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  • il y a 10 mois
Bernard Guetta, député européen (Renew), était l'invité de BFMTV. Il est revenu sur la guerre en Ukraine, mais aussi la photo de Donald Trump habillé en pape ou encore la situation à Gaza.

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00:00Bienvenue dans le 20h BFM, il est 20h31, l'heure d'accueillir l'eurodéputé Bernard Guetta, député Renew.
00:07Bienvenue sur ce plateau Bernard Guetta.
00:10On va commencer Bernard Guetta avec cette image qui a fait le tour du monde et qui a marqué les esprits,
00:16cet entretien entre le président Zelensky et Donald Trump au Vatican.
00:20Pourquoi je voulais commencer avec cette image ? Parce que l'on sait ce soir ce que les deux hommes se sont dit et de quoi ils ont parlé.
00:26C'est le président Zelensky qui a apporté des précisions. Hier dans un entretien, ces déclarations sont sorties aujourd'hui.
00:33On a parlé système de défense aérienne, sanctions contre la Russie avec visiblement selon Zelensky une réponse forte de Donald Trump.
00:41Ils ont parlé aussi cesser le feu de 30 jours entre Kiev et Moscou.
00:46Bref, c'est réellement un entretien pour l'histoire qui a eu lieu au Vatican.
00:51C'est ce qu'avait dit Zelensky en sortant d'ailleurs.
00:52Et pas seulement une photo.
00:53Non, non, non, c'est pas seulement une photo. C'est ce qu'avait dit Zelensky en sortant.
00:57Et c'est ce qu'on voit. Ce qu'on voit, c'est deux choses.
01:02Premièrement, que Vladimir Poutine n'a pas l'air de se rendre compte de ce qui se passe.
01:07Ou alors, moi, véritablement, je vous l'avais dit une fois, véritablement, je ne comprends pas le jeu aujourd'hui de Vladimir Poutine.
01:15Parce que son intérêt, son intérêt serait de ne pas faire perdre la face à Donald Trump et surtout de ne pas l'entraîner dans un nouveau soutien militaire, économique, politique.
01:31C'est très important aussi.
01:32Or, il fait tout pour que ça arrive.
01:37Il fait absolument tout pour que ça arrive.
01:39Parce qu'aujourd'hui, il pourrait faire très, très peu de concessions.
01:43Les Américains sont quand même disposés, ils l'ont dit, ces publics sont disposés à reconnaître la souveraineté de la Russie.
01:50Non pas l'occupation de la Crimée par la Russie, mais la souveraineté de la Russie sur la Crimée.
01:55Ce qui est quand même une chose invraisemblable, puisque la Crimée ukrainienne a été conquise, volée, annexée par la force.
02:03Bon, les Américains sont prêts à ça.
02:06Ils sont prêts à reconnaître le contrôle de la Russie sur l'ensemble du Donbass.
02:10Ils sont prêts, évidemment, à bloquer, fermer les portes de l'Alliance Atlantique.
02:15Est-ce que Poutine n'est pas aujourd'hui dans une logique purement militaire, d'épuisement, de destruction ?
02:21Est-ce qu'on peut encore parler de stratégie politique ?
02:24Je me le demande.
02:25Je me le demande pour deux raisons.
02:28La première, c'est que l'économie russe n'est pas en aussi bonne forme qu'on voudrait le faire croire au Kremlin.
02:35Et deuxièmement, que militairement parlant, on annonce une nouvelle offensive russe.
02:40Très bien, je ne sais pas.
02:41Enfin, très bien, non, très mal.
02:42Mais je ne sais pas si elle aura lieu.
02:46Mais pour l'instant, oui, on voit des progressions des troupes russes.
02:49Mais des progressions millimétriques.
02:51Il n'y a aucune percée formidable, convaincante de la Russie.
02:57Donc, Vladimir Poutine aurait tout intérêt à accepter l'offre américaine
03:01dont le moins qu'on puisse dire est qu'elle est très, très, très en faveur de la Russie
03:06et certainement pas de l'Ukraine.
03:09Et il la refuse.
03:10Mais en tout cas, ce qu'on comprend quand même, c'est qu'après cet entretien,
03:14les positions du président ukrainien et du président américain sont réellement plus alignées.
03:22Il s'est réellement passé quelque chose de ça.
03:23Vous n'en avez jamais douté, vous ?
03:25Non, je n'irai pas jusque-là, mais j'avais noté avec une surprise intéressée
03:31que Zelensky était très positif quand il est sorti de ce rendez-vous.
03:35Alors, on ne savait pas encore pourquoi, comment, bon, très...
03:38Mais il était très positif.
