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Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE

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00:00:00Il est 11h, bonjour, soyez les bienvenus, on est très heureux de vous accueillir, de vous recevoir avec Audrey Berthaud comme tous les dimanches.
00:00:07Bonjour Audrey.
00:00:08Bonjour Thierry, bonjour à tous.
00:00:09Très en forme.
00:00:10Nous sommes ensemble durant deux heures pour ce rendez-vous de la mi-journée que vous connaissez par cœur.
00:00:15Je vous présente notre équipe du dimanche dans quelques instants, mais tout de suite, tradition oblige, le sommaire de cette première heure.
00:00:21A la une, actualité politique chargée en ce dimanche, il est à la une du journal du dimanche.
00:00:26François Bayrou vous dit tout, budget, dette, impôts, le Premier ministre veut un référendum sur la réduction de la dette.
00:00:33Il a répété être confronté à un Himalaya de difficulté, décryptage avec notre spécialiste politique, Dunyat Angour.
00:00:41Autre déclaration forte dans les colonnes du journal du dimanche, celle de Laurent Wauquiez.
00:00:46Une déclaration qui va faire agir nos invités, j'en suis persuadé.
00:00:50Il appelle à établir un cordon sanitaire autour de LFI.
00:00:53On vous raconte tout cela. N'y aura-t-il pas une petite élection du côté des LR très prochainement ?
00:00:59On évoquera aussi cet enlèvement en plein Paris.
00:01:01Le père d'un homme ayant fait fortune dans les crypto-monnaies a été libéré hier soir.
00:01:06Il avait été enlevé jeudi.
00:01:07Les malfaiteurs auraient réclamé entre 5 et 7 millions d'euros sous forme de virement en échange de sa libération.
00:01:14Juliette Sadat, notre spécialiste Paul de Justice, sera avec nous pour tout nous raconter.
00:01:18Voilà pour le menu de notre première heure.
00:01:20Tout de suite, comme d'habitude, tour d'horizon de l'information avec vous ma chère Audrey.
00:01:24Deux hommes ont été blessés par balle hier à Rennes dans le quartier populaire de Villejean.
00:01:30Trois personnes ont été interpellées.
00:01:33Une fusillade avait déjà eu lieu dans ce quartier le 17 avril sur fond de trafic de drogue.
00:01:37Selon nos confrères de Ouest France, les deux blessés sont âgés de 16 et 17 ans.
00:01:42Un train pour tout le monde le week-end du 8 mai.
00:01:45Mais c'est en tout cas ce qu'annonce la SNCF.
00:01:47Nous sommes loin d'une semaine noire.
00:01:48Il n'y aura pas de semaine à l'arrêt, mais une semaine aussi normale que possible, a indiqué le PDG de SNCF Voyageurs ce matin.
00:01:55Alors que, vous le savez, plusieurs catégories de personnel sont appelées à faire grève à partir de demain.
00:02:00Et enfin, les détections des fraudes aux allocations familiales ont augmenté de 20% en 2024 par rapport à l'année précédente.
00:02:08Annonce du directeur de la Caisse nationale des allocations familiales ce dimanche.
00:02:11Il précise que plus de 30 millions de contrôles ont été effectués en 2024.
00:02:16Et vous avez fini.
00:02:17Oui, j'ai terminé.
00:02:18Et on vous retrouve à 11h30.
00:02:20C'est bien ça.
00:02:20Allez, présentation de notre équipe de ce dimanche, ma chère Audrey.
00:02:24Naïm M. Fadel, bonjour.
00:02:25Bonjour, Céline.
00:02:25Vous êtes en forme.
00:02:26Oui.
00:02:26Karim Abouik, toujours présente, bien évidemment.
00:02:30Madi Saidi.
00:02:31Bonjour Thierry.
00:02:32Très heureux de vous retrouver.
00:02:33Très heureux de retrouver également Pascal Bito-Panelli, expert en sécurité.
00:02:37Bonjour Thierry.
00:02:38Et je vous présente celle qui a le plus travaillé aujourd'hui, programme chargé.
00:02:42Dunia Tangour.
00:02:43Alors là, nous sommes dimanche, mais programme chargé.
00:02:45Vraiment programme chargé.
00:02:47Très chargé.
00:02:47Avec une énorme actualité politique qu'on va décrypter, analyser.
00:02:53Et puis on va débattre, évidemment.
00:02:55On va commencer avec François Bayrou, je le disais, et est à la une de nos confrères
00:02:59du journal du dimanche.
00:03:01Je le disais, budget, dette, impôts, fin de vie, il n'élude aucun sujet.
00:03:06Mais ce qui a retenu notre attention, ma chère Dunia, c'est sa volonté d'organiser
00:03:10un référendum justement pour surmonter les fameux blocages politiques, on peut dire
00:03:15ça, et réformer l'État dans ses finances.
00:03:18Donc, racontez-nous, et puis on sera avec Will Sokol, spécialiste politique, qui va
00:03:22nous expliquer un petit peu les enjeux de ce référendum.
00:03:25Parce qu'il joue peut-être gros, François Bayrou, en voulant lancer un référendum.
00:03:29Racontez-nous d'abord.
00:03:30Effectivement, on peut le voir comme une prise de risque.
00:03:33En tout cas, de nombreux sujets ont été évoqués dans ce long entretien qu'il a accordé
00:03:37à nos confrères du journal du dimanche.
00:03:39François Bayrou a présenté ce que l'on pourrait appeler un catalogue de mesures.
00:03:43Et vous l'avez dit, le sujet principal de cet entretien, c'est le budget et la dette
00:03:48qui guettent la France.
00:03:50On se rappelle, Thierry, il y a deux semaines, le Premier ministre exposait aux Français
00:03:53la situation financière très critique dans laquelle se trouvait le pays.
00:03:58Et là, il propose d'y répondre par un volet tout d'abord de production et ensuite
00:04:02un volet finance publique.
00:04:04Il envisage surtout, vous l'avez dit, un référendum, de soumettre en tout cas
00:04:08un référendum, un plan de réforme de l'État et de ses dépenses.
00:04:13Puisqu'il est convaincu, Thierry, que les partis politiques représentés à l'Assemblée
00:04:16se sont discrédités.
00:04:18Il parle donc d'un plan d'ensemble qui demandera des efforts à tout le monde.
00:04:23On se souvient, vous vous rappelez, de ces 40 milliards d'euros d'économie
00:04:28qui avaient été mis sur la table.
00:04:30Il rappelle qu'il s'agit bien sûr d'un ordre de grandeur.
00:04:33Mais il faudra bien trouver cet argent.
00:04:36Et il le dit, il faut passer sous la barre des 3% de déficit.
00:04:40Bien sûr, le point important de tout cela, c'est que vous savez bien qu'un référendum,
00:04:45ce n'est pas seulement sa décision.
00:04:48Il le dit, le gouvernement propose.
00:04:50Mais à la fin, c'est bien le président qui décide.
00:04:54Et le constat, en fait, de la part du Premier ministre, c'est que ça reste sans appel.
00:04:58Vous voyez.
00:05:00Il revient sur cette idée qu'il avait déjà avancée lors de cette réunion sur le budget.
00:05:05La France ne produit pas assez.
00:05:07Il le répète, il le martèle.
00:05:09Et autant dire que le pays croule.
00:05:11Alors, lire l'entretien.
00:05:13Désolé de vous annoncer cette mauvaise nouvelle.
00:05:15Oui, merci.
00:05:16Vous avez bien fait de venir.
00:05:17Sous une dette et bien écrasante.
00:05:19On l'avait diviné.
00:05:20Merci beaucoup.
00:05:20On va poursuivre ce décryptage avec vous.
00:05:22Mais on a Ebris Sokol, qui est politologue.
00:05:25Bonjour, Brice.
00:05:25Je voulais absolument vous avoir pour ouvrir ce débat.
00:05:28Parce qu'évidemment, Dounia nous l'a dit.
00:05:31Il propose certes un référendum.
00:05:33Mais ce n'est pas lui qui décide.
00:05:34Il est obligé de demander, évidemment, au président de la République.
00:05:38Ce n'est pas si simple comme ça.
00:05:41C'est intéressant parce que, en fait, la décision finale, en effet, d'organiser un référendum,
00:05:45elle revient au président de la République.
00:05:46C'est l'article 11.
00:05:48L'article 11 est très clair.
00:05:49On peut soumettre au peuple français un projet de loi relative à la politique économique et sociale.
00:05:55Et ça rentrerait dans ce cadre-là.
00:05:57Ou pour l'organisation des pouvoirs publics.
00:06:00Ou pour la ratification d'un traité.
00:06:02Mais si je peux me permettre, Thierry.
00:06:03En fait, moi, François Béhou prend une décision.
00:06:08Premièrement, c'est une décision, pour moi, j'appelle ça de stratégie de l'évitement.
00:06:13Il veut premièrement éviter les tensions sociales dans le pays.
00:06:16Ou tenter de les éviter.
00:06:18Et deuxièmement, il veut éviter un Parlement qui est complètement balkanisé
00:06:24depuis la dissolution initiée par le président de la République.
00:06:29Ça, c'est le premier point.
00:06:30Le deuxième point, c'est que finalement, il renvoie également un peu la responsabilité de la dissolution
00:06:38au président de la République.
00:06:40Il s'inscrit dans un cadre méthodologique qui est celui du président de la République
00:06:45qui était de dire qu'il faut faire des référendums.
00:06:48Et deuxièmement, celui qui a initié cette dissolution
00:06:51et qui fait qu'aujourd'hui, nous sommes dans un contexte législatif extrêmement complexe et bloquant,
00:06:58c'est le président de la République.
00:07:00Et étant donné que c'est lui qui doit décider s'il faut faire un référendum ou pas,
00:07:04c'est peut-être une manière de lui renvoyer un peu la patate chaude,
00:07:07la responsabilité de cette dissolution.
00:07:09Oui, mais alors Brice, question aussi importante,
00:07:11on l'évoquait ce matin en préparant cette émission avec nos équipes,
00:07:14ça pourrait être quoi la question qu'on pose aux Français ?
00:07:16Parce que si c'est pour dire, ben voilà, vous allez devoir payer davantage,
00:07:20le référendum, il va être vite vu.
00:07:22Donc ça peut être quoi la question ?
00:07:23C'est toute la question.
00:07:24Parce que là aussi, il prend un risque.
00:07:26Non, mais c'est toute la question.
00:07:27La vraie question est celle-ci.
00:07:29C'est-à-dire qu'on va être, entre maintenant et le mois de juillet,
00:07:34si j'ai bien compris,
00:07:35le Premier ministre souhaite proposer des solutions
00:07:39et nous sommes dans le temps de la méthodologie.
00:07:42C'est-à-dire que proposer un référendum, un projet de loi,
00:07:45il va falloir donner des grandes orientations
00:07:47pour que les Français puissent choisir.
00:07:49Et toute la difficulté, maintenant, va être,
00:07:51si ce référendum était accepté,
00:07:54la rédaction de ce projet de loi
00:07:56et des propositions qui pourraient être soumises au peuple français.
00:08:00Mais ça pourrait être quoi la question, par exemple, Brice ?
00:08:02Rapidement, très rapidement,
00:08:03ce que je voudrais qu'on débattre avec vos invités.
00:08:05Ça pourrait être quoi ?
00:08:05Ce n'est pas qu'une seule question.
00:08:06Ce n'est pas qu'une seule question.
00:08:07C'est un projet de loi.
00:08:09Donc ça veut dire, ça peut être des priorités.
00:08:11Des priorités en matière de dépenses,
00:08:13mais des priorités en matière de recettes.
00:08:17C'est-à-dire ce qu'ils n'arrivent pas à réaliser au Parlement.
00:08:20Regardez le Parlement aujourd'hui.
00:08:21Le Bloc central dit, moi, je ne veux pas de hausse d'impôts.
00:08:25Le Rassemblement national dit, moi, je ne veux pas qu'on touche aux retraités.
00:08:28La gauche dit, moi, je veux faire payer les plus riches.
00:08:32Donc il va falloir trancher sur ces questions-là
00:08:34qui pourraient être initiées dans le cadre d'un projet de loi et d'un référendum.
00:08:37Bon, restez avec nous, Brice,
00:08:39parce qu'on a quand même pas mal de choses à évoquer
00:08:41avec Dunia et avec nos invités.
00:08:42Mais d'abord, réaction de nos invités sur cette mesure phare
00:08:46ou cette initiative.
00:08:48Naïm M. Fadel, vous êtes d'accord avec moi ?
00:08:50À un moment donné, on ne peut pas demander aux Français,
00:08:52serrez-vous la structure davantage ?
00:08:54Je ne sais pas à quel point être la question ou les questions.
00:08:58Exactement, d'autant plus que les Français,
00:08:59en tout cas ceux qui payent l'impôt,
00:09:01n'arrêtent pas de le payer et d'être taxés, surtaxés, etc.
00:09:07Donc aujourd'hui, il y a même la question du consentement à l'impôt
00:09:10qui se pose. Et puis j'ai envie aussi de rajouter que ce n'est pas de notre faute.
00:09:15Il y a eu une mauvaise gestion, et notamment de l'État.
00:09:18Donc à un moment, l'État doit peut-être balayer devant sa porte
00:09:21et revoir aussi cette espèce de mammouth qui est devenu l'État,
00:09:30qui distribue l'argent comme ça, j'allais dire à tirer la rigaud.
00:09:33Allez, on ne réfléchit même pas.
00:09:36Voir aussi la question de toutes ces agences de l'État.
00:09:39Il y en a quand même aujourd'hui 1200 agences qui nous coûtent un pognon de dingue
00:09:43pour nous raconter des conneries.
00:09:45Vous avez vu la dèvres dernièrement ?
00:09:47Des bêtises, allez, des bêtises.
00:09:48Non mais attendez, il y a des enfants qui nous regardent.
00:09:50Montrez l'exemple, Naïma M. Fadel.
00:09:52Pas de gros mots sur ce plateau.
00:09:54Nous donner comme une grand-mère, comment il fallait qu'on lave notre linge
00:09:58une fois par jour, tous les 15 jours, etc.
00:10:04Je vous passe les détails.
00:10:05Et la question aussi, Thierry, des prestations sociales.
00:10:09Aujourd'hui, l'aide sociale ne permet pas de remettre au travail les personnes.
00:10:14Aujourd'hui, l'aide sociale, le revenu de l'aide sociale est beaucoup plus intéressant
00:10:18pour quelqu'un qui est au SMIC, qui serait cosmique par rapport à quelqu'un qui serait à l'aide sociale.
00:10:23Allez, tour de table, rapide.
00:10:25Je vous demande d'être assez rapide et qu'on signe dans vos analyses
00:10:27parce qu'on a beaucoup de choses à évoquer.
00:10:29Et comme Dunia a beaucoup travaillé, je ne voyais pas qu'elle ait travaillé pour rien.
00:10:32Vous comprenez ?
00:10:33Sans quoi elle va me gronder sur cette idée de référendum.
00:10:37Sur le référendum, moi je trouve qu'il y a une forme de fût de responsabilité
00:10:42qui est très macronienne en fait.
00:10:44Aujourd'hui, il y a des décisions à prendre, on le sait tous,
00:10:46on connaît tous la situation de la France.
00:10:49Et honnêtement, qu'il aille poser la question au peuple ou pas,
00:10:52on sait ce qu'il faut faire, on sait où il faut aller chercher de l'argent.
00:10:55C'est une manière de dire en fait, ce n'est pas de ma faute,
00:10:57c'est les Français qui le réclament et donc il faut le faire.
00:11:00Et ce n'est pas sûr qu'il y ait la majorité pour le faire.
00:11:02Mais je trouve qu'effectivement, on sait où est l'argent.
00:11:04Le train de vie de l'État, les aides sociales, la fraude fiscale,
00:11:08toutes ces agences qui ne nous servent à rien,
00:11:11qui chaque année nous pondent des rapports honnêtement que personne ne lit
00:11:14et qui n'ont aucune conséquence sur la vie politique de notre pays.
00:11:19Donc la vérité, c'est qu'à un moment, il faut du courage.
00:11:21Alors il n'a pas de maturité, il faut du courage,
00:11:23il faut prendre de vraies décisions et il faut essayer de les imploser.
00:11:26Plutôt que d'aller dire aux Français, on va encore perdre du temps,
00:11:29on ne sait pas combien de temps ça va prendre,
00:11:30dites-nous alors qu'on sait tout ce qu'il faut,
00:11:32on sait tout ce qui ne va pas et on sait tout ce qu'on a besoin de réparer.
00:11:34Allez, Karima et Pascal.
00:11:37Oui, moi ce que j'entends, c'est qu'on aime se réclamer du peuple,
00:11:41mais dans les faits, on a peur de la réponse du peuple.
00:11:44Moi, je pense qu'il risque gros.
00:11:46Oui, c'est ça. Mais d'un autre côté, moi, ce que ça montre aussi,
00:11:49ça acte de la grande difficulté d'agir aujourd'hui
00:11:53dans un contexte politique qui est très fracturé aussi.
00:11:56Donc ça montre, et peut-être même une forme d'impuissance de l'État.
00:12:00Quand vous avez trois blocs, vous voyez que faire des réformes,
00:12:03c'est extrêmement compliqué pour le pouvoir en place de le faire.
00:12:07Donc d'agiter, de dire, vous voyez, moi, j'avais proposé le référendum,
00:12:11je proposais de le demander au peuple.
00:12:15C'est une façon peut-être de contourner un petit peu cette impossibilité
00:12:19ou à tout le moins cette grande difficulté d'agir.
00:12:22Alors, autre intervention politique également,
00:12:25Dounia, c'est David Lissnard qui parle dans Le Parisien au sujet du budget, justement.
00:12:30C'est important d'écouter David Lissnard.
00:12:32Non seulement il est maire de Cannes, mais aussi, vous le savez,
00:12:34il est maire de l'Association des maires de France.
00:12:37Donc sa parole compte.
00:12:37Et puis il a quelques ambitions également pour 2027.
00:12:40Donc quand il parle, on l'écoute.
00:12:41Oui, Thierry, en fait, c'est faire des économies, oui,
00:12:45mais pas à n'importe quel prix.
00:12:47C'est un peu le message du maire de Cannes.
00:12:49Il alerte, il met le doigt sur un point important,
00:12:51celui qu'a évoqué Naïma, la peur de la hausse d'impôts.
00:12:56Sa proposition est de revoir en fait tout le système fiscal,
00:12:59mais ce n'est pas une mince affaire, c'est bien de le dire,
00:13:01mais après, c'est plus difficile à appliquer.
00:13:05Alors parmi les pistes évoquées par David Lissnard,
00:13:07il pense notamment à la baisse des dépenses sociales.
00:13:11C'est là qu'il faudrait trouver peut-être cet argent.
00:13:15D'accord, merci.
00:13:16Et il y a une autre aussi réaction que je voulais aussi vous évoquer.
00:13:20Ce matin, chez nos confrères de France Info,
00:13:22Éric Coquerel a réagi à cette proposition de référendum
00:13:26et il parle des faits d'annonce.
