00:00Le problème de Gérald Damalin, c'est qu'il est toujours un peu entre deux.
00:04En fait, il a trahi un petit peu son camp politique, la droite, il y a très longtemps.
00:08Il essaye maintenant d'y revenir parce que sur le centre, sur son centre, il est un peu pris à revers.
00:14Il y a Édouard Philippe qui est en ambuscade.
00:16Sur la droite, il y a Retailleau qui fait une grande campagne plutôt que de s'occuper des pompiers
00:19et qui se droitise énormément.
00:24Donc le pauvre, entre guillemets, je ne le plans pas, mais le pauvre Gérald Damalin,
00:27il est un peu pris entre les deux. Il essaye de se troitiser, mais en fait, il essaie de se centriser aussi
00:32parce qu'il ne sait pas trop où être pris.
00:35Je ne vais pas le critiquer pour le critiquer, si vous voulez, mais si vous voulez, moi, je pense que
00:39je ne dis pas techniquement ce qu'il propose et pas inintéressant.
00:43Maintenant, la réalité, c'est que les Français n'ont plus confiance dans leur justice depuis des années
00:47parce que la justice qui est rendue au nom du peuple français, on peut se poser beaucoup de questions.
00:51Donc ce n'est pas trois ajustements qui vont changer la donne ?
00:54Non, ce n'est pas ça. Ce qu'il faudrait, la vraie révolution,
00:57ce serait, alors déjà, comme mon voisin l'a dit, là, pour la montagne qui va accoucher d'une souris,
01:02on va avoir des grèves, ça va être une catastrophe pour quasiment rien.
01:05La vraie révolution, ce serait que les juges soient aussi responsables de leurs faits exacts.
01:12C'est-à-dire que moi, par exemple, je suis chef d'entreprise,
01:14je peux être condamné demain pour mal gérer ma boîte, ce qui est tout à fait normal,
01:18et je serais du coup interdit de gérer une autre société, etc.
01:21parce que des choses que j'aurais fait, j'aurais été condamné pour ça.
01:27Les juges, pour moi, je pense, devraient être aussi tenus responsables,
01:31alors pas pour des petits jugements, évidemment, attention.
01:33Oui, parce que là, vous parlez du tribunal administratif.
01:35Non, non, mais pour des grands...
01:36Oui, mais c'est ça, en fait, que les Français voient.
01:38Les Français, ce qu'ils voient, c'est qu'il y a un pompier qui est entre la vie et la mort,
01:41parce que quelqu'un qui est connu, reconnu et surconnu des services de police
01:46était en liberté.
01:47C'est ça, ce que les Français veulent,
01:48et c'est là où ils veulent qu'il y ait un changement.
01:51Donc, il faut qu'il y ait des gardes...
01:52Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires