15Le exaltère sur l'attitude
06:16du président aujourd'hui.
06:17Alors, j'ai l'habitude
06:18de ce genre de déplacement présidentiel,
06:20suivant beaucoup l'Élysée
06:21pour le Figaro.
06:23Alors Emmanuel Macron
06:23est toujours égal à lui-même
06:24dans ce genre de déplacement.
06:26C'est quelqu'un qui est...
06:27Il porte un masque.
06:28Affable.
06:29Il porte le masque de cire.
06:31Tous les présidents,
06:32tous les...
06:33Certains ne se voient plus.
06:34Ils ne sont plus crispés
06:35ou ils ne sont plus joyeux.
06:37Mais Emmanuel Macron, oui,
06:37il est très fort pour porter le masque
06:39de celui qui écoute
06:41ou fait mine d'écouter,
06:42qui s'intéresse ou fait mine
06:43de s'intéresser,
06:44qui pose des questions
06:45ou fait mine de les poser.
06:47Donc il sait faire.
06:48Vous dites fémines.
06:49Moi, je dis...
06:50C'est déjà la réponse
06:51de ma question, Louis.
06:52Parfois, il fait mine
06:52parce qu'il est obligé.
06:53Et puis, en fait,
06:54vous savez,
06:55dans ce genre de déplacement,
06:56le risque,
06:57et c'est d'ailleurs souvent le cas,
06:58c'est le risque Potemkin.
06:59Tout est nettoyé avant.
07:01On trie les gens.
07:02Les séquences sont
07:03soigneusement organisées.
07:04La presse est embarquée,
07:05même si parfois
07:06c'est un nombre limité,
07:06mais les journalistes sont là.
07:08Il y a toute une file
07:09de responsables d'administration,
07:10de conseillers,
07:12d'agents qui le suivent.
07:14Un président ne visite jamais
07:16ou quasiment jamais
07:17tout seul avec une ou deux personnes
07:18qui peuvent lui dire réellement
07:20le fond de leur pensée.
07:20Ça n'existe pas.
07:22Et c'est d'ailleurs sans doute
07:22un problème pour Emmanuel Macron,
07:24mais pour le chef
07:25de l'État français en général.
07:27Je pense ensuite
07:28qu'il voulait aujourd'hui
07:29matérialiser le fait,
07:30c'est intéressant,
07:31mais je ne pense pas
07:31que ce soit beaucoup suivi
07:32de réussite,
07:34matérialiser le fait
07:35que c'est fini la période
07:36où il ne se concentrait
07:37que sur l'international
07:38et la diplomatie.
07:39Aujourd'hui,
07:40il recommence à essayer
07:41de vouloir jongler
07:41le lundi avec l'Ukraine,
07:43le mardi avec l'économie,
07:45le mercredi avec la sécurité,
07:47le régalien.
07:48Il réessaie de faire ça
07:49alors même que la situation politique
07:50normalement ne lui permet pas.
07:51C'est ce qui est fascinant.
07:55C'est qu'il continue
07:55à parler de problèmes intérieurs
07:57alors qu'il n'a plus aucun rôle
07:59ou aucun pouvoir.
08:01Voyez-vous,
08:01les prisons,
08:02ce n'est plus lui.
08:03c'est terminé.
08:04Les prisons,
08:05c'est le gouvernement,
08:06c'est M. Darmanin,
08:09etc.
08:09C'est fini.
08:10Donc,
08:11il y avait un côté pathétique
08:12de voir un roi nul,
08:14un roi déchu
08:15qui n'a plus aucun pouvoir
08:17et qui est le seul
08:18finalement à défendre son bilan.
08:19Vous en connaissez beaucoup
08:20ces anciens premiers ministres
08:21ou ministres
08:22qui viennent défendre
08:23le bilan de la Macronie.
08:24Je n'en connais pas beaucoup.
08:26C'était flagrant d'ailleurs
08:27ce matin.
08:27Vous savez,
08:28quand un président
08:29fait cet exercice,
08:30souvent,
08:30ses partisans
08:31sur les réseaux sociaux
08:32font des messages
08:33pour dire
08:34très belle prestation
08:34du président,
08:35je salue tel propos,
08:36il a très bien l'écrité.