00:13:27Vous voyez, alors, ça commence déjà à tailler.
00:13:29Oui, évidemment.
00:13:32Il n'y a pas eu d'autres réactions politiques, là, depuis cette annonce ?
00:13:35Là, je ne les ai pas toutes répertoriées.
00:13:36Vous regardez ça avec attention, parce qu'on dit que ça va susciter des réactions.
00:13:39Oui, effectivement, toute la journée, je pense qu'on va voir les réactions
00:13:41à ce possible référendum.
00:13:44On l'a dit, c'est une possibilité, ce n'est pas encore acté.
00:13:48Alors l'autre point également important,
00:13:50c'est qu'il parle, François Bayrou, du meurtre d'Aboubacar Sissé
00:13:54et son emploi du terme « islamophobie » dans un tweet, entre autres.
00:13:58Oui, ça, c'était un point aussi majeur de cette interview.
00:14:00On sait que le meurtre d'Aboubacar Sissé a ému la France entière.
00:14:05Mais on s'est arrêté surtout sur l'emploi du terme « islamophobie ».
00:14:09Vous le savez, ce terme est assez controversé.
00:14:11Et le Premier ministre l'a employé.
00:14:14Il parle, il dit tout simplement qu'il n'y a pas de débat sur ce terme.
00:14:18Il le dit clairement.
00:14:19« Vous ne me prendrez pas »
00:14:20Là, il répond à nos confrères du JDD.
00:14:22« Vous ne me prendrez pas à la guerre des mots.
00:14:24Ce qui m'importe, ce n'est pas le mot.
00:14:26C'est ce qui est en train de se passer.
00:14:27Une forme d'explosion en chaîne de la société française.
00:14:31Et par ailleurs, ce qui peut paraître un peu contradictoire,
00:14:34c'est qu'il justifie quand même l'emploi de ce terme.
00:14:36Il dit « Pourquoi refuser les mots justes ? »
00:14:39On ne peut pas combattre ce que l'on ne veut pas nommer.
00:14:42Il faut avoir le courage de dire les choses telles qu'elles sont. »
00:14:46Est-ce qu'il y a une petite réaction ? Je n'ai pas encore entendu.
00:14:48On voit que quand on centralise l'impôt, ça ne fonctionne pas.
00:14:52Pour revenir à la dette et au manque de productivité,
00:14:55on est dans un système pervers, bloqué.
00:14:57Donc je ne sais pas quelles sont les solutions.
00:14:59Tous les ministres des Finances qui se succèdent n'arrivent pas à en trouver.
00:15:03Si on se projetait dans le privé et qu'on a un chef d'entreprise
00:15:07qui a une telle dette, que se passerait-il ?
00:15:10Donc là, je pense qu'en tout état de cause,
00:15:12si on demande au sacrifice aux Français,
00:15:16ils seront prêts à les faire, mais si ça n'affecte pas leur quotidien.
00:15:20Naïma M. Padel, sur le retour sur l'islamophobie
00:15:25et le retour de François Bayrou.
00:15:27Oui, je ne comprends pas en fait pourquoi il est aussi inquiet
00:15:33de ce qu'il peut dire, de ce qu'il peut nommer.
00:15:35Effectivement, nommer la réalité, c'est nommer que c'est des actes anti-musulmans
00:15:39comme il y a des actes anti-sémites, comme il y a des actes anti-chrétiens.
00:15:46L'islamophobie, ça a une connotation bien particulière,
00:15:49c'est empêcher toute discussion sur notamment l'islamisme aujourd'hui.
00:15:55C'est un terme, il faut le savoir, qui n'existe pas, par exemple,
00:15:59dans les pays musulmans.
00:16:00Il n'existe pas, c'est-à-dire qu'on discute de l'islamisme,
00:16:05on discute de quelle société, quel islam on veut,
00:16:08les avancées, par exemple, en termes de droits,
00:16:11de connecter aussi aujourd'hui l'islam à l'environnement,
00:16:16au contexte aujourd'hui, en termes d'égalité des femmes,
00:16:19en termes de droits humains, etc.
00:16:22C'est des discussions, c'est des débats extrêmement intéressants,
00:16:26et je vous assure, extrêmement intéressants dans les pays d'origine,
00:16:29qui s'autorisent, dans les pays musulmans, je le répète,
00:16:32et aussi en France, on ne peut rien dire,
00:16:35et notamment, on ne peut rien dire parce que l'islamisme,
00:16:38justement, avance grâce à l'islamophobie,
00:16:43puisqu'il empêche toute discussion, puisqu'il coupe les langues, justement.
00:16:47– Oui, je tiens à préciser qu'il revient sur ce mot islamophobie
00:16:51parce qu'on lui a beaucoup reproché, il a été l'un des seuls
00:16:54dans le gouvernement à employer ce mot-là,
00:16:56et d'ailleurs, nos confrères lui disent que ce mot n'a pas de valeur juridique,
00:17:00et il répond ceci, je ne suis pas la justice,
00:17:03j'ai fait un tweet, c'est une réaction humaine, politique, morale.
00:17:07C'est en tout cas comme ça qu'il se défend,
00:17:08mais en tout cas, ce que je peux vous dire, Thierry,
00:17:10c'est qu'il y a de nombreux sujets dans cet entretien très intéressant,
00:17:13et je vous invite à le lire.
00:17:14– Exactement, exactement, et on a vu nos téléspectateurs à lire.
00:17:17– Je suis pas certaine qu'il le réutiliserait nécessairement de cette façon,
00:17:21parce que quand il dit « j'ai fait un tweet », tout ça,
00:17:23bon, il a acté, il a dit par la suite…
00:17:25– Mais très intéressante l'interview, très intéressante.
00:17:27Par l'autre interview, parce que le Trump presse,
00:17:30mais celle-là, elle va faire réagir, j'en suis persuadée,
00:17:32toujours chez nos amis du journal du dimanche,
00:17:34c'est celle de Laurent Wauquiez.
00:17:36– Exactement.
00:17:36– Dites-moi qu'il y a une petite élection très prochainement du côté de chez LR,
00:17:40parce qu'en tous les cas, là, il est cash, Laurent Wauquiez.
00:17:42Il veut carrément instaurer un nouveau cordon sanitaire autour de LFI.
00:17:47Là, il y va.
00:17:49– Là, on sent…
00:17:50– Il se lâche, Laurent Wauquiez.
00:17:51– Eh bien oui, on sent, Thierry, que c'est la dernière ligne droite.
00:17:54On approche des élections pour élire le président des Républicains,
00:17:58et il reste à peu près une quinzaine de jours.
00:18:01Donc, Laurent Wauquiez hausse encore une fois le ton,
00:18:04et cette fois-ci, c'est à l'encontre du parti des Insoumis, vous l'avez dit,
00:18:07et c'est aussi bientôt la fin du duel qui l'oppose à Bruno Retailleau,
00:18:11même si, entre nous, ils ne veulent pas vraiment parler de duel.
00:18:14– Non, non, il n'y a pas de duel.
00:18:16– Il n'y a pas de duel.
00:18:17– C'est donc l'occasion, dans cette interview pour Laurent Wauquiez,
00:18:21de montrer aux Français, mais aussi et surtout aux militants, il faut se le dire,
00:18:24la fermeté de ses convictions.
00:18:26Et après sa sortie, vous vous souvenez, la sortie sur le renvoi des OQTF à Saint-Pierre et Miquelon,
00:18:32on va dire qu'il récidive, et là, il s'attaque désormais à la France Insoumise.
00:18:37Il parle de leur instrumentalisation, enfin une instrumentalisation qu'ils auraient fait,
00:18:41selon lui, du meurtre d'Aboubacar Sissé.
00:18:44Il les accuse tout simplement de clientélisme.
00:18:47Sans détour, il nomme Jean-Luc Mélenchon.
00:18:49– Il n'y a pas de réaction de Jean-Luc Mélenchon, des défis, pour le moment,
00:18:53surveillez ça, parce qu'on a dit, ça va réagir.
00:18:55– Mais les mots, en tout cas, à l'encontre de Jean-Luc Mélenchon, sont forts, tranchants.
00:19:00Voilà, je vous résume ce qu'il dit.
00:19:02« Autant je respecte une gauche républicaine et laïque,
00:19:05autant je n'ai aucun respect pour Jean-Luc Mélenchon et ses alliés.
00:19:08Ils sont en rupture avec la République, ils sont le parti de la destruction nationale,
00:19:13un cheval de troie de l'islamisme. »
00:19:15Alors, les mots sont très forts.
00:19:17Ce que je peux vous dire, c'est que lorsqu'on suit Laurent Wauquiez,
00:19:21j'ai pu aller dans certains de ses meetings,
00:19:22et ce n'est pas la première fois qu'il s'attaque à Jean-Luc Mélenchon,
00:19:25il le dit, c'est une menace.
00:19:26– Il fallait un cordon sanitaire ?
00:19:27– Oui, là, c'est plus fort, mais en tout cas, en meeting, il le dit,
00:19:31c'est une menace pour la République, il le dit assez souvent et clairement.
00:19:36Et là, il va encore, là, vous avez raison, il y a le cordon sanitaire,
00:19:38mais il va encore plus loin.
00:19:39Ce qu'il propose, c'est à l'Assemblée nationale,
00:19:42une commission d'enquête sur les liens,
00:19:45résumés ou pas, de la France insoumise avec les réseaux islamistes.
00:19:48– Brice Sokol, réaction très rapide,
00:19:51parce que je voudrais écouter également et avoir la réaction de nos invités.
00:19:55– Moi, je suis toujours gêné par ce terme de cordon sanitaire.
00:20:03Certains, à gauche, avaient essayé de l'utiliser
00:20:05contre le Rassemblement national il y a quelques années.
00:20:08Moi, je pense que pour ceux qui combattaient les filles,
00:20:11le combat se fait dans les urnes.
00:20:13Et cette notion de cordon sanitaire,
00:20:15voilà, je la trouve complètement exagérée, malvenue.
00:20:20Et encore une fois, il faut faire attention aux mots.
00:20:22On a eu le sujet de Saint-Pierre-et-Miquelon,
00:20:24on a encore ce sujet-là.
00:20:26Les mots ont un sens et une valeur.
00:20:29Soit un parti, et dans les valeurs de la République,
00:20:32c'est un parti républicain, soit ça ne l'est pas.
00:20:35Si ça en est un, on le combat dans les urnes.
00:20:37Dans un an, nous allons avoir des élections municipales.
00:20:39Eh bien, il faudra que ceux qui s'opposent à LFI
00:20:42montrent qu'ils sont capables de battre les filles dans les urnes.
00:20:46Je n'aime pas ces termes jetés en anathème
00:20:48contre les partis, que ce soit les partis d'extrême droite,
00:20:54d'extrême gauche ou d'autres partis.
00:20:56Je trouve que ce n'est pas une manière de faire de la politique.
00:20:59Voilà, la politique se fait dans les urnes.
00:21:00Merci Brice pour votre analyse, toujours aussi pointu évidemment.
00:21:02Petit tour de table.
00:21:03Madi, sur cette déclaration de Laurent Wauquiez,
00:21:08qui va faire réagir, c'est sûr.
00:21:10Oui, incontestablement.
00:21:11Alors évidemment, Laurent Wauquiez a en tête les élections à venir.
00:21:16Et moi, je n'aime pas trop cette surenchère.
00:21:19Il a tort, selon vous, de...
00:21:20Parce que Laurent Wauquiez, moi je l'ai connu à la droite sociale,
00:21:24donc c'était encore un autre personnage.
00:21:25Donc il a une capacité à s'adapter aux attentes des Français.
00:21:28Tant mieux, c'est aussi ça, être un politique.
00:21:29Donc entendre les attentes des Français est adapté son discours ou son accent à ça.
00:21:34Mais je crois que là, il joue ses dernières cartes,
00:21:36parce qu'il sait que c'est compliqué.
00:21:37Oui, c'est le sprint final.
00:21:38Et il parle même de l'après, puisqu'il parle même du fait
00:21:41qu'il ne souhaite pas avoir un duel entre lui et Rotaio,
00:21:44mais un duo pour la suite.
00:21:46Donc il joue vraiment ses dernières cartes.
00:21:47Karima.
00:21:48Oui, je pense que c'est le bon terme, le sprint final,
00:21:51parce que depuis quelques semaines...
00:21:52Pardonnez-moi pour l'expression, mais ça ne ressemble pas à ça.
00:21:53Vous avez raison, c'est-à-dire qu'autant il a été plutôt discret
00:21:58pendant plusieurs mois, et là, il est très présent.
00:22:02Il y va avec des déclarations très fortes, justement,
00:22:05au cours des dernières semaines.
00:22:06Je pense qu'il utilise ce vocabulaire qui résonne pour plusieurs.
00:22:11C'est ce vocabulaire, effectivement, qu'on connaît,
00:22:13cette notion de cordon sanitaire.
00:22:14Moi non plus, je n'aime pas ce terme-là,
00:22:16c'est-à-dire que les gens votent pour le parti qu'ils souhaitent.
00:22:21Cela dit, sur le fond, il n'a pas tort.
00:22:23Sur le fond, sur les effets de cette mouvance LFI,
00:22:27sur cette cohésion sociale, sur cette mise à mal de cette cohésion sociale,
00:22:32sur cette fracturation de la société qu'entretient LFI,
00:22:37ça, on le voit.
00:22:38C'est-à-dire que cette essentialisation,
00:22:41cette compartimentalisation de la société,
00:22:44cette tendance à exciter, justement, le communautarisme,
00:22:48de mettre de l'huile sur le feu,
00:22:50toute cette ambiguïté de certains élus de LFI
00:22:53sur la question de l'antisémitisme.
00:22:56Donc, tout ça mis en son diagnostic là-dessus.
00:22:59Oui, il a raison, mais on devrait plutôt parler,
00:23:00à ce moment-là, de combattre les idées par les idées,
00:23:03par des propositions politiques,
00:23:05et pas simplement utiliser ce vocabulaire de cordon sanitaire.
00:23:09Naïma, vous en pensez quoi, vous?
00:23:10Il va trop loin, c'est...
00:23:12Je pense que ça...
00:23:14Les termes ne sont pas appropriés, c'est quoi?
00:23:16Non, mais je pense que parler de cordon sanitaire,
00:23:18moi aussi, je le réfute.
00:23:19D'accord.
00:23:19Vraiment, je trouve que c'est bien dommage,
00:23:21parce qu'il va un peu sur les plates-bandes de la gauche,
00:23:23de la gauche qui préfère, excusez-moi de le dire ainsi,
00:23:26couper les langues.
00:23:27Parce que ce qu'elle a fait, quand il y a eu les législatives,
00:23:29c'est que tout de suite, ils ont mis en place
00:23:31ce fameux cordon sanitaire,
00:23:34auquel certains DLR ont adhéré aussi,
00:23:38il faut le rappeler.
00:23:39Donc moi, je préfère le combat politique,
00:23:41par le débat, par le fait de discuter,
00:23:43de combattre politiquement, par les idées,
00:23:46et non pas en voulant couper les langues.
00:23:48On marque une pause dans ce Bini-News week-end,
00:23:50on a beaucoup d'actualité.
00:23:51Merci beaucoup, Dounia.
00:23:52Si jamais il y a d'autres réactions,
00:23:54évidemment, vous connaissez l'adresse, vous venez.
00:23:56On va suivre ça avec attention.
00:23:57On va accueillir dans quelques instants Juliette Sadat,
00:23:59puisqu'il y a eu un nouvel enlèvement
00:24:00lié encore à la crypto-monnaie.
00:24:03Et oui, décidément, ça se poursuit.
00:24:06Restez avec nous sur CNews, première chaîne d'information.
00:24:08Merci de votre fidélité.
00:24:09Il est 11h30, merci de nous accueillir avec Audrey Berthaud.
00:24:15Nous sommes ensemble jusqu'à 13h pour votre Bini-News week-end,
00:24:18présentation de notre équipe dimanche dans quelques instants.
00:24:21Mais nouveau tour d'horizon de l'information avec vous,
00:24:23ma chère Audrey.
00:24:24En Israël, une brève interruption du trafic aérien a eu lieu ce matin.
00:24:28Un missile est tombé tout près de l'aéroport international de Tel Aviv.
00:24:32Les rebelles outils du Yémen ont revendiqué ce tir
00:24:35en affirmant avoir ciblé l'aéroport Ben Gurion
00:24:38avec un missile balistique hypersonique
00:24:40qui a atteint sa cible avec succès,
00:24:42disent-ils donc ce matin.
00:24:44La Roumanie est de retour aux urnes ce dimanche
00:24:46pour le premier tour d'une présidentielle sous haute surveillance.
00:24:49Il y a cinq mois, le mois de novembre,
00:24:51avait été marqué par l'annulation choc du scrutin,
00:24:54marqué par des suspicions d'ingérence russe.
00:24:56Les bureaux de vote ont ouvert à 7h
00:24:58pour une fermeture à 21h ce soir.
00:25:01Et enfin, le président chinois Xi Jinping
00:25:03se rendra en Russie du 7 au 10 mai.
00:25:06Il participera aux côtés de son homologue russe
00:25:08aux célébrations des 80 ans de la victoire alliée
00:25:10contre l'Allemagne nazie.
00:25:11Cette visite interviendra au moment d'une proposition
00:25:14de trêve de trois jours du 8 au 10 mai
00:25:16dans le conflit avec l'Ukraine
00:25:17faite par Vladimir Poutine.
00:25:20Merci Audrey.
00:25:21Présentation de notre équipe du dimanche.
00:25:23Namem Fadel est avec nous.
00:25:25Pascal Bito-Panelli, Karim Abouik,
00:25:27Madi Saïdi et Juliette Sadat,
00:25:28notre spécialiste police-justice
00:25:30qui nous a rejoint.
00:25:31Bonjour Juliette.
00:25:32On va commencer avec vous
00:25:33avec encore, encore, encore
00:25:35un nouvel enlèvement
00:25:36lié à la crypto-monnaie.
00:25:38Là, vous allez nous raconter l'histoire
00:25:39mais en gros, c'est le père d'un homme
00:25:41qui a fait fortune dans les monnaies virtuelles
00:25:44qui a été libéré hier soir lors d'un assaut.
00:25:47Racontez-nous précisément ce qui s'est passé.
00:25:48Effectivement, il était séquestré depuis jeudi matin,
00:25:5110h30, jour où il s'est fait enlever
00:25:53dans le 14e arrondissement de Paris.
00:25:56La victime était un quinquagénaire,
00:25:58père d'un entrepreneur français,
00:25:59en effet, qui a fait fortune
00:26:02dans le domaine des crypto-monnaies.
00:26:04C'est lui d'ailleurs qui a donné l'alerte
00:26:05lorsqu'il a reçu de la part des ravisseurs
00:26:07une demande de rançon phénoménale.
00:26:10entre 5 et 7 millions d'euros
00:26:12en échange de la libération du père.
00:26:14Des investigations ont été menées.
00:26:17La victime a finalement été libérée hier soir
00:26:19grâce à une opération de grande ampleur
00:26:21coordonnée par la BRI de la PJ de Paris
00:26:24avec la BRB, la brigade de répression du banditisme
00:26:28et la brigade criminelle.