03:40Et ce soir, il tient un discours beaucoup plus belliqueux aussi à l'égard de la Russie,
03:44presque menaçant à l'occasion du 9 mai, en disant en substance,
03:50je ne peux pas vous assurer qu'il n'y aura aucun incident ce jour-là.
03:54Vous savez pourquoi ?
03:54Justement, précisément, grâce à cet entretien et la manière dont ça s'est passé ?
03:57Oui, peut-être, mais c'est surtout fondamentalement la réponse du berger à la bergère.
04:02Parce que, véritablement, Poutine se moque du monde.
04:04Il propose trois jours de trêve pour être rassuré qu'il sera bien tranquille
04:09pendant ses commémorations sur la Place Rouge,
04:12avec le président chinois, le président brésilien et bien d'autres invités.
04:16Et Zelensky lui répond, et il a bien raison de le faire,
04:20mais mon petit camarade, moi je ne te garantis rien.
04:23Oui, mais est-ce que pour les civils, il ne faut pas dire oui en attendant de négocier mieux ?
04:27Parce qu'en attendant, les frappes se poursuivent, Bernard Guetta.
04:30Évidemment qu'on peut considérer et prendre cette proposition de Poutine
04:34comme une proposition cynique, mais le fait est que sur le terrain...
04:39Qu'est-ce que ça veut dire trois jours de trêve ?
04:42Ça ne veut absolument rien dire.
04:44Ça veut si peu dire de choses que maintenant,
04:46on apprend que Trump et Zelensky sont d'accord pour dire
04:51« Non, une trêve c'est 30 jours ». Pourquoi 30 jours ?
04:54Parce qu'il faut au moins un mois pour préparer des négociations de paix sérieuses.
05:00Donc si on veut parler de paix, on entre dans une véritable trêve.
05:06Mais ce qui se passe fondamentalement aujourd'hui,
05:09c'est que Donald Trump ne veut pas perdre la face.
05:12Et Poutine est en train de lui faire perdre la face.
05:16Et c'est pour ça qu'il répond sur un ton de plus en plus ferme.
05:23Jusqu'où il ira ? Je ne sais pas.
05:25Moi, je ne prendrai pas le risque de jouer à Madame Soleil.
05:29Mais oui, véritablement, le ton est de plus en plus ferme à la Maison-Blanche.
05:34– Pardon de voir le verre un peu à moitié vide,
05:37mais est-ce que le poids des sanctions économiques,
05:40la question que vous disiez de la santé économique de la Russie,
05:42est vraiment réelle ?
05:44Est-ce qu'on a même le sentiment que le discours de Donald Trump
05:47n'arrive pas forcément à convaincre Poutine ?
05:49Est-ce qu'au fond, les menaces de soft power comme ça,
05:52ou même finalement le discours de Donald Trump,
05:55convainque Poutine et arrive à le faire changer d'état d'esprit ?
05:58Est-ce qu'on n'a pas affaire finalement à une forme dogmatique d'un empire
06:02qui amène à ce qu'il n'y ait aucun obstacle sur le passage ?
06:06– Écoutez, c'est une hypothèse, il y en a une autre
06:09qui serait encore plus inquiétante.
06:12C'est que Vladimir Poutine constate l'échec sur toute la ligne de Donald Trump
06:19et se disent que finalement cet homme est décrédibilisé,
06:22cet homme est en train de descendre dans les sondages aux États-Unis même,
06:26et y compris dans son électorat, y compris, c'est minime dans son électorat,
06:31enfin minime, enfin bon, ce n'est pas massif, mais c'est quand même très significatif.
06:36Peut-être que Vladimir Poutine se dit, ben voilà,
06:39il est ridiculisé, décrédibilisé, je peux y aller.
06:42Mais c'est une hypothèse.
06:46Moi, là, je ne jure de rien, parce que, pardon de me répéter,
06:50pour moi, il y a un point d'interrogation,
06:53pourquoi Poutine ne saisit pas l'offre des Américains
06:56qui est tellement à son avantage ?
06:59Et vous n'avez pas la réponse à cette question.
07:01Je voudrais vous montrer une image qui a beaucoup circulé ces dernières heures
07:05sur les réseaux sociaux.
07:06Vous l'avez peut-être vu passer, le président américain
07:08qui a publié sur son réseau social, Truth Social, pardon,
07:12une photographie générée par l'intelligence artificielle,
07:16le montrant en pape, évidemment, à quelques jours,
07:19de l'ouverture du conclave chargé d'élire le successeur du pape François.
07:23C'est drôle ou c'est inquiétant ?
07:28C'est inquiétant.
07:30C'est inquiétant.
07:31Quand cet homme se déguise en pape,
07:34met ça sur les réseaux sociaux,
07:37sans aucun commentaire,
07:38ce qui plus est, sans aucun commentaire,
07:41quand il fait organiser un défilé militaire
07:45le jour de son anniversaire,
07:47écoutez, je déteste dire cela,
07:48parce que je ne suis pas médecin, je ne suis pas...
