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  • il y a 8 mois
Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, était l’invitée du Face-à-Face de ce vendredi 16 mai sur RMC et BFMTV. Elle évoque le plan social d'ArcelorMittal.

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Transcription
00:00Le rapport de force paye et Arcelor est obligé de faire des annonces.
00:03Le problème, c'est que le compte n'y est pas, parce que ces annonces sont extrêmement conditionnées,
00:08avec plein de conditions, elles ne sont pas pour l'instant confirmées.
00:12Et par contre, ce qui reste confirmé, c'est les 636 licenciements.
00:16En plus, ces annonces ne sont pas du tout à la hauteur des projets précédemment prévus par ArcelorMittal,
00:21puisqu'il y a deux fours à Dunkerque, et là ils nous expliquent qu'ils vont en décarboner un seul.
00:25Donc ça veut dire la fermeture de l'autre four.
00:26Et puis, dans le même temps, ArcelorMittal n'investit plus sur aucun de ses autres sites.
00:31D'ailleurs, c'est de l'argent qui était prévu pour investir sur les autres sites, qui est décalé sur Dunkerque.
00:35En fait, il faut préciser effectivement qu'initialement, il y a un an, ArcelorMittal avait annoncé 1,8 milliard d'euros d'investissement,
00:42dont 800 millions qui, en réalité, venaient de l'État.
00:45Il mettait 1 milliard, l'État mettait 800 millions pour des investissements de long terme.
00:49Cet investissement-là, il a été gelé, il n'a pas véritablement été fait,
00:53et désormais, c'est 1,2 milliard d'euros.
00:58Est-ce que vous demandez, est-ce que l'État, s'il venait à aider ou à accompagner ce plan-là,
01:03ne le fasse qu'en échange de l'interdiction de ses licenciements ?
01:07Tout à fait, ça n'est pas possible de subventionner les licenciements,
01:10et donc l'État doit être très ferme sur ce point,
01:12et doit dire qu'il n'y aura pas d'aide publique si Arcelor maintient ses licenciements.
01:16L'État doit également annoncer d'entrée de jeu qu'il bloquera ses licenciements.
01:20Il en a les moyens, puisque le plan de licenciement doit être validé par l'administration,
01:25l'administration peut le bloquer.
01:26Et puis, nous continuons à penser que la meilleure solution,
01:29c'est la nationalisation d'ArcelorMittal,
01:31puisque ce que Mittal continue à organiser, c'est son désengagement de France et d'Europe.
01:36Depuis que Mittal a repris Arcelor en 2006...
01:38Mais c'est un peu paradoxal, parce qu'on dit qu'il se désengage,
01:41mais il annonce qu'il va mettre quand même un milliard d'eux.
01:44Alors, pour l'instant, c'est seulement une annonce.
01:45Les investissements sont conditionnés à une très longue série de conditions,
01:50et la confirmation, elle est renvoyée à plusieurs mois.
01:52Donc attention, il faut prendre ça avec beaucoup de prudence.
01:54C'est du bluff ?
01:55En tout cas, c'est le signe de la mobilisation et du rapport de force,
01:59parce qu'ils sont obligés d'annoncer quelque chose.
02:01Après, chat et chaud des crins de l'eau froide,
02:02parce qu'en 2008, quand Mittal a voulu fermer Gandrange,
02:07ils nous ont fait exactement la même chose,
02:08avec de grandes promesses,
02:09qui ont été d'ailleurs relayées par le président de l'époque, Nicolas Sarkozy,
02:12et au final, derrière, Gandrange a fermé.
02:14Même chose après avec Florange en 2012.
02:17Donc chat et chaud des crins de l'eau froide.
02:19Nous pensons toujours que la meilleure solution, c'est la nationalisation,
02:22parce que ce qu'organise aujourd'hui Mittal,
02:24c'est son désengagement de France et d'Europe.
02:27Depuis que Mittal a repris Arcelor en 2006,
02:29ils ont fermé la moitié de leur site en France.
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