00:26:29Il était retenu dans une maison
00:26:31à Palaiso en Essonne.
00:26:33Il a été retrouvé blessé,
00:26:34un doigt sectionné.
00:26:36Il a été pris en charge immédiatement
00:26:37par les secours.
00:26:39Évidemment, 4 personnes ont été interpellées
00:26:42au moment de cette intervention.
00:26:44Des suspects jeunes,
00:26:45le plus âgé est né en 1998,
00:26:48le plus jeune en 2005.
00:26:49Ils ont été placés en garde à vue.
00:26:51Je le disais,
00:26:52ce n'est pas la première fois
00:26:53que ce type d'enlèvement se produit.
00:26:55On a tous en mémoire
00:26:56le patron de Ledger
00:26:59qui avait été enlevé.
00:27:02Et ça se multiplie en fait.
00:27:03Oui, il y a beaucoup de similitudes
00:27:04entre ces deux affaires,
00:27:06notamment concernant le mode opérationnel
00:27:08Souvenez-vous,
00:27:09David Balland et sa compagne
00:27:11avaient été enlevés.
00:27:13C'est l'un de ses collègues
00:27:13qui avait donné l'alerte
00:27:14après avoir reçu la vidéo
00:27:16d'un doigt coupé
00:27:17sur son téléphone portable,
00:27:19accompagné là aussi
00:27:19d'une demande de rançon
00:27:20en crypto-monnaie.
00:27:22Les otages avaient été retrouvés
00:27:23le lendemain
00:27:24à une cinquantaine de kilomètres
00:27:26de chez eux.
00:27:26Là aussi,
00:27:27grâce à une enquête minutieuse
00:27:28et à une intervention
00:27:29de grande ampleur
00:27:30de la part des forces de l'ordre,
00:27:329 personnes avaient été mises en examen.
00:27:34Et cette affaire,
00:27:35je me souviens,
00:27:35on l'avait commenté ensemble
00:27:37et ça nous rappelait
00:27:37l'histoire du fameux
00:27:39baron en pain.
00:27:411978.
00:27:421978,
00:27:43pour ceux qui se souviennent.
00:27:45C'est incroyable,
00:27:45ces histoires,
00:27:46vous qui êtes un expert
00:27:47en sécurité,
00:27:48c'est incroyable.
00:27:49Alors, c'est incroyable,
00:27:50cher Thierry,
00:27:51sans l'être.
00:27:52Parce que la criminalité organisée
00:27:54et le grand banditiste
00:27:55se servent de la crypto-monnaie
00:27:56d'une double façon.
00:27:58Déjà pour blanchir son argent sale
00:27:59et pour obtenir des transactions
00:28:01sur le net
00:28:02et par ailleurs,
00:28:03pour cibler des gens
00:28:04qui deviennent multimillionnaires
00:28:06en très peu de temps.
00:28:07En très peu de temps, oui.
00:28:08Qui parfois ne sont pas très discrets
00:28:09sur les réseaux.
00:28:11Donc, on est sur un mode opératoire
00:28:12avec des gangs de plus en plus jeunes
00:28:14qui font des repérages,
00:28:15ciblent,
00:28:16montrent des équipes,
00:28:18préparent,
00:28:18vont à l'action,
00:28:19kidnappent,
00:28:21séquestrent,
00:28:21torturent
00:28:22et demandent des rançons.
00:28:23C'est un opératoire
00:28:25extrêmement impitoyable
00:28:27et on est obligé,
00:28:28vous voyez quand même
00:28:29que quelque part,
00:28:30la police fonctionne,
00:28:31d'y mettre des gros services,
00:28:33des spécialistes de la crypto,
00:28:35mais aussi la BRB
00:28:36qui va enquêter
00:28:37la brigade de répression
00:28:38du banditisme
00:28:39et l'élite de la PJ,
00:28:41la BRI qui monte aux assauts
00:28:43pour essayer d'endiguer ça.
00:28:45Donc, tous ces multimillionnaires
00:28:47doivent être très discrets
00:28:50faute de cibler systématiquement.
00:28:52Alors, vous,
00:28:52vous êtes un expert en sécurité,
00:28:54c'est potentiellement un marché
00:28:57avec ce type de profils
00:29:00et qui doivent se surprotéger
00:29:02et faire très attention.
00:29:04Absolument, c'est un marché,
00:29:05c'est un nouveau type de cible.
00:29:07on va cibler non seulement
00:29:10ces millionnaires,
00:29:12mais on va cibler
00:29:12le premier cercle de la famille.
00:29:15C'est le cas.
00:29:15Leurs enfants, leurs femmes.
00:29:16Leurs enfants,
00:29:17le père, là, on le pense.
00:29:18Donc, c'est extrêmement dangereux.
00:29:20C'est un moyen de pression considérable.
00:29:22Imaginez,
00:29:22on enlève votre enfant.
00:29:24Alors, après,
00:29:25il y a des solutions
00:29:26sur la crypto,
00:29:27c'est-à-dire multichiffrer,
00:29:29avoir un chiffrage temporel,
00:29:31décaler.
00:29:32Mais bon,
00:29:32plus on est riche,
00:29:33plus on est visé,
00:29:34plus on doit être prudent,
00:29:35telle est notre société.
00:29:37Naïma,
00:29:38qu'est-ce que ça vous inspire,
00:29:39ces affaires ?
00:29:40Qui se multiplient.
00:29:41Oui,
00:29:42enfin,
00:29:43ils ne sont pas à l'abri,
00:29:44mais ce que disait Pascal
00:29:45est important,
00:29:46c'est-à-dire que les personnes
00:29:47elles-mêmes,
00:29:47elles peuvent se protéger,
00:29:48notamment avec une sécurité
00:29:50rapprochée,
00:29:51etc.
00:29:51Mais l'entourage,
00:29:53l'entourage,
00:29:53il continue sa vie,
00:29:54la femme,
00:29:55les enfants,
00:29:55etc.
00:29:55En l'occurrence,
00:29:56c'était le papa.
00:29:56Et là, c'est le papa
00:29:57qui apparemment marchait dans la rue
00:29:59et donc il a repéré.
00:30:00Dans le 14e arrondissement,
00:30:01c'est ça ?
00:30:01Mais est-ce que Pascal,
00:30:03vous ne pensez pas que du coup,
00:30:04enfin je pense que c'est quand même
00:30:05un entourage qui connaît ?
00:30:07Parce que pour connaître le père
00:30:08de ce jeune
00:30:11qui a fait effectivement une fortune
00:30:12dans la crypto-monnaie,
00:30:14est-ce que ce n'est pas justement
00:30:16un entourage quand même
00:30:17qui connaît un peu la famille ?
00:30:20Alors,
00:30:21tout à fait Naïma.
00:30:22Il y a aussi tout ça
00:30:23à regarder dans le cadre d'enquêtes.
00:30:27Et vous savez,
00:30:27moi quand il m'arrive
00:30:28de faire des audits
00:30:29ou de conseiller des gens très riches
00:30:31qui sont inquiets,
00:30:33évidemment,
00:30:34je leur conseille un niveau
00:30:35de protection également
00:30:36autour de la famille.
00:30:37Je leur dis toujours
00:30:37il faut une protection
00:30:38autour de sa fortune
00:30:39et de valider
00:30:41son premier cercle
00:30:42de collaborateurs
00:30:44parce qu'on a énormément
00:30:45de gens qui basculent
00:30:47au bout d'un moment.
00:30:48Regardez le cas
00:30:49de Mme Kardashian,
00:30:50c'est les gardes du corps
00:30:51qui l'ont attaqué.
00:30:52Donc,
00:30:53plus on a ce statut,
00:30:55je le redis,
00:30:56plus on doit être
00:30:57extrêmement prudent
00:30:58et valider tout le monde.
00:31:00C'était le cas aussi
00:31:01des influenceurs
00:31:02qui ont tendance
00:31:02à se mettre en scène,
00:31:03etc.
00:31:04Ils disent
00:31:04au revoir,
00:31:05on va partir en vacances,
00:31:06etc.
00:31:06On est là.
00:31:07Évidemment,
00:31:08là on prend des risques.
00:31:09Vous avez raison Thierry,
00:31:10mais ce que dit Pascal
00:31:10est extrêmement intéressant,
00:31:11c'est que c'est quand même
00:31:13les agents,
00:31:14parfois l'entourage,
00:31:15les personnes qui travaillent
00:31:17avec vous
00:31:17qui peuvent effectivement
00:31:19basculer
00:31:19en raison de l'appât du gain
00:31:21et c'est eux
00:31:22qui vont donner
00:31:23les informations.
00:31:23Je vous fais réagir,
00:31:26Karima,
00:31:27mais je veux qu'on voit
00:31:28la réaction de Bruno Rotaillot
00:31:29qui s'est réjoui évidemment
00:31:31puisque l'histoire
00:31:32s'est plutôt bien terminée.
00:31:34Un immense bravo aux enquêteurs
00:31:35qui ont fait un travail
00:31:35exceptionnel pour libérer
00:31:36cet homme
00:31:37et pour interpeller
00:31:38ses rêves et soeurs.
00:31:39Merci à Laurent Nunez
00:31:40et à la préfecture de police
00:31:41pour leur engagement
00:31:42décisif.
00:31:44Intervention de Bruno Rotaillot.
00:31:45Karima.
00:31:47Oui,
00:31:48il y a l'entourage,
00:31:48comme vous l'avez dit,
00:31:50ça c'est très important,
00:31:51mais il y a aussi
00:31:51des réseaux,
00:31:52des cybercriminels
00:31:54et je trouve
00:31:55le mode opératoire
00:31:56c'est d'une violence extrême
00:31:57et il y a des symboles
00:32:00extrêmement forts
00:32:00quand on parle
00:32:01d'un doigt sectionné,
00:32:03c'est prise d'otage
00:32:04littéralement.
00:32:06Donc,
00:32:06il y a quand même
00:32:07des modes opératoires
00:32:08extrêmement violents.
00:32:10On voit aussi
00:32:10qu'il y a des entreprises
00:32:11qui sont ciblées
00:32:12par ce qu'on appelle
00:32:13des rançons J-Ciel.
00:32:15On va demander des rançons,
00:32:16il va y avoir
00:32:17du piratage informatique
00:32:18et on va vraiment
00:32:20menacer
00:32:21les entrepreneurs,
00:32:23des entreprises
00:32:23en disant
00:32:24si vous ne payez pas,
00:32:25vous allez tout perdre.
00:32:27Donc,
00:32:27d'où cette importance,
00:32:28oui,
00:32:28de se protéger
00:32:29mais en même temps
00:32:30de lutter
00:32:31contre
00:32:31non seulement
00:32:34ces cyberattaques
00:32:34mais ces réseaux criminels
00:32:36parce que ça sert aussi,
00:32:37c'est énormément d'argent
00:32:38qui est en jeu
00:32:38et ça sert
00:32:40à financer
00:32:40des activités
00:32:41frauduleuses,
00:32:43ça peut servir,
00:32:43on ne sait pas en fait
00:32:44est-ce que ça peut
00:32:45financer du terrorisme
00:32:47ou autre chose
00:32:48donc c'est extrêmement grave
00:32:49et moi ça me frappe aussi
00:32:50encore une fois,
00:32:51il y a la jeunesse
00:32:52des suspects
00:32:53dans cette affaire
00:32:55et l'extrême violence
00:32:56qui est caractéristique
00:32:57aujourd'hui malheureusement
00:32:59dans notre société
00:32:59de beaucoup de faits
00:33:01de la sorte.
00:33:02Allez,
00:33:02ce ministre,
00:33:03je vous conviens également
00:33:03sur ce qui s'est passé
00:33:04à Dancy
00:33:05avec cette vidéo
00:33:06totalement lunaire,
00:33:08j'en profite
00:33:08pour saluer
00:33:08Éric Henry,
00:33:10délégué national
00:33:10d'Alliance Police
00:33:11qui était avec nous hier,
00:33:12je voulais absolument
00:33:13vous avoir à nouveau Éric,
00:33:14rebonjour.
00:33:15Bonjour.
00:33:15On rappelle ces deux motards
00:33:17qui ont été pris à partie
00:33:18dans le cadre
00:33:19d'un rodeo urbain,
00:33:21les forces de l'ordre
00:33:21ont été attaquées
00:33:23par une soixantaine
00:33:24d'individus,
00:33:25on l'évoquait ensemble,
00:33:25on ne le voit pas
00:33:26sur cette vidéo
00:33:26ou sur ces images
00:33:27mais il y a quand même
00:33:28une soixantaine de personnes
00:33:29qui menacent
00:33:31vos deux collègues
00:33:32et dans l'intervention,
00:33:34il faut le rappeler,
00:33:35un homme a été blessé
00:33:36par balles
00:33:36et un policier
00:33:37a également été blessé
00:33:39lui aussi.
00:33:39On va écouter
00:33:40quelques réactions
00:33:40Éric
00:33:42et j'ai quelques
00:33:43d'autres questions
00:33:44à vous poser
00:33:45par rapport
00:33:45à ce qui s'est passé hier
00:33:46mais d'abord
00:33:46quelques réactions
00:33:47recueillies par nos équipes
00:33:48à Dancy.
00:33:49À partir du moment
00:33:50où on s'en prend aux flics,
00:33:52ce qui se passe,
00:33:53ce qui se passe.
00:33:53Les flics sont juste
00:33:54défendus.
00:33:55Il y en a partout,
00:33:56les jeunes avec la moto,
00:33:58moi j'habite un quartier,
00:33:59je subis,
00:34:01c'est les ballons de foot,
00:34:02on joue au foot,
00:34:02il y a un terrain derrière
00:34:03et ils jouent au foot
00:34:04dans la cour,
00:34:06mais quand il n'y a pas
00:34:09de loi,
00:34:12il y a des lois
00:34:12mais elles ne sont pas
00:34:13appliquées.
00:34:14C'est des deux côtés.
00:34:15Les jeunes contre la police,
00:34:16la police contre les jeunes
00:34:17et vice versa.
00:34:18C'est les politiques
00:34:19depuis des décennies
00:34:20qui divisaient
00:34:23pour mieux régner,
00:34:24on monte les uns
00:34:24contre les autres
00:34:25et ainsi de suite.
00:34:27Voilà Éric,
00:34:28quelques réactions
00:34:30recueillies à Dancy.
00:34:31Merci en tous les cas
00:34:32d'être à nouveau
00:34:33avec nous
00:34:33parce qu'il y a une information
00:34:34qui circule.
00:34:35Je voulais avoir
00:34:36cette précision ou pas.
00:34:37Il paraît,
00:34:38j'utilise le conditionnel,
00:34:39qu'il s'agissait
00:34:40d'un tournage
00:34:40de clips
00:34:41avec des rappeurs,
00:34:44c'est ça ?
00:34:44Vous avez cette information
00:34:45ou pas ?
00:34:46Vous pouvez la confirmer
00:34:46ou pas ?
00:34:47Est-ce qu'on en sait davantage
00:34:48par rapport à hier
00:34:49lorsque nous nous sommes parlé ?
00:34:50Alors effectivement,
00:34:51il y a eu un clip,
00:34:52un clip sauvage,
00:34:54sans autorisation
00:34:55parce que ça nécessite
00:34:56des autorisations
00:34:57pour effectuer un clip
00:34:59dans un quartier.
00:35:00Il y a des mesures
00:35:00de sécurisation
00:35:01à mettre en œuvre.
00:35:02Malheureusement,
00:35:03c'est récurrent
00:35:04dans les quartiers sensibles,
00:35:05des clips sauvages,
00:35:07mais nous n'avons pas
00:35:08de confirmation
00:35:08que la moto
00:35:09en question
00:35:11faisait partie du clip.
00:35:13Ça, non.
00:35:13Ça n'est pas confirmé
00:35:14au moment où je vous parle.
00:35:16Alors,
00:35:17je voulais également
00:35:17vous avoir
00:35:18parce qu'on voit
00:35:19que cette scène
00:35:20est filmée
00:35:21par les personnes
00:35:23qui assistent
00:35:23et notamment
00:35:24par les gens
00:35:25qui tentent
00:35:25d'agresser vos collègues.
00:35:26ils ont tout.
00:35:29Et on se souvient
00:35:30qu'au moment
00:35:30de l'affaire
00:35:30de Naël,
00:35:32il avait été évoqué
00:35:32que les policiers
00:35:34mais même
00:35:34les gendarmes
00:35:34soient équipés
00:35:35de caméras
00:35:36pour éventuellement
00:35:37filmer
00:35:37et que cela
00:35:38puisse servir
00:35:39de preuve.
00:35:40Et là,
00:35:40visiblement,
00:35:41vos collègues
00:35:41n'en avaient pas.
00:35:42On en est où
00:35:43de cette affaire,
00:35:45Éric ?
00:35:45Alors,
00:35:46effectivement,
00:35:47il existe
00:35:47des caméras piétons,
00:35:49ça s'appelle ainsi,
00:35:50pour permettre
00:35:51d'objectiver
00:35:52une situation
00:35:53d'intervention
00:35:54afin d'amener
00:35:55toutes les preuves,
00:35:57je dirais,
00:35:57des conditions
00:35:59de l'intervention.
00:36:00Là,
00:36:00en l'espèce,
00:36:01les collègues motards
00:36:02n'avaient vraisemblablement
00:36:04pas les caméras piétons.
00:36:06Je ne peux pas être affirmatif
00:36:07parce que je n'ai pas
00:36:08cette information.
00:36:09Et eu égard
00:36:10à la dangerosité
00:36:11à ces individus
00:36:12extrêmement agressifs
00:36:13qu'ils encerclaient,
00:36:15est-ce que
00:36:16s'ils les avaient sur eux,
00:36:18ils auraient eu le temps
00:36:19d'activer
00:36:19ces caméras piétons
00:36:21parce qu'ils devaient
00:36:22déjà penser
00:36:22à préserver
00:36:23leur intégrité physique,
00:36:24voire leur vie.
00:36:25Je vous rappelle
00:36:26qu'il y avait
00:36:26des dizaines d'individus
00:36:28derrière celui qui filme,
00:36:29d'ailleurs,
00:36:29qui est complice,
00:36:30et ça s'appelle aussi
00:36:31du happy slapping,
00:36:32ce qu'il fait,
00:36:33pour ces individus,
00:36:35étaient porteurs
00:36:36de bidons,
00:36:37de bouteilles
00:36:38et exhibaient aussi
00:36:39des briques hippos
00:36:40en appelant
00:36:41à tuer
00:36:42et à brûler
00:36:43mes collègues.
00:36:44Alors,
00:36:45M. Cabane,
00:36:45là,
00:36:45je ne peux pas vous dire
00:36:46de façon indubitable,
00:36:49si les collègues motards
00:36:50étaient équipés
00:36:51des caméras piétons,
00:36:53mais quoi qu'il en soit,
00:36:55face à l'intensité,
00:36:57au stress
00:36:57de la situation,
00:36:59ce qui était important
00:36:59pour eux,
00:37:00c'est de préserver
00:37:00leur intégrité physique.
