00:00Aujourd'hui, ce qu'on constate, c'est que Mittal a consciencieusement pillé les savoir-faire,
00:06pillé les brevets, fermé des dizaines de sites, Gandrange, Florange, Donin, Reims,
00:12licencié des milliers de salariés et se prépare aujourd'hui à plier bagages de France et d'Europe.
00:23ArcelorMittal, c'est le symbole du vol de l'argent public.
00:27ArcelorMittal, c'est 300 millions d'euros d'argent public seulement en 2024,
00:33alors que dans le même temps, l'année dernière, il y a déjà eu 130 licenciements.
00:38Combien aurions-nous pu ouvrir d'hôpitaux, d'écoles, d'agences pour accueillir les enfants en danger,
00:45par exemple avec l'aide sociale à l'enfance ?
00:48Combien aurions-nous pu développer nos services publics avec ces 300 millions d'euros d'argent public
00:53qui sortent de nos poches, tout ça pour aller engraisser les actionnaires de Mittal ?
00:59ArcelorMittal, c'est le symbole de la trahison.
01:04ArcelorMittal a toujours trahi toutes ses promesses.
01:09C'est pas à vous que je vais le rappeler, c'est mieux que moi.
01:11En 2008, que fait Mittal la main sur le cœur face à Sarkozy à Gondrange ?
01:17Il promet, il dit, ça sera les derniers licenciements, je vais investir, c'est promis, je vous jure.
01:23Quelques années plus tard, Gondrange.
01:27Que fait Mittal la main sur le cœur face à Hollande ?
01:31Je vais investir, je vous le promets, je vous jure, ça sera les derniers licenciements, on les laisse licencier.
01:37Et aujourd'hui, le gouvernement veut nous refaire le même scénario.
01:42Ce que le gouvernement nous explique, c'est qu'il faut négocier avec Mittal
01:46et accepter les 600 suppressions d'emplois en échange d'un hypothétique plan d'investissement
01:51pour décarboner les sites, plan d'investissement qui serait à moitié payé par de l'argent public.
01:56Mais de qui se moque-t-on ? De qui se moque-t-on les camarades ?
02:03Alors aujourd'hui, ce que nous voulons faire ici, c'est faire d'Arcelor Mittal le symbole du courage.
02:11Vous en êtes la preuve aujourd'hui.
02:13Les salariés ne se laisseront pas faire.
02:15Et le symbole du courage, ça doit aussi et d'abord être le courage de la classe politique
02:22face aux puissants, face aux multinationales.
02:26Quand tapera-t-on enfin du point face aux multinationales ?
02:31Quand dira-t-on enfin aux milliardaires, aux plus riches, qu'ils ne peuvent plus faire leur loi en France
02:36et qu'ils doivent rendre des comptes ?
02:39Voilà ce que nous attendons du gouvernement français.
02:41Nous sommes ici pour siffler la fin de la réclée.
02:52Nous sommes ici pour dire que le courage, c'est de faire comme les Britanniques
02:58qui nationalisent British Steel pour sauver leur acier.
03:02Le courage, c'est de faire comme les Italiens qui ont mis sur tout elle l'année dernière
03:06une usine d'harcelor Mittal pour empêcher qu'elle ne délocalise.
03:11Le combat CGT porte, comme ça a été dit par Fred tout à l'heure,
03:15on entend maintenant parler de nationalisation.
03:17Nous ne sommes plus seuls à porter cet objectif de nationalisation.
03:21Même d'ailleurs, ces derniers jours, avec des voix assez étonnantes,
03:24venues de Suisse, par exemple, Bruno Le Maire, notre ancien ministre,
03:27visiblement, ces congés payés lui apportent beaucoup,
03:31lui permettent d'oxygéner son cerveau, d'élargir son champ de vision
03:34et de s'apercevoir que oui, il faut nationaliser Arcelor Mittal.
03:39Même lui, il le dit.
03:42Alors, monsieur Ferracci, alors, monsieur le ministre,
03:46écoutez votre prédécesseur.
03:48Il est temps de faire rentrer le mot nationalisation dans votre vocabulaire.
03:53C'est le seul moyen de sauver notre acier français et notre acier européen.
04:03Alors, les camarades, bravo pour cette initiative.
04:07C'est une excellente étape, mais comme nous le savons à la CGT,
04:12ça n'est qu'un début et on entend bien continuer le combat.
04:15Je vais devoir vous quitter pour aller rejoindre les fonctionnaires
04:18qui sont en grève et en manifestation devant Bercy, justement.
04:21et je leur dirais que nous avons trouvé l'argent.
04:24Il est dans la poche des multinationales qui se gavent d'argent public.
04:28Si on récupérait cet argent, ça permettrait d'augmenter les salaires des fonctionnaires
04:31et de réouvrir des hôpitaux et des écoles.
04:34Et puis, ce que je vais leur dire et ce que je vous dis aujourd'hui,
04:37c'est rendez-vous à toutes et tous le 5 juin.