08:37Mais c'est plus facile
08:37sur un tweet 240.
08:39Vous faites les réseaux sociaux
08:40des responsables macronistes
08:41de Gabriel Attal,
08:43du ministre,
08:44ancien ministre,
08:45il n'y a vraiment pas grand monde
08:46qui a relayé
08:47la parole présidentielle.
08:48C'était le désert.
08:49Et même le parti présidentiel
08:51Renaissance
08:51n'a pas eu un tweet,
08:52pas un post.
08:53Le parti présidentiel,
08:54maintenant sous la houlette
08:55de Gabriel Attal,
08:56n'a pas eu un post
08:57sur les réseaux sociaux
08:57pour relayer la prise de parole
08:58à la présidentielle.
08:59C'est un volet sécuritaire.
09:01Écoutons à nouveau
09:02Emmanuel Macron
09:02lorsqu'il échange
09:03avec Agnès Verdier-Molinier,
09:05la directrice de l'IFRAP,
09:07sur le déficit budgétaire
09:09du pays,
09:11deux constats
09:11diamétralement opposés.
09:14Si on peut regarder
09:14juste le déficit,
09:15on a en effet
09:15la guerre,
09:16l'inflation,
09:16on a protégé.
09:17Mais donc,
09:17on a évité le chômage.
09:18On a protégé plus
09:19que les voisins,
09:19vous avez raison.
09:20Mais pourquoi ?
09:21Parce qu'on a protégé
09:22pour réformer.
09:23En 2022,
09:25M. le Président,
09:26on a dépensé
09:2790 milliards de plus
09:29que ce qui avait été
09:29voté au Parlement.
09:30Alors en 2022,
09:31on a eu beaucoup plus
09:32de recettes.
09:33Mais ce n'est pas une raison.
09:34Non, non.
09:34Mais pourquoi ?
09:35Parce qu'il y a eu
09:35une surélasticité.
09:36Le problème qu'on a eu,
09:37il est beaucoup plus
09:38en 2024.
09:38Et en 2023,
09:39on a continué
09:40autour de 30 milliards de plus.
09:42Et en 2024 aussi.
09:43Donc la réalité,
09:45c'est qu'on ne respecte pas
09:46ce qu'on vote au Parlement
09:47et que derrière,
09:48on ne peut pas suffisamment
09:49baisser les prélèvements
09:50obligatoires
09:50pour réenclencher
09:51une dynamique positive.
09:52On a protégé les Français,
09:54les entreprises et les Français.
09:55Vous vous dites trop,
09:55très bien.
09:56Moi, je dis que c'est ce qui
09:56nous a permis de faire
09:57des réformes.
09:59C'est incroyable
09:59parce que les 90 milliards
10:01dont parle Agnès,
10:02on a besoin aujourd'hui,
10:05rend les...
10:06On les a pas.
10:07C'est le film de Woody Allen,
10:08Take the Money and the Money.
10:10C'est ça.
10:113300 milliards de...
10:12Et tire-toi.
10:12Elle a été excellente.
10:14Celle-là,
10:14vraiment mis en difficulté.
10:15Mais oui,
10:15parce qu'elle compte,
10:16Agnès,
10:16regardez les livres
10:17qu'elle produit
10:18à chaque livre d'Agnès.
10:20Bien sûr.
10:20Alors,
10:21certaines mauvaises langues
10:22disent que c'est toujours
10:23le même livre.
10:24Ça alerte sur l'état dramatique
10:26dans lequel on est.
10:28Et à chaque livre
10:29d'Agnès Verdier-Mollinier,
10:30à la fin,
10:31il y a des tableaux.
10:32Il y a des statistiques.
10:33Et moi,
10:34il y a une statistique
10:35que j'ai toujours avec moi
10:36le dimanche pour les grands rendez-vous.
10:38Quel que soit l'invité,
10:39qu'il soit de gauche,
10:40de droite,
10:41LFI,
10:41LR,
10:42RN,
10:42peu importe,
10:43il y a le tableau
10:44de la dépense publique
10:46et de la dépense sociale
10:48qui coûte chaque année
10:50et à date
10:50qui coûte 900 milliards
10:52chaque année.