00:37:02Mais vous voyez
00:37:02pourquoi je vous pose
00:37:03la question,
00:37:03Eric Henry,
00:37:04parce que là,
00:37:05on a une vision,
00:37:06et encore une fois,
00:37:07hier,
00:37:07vous nous avez éclairé
00:37:08sur le fait
00:37:08qu'il y avait 60 jeunes
00:37:09qui étaient autour,
00:37:11ce qu'on ne voyait pas,
00:37:11mais c'est champ contre champ,
00:37:12et c'est un autre député
00:37:14qui vous parle.
00:37:14Évidemment,
00:37:15ça serait intéressant
00:37:15d'avoir le contre champ
00:37:17filmé par vos collègues
00:37:19qui sont en train
00:37:19de se défendre
00:37:20et on comprendrait mieux
00:37:21encore la scène
00:37:22et la scène
00:37:23à laquelle ils ont été confrontés.
00:37:25Mais complètement,
00:37:26parce que c'est pour ça
00:37:27que nous,
00:37:27à l'Alliance Police Nationale,
00:37:29depuis hier,
00:37:30on est en soutien permanent
00:37:31des collègues,
00:37:33parce que quand on vous dit
00:37:34que cette vidéo
00:37:34est partielle,
00:37:35partielle,
00:37:36parcellaire,
00:37:37et qu'au départ,
00:37:37elle était destinée
00:37:38à mettre en difficulté
00:37:39mes collègues
00:37:40et voir alimenter
00:37:43la haine anti-flic
00:37:43et toutes les conséquences
00:37:45qui pourraient en découler,
00:37:46oui,
00:37:46ce serait bien
00:37:47d'avoir des images
00:37:48d'autres angles
00:37:49et notamment
00:37:49de ceux qui sont derrière
00:37:51et qui,
00:37:52après vous encerclent
00:37:52mes collègues
00:37:53et qui sont d'une violence
00:37:54inouïe
00:37:54pour s'en prendre
00:37:55à leur intégrité physique.
00:37:56Oui,
00:37:57c'est symptomatique
00:37:58d'un mode opératoire
00:38:00de certains individus
00:38:01qui veulent laisser
00:38:02faire passer
00:38:02les policiers
00:38:04pour des méchants,
00:38:06pour des non-professionnels
00:38:09qui interviennent
00:38:11de façon
00:38:12non-réglementaire.
00:38:14Et puis,
00:38:15ça peut être dissuasif
00:38:15également pour les personnes
00:38:16parce que je te filme
00:38:17et on vous filme aussi,
00:38:18c'est ça aussi
00:38:20l'intérêt.
00:38:21Mais est-ce que vous pensez
00:38:22qu'effectivement
00:38:22ça serait dissuasif
00:38:23pour ces personnes-là ?
00:38:25Oui,
00:38:25oui,
00:38:25tout à fait.
00:38:26Les caméras piétons
00:38:27de l'Alliance Policiennale,
00:38:28on est absolument pour
00:38:29parce que ça permet
00:38:31d'objectiver une situation
00:38:32et souvent,
00:38:33ça fait tomber la pression
00:38:34et ça permet
00:38:35aussi régulièrement
00:38:36à mes collègues
00:38:37de pouvoir démontrer
00:38:38leur bonne foi
00:38:39que l'intervention
00:38:40était propre carré
00:38:41et de,
00:38:43je dirais,
00:38:45également,
00:38:48celles et ceux
00:38:49qui font de la haine
00:38:50anti-police
00:38:51un fonds de commerce.
00:38:53Alors,
00:38:53on a évoqué
00:38:5450 000 caméras
00:38:55à l'époque
00:38:56qui avaient été distribuées,
00:38:58c'est cela ?
00:38:58Je ne me trompe pas ?
00:39:00Oui,
00:39:00c'est à peu près le chiffre,
00:39:01c'est à peu près 50 000.
00:39:03Quasiment tous les services
00:39:04en sont équipés,
00:39:06quasiment tous mes collègues
00:39:07aussi en sont équipés.
00:39:08Après,
00:39:09lorsqu'il s'agit
00:39:09de spécialistes
00:39:10comme l'un,
00:39:10l'espèce,
00:39:11les motards,
00:39:11ce n'est pas toujours évident
00:39:12parce qu'il faut
00:39:14que ce soit compatible
00:39:15aussi avec la conduite
00:39:16et notamment
00:39:19avec le casque,
00:39:20etc.,
00:39:21avec tout leur outil
00:39:22de prévention
00:39:24et leurs habits
00:39:27professionnels
00:39:27pour justement
00:39:28ne pas les gêner
00:39:29dans la réalisation
00:39:30de leur mission.
00:39:31Donc,
00:39:31c'est un peu plus difficile.
00:39:32Merci Eric Henry
00:39:34pour votre témoignage
00:39:35et cet éclairage.
00:39:36C'est intéressant
00:39:37ce qu'il dit Eric.
00:39:38Naïma Mpadel.
00:39:39Je trouve vraiment
00:39:41dans votre question
00:39:42Thierry
00:39:43extrêmement pertinente
00:39:44parce qu'on s'étonne
00:39:45que tous nos policiers
00:39:47ne soient pas
00:39:47équipés
00:39:49de caméras.
00:39:50Là,
00:39:51en l'occurrence,
00:39:51c'est des motards,
00:39:53c'est la brave M,
00:39:54si j'ai bien compris.
00:39:57Je pense qu'on peut avoir
00:39:58des vidéos
00:40:02qui soient placées
00:40:03sur le casque.
00:40:04Ce n'est pas la brave M,
00:40:05me dit-on.
00:40:05Ce n'est pas la brave M.
00:40:07Très bien.
00:40:07Mais des motards,
00:40:09effectivement,
00:40:10ils pourraient peut-être
00:40:10avoir des caméras
00:40:13sur leur casque.
00:40:14Oui,
00:40:14parce que c'est possible.
00:40:15Voilà.
00:40:16Je crois que la technologie
00:40:17aujourd'hui,
00:40:18il n'y a aucun souci.
00:40:18Il n'y a aucun souci.
00:40:19On envoie beaucoup
00:40:20de motards avec des caméras.
00:40:21Ce que vous dites,
00:40:22c'est extrêmement important
00:40:23d'inverser.
00:40:23Mais champ contre champ.
00:40:24Aujourd'hui,
00:40:24les voyous
00:40:26se servent de ça
00:40:27pour incriminer les policiers
00:40:28et font de telle manière
00:40:30à ce qu'on ne puisse pas douter
00:40:32et qu'on pense
00:40:33que la police,
00:40:33effectivement,
00:40:34elle agresse,
00:40:35elle tue,
00:40:36etc.
00:40:37Bien que cette vidéo,
00:40:38elle se retourne quand même
00:40:39contre les voyous
00:40:40parce qu'on voit bien
00:40:40qu'ils sont eux
00:40:41qui vont à l'affrontement.
00:40:44Mais vous avez raison,
00:40:45à un moment,
00:40:46c'est quelque chose
00:40:47qui est extrêmement important.
00:40:48Il faudrait que tous
00:40:49nos policiers soient équipés
00:40:50et notamment aussi
00:40:51nos motards
00:40:52et aussi ceux
00:40:53qui sont dans les voitures.
00:40:55Pascal.
00:40:55Oui,
00:40:56alors évidemment,
00:40:57plus les policiers
00:40:58et les gendarmes
00:40:58sont équipés,
00:40:59mieux c'est.
00:41:00Et puis,
00:41:00ça s'avère à la preuve
00:41:01dans les enquêtes.
00:41:02La caméra d'intervention
00:41:04aux piétons
00:41:04équipe moins les motards
00:41:06parce que c'est vrai
00:41:06que sur l'équipe...
00:41:07Parce que dans le cadre
00:41:07de l'affaire Naël,
00:41:08vous imaginez
00:41:09que ça aurait pu avoir
00:41:10bien...
00:41:11Il y aurait l'image,
00:41:11sur les casques ?
00:41:13Non, mais surtout absolument
00:41:15pour remonter la réalité
00:41:16contextualisée
00:41:17et protéger les policiers.
00:41:19Au demeurant,
00:41:20je ne pense pas
00:41:20que ça ait arrêté
00:41:21qui que ce soit.
00:41:23Oui,
00:41:23mais on aurait les images.
00:41:24Vous avez les images.
00:41:26Dans quelle situation on est ?
00:41:28J'ai envie de dire,
00:41:29c'est le titre d'un livre
00:41:30d'un de mes anciens collègues,
00:41:31La police ne peut plus rien
00:41:32pour vous.
00:41:34On paye 40 ans
00:41:35de laxisme et d'impunité.
00:41:37L'impunité est un point paroxystique.
00:41:39Vous avez vu
00:41:39le comportement de ces jeunes.
00:41:40Bien sûr.
00:41:41Donc, il me semble
00:41:43qu'il va falloir
00:41:45qu'on se pose des questions
00:41:46parce qu'on ne peut pas
00:41:48laisser la situation
00:41:49se dégrader à tel point.
00:41:51On perd le terrain.
00:41:53Et moi, je pense
00:41:54que ça serait un élément
00:41:55indispensable pour...
00:41:56Mais vraiment,
00:41:57vu le contexte
00:41:58que l'on décrit
00:41:58sur ces plateaux.
00:41:59Et encore une fois,
00:42:00je reviens à cette affaire
00:42:00de Naël.
00:42:02Bien sûr.
00:42:02Les deux policiers
00:42:04ont été armés de caméras.
00:42:05Peut-être que ça aurait pu
00:42:06expliquer un certain nombre
00:42:07de choses.
00:42:07Parce que il y a la preuve
00:42:09par l'image.
00:42:09Parce que là, encore une fois,
00:42:10on n'avait qu'un champ
00:42:11de vision de ce qui s'est produit.
00:42:14Oui, et puis les vidéos,
00:42:15elles sont souvent tronquées.
00:42:16Ceux qui filment souvent
00:42:17ne sont pas les amis de la police.
00:42:19Donc, ils n'ont pas intérêt
00:42:20à reproduire la réalité.
00:42:22Donc, c'est une question d'angle.
00:42:23C'est une question de moment.
00:42:25Et donc, effectivement,
00:42:26ça peut être très utile
00:42:27pour les policiers,
00:42:28même à titre probatoire.
00:42:29Demain, s'il y a un procès,
00:42:30on peut produire des preuves.
00:42:32Voilà.
00:42:32Il y a toujours enquête,
00:42:33quand on l'a vu sur Naël.
00:42:36Ça fait débat quand même
00:42:37sur ces questions de caméras aussi.
00:42:40Je sais que ça fait débat
00:42:41parce que c'est qui on équipe.
00:42:44Est-ce que c'est tous les policiers?
00:42:46Dans quel contexte
00:42:47on active les caméras?
00:42:48Est-ce que c'est à chaque
00:42:48intervention policière?
00:42:50Mais l'enjeu, en fait,
00:42:51le point que je voulais soulever
00:42:52surtout, c'est une fois que c'est dit,
00:42:54qu'on a ces images,
00:42:56c'est la question, effectivement,
00:42:58de l'impunité.
00:42:59Il y a déjà des lois.
00:43:00Appliquer les lois.
00:43:02Appliquer les lois.
00:43:03Ça existe, l'outrage à un agent.
00:43:05Ça existe, l'agression de policiers.
00:43:07Et les peines peuvent être très sévères.
00:43:09Déjà, juste pour l'outrage à un agent,
00:43:11il peut y avoir des peines
00:43:13jusqu'à un an d'emprisonnement,
00:43:14si je ne m'abuse,
00:43:16et plusieurs milliers d'euros d'amende.
00:43:18Et si vous avez...
00:43:19si vous êtes, donc, reconnu coupable
00:43:22d'une agression envers un agent policier,
00:43:25par exemple,
00:43:26les peines de prison
00:43:27peuvent être très importantes.
00:43:29On parle de plusieurs années de prison
00:43:30et des amendes considérables,
00:43:33des dizaines de milliers d'euros d'amende.
00:43:35Donc, appliquez-les.
00:43:37Et déjà, peut-être,
00:43:38dans la communication aujourd'hui,
00:43:39il y a déjà quelque chose
00:43:41à envoyer comme message
00:43:42que vous attaquez un agent de police,
00:43:45vous agressez un agent de police,
00:43:47il va avoir véritablement des conséquences.
00:43:48Le problème, c'est que souvent,
00:43:49les peines ne sont même pas appliquées
00:43:51de cette nature.
00:43:52En fait, ça ne va pas...
00:43:54L'agression d'un policier...
00:43:55Mais puisque, moi, je pense,
00:43:56récemment, je le redis...
00:43:57On a vu des cas
00:43:58où ça peut être assez...
00:43:59L'agression d'un policier
00:44:00sans ITTP,
00:44:01on est en moyenne
00:44:02à six mois de prison.
00:44:03Oui, mais vous voyez,
00:44:04dans le contexte dans lequel...
00:44:05Ce n'est pas nécessairement
00:44:05très difficile.
00:44:06Le contexte dans lequel nous sommes,
00:44:08je pense que c'est même
00:44:08une priorité absolue,
00:44:10puisque aujourd'hui,
00:44:11tous les voyous filment
00:44:12et n'hésitent pas, d'ailleurs,
00:44:14à diffuser sur les réseaux sociaux.
00:44:16Eh bien, voilà,
00:44:17il faut qu'on puisse répondre également,
00:44:18et que les policiers puissent répondre
00:44:21et qu'on a tendance à oublier
00:44:23qu'il y a des lois
00:44:24et on réclame toujours plus,
00:44:25mais déjà commencer par appliquer
00:44:27ce qui est prévu.
00:44:28Les citoyens n'oublient pas.
00:44:30Ils sont malheureusement
00:44:31témoins du délitement
00:44:33de cet État
00:44:34qui est devenu
00:44:35complètement impuissant,
00:44:37qui est complètement
00:44:38dans une espèce de fatalisme,
00:44:40parce qu'on se rend compte
00:44:41qu'aujourd'hui,
00:44:42eh bien, il y a un laxisme
00:44:43qui a pénétré
00:44:43toutes nos élites politiques
00:44:46et qu'aucun,
00:44:48j'allais dire,
00:44:49même droite-gauche,
00:44:50parce que même quand la droite
00:44:51était au gouvernement,
00:44:53il y a des choses
00:44:53qu'elle aurait pu faire
00:44:54et qu'elle n'a pas fait.
00:44:55Et c'est sans oublier
00:44:56l'irresponsabilité
00:44:57de certains élus
00:44:58qui vont sur les réseaux sociaux
00:44:59et qui crient aux violences policières
00:45:01sur la base
00:45:02d'une telle vidéo.
00:45:03Eh oui,
00:45:04c'est ce qu'on disait hier.
00:45:05Il vaut mieux tourner
00:45:05trois fois sa langue
00:45:06dans sa bouche
00:45:06avant de commenter.
00:45:07Mais Thierry,
00:45:08ces politiques,
00:45:08excusez-moi,
00:45:09ces politiques,
00:45:10en fait,
00:45:10ne protègent pas
00:45:11les plus faibles d'entre nous,
00:45:13les plus modestes,
00:45:14les habitants
00:45:14de ces quartiers-là
00:45:15qui disent
00:45:15qu'on en a marre
00:45:16de ceux qui viennent
00:45:17pour déviser
00:45:18notre environnement.
00:45:20C'est la pub.
00:45:20C'est la pub.
00:45:21On marque une pause.
00:45:22On entamera
00:45:22notre deuxième heure.
00:45:24On ira à Rennes.
00:45:25À Rennes,
00:45:26où il y a eu encore
00:45:27un règlement de compte
00:45:28avec une fusillade
00:45:30dans le quartier de Villejean.
00:45:31Et on sera avec
00:45:32Charles Compagnon.
00:45:33Vous savez,
00:45:34cet élu d'opposition
00:45:35de la mairie de Rennes
00:45:35qui avait subi
00:45:37une fusillade
00:45:39dans un restaurant.
00:45:40Ça sera notre invité
00:45:41dans quelques instants.
00:45:43Il réagira
00:45:43cette nouvelle fusillade
00:45:44à Villejean.
00:45:45Ça continue à Rennes.
00:45:45Ça continue encore
00:45:47et encore.
00:45:48Merci de nous suivre.
00:45:49À tout de suite.
00:45:53Rebonjour.
00:45:54Soyez les bienvenus.
00:45:55Merci de nous accueillir
00:45:55avec Audrey Berthaud.
00:45:56C'est déjà
00:45:57la deuxième partie
00:45:58de notre Bini News Weekend
00:45:59avec énormément d'actualités.
00:46:01Il faut bien reconnaître
00:46:02ma chère Audrey.
00:46:03On se représente,
00:46:04notre équipe
00:46:05qui nous accompagne
00:46:06dans quelques instants.
00:46:06Mais tout de suite
00:46:07le sommaire
00:46:08de cette partie 2.
00:46:09Pour commencer,
00:46:10on va prendre
00:46:11la direction de Rennes.
00:46:12Rennes avec une nouvelle
00:46:14fusillade
00:46:15dans le quartier
00:46:15de Villejean.
00:46:16Encore Villejean,
00:46:17me direz-vous.
00:46:18Deux hommes ont été
00:46:18blessés par balle
00:46:19près d'un point de deal.
00:46:20On sera avec Charles Compagnon,
00:46:22président du groupe
00:46:23d'opposition
00:46:23à la mairie de Rennes.
00:46:24Souvenez-vous,
00:46:25il avait été victime
00:46:27et il avait vécu
00:46:28une fusillaille
00:46:28en direct
00:46:29depuis un restaurant.
00:46:32C'était en avril dernier.
00:46:33Son témoignage
00:46:33est important.
00:46:35On évoquera également
00:46:36la problématique
00:46:37des déserts médicaux
00:46:38avec une histoire
00:46:39invraisemblable,
00:46:40mais vraiment invraisemblable.
00:46:41dans les Alpes
00:46:42de Haute-Provence.
00:46:43Un couple a parcouru,
00:46:45tenez-vous bien,
00:46:45plus de 120 kilomètres
00:46:47en voiture
00:46:47avec leur bébé
00:46:48en détresse respiratoire.
00:46:50Je dis bien
00:46:50un bébé
00:46:51en détresse respiratoire.
00:46:52Il est recherché
00:46:52désespérément
00:46:53des urgences pédiatriques
00:46:54couvertes.
00:46:55Heureusement,
00:46:56leur petite fille
00:46:56s'en est bien sortie.
00:46:57C'est Alice Sommerer
00:46:58qui va nous raconter
00:46:59cette histoire
00:47:00et on va en parler.
00:47:01Enfin,
00:47:02on terminera
00:47:02par un sujet
00:47:02très concernant
00:47:03qui nous concerne tous
00:47:04évidemment.
00:47:05les grèves
00:47:06à la SNCF.
00:47:06Attention,
00:47:07prenez vos précautions
00:47:07cette semaine.
00:47:09Même si le président
00:47:11de la SNCF
00:47:11Voyageur a dit
00:47:13nous sommes loin
00:47:13d'une semaine noire.