04:40Le 5 juin prochain, on se retrouve dans toute la France
04:43pour gagner l'abrogation de la réforme des retraites
04:46avec une résolution qui doit être débattue et votée à l'Assemblée.
04:49Nous pouvons gagner pour la première fois le vote de l'Assemblée nationale
04:53pour l'abrogation de la réforme des retraites.
04:56Et le 5 juin prochain, on se retrouve pour défendre l'emploi,
05:00pour défendre les salaires, pour défendre les services publics.
05:03Et puis, un dernier mot pour vous dire que le hasard du calendrier fait bien les choses.
05:11Il se trouve que ce soir, par les volontés mystérieuses de Jupiter,
05:16j'aurai la chance d'être en face de notre grand président de la République.
05:21Quelle chance ! Je vous remercie du soutien.
05:23Et donc, ce soir, à Emmanuel Macron,
05:28je lui remettrai les propositions de la CGT pour nationaliser
05:32la liste des 400 plans de licenciement
05:34qui aujourd'hui ont lieu partout en France
05:36avec des entreprises qui touchent les aides publiques
05:38et qui distribuent des dividendes.
05:40Et je lui dirai qu'il faut qu'il prenne ses responsabilités.
05:44On n'en peut plus des doubles discours.
05:46Il faut sauver notre industrie et agir
05:48et taper du poing sur la table contre les multinationales.
05:53« Du métal, sans métal, du métal, sans métal, du métal, sans métal. »
06:15Je suis venue ici parce que ArcelorMittal, c'est une question centrale pour notre industrie.
06:36Si on laisse ArcelorMittal fermer, il n'y aura plus d'industrie en France et en Europe.
06:41Il n'y a pas d'industrie sans acier, c'est fondamental.
06:44Je rappelle que l'Europe a été créée il y a près de 80 ans avec un traité, le CECA, le traité européen du charbon et de l'acier.
06:53Ça montre à quel point la production de l'acier était centrale.
06:57ArcelorMittal, c'est le symbole de la situation de notre industrie en France.
07:01ArcelorMittal, c'est l'histoire d'une OPA sur notre industrie.
07:04A l'origine, Arcelor, c'était notre champion national, Udinor, une entreprise nationalisée
07:10qui se portait tellement bien que c'était le champion mondial de l'acier avec Arcelor, en 2006 quand Mittal le rachète.
07:17Mittal l'a racheté, il a essoré et volé les brevets, les savoir-faire, il a licencié des dizaines de milliers de salariés et fermé des dizaines de sites.
07:25Et aujourd'hui, 20 ans après, on arrive à la fin de cette histoire parce que ce que Mittal est en train d'organiser aujourd'hui,
07:32c'est le fait de quitter définitivement la France et l'Europe.
07:36Et donc, ça n'est plus possible de se fier à Mittal qui n'a jamais tenu aucune de ses promesses.
07:42Ce qu'il faut, c'est retrouver du courage politique, taper du poing sur la table et reprendre les rênes en commençant par nationaliser ArcelorMittal.
07:50C'est ce que font les Britanniques avec British Steel, c'est ce qu'ont fait les Italiens qui ont mis sous tutelle ArcelorMittal,
07:56qui ont permis de sauver le site et c'est ce qu'il faut faire en France.
07:59C'est le message que vous avez porté ce soir face au chef de l'État ?
08:03Oui, tout à fait. C'est le message que je vais porter ce soir en écho à la mobilisation des salariés d'ArcelorMittal aujourd'hui.
08:09Qu'est-ce que vous allez lui dire en plus ?
08:11Ah ben, vous verrez ce soir.
08:13Ah ben là, ce que vous allez dire, vous allez lui remettre des propositions de la CGT ?
08:15Ce soir, évidemment que la situation des salariés d'ArcelorMittal, elle va être au centre de la discussion, de l'échange
08:23et de mon interpellation du président de la République,
08:26puisque cette question d'ArcelorMittal, elle est centrale pour l'avenir de notre industrie en France et en Europe.
08:33On ne peut pas expliquer que le pays s'est réindustrialisé, c'est faux,
08:38et laisser ArcelorMittal plier bagage après s'être rempli les poches avec nos brevets et nos aides publiques
08:44qui sont autant d'argent en moins pour nos services publics, nos écoles, nos hôpitaux.
08:50En 2024, ArcelorMittal a touché 300 millions d'euros d'aides publiques.
08:54300 millions d'euros d'aides publiques, on aurait pu ouvrir combien d'hôpitaux et combien d'écoles ?
08:59Et ces 300 millions d'euros d'aides publiques, ils ont permis de faire 130 licenciements l'année dernière
09:03et cette année, plus de 600 licenciements qui sont prévus
09:07et d'aller nourrir les poches des actionnaires qui sont déjà très pleines.
09:11Vous allez leur mettre une liste d'entreprise.
09:12Vous allez aussi jouer au casino.
09:14Comment ?
09:14On parlerait aussi.
09:15Je vais m'arrêter là.
09:18Vous avez parlé d'une liste d'entreprise.
09:20Je vais m'arrêter là.
09:21Oui, voilà.
09:22C'est ça, on verra ce soir.
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