10:53Voilà.
10:53Et la moitié,
10:54c'est les retraites.
10:54Vous savez que nous sommes
10:55les derniers de la classe.
10:56En Europe,
10:57on est les derniers de la classe.
10:59Puisqu'on a,
11:00je crois,
11:00à peu près
11:0154-55%
11:03de notre PIB
11:04en dépenses publiques
11:06alors que la moyenne européenne
11:08est autour de 46-47%.
11:11Vous voyez ?
11:11C'est ça.
11:11La différence,
11:12le Delta,
11:13ça correspond à tout
11:14l'impôt sur le revenu,
11:15la TVA,
11:16la TPP,
11:17c'est-à-dire l'importance.
11:19On n'a pas été fichu
11:20de réduire,
11:21notamment,
11:21la voilure
11:22en matière de fonction publique.
11:24Et d'ailleurs...
11:24On en a rajouté.
11:25On en a rajouté,
11:26alors qu'il avait annoncé
11:27qu'il baisserait
11:28la fonction publique,
11:29qu'il y a eu 150 000 créations
11:31depuis qu'il est arrivé à l'Élysée.
11:33Donc,
11:33on voit bien
11:33qu'aujourd'hui,
11:34c'est un gouffre,
11:35c'est une histoire sans fin
11:37et on va le payer très cher.
11:38Mais attention,
11:38dans ces créations,
11:39il y a des policiers,
11:40des militaires,
11:40des magistrats.
11:41Il faut savoir ce qu'on veut.
11:42On ne peut pas créer
11:42la sécurité.
11:43Sur les 150 000,
11:44il y a quoi ?
11:45C'est quoi la ratio ?
11:46Il y a des policiers,
11:47il y a du régalien.
11:49Je ne dis pas ça
11:50pour défendre le bilan
11:51qui est catastrophique
11:52en matière de dérive
11:52des finances publiques.
11:53Comment vous expliquez
11:54qu'en Allemagne,
11:55il y a un million fonctionnaires
11:56en moins,
11:57les services publics
11:58sont aussi performants,
11:59voire plus ?
11:59Non,
11:59mais parce qu'on ne connaît pas
12:00en France le mot réaffectation.
12:02C'est-à-dire,
12:02il y a des fonctionnaires,
12:04non seulement qui ne sont pas réaffectés,
12:05mais qui en plus refusent
12:06d'être réaffectés.
12:07Surtout,
12:07vous parlez des dépenses sociales,
12:08des retraites.
12:08Ce n'est pas la sphère étatique régalienne
12:10qui pose problème en soi
12:11parce que tout le monde voit bien
12:12l'importance du réarmement
12:14à tous les points de vue
12:15pour que l'État
12:15se fasse respecter
12:17à la fois à l'intérieur du territoire
12:18et puis à l'extérieur
12:19face aux menaces.
12:20Vous parliez de la sphère sociale,
12:21Pierre,
12:21et c'est très intense.
12:22Ça a été soulevé hier
12:23dans l'émission
12:23avec Emmanuel Macron.
12:25Effectivement,
12:26la dépense qui est hors de contrôle
12:28en France,
12:28c'est la dépense sociale,
12:29c'est les retraites,
12:30c'est l'assurance maladie
12:31et on est dans une population
12:32qui vieillit.
12:35Donc,
12:35ça va nous coûter
12:36de plus en plus cher
12:36à la fois en retraite
12:38et en maladie
12:38et dans toutes les natures
12:39de dépenses sociales.
12:40On a un ralentissement économique
12:41qui va provoquer
12:42une hausse normalement
12:43des dépenses d'assistance
12:45aux gens.
12:46Donc,
12:47cette dépense qui est hors contrôle,
12:48ce n'est pas la sphère étatique
12:49en tant que telle,
12:50c'est la sphère sociale
12:51et là-dessus,
12:51Emmanuel Macron,
12:52effectivement,
12:52n'a pas fait de réforme.
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