00:47:15C'est ce qu'il a affirmé
00:47:16ce matin.
00:47:16On en parlera
00:47:17et on posera
00:47:18la question
00:47:20à Gérald Petitgan
00:47:21qui est vice-président
00:47:23ou président
00:47:23de l'AFNOT
00:47:24Auvergne-Rhône-Alpes
00:47:25qui sera notre invité.
00:47:27Voilà pour notre menu
00:47:28assez chargé.
00:47:29Vous le reconnaîtrez.
00:47:30Mais tout de suite,
00:47:30on fait un tour
00:47:31d'horizon de la formation
00:47:31avec vous, Audrey.
00:47:32Un référendum
00:47:34pour surmonter
00:47:35les blocages politiques.
00:47:36C'est l'option
00:47:37mise sur la table
00:47:37par le Premier ministre
00:47:38François Bayrou
00:47:39qui redit être confronté
00:47:41à un Himalaya
00:47:42de difficultés.
00:47:43C'est un plan d'ensemble
00:47:44que je veux soumettre.
00:47:45Il demandera des efforts
00:47:46à tout le monde.
00:47:47Il ne peut réussir
00:47:48si le peuple français
00:47:49ne le soutient pas
00:47:50a-t-il déclaré
00:47:51au journal du dimanche.
00:47:53Et puis toujours
00:47:54dans les colonnes
00:47:54du JDD,
00:47:56Laurent Wauquiez
00:47:57appelle à établir
00:47:58un cordon sanitaire
00:47:59autour de LFI.
00:48:00Le patron du groupe
00:48:01Les Républicains
00:48:02à l'Assemblée
00:48:02accuse le mouvement
00:48:03de Jean-Luc Mélenchon
00:48:04de menace
00:48:05pour la France.
00:48:06Il estime par exemple
00:48:07que le terme
00:48:08« islamophobie »
00:48:09a été utilisé
00:48:09par Jean-Luc Mélenchon
00:48:10pour flatter l'islamisme.
00:48:13Et enfin,
00:48:14un homme ayant fait fortune
00:48:15dans les crypto-monnaies
00:48:16a été libéré hier
00:48:17après avoir vécu l'enfer.
00:48:18Il avait été kidnappé jeudi
00:48:20dans le 14e arrondissement
00:48:21de Paris.
00:48:22Cinq personnes
00:48:23ont été interpellées.
00:48:24D'après le journal
00:48:25Le Parisien,
00:48:26les malfaiteurs
00:48:26auraient réclamé
00:48:27entre 5 à 7 millions
00:48:29d'euros
00:48:29sous forme de virement
00:48:30en échange de sa libération.
00:48:33Merci.
00:48:34Merci beaucoup Audrey.
00:48:35L'équipe du dimanche,
00:48:36Naïm M. Fadel,
00:48:37Pascal Bito-Panelli,
00:48:38Karim Abric
00:48:39et Madi Saidi.
00:48:41On va prendre
00:48:41la direction de Rennes
00:48:43avec cette nouvelle,
00:48:44je vous disais,
00:48:45nouvelle fusillade
00:48:46hier soir
00:48:47dans le quartier
00:48:47de Villejean.
00:48:48Deux hommes ont été
00:48:49blessés par balle
00:48:50près d'un point de deal.
00:48:51On va être dans quelques instants
00:48:52avec Charles Compagnon,
00:48:53donc élu d'opposition
00:48:54à la ville de Rennes
00:48:55que je salue.
00:48:56On voit d'abord
00:48:57le rappel des faits
00:48:57avec Laura Lestrat
00:48:58et on interroge Charles Compagnon.
00:49:02C'est un nouveau règlement
00:49:04de compte
00:49:04sur fond de trafic de drogue.
00:49:06Il est aux alentours
00:49:07de 18h30 hier
00:49:08quand trois individus
00:49:10ouvrent le feu
00:49:10sur la dalle Kennedy
00:49:11dans le quartier
00:49:12de Villejean à Rennes.
00:49:14Deux millions de 16 et 17 ans
00:49:15ont été blessés par balle
00:49:17ce samedi soir
00:49:18vers 18h30
00:49:19sur la dalle Kennedy
00:49:20dans le quartier
00:49:21Villejean de Rennes
00:49:23qui est réputé
00:49:24pour son trafic
00:49:25de stupéfiants.
00:49:25Il y a trois suspects
00:49:27donc trois hommes
00:49:28sont arrivés
00:49:31sur la dalle
00:49:32et ont ouvert le feu.
00:49:34A priori
00:49:3414 balles
00:49:35ont été tirées.
00:49:37Il y a deux victimes
00:49:38donc.
00:49:38La plus jeune
00:49:39qui a 16 ans
00:49:40a été légèrement blessée
00:49:42au genou.
00:49:43La plus âgée
00:49:44qui a 17 ans
00:49:45a été crièvement blessée
00:49:46elle
00:49:47à la cuisse.
00:49:49Un point de deal
00:49:50bien connu
00:49:50des services de police.
00:49:52Le 17 avril dernier
00:49:53il avait déjà été
00:49:54le théâtre d'échanges
00:49:55de tirs
00:49:55entre bandes rivales.
00:49:57Les élus de l'opposition
00:49:58dénoncent une politique
00:49:59municipale trop laxiste.
00:50:02Ce qu'on peut dire
00:50:03sur ces règlements de compte
00:50:04c'est qu'ils se sont
00:50:04intensifiés.
00:50:06C'est l'échec
00:50:07d'une politique
00:50:07sur des dizaines d'années
00:50:08de manque d'anticipation
00:50:10de non volonté politique
00:50:12par choix idéologiques
00:50:13et arbitrage
00:50:14la majorité actuelle
00:50:16ne fait pas
00:50:17les choix
00:50:17qui permettraient
00:50:18d'améliorer
00:50:19la sécurité à Rennes.
00:50:20Ce sont des choix
00:50:21des arbitrages
00:50:22il faut que les gens
00:50:22comprennent
00:50:23ce sont des arbitrages
00:50:23financiers.
00:50:24La ville de Rennes
00:50:25dispose de 120 policiers
00:50:26municipaux.
00:50:28L'opposition estime
00:50:29qu'il faudrait doubler
00:50:29les effectifs.
00:50:31Et on retrouve
00:50:32Charles Compagnon
00:50:32qu'on vient de voir
00:50:33dans le reportage
00:50:34élu d'opposition
00:50:35à la ville de Rennes.
00:50:36Merci Charles Compagnon
00:50:37d'avoir accepté
00:50:38notre invitation.
00:50:39Je voulais absolument
00:50:39vous avoir
00:50:39parce que je le disais
00:50:41vous avez témoigné
00:50:42en avril dernier
00:50:43vous avez été victime
00:50:44vous-même
00:50:45dans un restaurant
00:50:45d'une fusillade
00:50:47et votre témoignage
00:50:48était fort
00:50:49parce que vous avez eu
00:50:50la peur de votre vie
00:50:52et le constat est là
00:50:54nous sommes au mois de mai
00:50:55et ça continue en fait.
00:50:58Et ça continue
00:50:59merci de votre invitation
00:51:00Thierry Carren
00:51:00effectivement
00:51:01quand on m'a donné
00:51:03l'information
00:51:03très très vite hier
00:51:04qu'il y avait
00:51:04une nouvelle fusillade
00:51:05à Villjean
00:51:06une nouvelle fois
00:51:07des tirs
00:51:07et puis
00:51:08vous l'avez dit
00:51:09tout de suite
00:51:10des dizaines de tirs
00:51:11sur la dalle
00:51:12et juste à côté
00:51:13rue d'Univerney
00:51:13forcément
00:51:15ça résonne
00:51:15ça résonne différemment
00:51:16aujourd'hui
00:51:17et ça ne s'arrêtera pas
00:51:20et ça ne s'arrêtera pas
00:51:21on a alerté
00:51:23dès 2021
00:51:23je tiens vraiment
00:51:25à le signaler
00:51:25plusieurs d'entre nous
00:51:26avons alerté
00:51:27en disant
00:51:27il y a une montée
00:51:29de la violence à Rennes
00:51:29il y a des premiers
00:51:30règlements de compte
00:51:31il y a une personne
00:51:31qui avait pris
00:51:32une balle dans la tête
00:51:33à cloner
00:51:33un autre QPV
00:51:34on n'a pas été entendus
00:51:36on a eu du saupoudrage
00:51:38on a eu
00:51:38de la mesurette
00:51:40et aujourd'hui
00:51:42le résultat est là
00:51:43alors effectivement
00:51:44il faut que l'État
00:51:45prenne sa part
00:51:45mais la majorité
00:51:47la municipalité
00:51:48a tout un arsenal
00:51:49si je peux m'exprimer ainsi
00:51:51d'outils
00:51:52qui peuvent mettre
00:51:53à disposition
00:51:54pour sécuriser
00:51:56les QPV
00:51:56recréer la police
00:51:57de proximité
00:51:58combattre avec
00:52:00volonté farouche
00:52:01le narcotrafic à Rennes
00:52:02je suis
00:52:04malheureux
00:52:06mais comme
00:52:06les habitants
00:52:07de Villejean
00:52:07auxquels je pense
00:52:08vraiment aujourd'hui
00:52:09je vais vous faire
00:52:11ce témoignage
00:52:11on m'a écrit
00:52:12le 16 avril
00:52:14la veille de la fusillade
00:52:15du 17
00:52:15une personne
00:52:17qui habite
00:52:17un immeuble
00:52:18qui est sur vos images
00:52:19m'a écrit
00:52:20en me disant
00:52:20il y a un nouveau
00:52:21point d'île
00:52:22rue d'Univernay
00:52:22du côté de l'école
00:52:24primaire André Chédide
00:52:25ça a l'air très violent
00:52:26il va se passer
00:52:27quelque chose
00:52:28Thierry Cabane
00:52:29le 16 avril
00:52:30on m'écrit
00:52:30il va se passer
00:52:31quelque chose
00:52:32et hier 3 mai
00:52:34on retire de nouveau
00:52:35exactement
00:52:36à l'endroit
00:52:37où l'habitant
00:52:37m'a dit
00:52:38que c'était
00:52:39extrêmement violent
00:52:40Charles Compagnon
00:52:42comme d'habitude
00:52:42il y a une compagnie
00:52:43de CRS
00:52:44qui a été envoyée
00:52:45la CRS 82
00:52:47qui a été déjà
00:52:49mobilisée
00:52:50mais on le sait bien
00:52:51c'est pas la solution
00:52:52et on se souvient
00:52:53lorsqu'il y a eu
00:52:54cette fusillade
00:52:55la maire de Rennes
00:52:56avait appelé
00:52:57à l'aide
00:52:58en demandant
00:52:58plus de moyens
00:52:59plus de policiers
00:53:00etc
00:53:00mais il y a peut-être
00:53:01également
00:53:01en termes de
00:53:02quand on est maire
00:53:03également peut-être
00:53:04d'armer la police municipale
00:53:06on sait que c'est un sujet
00:53:07tabou
00:53:07mais c'est peut-être
00:53:09aussi le début
00:53:10d'une solution
00:53:11alors merci
00:53:13de me donner
00:53:14l'occasion
00:53:14de m'exprimer
00:53:14sur l'armement
00:53:15de la police municipale
00:53:16je l'appelle
00:53:16de mes voeux
00:53:17depuis 2020
00:53:18mais je veux aussi lire
00:53:19parce que j'entends
00:53:20ça et là
00:53:20Compagnon
00:53:21il est sympa
00:53:22mais face au narcotrafique
00:53:23les policiers municipaux
00:53:24armés
00:53:26ça ne servira à rien
00:53:27oui
00:53:28dans le cas d'espèce
00:53:29où vous avez des personnes
00:53:29qui arrivent avec des kalachnikov
00:53:31des policiers municipaux
00:53:32armés
00:53:33de pistolets de poing
00:53:33ne seront pas
00:53:35une solution
00:53:35par contre
00:53:36ils peuvent venir
00:53:37en appui
00:53:37avec la police nationale
00:53:38ils peuvent venir
00:53:39en amont
00:53:40des fusillades
00:53:40ils peuvent être présents
00:53:41dans les quartiers
00:53:42si les policiers municipaux
00:53:44n'ont pas les bons outils
00:53:45ils ne peuvent pas
00:53:46venir dans le quartier
00:53:47pensez bien que
00:53:48nos policiers municipaux
00:53:49ne sont pas armés
00:53:50il n'y a pas de brigade
00:53:52de nuit à Rennes
00:53:52c'est-à-dire que
00:53:53nos policiers municipaux
00:53:54travaillent jusqu'à 2h du matin
00:53:55le week-end
00:53:56mais le reste
00:53:56ils ne sont pas
00:53:57dans les quartiers
00:53:58la nuit
00:53:59ils ne sont pas équipés
00:54:01les caméras
00:54:02de vidéosurveillance
00:54:03je crois qu'on doit avoir
00:54:04un maximum
00:54:05de 120 caméras vidéo
00:54:06sur toute la ville
00:54:07sur l'espace public
00:54:08je ne compte pas
00:54:09les caméras vidéo
00:54:10de transport
00:54:10bien évidemment
00:54:11enfin voilà
00:54:12c'est ça que je parle
00:54:13d'un national
00:54:13et j'ai envie de
00:54:14dire à la maire de Rennes
00:54:16qui en appelle
00:54:16à chaque fois
00:54:17à l'État
00:54:18à l'État
00:54:18il y a aussi
00:54:19cet adage qui dit
00:54:20aide-toi
00:54:21et le ciel t'aidera
00:54:22c'est-à-dire
00:54:22montrons déjà
00:54:23une révolution idéologique
00:54:25à Rennes
00:54:25montrons que
00:54:27nous faisons
00:54:27tous les efforts
00:54:28à Rennes
00:54:28et réclamons
00:54:29effectivement
00:54:30à l'État
00:54:30de venir
00:54:30mais la CRS 8
00:54:31vous avez complètement
00:54:32raison
00:54:33ça va faire effet
00:54:34le temps où elle sera
00:54:35présente
00:54:36les habitants
00:54:37nous le disent
00:54:37on le voit
00:54:38et je suis dans
00:54:38les quartiers
00:54:39toutes les semaines
00:54:39ils nous disent
00:54:40dès que la CRS
00:54:41s'en va
00:54:41ils reviennent
00:54:42immédiatement
00:54:44et plus fort
00:54:44le scénario on le connaît
00:54:45le scénario on le connaît
00:54:46restez avec nous peut-être
00:54:47Charles Compagnon
00:54:47si vous avez encore
00:54:48la possibilité
00:54:49pour participer au débat
00:54:50si vous le souhaitez
00:54:51réaction m'a dit
00:54:52Saïdi
00:54:53mais les scènes
00:54:53se reproduisent quoi
00:54:55oui malheureusement
00:54:56on a
00:54:57il passe pas
00:54:58une semaine
00:54:58sans qu'on ait
00:54:59ce genre de scènes
00:55:00et effectivement
00:55:01il y a une responsabilité
00:55:02de l'État
00:55:02on a un problème d'effectif
00:55:03mais je crois que les maires
00:55:05aussi ont une vraie responsabilité
00:55:06dans la politique
00:55:07qui mène
00:55:07dans les dispositifs
00:55:09de sécurité
00:55:09qui mettent en place
00:55:10que ce soit
00:55:10la vidéoprotection
00:55:11que ce soit
00:55:12des policiers municipaux armés
00:55:14et ils ont aussi
00:55:15une responsabilité idéologique
00:55:16qu'est-ce qu'on vend
00:55:17aujourd'hui
00:55:18à ces concitoyens
00:55:20qu'est-ce qu'on leur dit
00:55:21comment on veut vivre demain
00:55:22et ça aussi
00:55:23c'est hyper important
00:55:23il y a l'air
00:55:24une vraie responsabilité
00:55:25et vous avez vu
00:55:25dans certaines mairies
00:55:26notamment à Bordeaux
00:55:27il y a des changements d'approche
00:55:29parce que les municipales
00:55:30sont pas loin
00:55:30donc je ne sais pas
00:55:32ce que nous dira
00:55:32Charles Compagnon
00:55:33si ça peut faire changer
00:55:34de position
00:55:35la maire de Rennes
00:55:37mais bon voilà
00:55:38Pascal
00:55:39Pascal Vito-Patelli
00:55:40Oui
00:55:40vous savez
00:55:41Thierry
00:55:42le narco-trafic
00:55:44le narco-banditiste
00:55:45c'est tellement
00:55:46un problème de fond
00:55:47qui est extrêmement puissant
00:55:48qui est quasiment plus puissant
00:55:50que l'État
00:55:51qu'on a l'impression
00:55:51d'avoir toujours
00:55:52un temps de retard
00:55:53et qu'il est très difficile
00:55:55de lutter contre
00:55:57bien sûr
00:55:58les maires
00:55:58doivent utiliser
00:56:00tous les outils
00:56:00ce qui est remarquable
00:56:02et extrêmement dangereux
00:56:03c'est cet ultra
00:56:05rajeunissement
00:56:06des auteurs
00:56:07on voit des jeunes
00:56:08maintenant
00:56:09qui ont 14 ans
00:56:10qui n'ont aucune empathie
00:56:12qui servent
00:56:12ou de 7,62
00:56:13je rappelle
00:56:14si c'est une cala
00:56:15qui est utilisée
00:56:16on est à 720 mètres secondes
00:56:19le projectile
00:56:19vous imaginez
00:56:20pour les habitants
00:56:21quand on tire comme ça
00:56:22des jeunes
00:56:23qui se disent
00:56:24moins aller en prison
00:56:25c'est un risque du métier
00:56:26mais je prends le risque
00:56:27voilà
00:56:28donc c'est
00:56:29très très complexe
00:56:33sans une grosse volonté
00:56:34une énorme fermeté
00:56:35à éradiquer ce phénomène
00:56:38c'est vrai
00:56:38jusqu'à la place
00:56:39de la maire de Rennes
00:56:40je me dis
00:56:40ouais mais
00:56:41bon là
00:56:41c'était
00:56:42on est en mer
00:56:43c'était en avril
00:56:43ce qui est arrivé
00:56:44à Charles Compagnon
00:56:45Naïma Imfadel
00:56:47vous semblez désemparée
00:56:51parce qu'effectivement
00:56:51j'ai l'impression
00:56:52qu'on commence toujours
00:56:52les mêmes faits
00:56:53et notamment à Rennes
00:56:55et nous avons raison
00:56:56d'en parler
00:56:56parce que ce n'est pas
00:56:57des faits divers
00:56:58ce sont des faits de société
00:56:59aujourd'hui
00:57:00notre pays gangréné
00:57:02par cette voyoucratie
00:57:05par cette mafia
00:57:07qui a aujourd'hui
00:57:09comme terrain de jeu
00:57:10nos quartiers
00:57:11nous sommes en état de guerre
00:57:13vous avez vu
00:57:13ils sont armés lourdement
00:57:15ils ont déjà tué
00:57:17parce qu'on sait
00:57:17pour avoir justement
00:57:19parlé souvent
00:57:20sur vos plateaux
00:57:20de toutes ces personnes
00:57:22innocentes
00:57:23qui ont été tuées
00:57:24suite à des règlements
00:57:25de comptes
00:57:25la petite Soukaina
00:57:26qui était tranquillement
00:57:27en train de faire
00:57:28ses leçons
00:57:29le petit qui venait
00:57:31d'un restaurant
00:57:33avec son oncle
00:57:34le monsieur qui dormait
00:57:35qui était dans son lit
00:57:37qui s'est fait tuer
00:57:38aujourd'hui
00:57:39les habitants
00:57:41nous le disent
00:57:41il n'est pas possible
00:57:42pour nous
00:57:42de pouvoir sortir
00:57:43ou de laisser nos gamins
00:57:45jouer dans la rue
00:57:47parce qu'on a peur
00:57:48que malheureusement
00:57:49ils se fassent tirer dessus
00:57:51parler de la police
00:57:52de proximité
00:57:52ce monsieur
00:57:53il nous a parlé
00:57:53de la police
00:57:54de proximité
00:57:55mais qu'est-ce que peut
00:57:56aujourd'hui
00:57:57la police de proximité
00:57:58ou même une police
00:57:59municipale
00:58:00armée
00:58:00contre
00:58:01non armée
00:58:02il ne faut rien en plus
00:58:04mais même armée
00:58:06qu'est-ce qu'elle peut
00:58:07contre ces personnes
00:58:08qui sont armées
00:58:10avec des armements
00:58:11lourds
00:58:12donc c'est très difficile
00:58:13aujourd'hui
00:58:14si on est en guerre
00:58:15si on nous dit
00:58:16qu'on va mener
00:58:18une guerre
00:58:18à ces narco-trafiquants
00:58:19je vous le dis vraiment
00:58:20comme je le pense
00:58:21il faut aujourd'hui
00:58:22s'interroger
00:58:23sur l'idée
00:58:24d'envoyer l'armée
00:58:25Charles
00:58:27compagnon
00:58:28je vous ai vu
00:58:28chez DAT
00:58:29elle voulait réagir
00:58:30et Karima
00:58:31je veux bien réagir
00:58:32parce que
00:58:33j'ai rencontré
00:58:35plusieurs maires
00:58:36qui ont pris
00:58:36des décisions
00:58:37et je voudrais répondre
00:58:38je crois que c'est
00:58:39Naïma Nfadek
00:58:40qui vient de dire
00:58:41que peut la police
00:58:42de proximité
00:58:43elle peut
00:58:44à hauteur
00:58:44de ce qu'elle a
00:58:45comme moyen
00:58:45c'est-à-dire
00:58:46qu'elle peut
00:58:46faire du harcèlement
00:58:48présentiel
00:58:48il faut savoir
00:58:49qu'au moment
00:58:49où ça tire
00:58:50à 18h30
00:58:50il n'y a pas de policier
00:58:52il y a des clients
00:58:52il y a des gens
00:58:53qui consomment
00:58:54de la drogue
00:58:54les maires
00:58:55que j'ai interrogés
00:58:56les adjoints
00:58:56à la sécurité
00:58:57que j'ai interrogés
00:58:58ont dit
00:58:58à notre niveau
00:58:59municipal
00:58:59on fait du harcèlement
00:59:01présentiel
00:59:02c'est-à-dire
00:59:02qu'avec les caméras
00:59:03on voit les chauffeurs
00:59:04arriver
00:59:04on voit les dealers
00:59:05arriver
00:59:06on dépêche une police
00:59:07de proximité
00:59:08municipale
00:59:09armée
00:59:09les consommateurs
00:59:11du coup
00:59:11ne viennent pas
00:59:11et le deal
00:59:13ne se fait pas
00:59:14et les points de deal
00:59:15sont asséchés
00:59:16alors c'est
00:59:17un outil
00:59:17évidemment
00:59:18si en face
00:59:19nous n'avons pas
00:59:20les réponses de l'Etat
00:59:21la guerre en arcotrafique
00:59:22l'union sacrée
00:59:23contre le d'arcotrafique
00:59:24ce que je dis là
00:59:25ne fonctionnera pas
00:59:26mais il faut
00:59:27que la maire de Rennes
00:59:29que la municipalité
00:59:30joue sa participation
00:59:32et mette une police
00:59:33dans les quartiers
00:59:34Karima
00:59:35Naïma
00:59:36vous voulez répondre peut-être
00:59:36je voudrais juste répondre
00:59:37à monsieur
00:59:38vous savez
00:59:38j'ai vu dans les quartiers
00:59:39effectivement
00:59:40les commissariats annexes
00:59:42la police de proximité
00:59:43et bien ça n'a pas marché
00:59:45les commissariats annexes
00:59:46ont été incendiés
00:59:48les policiers
00:59:49les policiers de proximité
00:59:51malheureusement
00:59:52avaient du mal aussi
00:59:53à circuler
00:59:55dans le quartier
00:59:56et je voulais vous dire
00:59:56même plus
00:59:57c'est qu'aujourd'hui
00:59:58même notre police nationale
00:59:59a des problèmes
01:00:00pour pénétrer
01:00:01les quartiers
01:00:02c'est devenu
01:00:03il faut le dire
01:00:03à un moment
01:00:04il faut le reconnaître
01:00:05des zones de non-droit
01:00:06aujourd'hui
01:00:07où ces racailles
01:00:08tiennent les quartiers
01:00:09mais ici
01:00:10il faut s'interroger aussi
01:00:11sur les politiques du logement
01:00:13et peut-être aussi se dire
01:00:14on doit être soucieux
01:00:16des habitants de ces quartiers
01:00:17ceux qui veulent vivre tranquillement
01:00:19et expulser
01:00:20les familles d'aller en compte
01:00:21parce que dans ces quartiers-là
01:00:22elles sont connues
01:00:23et c'est elles
01:00:24qui mettent en place
01:00:25une omerta
01:00:25mais vous savez
01:00:26on parle de police de proximité
01:00:28plus vous avez des personnes
01:00:29qui sont susceptibles
01:00:30de déranger
01:00:31effectivement
01:00:32ces dealers
01:00:34ces trafiquants
01:00:34etc
01:00:35mieux c'est
01:00:35parce que si
01:00:36on ne peut pas mettre l'armée
01:00:37sincèrement
01:00:39ça va être difficile
01:00:39mais ça va être compliqué
01:00:41il faut s'interroger
01:00:42on peut s'interroger
01:00:43mais ce n'est pas la même chose
01:00:44on peut ramener la paix
01:00:46je ne sais pas
01:00:46Pascal
01:00:47il en pense
01:00:48mais
01:00:48attendez
01:00:50Karima
01:00:50ne s'est pas exprimé
01:00:50sur le sujet
01:00:51et Charles
01:00:52si vous voulez
01:00:53si vous souhaitez réagir
01:00:54vous agissez évidemment
01:00:55Karima
01:00:55non mais c'est
01:00:56c'est très sérieux
01:00:57puis oui
01:00:58on commente
01:00:58à chaque semaine
01:00:59mais oui
01:00:59on commente toujours la même chose
01:01:00mais tant mieux
01:01:02qu'on en parle encore
01:01:03bien sûr
01:01:03parce que le risque
01:01:04c'est pas Charles Compagnon
01:01:05qui va nous dire le contraire
01:01:06parce que le risque
01:01:08c'est ça
01:01:08c'est cette banalisation
01:01:10et finalement
01:01:11on se réveille un jour
01:01:12et on se rend compte
01:01:12que c'est partout
01:01:14à un stade
01:01:15où on ne peut plus rien faire
01:01:17et c'est arrivé
01:01:17dans d'autres pays
01:01:18et c'est comme si on se dit
01:01:20ah ben non
01:01:20c'est impossible
01:01:20c'est en France
01:01:21un grand pays
01:01:22une grande puissance
01:01:23non attends
01:01:24on voit
01:01:25regardez ce qui s'est passé
01:01:26en l'espace de quoi
01:01:2720 ans
01:01:28la situation
01:01:29à quel point
01:01:29elle s'est dégradée
01:01:31si on reste
01:01:32dans le même paradigme
01:01:33ça va être quoi
01:01:34dans 20 ans
01:01:35on nous parle de guerre
01:01:36vous savez il y a des guerres
01:01:36des conflits internationaux
01:01:38on a une guerre intérieure
01:01:40et c'est les narcotrafiques
01:01:41c'est sérieux
01:01:43il y a des victimes
01:01:43à chaque semaine
01:01:45à tous les jours
01:01:45il y a des victimes
01:01:46que ce soit les habitants
01:01:48mais il y a des gens
01:01:48qui payent de leur vie
01:01:49des victimes collatérales
01:01:51alors oui
01:01:52ça se passe
01:01:52sur différents
01:01:53différents paliers
01:01:55police municipale
01:01:56police nationale
01:01:57et peut-être
01:01:59est-ce qu'on en viendra
01:02:00peut-être effectivement
01:02:01à ce qu'est l'armée
01:02:02dans certains secteurs
01:02:04c'est-à-dire qu'il y a
01:02:05ou il y a
01:02:06une espèce de territoire
01:02:07de non-droit
01:02:08c'est une présence
01:02:09et il y a des indications
01:02:11précises
01:02:12j'entends ce que vous dites
01:02:13mais c'est vrai
01:02:13que c'est pas la vocation
01:02:14de l'armée
01:02:14c'est pas la vocation
01:02:15c'est qu'on arrive maintenant
01:02:17que justement
01:02:18il y a tellement
01:02:19on a l'impression
01:02:20d'être dans une impuissance
01:02:20même si on mène une guerre
01:02:22je l'entends
01:02:23on mène une guerre
01:02:24quand ils se sont attaqués
01:02:27à nos prisons
01:02:27vous avez vu
01:02:28comment ça s'est passé
01:02:29j'étais persuadée
01:02:30que c'était l'ultra-gauche
01:02:31vous avez vu
01:02:32c'est qu'ils arrivent
01:02:33aujourd'hui même
01:02:34à s'organiser entre eux
01:02:35malgré leur rivalité
01:02:36ils sont attaqués
01:02:37sur l'hexagone
01:02:38l'ensemble des prisons
01:02:40et pour terroriser
01:02:41donc c'est extrêmement inquiétant
01:02:42on est dans un basculement
01:02:44Allez on va remercier
01:02:45Charles Compagnon
01:02:45un mot de fin peut-être
01:02:47Charles Compagnon
01:02:48Oui tout à fait
01:02:50je veux dire que
01:02:51encore une fois
01:02:52chaque
01:02:53chaque
01:02:54strata
01:02:55de la société
01:02:55chaque politique
01:02:57doit jouer
01:02:58sa partition
01:02:59et il y a un mot
01:03:00qu'on n'a pas employé
01:03:01pour quelqu'un
01:03:02qui n'est pas
01:03:03à gauche
01:03:03ça va vous étonner
01:03:04mais la médiation
01:03:06la prévention
01:03:07l'éducation dans les quartiers
01:03:08la mixité sociale
01:03:09tous ces outils-là
01:03:11moi je parle de sécurité
01:03:12et je veux bien être entendu
01:03:14comme un moyen
01:03:14de faire autre chose
01:03:15moi je veux
01:03:16de la sécurité à Rennes
01:03:17pour qu'une petite fille
01:03:18puisse aller manger
01:03:19un cookie tranquillement
01:03:20pour qu'une maman
01:03:21puisse emmener
01:03:21son enfant à la crèche
01:03:22pour que les enfants
01:03:23de l'école André-Chélide
01:03:25ne soient pas
01:03:26je dirais
01:03:28sous pression
01:03:28de narcotrafiquants
01:03:29en fait
01:03:30pour moi
01:03:31la sécurité
01:03:31et notamment à Rennes
01:03:32ça doit être
01:03:33un moyen
01:03:34de faire tout le reste
01:03:35et je voudrais
01:03:35en conclusion
01:03:36Thierry
01:03:38dire que
01:03:39Rennes était encore
01:03:40il y a 5 ou 6 ans
01:03:42la ville
01:03:43où il faisait
01:03:43le bon vivre
01:03:44et aujourd'hui
01:03:45elle fait régulièrement
01:03:46l'actualité de ces news
01:03:48et d'autres médias
01:03:49donc il faut vraiment
01:03:50que les Rennes
01:03:50et les Rennes
01:03:50et les gens
01:03:51qui nous écoutent
01:03:52entendent que
01:03:52on était la ville
01:03:53numéro 1
01:03:54du bien vivre
01:03:54il y a encore
01:03:555 ou 6 ans
01:03:56alors je ne veux pas
01:03:57instaurer de guerre
01:03:58entre Nantes et Rennes
01:03:59mais vous savez
01:03:59que mon coeur
01:03:59est également Nantes
01:04:00et que
01:04:01je ne parle pas de football
01:04:03mais c'est vrai
01:04:05que Nantes et Rennes
01:04:06faisait partie
01:04:07des villes
01:04:08où il faisait bon vivre
01:04:08ça je peux en témoigner
01:04:09évidemment
01:04:10que les choses
01:04:10ont évolué
01:04:12au fil des années
01:04:13et vous voyez
01:04:14un homme triste
01:04:15également
01:04:16de parler
01:04:17de sa ville de coeur
01:04:19également
01:04:19dans les mêmes circonstances
01:04:21que la vôtre
01:04:22aussi je connais bien
01:04:23votre ville
01:04:23de Rennes
01:04:24qui est une très jolie
01:04:25très jolie cité
01:04:27et bretonne
01:04:28de surcroît
01:04:29en plus
01:04:29c'est vrai
01:04:29elle est belle
01:04:30on a une belle ville
01:04:31on a quand même une belle ville
01:04:32et c'est important de le dire
01:04:33et on ne fait pas le débat
01:04:34est-ce que Nantes
01:04:35était en Bretagne
01:04:35ou pas
01:04:36merci en tous les cas
01:04:40Charles
01:04:40merci de votre invitation
01:04:43dans cette actualité
01:04:44un peu tragique
01:04:45et c'est important
01:04:46de vous entendre
01:04:48Pascal
01:04:48très vite
01:04:50pour les maires
01:04:51et les élus
01:04:52et pour les habitants
01:04:53ils font un travail
01:04:53en horizontalité
01:04:55c'est-à-dire
01:04:55un travail de surface
01:04:56en utilisant
01:04:58la police municipale
01:04:59la police du quotidien
01:05:00et les groupements
01:05:01interbailleurs
01:05:02de sécurité privée
01:05:03il faut rassurer
01:05:04et occuper le terrain
01:05:05je dis bien
01:05:06c'est un travail de surface
01:05:07et à côté de cette machine
01:05:08très lourde
01:05:09il faut de la verticalité
01:05:10avec des services
01:05:12très lourds
01:05:13très puissants
01:05:13armés
01:05:14qui luttent
01:05:15à armes égales
01:05:16pour travailler
01:05:16sur le fond
01:05:17jusque sur les têtes de pont
01:05:19c'est comme ça
01:05:20qu'on peut arriver
01:05:21à progresser un peu
01:05:23mais on est face
01:05:25à un adversaire
01:05:26tellement puissant
01:05:27que tout résoudre
01:05:30sera extrêmement complexe
01:05:31malheureusement
01:05:32on a laissé déborder
01:05:34et se rapprocher
01:05:36de la France
01:05:36ça va être compliqué
01:05:37voilà
01:05:38très rapidement
01:05:39je voudrais qu'on se parle
01:05:39d'Aboubacar Sissé
01:05:40parce qu'il y a une polémique
01:05:41qui enfle
01:05:43vous savez
01:05:43le cercueil d'Aboubacar Sissé
01:05:45donc
01:05:46va être accueilli
01:05:48à la mosquée de Paris
01:05:48demain à 11h
01:05:49la famille de victimes
01:05:50sera normalement
01:05:51reçue par Bruno Retailleau
01:05:53et il semblerait
01:05:54que l'avocat
01:05:55de la famille
01:05:55ne le souhaite pas
01:05:56on voit tout ça
01:05:57avec Kinson
01:05:58et on en parle
01:05:59le rendez-vous
01:06:01est donné
01:06:01place Beauvau
01:06:02lundi
01:06:02Bruno Retailleau
01:06:03annonce
01:06:04qu'il recevra
01:06:04la famille
01:06:05d'Aboubacar Sissé
01:06:06tuée dans la mosquée
01:06:07de la Grande Combe
01:06:08le 25 avril dernier
01:06:10le ministre de l'Intérieur
01:06:12critiqué
01:06:13pour cette invitation
01:06:13tardive
01:06:14s'explique
01:06:15vous l'avez dit
01:06:16même
01:06:16vous ne m'avez pas proposé
01:06:17jusqu'à présent
01:06:19qu'il me rencontre
01:06:20avec la famille
01:06:20parce que
01:06:21tout simplement
01:06:22parce qu'on ne connaissait
01:06:23pas la famille
01:06:24j'avais demandé
01:06:24au préfet
01:06:26quand je m'y suis rendu
01:06:26dimanche
01:06:27de s'enquérir
01:06:28sur le fait
01:06:29de savoir
01:06:29quelles étaient
01:06:29les attaches familiales
01:06:31c'était le dimanche
01:06:33l'avocat de la famille
01:06:36quant à lui
01:06:37leur déconseille
01:06:38d'accepter l'invitation
01:06:39un ministre
01:06:40qui leur a manqué
01:06:41de respect
01:06:41dit-il
01:06:42je déconseille fortement
01:06:45à mes clients
01:06:46d'aller chez un ministre
01:06:47qui a qualifié
01:06:47Aboubacar Sissé
01:06:49d'individu
01:06:49en situation irrégulière
01:06:51j'ai trouvé
01:06:52ces propos
01:06:52totalement irrespectueux
01:06:54nombre de participants
01:06:56à de récentes manifestations
01:06:57se sont également
01:06:59insurgés
01:06:59contre le déplacement
01:07:00trop tardif
01:07:01du ministre
01:07:02de l'Intérieur
01:07:02qui s'est rendu
01:07:04à la mosquée
01:07:04de Grand Combe
01:07:0548 heures
01:07:06après le meurtre
01:07:06voilà
01:07:08la polémique continue
01:07:09l'avocat
01:07:10remet une petite pièce
01:07:12oui absolument
01:07:13je trouve dommage
01:07:14les propos de l'avocat
01:07:15je crois qu'il y a
01:07:15beaucoup d'avocats
01:07:16qui surpassent
01:07:17leur mission
01:07:17et qui quelque part
01:07:18sont militants
01:07:19alors évidemment
01:07:20le ministre de l'Intérieur
01:07:21n'a pas reçu
01:07:22tout de suite
01:07:22la famille
01:07:23il s'est expliqué
01:07:23pourquoi
01:07:24et pourquoi
01:07:25ça serait tardif
01:07:25tardif par rapport à quoi
01:07:27je pense qu'il n'est jamais
01:07:27tard pour bien faire
01:07:28et en l'occurrence
01:07:29il y a une vraie volonté
01:07:30de recevoir la famille
01:07:31de pouvoir échanger
01:07:32pour la suite
01:07:33et malheureusement
01:07:34je trouve que par exemple
01:07:35cet avocat ne s'est pas insurgé
01:07:36quand LFI par exemple
01:07:38a souhaité rencontrer la famille
01:07:40donc je crois que les avocats
01:07:41parfois sont trop militants
01:07:43à un point parfois
01:07:44à dépasser
01:07:45la mission
01:07:45qu'il aurait
01:07:46confédée
01:07:47à savoir
01:07:47défendre la famille
01:07:49devant la justice
01:07:50Naïma
01:07:51Karima
01:07:51Naïma
01:07:51écoutez moi
01:07:53je vais vous dire
01:07:54tout simplement
01:07:55que cet avocat
01:07:57de toute façon
01:07:57il est connu
01:07:58il fait de la politique
01:08:00mais en réalité
01:08:02quand vous prenez le temps
01:08:03d'analyser tout ça
01:08:04vous vous dites
01:08:05que malheureusement
01:08:06Bruno Retailleau
01:08:07a laissé le champ libre
01:08:08à l'instrumentalisation
01:08:09je m'explique
01:08:10c'est à dire que
01:08:11dès le début
01:08:12on a su que ça s'est passé
01:08:13dans un lieu de culte
01:08:15donc ce jeune homme
01:08:16Avobacar
01:08:17Sissé
01:08:17était en prière
01:08:18il s'est fait poignarder
01:08:1940 coups de couteau
01:08:20quand même
01:08:21dans une mosquée
01:08:23le ministre Retailleau
01:08:24et le ministre des cultes
01:08:26et bien il aurait dû
01:08:27tout de suite s'y rendre
01:08:28dans la mosquée
01:08:28il a attendu 48 heures
01:08:30d'en savoir un peu plus
01:08:31c'est très bien
01:08:32mais il n'aurait pas dû
01:08:33aller à la préfecture
01:08:33moi j'aurais été
01:08:34dans la mosquée
01:08:35rencontrer les fidèles
01:08:36au delà de la famille
01:08:38effectivement
01:08:38on ne sait pas qui c'est
01:08:39puisque apparemment
01:08:40Avobacar Sissé
01:08:41était arrivé en tant que mineur
01:08:43non accompagné
01:08:44mais vous voyez
01:08:45c'est le problème
01:08:46qu'on a souvent
01:08:47dans notre pays
01:08:48par rapport aux politiques
01:08:49c'est qu'ils se laissent
01:08:50rapidement dépasser
01:08:51et ils laissent
01:08:53la situation
01:08:54être instrumentalisée
01:08:55par ceux
01:08:56qui ne veulent pas
01:08:56la paix dans notre pays
01:08:57qui ne veulent pas
01:08:58l'unité
01:08:58et qui malheureusement
01:09:00mettent à mal
01:09:01notre pays
01:09:02et fracture encore plus
01:09:03la société
01:09:03carrément
01:09:05un mot
01:09:05moi je ne crois pas
01:09:06à ça en fait
01:09:07moi je crois que
01:09:08s'il était allé
01:09:10tout de suite
01:09:10on lui aurait reproché
01:09:12une instrumentalisation
01:09:13mais c'est terrible
01:09:14un manque de respect
01:09:16envers quelqu'un
01:09:17qui est mort
01:09:19d'une façon aussi tragique
01:09:21il veut récupérer
01:09:22le drame
01:09:23donc non je n'y crois pas
01:09:25je pense qu'il y a
01:09:26beaucoup beaucoup
01:09:26de mauvaise foi
01:09:27dans cette histoire
01:09:28je pense que
01:09:30M. Retailleau
01:09:31il a montré
01:09:33qu'il veut recevoir
01:09:34la famille
01:09:35il voulait en savoir plus
01:09:37sur les événements
01:09:38je pense qu'on fait
01:09:39un mauvais procès
01:09:39et dans un cas
01:09:40comme dans l'autre
01:09:41je pense qu'il aurait été
01:09:42ciblé
01:09:43parce que M. Retailleau
01:09:44représente quelque chose
01:09:45notamment à l'extrême gauche
01:09:46que l'extrême gauche
01:09:47n'aime pas
01:09:48alors peu importe
01:09:49ses actions
01:09:50on lui aurait fait payer
01:09:51non mais je n'ai rien
01:09:52contre le ministre
01:09:52j'essaye d'analyser
01:09:54Arnaud Klarsfeld hier
01:09:55a dit quelque chose
01:09:56qui m'a semblé
01:09:56très important
01:09:57et je pense vraiment
01:09:58et sincèrement
01:09:59que c'est celui
01:09:59qui a le mieux
01:10:00analysé cette situation
01:10:01il a dit
01:10:02justement
01:10:03lors de Penchland
01:10:04hier soir
01:10:04il a dit
01:10:05mais imaginez
01:10:06que ça serait
01:10:07un fidèle
01:10:08dans une synagogue
01:10:09infidèle
01:10:10dans une église
01:10:11le ministre de culte
01:10:13se serait précipité
01:10:14ce qui est normal
01:10:15mais là
01:10:16le fait qu'il ne se précipite pas
01:10:18ça fait deux points deux mesures
01:10:18et je trouve qu'il a raison
01:10:20à un moment
01:10:21dans notre pays
01:10:21nous devons être vigilants
01:10:23malheureusement
01:10:23au niveau des interprétations
01:10:25et si on dit ça
01:10:26Karima
01:10:27attention que demain
01:10:28s'il y a
01:10:29un drame
01:10:31dans une synagogue
01:10:33ou dans une église
01:10:34et bien
01:10:35si le ministre
01:10:37de l'Intérieur
01:10:37se précipite
01:10:38que vous ne soyez pas
01:10:38à dire
01:10:39ah oui
01:10:39mais là
01:10:40il s'est précipité
01:10:41il veut instrumentaliser
01:10:42c'est juste ça
01:10:43je dis que
01:10:43c'est pas ce que j'ai dit
01:10:44je dis que
01:10:44on remercie une pause
01:10:47les amis
01:10:47ce que j'ai dit
01:10:48c'est que peu importe
01:10:49s'il était allé
01:10:50ou pas
01:10:51je pense que
01:10:52on aurait dit
01:10:53que c'est une instrumentalisation
01:10:55voilà ce qu'on pouvait dire
01:10:56en publication
01:10:56sur cette polémique
01:10:57vous avez entendu
01:10:59la petite musique
01:10:59Taïma
01:11:00et ça ne lui a jamais été reposée
01:11:02quand il y a la petite musique
01:11:03ça veut dire qu'on ne repose
01:11:04et on va partir en pause
01:11:05et on va vous raconter
01:11:06je vous en prie
01:11:06on va raconter une histoire
01:11:07incroyable
01:11:08qui est un peu le symbole
01:11:09des désarmés médicaux
01:11:11c'est Alice Sommer
01:11:12qui va nous raconter
01:11:13cette histoire
01:11:14elle est incroyable
01:11:15elle est dingue
01:11:15restez avec nous
01:11:16nous sommes ensemble
01:11:17jusqu'à 13h
01:11:1812h30
01:11:22j'en profite pour vous souhaiter
01:11:23bon appétit
01:11:23si vous nous regardez
01:11:24en train de partager
01:11:25votre repas dominical
01:11:27en famille
01:11:27ou que sais-je
01:11:29en tous les cas
01:11:30voilà
01:11:30on est ravis
01:11:30de vous accompagner
01:11:31jusqu'à 13h
01:11:32avec André Berthaud
01:11:33je représente notre équipe
01:11:34du dimanche
01:11:34dans quelques instants
01:11:35mais tout de suite
01:11:36nouveau tour
01:11:36d'horizon
01:11:37de l'information
01:11:38avec vous
01:11:38Audrey
01:11:39soupçonnés de préparer
01:11:40un acte terroriste
01:11:428 hommes ont été arrêtés
01:11:43hier au Royaume-Uni
01:11:447 d'entre eux
01:11:46sont de nationalité iranienne
01:11:47ils sont âgés de 29 à 46 ans
01:11:50ces arrestations ont eu lieu
01:11:51à l'ouest de la capitale
01:11:53à l'ouest de Londres
01:11:54des perquisitions
01:11:55sont en cours
01:11:56Israël rappelle
01:11:58des dizaines de milliers
01:11:59de réservistes
01:12:00en vue d'une expansion
01:12:01de son offensive
01:12:01contre le Hamas
01:12:03dans la bande de Gaza
01:12:03ces réservistes
01:12:05devraient remplacer
01:12:06des soldats
01:12:07à travers le pays
01:12:08et également
01:12:08en Cisjordanie
01:12:10occupée
01:12:10afin que ceux-ci
01:12:11puissent être renvoyés
01:12:13combattre à Gaza
01:12:14et enfin
01:12:15Elon Musk a réussi
01:12:16un pari fou
01:12:17en transformant
01:12:18le site de SpaceX
01:12:18en une véritable municipalité
01:12:21le milliardaire
01:12:22a créé une petite ville
01:12:23au Texas
01:12:24autour du complexe industriel
01:12:25de son entreprise spatiale
01:12:27Starbase
01:12:28est dorénavant
01:12:28une véritable municipalité
01:12:30s'est exclamé
01:12:31l'homme le plus riche du monde
01:12:33sur ses réseaux sociaux
01:12:34tiens donc
01:12:35nous on va créer
01:12:36le pays de Midi News Weekend
01:12:38ah pourquoi pas
01:12:39on déclare
01:12:40ah c'est une bonne idée
01:12:41pourquoi pas
01:12:42merci beaucoup
01:12:44André
01:12:45Naïma Mfadel est avec nous
01:12:46Pascal Bito Panelli
01:12:47Karima Wic
01:12:48et Madi Saïdi
01:12:49on va parler des aires médicaux
01:12:52avec une histoire
01:12:52qui m'a interpellé
01:12:54qui est incroyable
01:12:54que va nous raconter
01:12:55Alice Sommerer
01:12:56ça s'est passé
01:12:58dans les Alpes
01:12:58de Haute-Provence
01:12:59où un couple
01:13:00écoutez bien
01:13:01a dû parcourir
01:13:02plus de 120 km en voiture
01:13:04120 km en voiture
01:13:05avec leur bébé
01:13:06qui était en détresse respiratoire
01:13:08et tout ça
01:13:08pour trouver des urgences
01:13:10récit d'Alice Sommerer
01:13:12et on en parle ensemble
01:13:13On va passer au tout début
01:13:15du mois de mars
01:13:16la petite Giovanna
01:13:17un petit nourrisson
01:13:17de 19 mois
01:13:18tous
01:13:19et a un peu de fève
01:13:20alors jusque là
01:13:21rien d'anormal
01:13:21pour un bébé de son âge
01:13:23mais ses parents
01:13:24se sont quand même inquiétés
01:13:25et ont décidé
01:13:25de l'emmener
01:13:26au centre de garde
01:13:27le plus proche
01:13:28de chez eux
01:13:29à une trentaine de kilomètres
01:13:30sur la route
01:13:31malheureusement
01:13:31son état de santé
01:13:32s'est rapidement dégradé
01:13:34jusqu'au point
01:13:34où elle s'est trouvée
01:13:35en insuffisance respiratoire
01:13:37alors une fois arrivée
01:13:38chez le médecin
01:13:38il a décidé d'appeler
01:13:40le SAMU
01:13:40qui malheureusement
01:13:41les a informés
01:13:42que les urgences pédiatriques
01:13:43les plus proches
01:13:44étaient fermées
01:13:45faute de personnel
01:13:46alors direction GAP
01:13:48à 100 km de là
01:13:49la petite y est prise en charge
01:13:50dans un état critique
01:13:51elle est ensuite
01:13:52héliportée aux urgences de Marseille
01:13:54et ses parents
01:13:54la suivent en voiture
01:13:55elle sera finalement transférée
01:13:57dans un autre centre
01:13:58à Manosque
01:13:59deux jours plus tard
01:14:00à 40 km de chez eux
01:14:01alors aujourd'hui
01:14:02Giovanna est heureusement
01:14:03en bonne santé
01:14:04mais cette situation
01:14:05surréaliste témoigne
01:14:06du manque d'effectifs
01:14:07des médecins en France
01:14:09c'est ce que pointe du doigt
01:14:10le porte-parole
01:14:10convergence en urgence santé
01:14:12je vous propose de l'écouter
01:14:13en 2024
01:14:14il y a 1100 médecins
01:14:16qui sont sortis
01:14:17alors qu'il nous en aurait fallu
01:14:182000 ou 3000
01:14:192500
01:14:20donc depuis que Macron
01:14:22a décidé
01:14:23de suspendre
01:14:25le numerus clausus
01:14:26et de le remplacer
01:14:27par un soi-disant
01:14:28numerus apertus
01:14:29et bien aucun effort
01:14:30à la hauteur
01:14:32n'a été fait
01:14:33pour recruter
01:14:34les 30%
01:14:35de médecins
01:14:36supplémentaires
01:14:37à qui il nous faudrait
01:14:38tous les ans
01:14:38pour pouvoir
01:14:39remplacer
01:14:41les médecins
01:14:42non seulement
01:14:42dans les hôpitaux
01:14:43mais également
01:14:44sur les territoires
01:14:45là aussi
01:14:47Naïma Mfadel
01:14:48la santé
01:14:48où on en est
01:14:50alors qu'on était
01:14:51c'était quand même
01:14:51voilà
01:14:52ça faisait partie
01:14:54de nos forces
01:14:55notre force
01:14:56la santé
01:14:56on était très fiers
01:14:58mais c'est incroyable
01:15:00cette histoire
01:15:00quand même
01:15:01heureusement
01:15:02la petite va bien
01:15:03mais c'est dingue
01:15:05non mais écoutez
01:15:06on paye
01:15:06on paye
01:15:07les erreurs
01:15:07du passé
01:15:09ce qu'on a besoin
01:15:10de revenir
01:15:10en 1997
01:15:11où on a trouvé
01:15:13qu'il y avait
01:15:13trop de médecins
01:15:13en France
01:15:14et on a accentué
01:15:16le numérosclosus
01:15:17on a fait fermer
01:15:18des cabinets
01:15:18on a fait partir
01:15:19des médecins
01:15:20à la retraite
01:15:22aujourd'hui
01:15:23effectivement
01:15:24le gouvernement
01:15:25a supprimé
01:15:27le numérosclosus
01:15:28mais malheureusement
01:15:29il n'a pas
01:15:30augmenté
01:15:31la capacité
01:15:32de formation
01:15:33puisqu'on continue
01:15:34à avoir
01:15:35des jeunes
01:15:36qui partent
01:15:36à l'étranger
01:15:37pour se former
01:15:39donc c'est ça
01:15:40le problème
01:15:41c'est qu'on ne met pas
01:15:42les bonnes réponses
01:15:43là où il faut
01:15:44et qu'on continue
01:15:45à être ergiversé
01:15:46au lieu de donner
01:15:46vraiment les moyens
01:15:47pour sur une classe
01:15:49d'âge
01:15:49augmenter
01:15:50et accueillir
01:15:51et vous savez
01:15:51qu'aujourd'hui
01:15:52par exemple
01:15:53quand vous faites
01:15:53médecine
01:15:55la première année
01:15:55vous ne pouvez plus
01:15:56la redoubler
01:15:57donc nous avons aussi
01:15:58toute une genèse
01:15:58qui parte
01:15:59avec
01:15:59les parents
01:16:01sont obligés
01:16:02de payer des études
01:16:03extrêmement
01:16:04extrêmement
01:16:05chères
01:16:06voilà
01:16:06et M. Attal
01:16:08je me souviens
01:16:08quand il avait dit
01:16:09je vais aller débaucher
01:16:10à l'étranger
01:16:11des médecins
01:16:12mais moi j'ai envie
01:16:13de lui dire
01:16:13laisser aussi
01:16:14ces médecins
01:16:14dans leur pays
01:16:15parce que ces pays
01:16:16notamment
01:16:16les pays margents
01:16:17ont besoin
01:16:18aussi de médecins
01:16:20Karima
01:16:21que vous inspire
01:16:21cette affaire
01:16:22vous savez
01:16:23c'est un chantier
01:16:25pour la formation
01:16:26des médecins
01:16:27on sait que ça
01:16:27prend plusieurs années
01:16:28mais on peut
01:16:29s'y atteler
01:16:30on a parlé
01:16:30tout à l'heure
01:16:31de cette guerre
01:16:33sur le trafic
01:16:34de drogue
01:16:34on avait laissé
01:16:35dépérir les choses
01:16:36pendant des années
01:16:37et des années
01:16:37et on paie aujourd'hui
01:16:38c'est un peu la même chose
01:16:39avec le système de santé
01:16:41mais moi je me dis toujours
01:16:42il n'est pas trop tard
01:16:43ça va prendre des années
01:16:44mais on peut encore le faire
01:16:46il ne faut pas abandonner
01:16:47il ne faut pas être
01:16:48dans le fatalisme
01:16:49parce qu'on sait
01:16:49en France
01:16:50quand on est soigné
01:16:51quand on intègre
01:16:52le réseau de santé
01:16:53on est bien soigné
01:16:54je suis désolée
01:16:55je sais qu'il y a
01:16:56beaucoup de défauts
01:16:57mais pour voir comparer
01:16:59un peu les choses
01:17:00je peux vous dire
01:17:01que quand vous êtes
01:17:02dans un endroit
01:17:03où il n'y a pas
01:17:03ces déserts médicaux
01:17:04ça se passe quand même bien
01:17:06donc l'idée
01:17:07c'est qu'on voit maintenant
01:17:08je pense à cette famille
01:17:09ce couple
01:17:10qui a parcouru
01:17:11124 kilomètres
01:17:12pour un bébé
01:17:13imaginez la situation
01:17:14c'est un problème
01:17:16mais on ne peut pas
01:17:17les former
01:17:18en un an
01:17:19donc je pense
01:17:21qu'il y a des décisions
01:17:21qui doivent se prendre
01:17:22maintenant
01:17:23pour planifier
01:17:25pour la suite des choses
01:17:25c'est tout
01:17:26on ne peut pas faire autrement
01:17:27on a beau en parler
01:17:28toute la journée
01:17:28à un moment donné
01:17:29il faut former des méchants
01:17:29et il faut faire
01:17:31le ménage aussi
01:17:32ça revient encore une fois
01:17:33l'argent ne pousse pas
01:17:34des arbres
01:17:35et le nombre de maires
01:17:36de petites communes
01:17:37qui se mobilisent
01:17:38pour financer
01:17:39des cabinets
01:17:40etc.
01:17:41pour attirer
01:17:42des jeunes médecins
01:17:44on parle aussi
01:17:45de budget
01:17:45ça revient encore une fois
01:17:47de faire ce fameux
01:17:48ménage
01:17:49que ce soit
01:17:51sur des
01:17:52est-ce qu'il y a des agences
01:17:53qui sont un peu inutiles
01:17:55est-ce qu'on dépense trop
01:17:56est-ce qu'il y a le train
01:17:57de vie de l'État
01:17:58donc tout ça
01:17:58ça doit peser
01:17:59dans la balance
01:18:00pour qu'on puisse
01:18:01allouer les ressources
01:18:02justement
01:18:03et favoriser
01:18:04un peu
01:18:04qu'on enlève
01:18:05ces fameux déserts médicaux
01:18:06Allez
01:18:07on va changer
01:18:08de sujet
01:18:09on va saluer
01:18:10Gérald Petitgand
01:18:11qui est président
01:18:12de la Fédération nationale
01:18:13des associations
01:18:14d'usagers
01:18:15et des transports
01:18:16parce qu'on va parler
01:18:16de la grève SNCF
01:18:17qui est annoncée
01:18:18alors il y a eu
01:18:20un bonjour
01:18:21Gérald Petitgand
01:18:22merci d'être avec nous
01:18:24en tous les cas
01:18:24on va revenir
01:18:26sur cette grève
01:18:27parce que visiblement
01:18:28nous sommes loin
01:18:30d'une semaine noire
01:18:31c'est ce qu'a affirmé
01:18:32le PDG de la SNCF
01:18:33Voyageur
01:18:33mais on ne sait jamais
01:18:35vous me direz
01:18:35ce que vous pensez
01:18:36de cette déclaration
01:18:38est-ce que vous craignez
01:18:39ou pas
01:18:39la mise à exécution
01:18:42de cette menace de grève
01:18:43en tous les cas
01:18:43on rappelle que deux syndicats
01:18:44ont appelé à la grève
01:18:45dès demain
01:18:46lundi
01:18:47mais en tous les cas
01:18:48c'est une vieille tradition
01:18:50de 80 ans
01:18:51les grèves
01:18:51regardez
01:18:52ce reportage
01:18:53et on en parle ensemble
01:18:54c'est un sujet
01:18:55de Charlotte Godzilla
01:18:56la grève est reconduite
01:18:58jusqu'au lundi 30
01:19:00pas une année sans grève
01:19:01depuis 1947
01:19:03la mobilisation des cheminots
01:19:05n'a pas faibli dans le temps
01:19:06d'une part compte tenu
01:19:07des effectifs de la société
01:19:09avec près de 238 000 employés
01:19:11en 2023
01:19:12difficile d'échapper aux revendications
01:19:14à l'automne 2007
01:19:16le trafic est perturbé
01:19:18pendant environ 15 jours
01:19:19pour protester
01:19:20contre la réforme
01:19:21de Nicolas Sarkozy
01:19:22concernant les régimes
01:19:23spéciaux de retraite
01:19:24en avril 2010
01:19:26la grogne se porte
01:19:27cette fois-ci
01:19:28sur la réorganisation
01:19:29de l'activité du fret
01:19:30et les demandes
01:19:31de hausse salariale
01:19:32s'ensuit
01:19:33la réforme ferroviaire
01:19:34de 2014
01:19:35de nouveau
01:19:36en réponse à la réforme
01:19:38des retraites
01:19:38décembre 2019
01:19:39ne déroge pas à la règle
01:19:4127 jours de grève
01:19:43soit la plus longue
01:19:44de l'histoire du rail français
01:19:45en 77 ans
01:19:47de conflits sociaux
01:19:48l'addition est salée
01:19:49pour le contribuable
01:19:50la facture s'élevée
01:19:51à 20 milliards d'euros
01:19:53en 2022
01:19:54la SNCF
01:19:55n'ayant parfois
01:19:56pas d'autre choix
01:19:57que de mettre la main
01:19:57à la poche
01:19:58en se pliant aux revendications
01:20:00ou en faisant bénéficier
01:20:01ses clients
01:20:02de gestes commerciaux
01:20:03comme un air de déjà vu
01:20:05à partir de lundi
01:20:06les usagers
01:20:07de la SNCF
01:20:08affronteront encore
01:20:09une semaine noire
01:20:10bon alors
01:20:13Gérald Petitgore
01:20:13est-ce que vous croyez
01:20:14à la déclaration
01:20:17du PDG
01:20:18de la SNCF
01:20:19voyageurs
01:20:20nous sommes loin
01:20:21d'une semaine noire
01:20:22il n'y aura pas
01:20:23de semaine à l'arrêt
01:20:24mais une semaine
01:20:24aussi normale
01:20:25que possible
01:20:26vous y croyez ou pas ?
01:20:28on espère
01:20:29on souhaite
01:20:31que ça ne soit pas
01:20:32une semaine noire
01:20:32bien sûr
01:20:33que le PDG
01:20:34de la SNCF
01:20:35le souhaite aussi
01:20:36moi je trouve ça
01:20:37juste dommage
01:20:38que encore
01:20:39les clients
01:20:39et les usagers
01:20:40du transport
01:20:41soient encore
01:20:43pris en otage
01:20:44et c'est juste
01:20:44insupportable
01:20:45dans le monde de ça
01:20:46et je vous avais parlé
01:20:47de tradition
01:20:4877 ans
01:20:49je trouve que c'est
01:20:50assez triste
01:20:50d'avoir
01:20:51l'association
01:20:53du mot grève
01:20:54avec le mot SNCF
01:20:56c'est juste
01:20:57vraiment triste
01:20:57ben oui
01:20:59c'est la tradition
01:21:00c'est pour ça
01:21:00qu'on vous a fait
01:21:01ce petit rappel
01:21:02était-il nécessaire
01:21:04de le faire
01:21:05ou pas d'ailleurs
01:21:05mais que vous disent
01:21:07les usagers
01:21:08dans votre région
01:21:10ils sont blasés ?
01:21:13ils sont
01:21:14exactement
01:21:15ils sont blasés
01:21:16ils sont lassés
01:21:16ils sont tristes
01:21:18qu'une entreprise
01:21:19une si belle entreprise
01:21:20française
01:21:20se tire la balle
01:21:22dans le pied
01:21:22une balle dans le pied
01:21:23en plus
01:21:24il ne faut pas oublier
01:21:26que la SNCF
01:21:27c'est une société anonyme
01:21:29l'entreprise
01:21:30elle vit
01:21:31par les revenus
01:21:32qu'elle génère
01:21:33et si elle n'a pas
01:21:34de revenus
01:21:35en cas de grève
01:21:37c'est nous
01:21:38qui allons
01:21:38de toute manière
01:21:39payer
01:21:39tous les contribuants
01:21:41français
01:21:41pour compenser
01:21:42encore ce manque
01:21:43d'argent
01:21:43ils demandent
01:21:44100 euros
01:21:45de plus d'aide
01:21:45et du coup
01:21:47ils retirent
01:21:48des millions
01:21:48pour un week-end
01:21:49de chasse et croiser
01:21:50donc c'est un non-sens
01:21:52là-dessus
01:21:53donc il y a un côté
01:21:55blasé
01:21:56et les gens
01:21:57ils sont fatigués
01:21:59de ces grèves
01:22:00à répétition
01:22:01surtout pour
01:22:02des motifs
01:22:04qui ne sont pas
01:22:04vraiment
01:22:05cruciaux
01:22:06justement
01:22:07on parle d'une grève
01:22:09donc en raison
01:22:09on en a souvent parlé
01:22:11évidemment
01:22:11d'une prime
01:22:12des contrôleurs
01:22:13est-ce que ça se justifie
01:22:15d'aller aussi loin ?
01:22:18quand on voit
01:22:19ça a du mal
01:22:20de se justifier
01:22:21selon quoi on voit
01:22:22la demande
01:22:23ok tout le monde
01:22:24veut plus d'argent
01:22:24ils en ont eu
01:22:25déjà beaucoup
01:22:26pour les JO
01:22:28de l'année dernière
01:22:28ils demandent
01:22:29100 euros
01:22:30cette année
01:22:31en sachant
01:22:32que la grève
01:22:33va coûter des millions
01:22:34donc comment
01:22:36moi aussi
01:22:37je suis travailleur
01:22:38comment je peux demander
01:22:39à mon entreprise
01:22:39qu'il augmente mon salaire
01:22:40en lui retirant
01:22:41les ressources
01:22:42de revenus
01:22:43de l'entreprise
01:22:44et aussi en termes
01:22:45d'image
01:22:45comment les grévistes
01:22:47peuvent être fiers
01:22:48d'une entreprise
01:22:49qu'eux-mêmes
01:22:49qu'ils mettent
01:22:51à 100
01:22:51et à rester avec nous
01:22:53Gérald Petitgand
01:22:53je vous propose
01:22:55d'écouter
01:22:55Agnès Pannier-Runacher
01:22:56ministre de la Transition écologique
01:22:57qui était l'invité
01:22:58du grand rendez-vous
01:22:59Europe 1 CNews
01:23:00les échos
01:23:00et s'est exprimé
01:23:01sur cette menace
01:23:02de grève
01:23:03ou cette grève annoncée
01:23:03écoutez-la
01:23:04je trouve que c'est choquant
01:23:06effectivement
01:23:07d'empêcher
01:23:08les français
01:23:09qui cherchent
01:23:10à partir
01:23:11en congé
01:23:12quelques jours
01:23:13avec leur famille
01:23:14ou leurs proches
01:23:16de finalement
01:23:17les mettre
01:23:19dans cette situation
01:23:20de ne pas pouvoir
01:23:21partir
01:23:22parce qu'ils sont
01:23:22au milieu
01:23:23d'une négociation
01:23:24qui relève
01:23:24du dialogue social
01:23:25et c'est au dialogue social
01:23:26de trouver la solution
01:23:27bon elle partage
01:23:28votre avis
01:23:29Gérald Petitgand
01:23:30c'est choquant
01:23:31oui c'est choquant
01:23:32en plus
01:23:33elle parle de dialogue social
01:23:34il y a eu
01:23:35une trentaine de réunions
01:23:36avec la gouvernance
01:23:38de la SNCF
01:23:40une trentaine de réunions
01:23:41et en plus
01:23:42j'ai vu
01:23:42qu'elle est côté écologique
01:23:44on n'en a pas parlé
01:23:45le transport
01:23:46fer contre fer
01:23:48c'est le plus
01:23:49le transport
01:23:49le plus écologique
01:23:50donc au niveau
01:23:51impact carbone
01:23:52on n'en a pas parlé
01:23:53il y a un impact financier
01:23:54il y a un impact carbone
01:23:55je vous rappelle
01:23:56qu'on n'a qu'une seule planète
01:23:57l'impact carbone
01:23:58est colossal
01:23:59quand les gens vont prendre
01:24:00même des flexibles
01:24:01bus
01:24:01qui vont prendre
01:24:02leur voiture
01:24:03qui vont faire du covoiturage
01:24:04ça n'a rien à voir
01:24:05par rapport au coût carbone
01:24:06d'un TGI
01:24:07et Gérald
01:24:09attention également
01:24:09à la concurrence étrangère
01:24:11notamment de nos amis italiens
01:24:12oui
01:24:14c'est vrai
01:24:16qu'on n'en a pas parlé
01:24:18effectivement
01:24:18la concurrence
01:24:19italienne
01:24:20et même espagnole
01:24:21bientôt espagnole
01:24:23non seulement
01:24:24ils sient la branche
01:24:25où ils l'ont
01:24:26mais ils attaquent
01:24:27le tronc en même temps
01:24:28parce que
01:24:29les revenus
01:24:30les gens vont tellement
01:24:31être lassés
01:24:32de la SNCF
01:24:33qu'ils vont
01:24:34même si le prix
01:24:34deviendra plus cher
01:24:36imaginons
01:24:36de Trenitalia
01:24:38ou du concurrent espagnol
01:24:39au moins
01:24:40il y aura peut-être
01:24:41une fiabilité
01:24:41qui sera accrue
01:24:42donc les gens
01:24:43seront peut-être prêts
01:24:43à payer plus cher
01:24:44pour avoir
01:24:44pas l'épée
01:24:46d'amoclès
01:24:47d'avoir une grève
01:24:47potentielle
01:24:48à chaque pont
01:24:49pour les vacances
01:24:51de Noël
01:24:51pour les vacances
01:24:53d'été
01:24:53à chaque fois
01:24:53il y a toujours
01:24:54la même histoire
01:24:54qui se répète
01:24:55et faites le parallèle
01:24:56moi j'ai pris souvent
01:24:57des trains en Espagne
01:25:00la qualité
01:25:01la propreté
01:25:01incroyable
01:25:02allez dans les toilettes
01:25:03c'est une propreté absolue
01:25:05vous avez des petites oreillettes
01:25:06qu'on vous donne
01:25:07des casques
01:25:08incroyable
01:25:08mais c'est incroyable
01:25:09c'est moins cher
01:25:10donc à un moment donné
01:25:12il faut se poser
01:25:12les bonnes questions
01:25:13sincèrement
01:25:14j'ai été impressionné
01:25:14impressionné
01:25:15la guerre de Barcelone
01:25:17est extraordinaire
01:25:17c'est Naïma
01:25:19oui bah écoutez
01:25:20attention à la concurrence
01:25:22il a raison
01:25:23Gérald Petit Grand
01:25:24ils sont en train
01:25:25de sceller la branche
01:25:26je souscris complètement
01:25:27à ce qui vient d'être dit
01:25:28et puis il a employé
01:25:30comme nous l'avons déjà fait
01:25:31à plusieurs reprises
01:25:32le mot otage
01:25:33effectivement
01:25:34nous on attend
01:25:35puisque Mme Pannier-Renachier
01:25:37est aussi choquée
01:25:38par ce qui se passe
01:25:39on attend tout simplement
01:25:40qu'on puisse nous délivrer
01:25:41de cette situation
01:25:43dans laquelle on se retrouve
01:25:43et qu'on puisse
01:25:44effectivement envisager
01:25:46nos vacances en famille
01:25:47le fait d'aller voir
01:25:49nos proches
01:25:50le fait d'envoyer
01:25:50les enfants
01:25:51pour les vacances scolaires
01:25:52d'une manière apaisée
01:25:54on ne peut plus
01:25:55continuer à être pris
01:25:56en otage
01:25:57lors notamment
01:25:58des vacances scolaires
01:26:00lors des fêtes
01:26:00de fin d'année
01:26:01lors aussi
01:26:02des jours fériés
01:26:03qui puissent
01:26:04nous permettre
01:26:06tout simplement
01:26:07de voir encore une fois
01:26:08nos proches
01:26:08donc il faut que
01:26:09nos parlementaires
01:26:10aujourd'hui
01:26:11prennent ce sujet
01:26:12à bras le corps
01:26:13et décident
01:26:14comme en Italie
01:26:15justement
01:26:16d'interdire les grèves
01:26:17dans ces périodes-là
01:26:19Vous voulez réagir
01:26:20Gérard Petitgon ?
01:26:22Le droit de grève
01:26:24rappelez-vous
01:26:25le droit de grève
01:26:25c'était une place
01:26:26où les gens
01:26:27venaient chercher du travail
01:26:28je crois qu'on a perdu
01:26:29le sens de
01:26:30la valeur du travail
01:26:32la valeur du travail
01:26:34moi je travaille
01:26:35pour un opérateur stratégique
01:26:36la SNCF
01:26:37est un opérateur stratégique
01:26:38il faut responsabiliser
01:26:40les employés
01:26:41de cette entreprise
01:26:42qui est une belle entreprise
01:26:43on a été les précurseurs
01:26:45d'avoir des trains
01:26:46à grande vitesse
01:26:46ils ont un peu oublié
01:26:48l'effet
01:26:49écoute
01:26:51des clients
01:26:51l'accueil de clients
01:26:52l'écoute de clients
01:26:53et c'est un transporteur
01:26:57stratégique
01:26:57et les personnes
01:26:59qu'on voit
01:27:00passer à la télé
01:27:00qui disent
01:27:01oui mais on veut
01:27:02toujours 100 euros de plus
01:27:03ils ont été revalorisés
01:27:05à 2,2%
01:27:06l'année dernière
01:27:07moi je n'ai pas été revalorisé
01:27:08mais moi j'aime mon entreprise
01:27:10c'est une entreprise française
01:27:11et je la respecte
01:27:13parce que
01:27:13et je respecte
01:27:14mon entreprise
01:27:15je respecte
01:27:16mes clients
01:27:17c'est bien
01:27:18si votre patron regarde
01:27:21comme on c'est news
01:27:22il va peut-être
01:27:23vous donner une petite
01:27:25augmentation
01:27:25c'est une patronne
01:27:27si elle regarde
01:27:30j'ai un bon salarié
01:27:31c'est assez malin
01:27:33Gérald Petit-Grand
01:27:33c'est assez malin
01:27:34non non mais
01:27:35il ne sait pas
01:27:36que je suis élu
01:27:36président de la SNOT
01:27:38ne vous inquiétez pas
01:27:39bon très bien
01:27:39merci
01:27:40donc voilà
01:27:41c'est ça
01:27:41et vous imaginez
01:27:43l'impact
01:27:43pour les clients
01:27:45on achète un billet
01:27:48on attend un service
01:27:50et le service
01:27:51n'est pas rendu
01:27:51même si les trains
01:27:53vont rouler
01:27:53imaginons que les trains
01:27:55vont rouler
01:27:56et qu'il n'y aura pas
01:27:57un faible impact
01:27:58écoutez
01:27:59on demande qu'à croire
01:28:00le directeur de la SNCF
01:28:02on verra
01:28:03oui mais le stress
01:28:04que vous infligez
01:28:05aux clients
01:28:06le manque de confiance
01:28:08que vous générez
01:28:09le manque de confiance
01:28:10c'est quand on impacte
01:28:13ce manque de confiance
01:28:14c'est sur plusieurs années
01:28:15là même
01:28:16le PDG
01:28:17il fera de son mieux
01:28:18qu'il n'y a plus de grève
01:28:18pendant cette année
01:28:19ou l'année d'après
01:28:20les gens auront
01:28:21toujours cette appréhension
01:28:22de prendre un TGV
01:28:24je ne sais pas
01:28:25si je vais arriver
01:28:25à destination
01:28:26moi je prends le TGV
01:28:28merci Gérald Petit Grand
01:28:29parce que moi j'ai un TGV
01:28:30à prendre
01:28:31à transmettre
01:28:32bon TGV
01:28:33bon courage
01:28:34bonne chance
01:28:35merci
01:28:35c'est une image
01:28:38merci Gérald Petit Grand
01:28:40merci d'avoir été notre invité
01:28:41merci Isabelle de m'avoir accompagné
01:28:43c'est un plaisir toujours
01:28:44de vous avoir à mes côtés
01:28:46merci à leur para
01:28:47Aurélie Lucano
01:28:48Romain Goglin
01:28:49Mathis
01:28:49Jean Smart
01:28:50Audrey Berthaud
01:28:51pour l'information
01:28:52merci à la programmation
01:28:54Stéphane Fattoreto
01:28:55qui fait un travail
01:28:55décidément formidable
01:28:56merci aux équipes en régie
01:28:57qui font également
01:28:58un travail formidable
01:28:59tout de suite
01:29:00c'est Véronique Jacquet
01:29:01en direct
01:29:02et en quête d'esprit
01:29:02et on trouvera
01:29:04Emmerick Pourbet
01:29:04qui lui sera à Rome
01:29:06et on se retrouve
01:29:07Carrema
01:29:07vous serez à mes côtés
01:29:08avec plaisir
01:29:09à 14h
01:29:09180 minutes info
01:29:11à tout à l'heure
01:29:11bye bye
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