07:50Vous pensez qu'il va vraiment le faire, ça, ce défilé militaire ?
07:53Ah oui, oui, oui.
07:53Le 14 juin ?
07:55Le 14 juin, oui, c'est ça.
07:56Le 14 ou le 15 ?
07:57Non, le 14 juin.
07:57Le 14, le 14.
07:59Écoutez...
08:00Il n'a pas le droit à son défilé militaire ?
08:02Vous organisez, quand vous êtes chef d'État,
08:04un défilé militaire le jour de votre anniversaire ?
08:07Alors, ce n'est pas que le jour de son anniversaire, quand même.
08:09Ce n'est pas que.
08:10Ce n'est pas que, mais c'est beaucoup.
08:12C'est beaucoup le jour de son anniversaire.
08:14C'est aussi une date historique.
08:15C'est le jour de la création de l'armée de terre,
08:19de l'infanterie américaine, un an avant l'indépendance.
08:22Mais c'est la première fois qu'on fait un défilé militaire pour ça.
08:24Absolument.
08:25Et c'est le jour de l'anniversaire de Donald Trump.
08:28Quand on en arrive là, qu'on est chef d'État,
08:30qu'on fait publier cette photo de lui en pape,
08:35c'est-à-dire, en vérité,
08:38une sorte de chef d'État du monde.
08:41Quand même, il y a 1,3 milliard ou 400 millions de catholiques
08:45à travers le monde.
08:47Ben oui, il rêve.
08:48Écoutez, moi vraiment, là, j'en arrive à me poser des questions.
08:51Il y a un sujet sur le culte de la personnalité,
08:53parce qu'on a vu il y a trois jours une réunion pour les 100 jours,
08:57où il était entouré de son cabinet,
08:58et où tous ont fait preuve d'une servilité assez grotesque,
09:03en disant à quel point vous êtes fantastique, président,
09:06on a passé 100 jours extraordinaires avec vous.
09:09Vous pensez qu'il y a quelque chose
09:11qui est en train de s'installer dans le pouvoir américain ?
09:13Vous savez ce qui me fait penser de plus en plus ?
09:16À Nicolas Ceaușescu,
09:17l'ancien patron de la...
09:19Enfin, le patron de la Roumanie communiste.
09:22Il avait des poètes de cour, aussi, Ceaușescu,
09:25qui le qualifiaient dans des grandes envolées lyriques,
09:30de carpade de la pensée, de je ne sais plus quoi,
09:33et de je ne sais plus quoi.
09:36Véritablement, il me fait de plus en plus penser à Ceaușescu,
09:39qui, lui non plus, n'était pas un grand démocrate.
09:41Et qui a mal fini.
09:43Et qui a très mal fini.
09:43Sauf qu'en ce moment, on a quand même le sentiment
09:45que c'est un peu lui le maître du monde.
09:48Non.
09:49Non ?
09:49Non.
09:50Je ne dirais pas ça.
09:51Je ne dirais pas ça, parce que, écoutez, véritablement,
09:54regardez ce qui vient de se passer en Australie.
09:59Il y avait un candidat conservateur qui se réclamait de moins en moins,
10:02mais enfin, qui s'était beaucoup réclamé de Trump,
10:05alors qu'il était donné gagnant,
10:09mais gagnant avec une marge incroyable il y a encore deux mois.
10:14Eh bien, ce sont les travaillistes,
10:17pas les socialistes, c'est un pays anglo-saxon,
10:19ce sont les travaillistes qui ont été reconduits
10:22avec une marge assez confortable.
10:25Il s'est passé la même chose il y a 15 jours ou 8 jours,
10:28je ne sais même plus, au Canada.
10:31Écoutez, les libéraux sortants
10:34avaient plus de 20 points de retard sur les conservateurs.
10:41L'effet Trump a été tellement radical
10:44que les libéraux ont été reconduits.
10:46ont été reconduits, c'est-à-dire qu'ils ont regagné
10:50plus de 20 points, plus de 20 points,
10:53grâce au délire, pardon, non, grâce à l'agressivité.
10:57– Très bien, mais Bernard Quetta, on a quand même le sentiment
10:59que sur des sujets brûlants,
11:01le conflit ukrainien, le nucléaire iranien,
11:05la situation au Proche-Orient, notamment dans la bande de Gaza,
11:08la manière dont il voit les choses
11:10et la manière dont il entend les mener
11:11est quand même centrale.
11:13– Mais centrale, oui, parce qu'il détruit tout, cet homme.
11:20Enfin, il détruit, et branle sérieusement,
11:23le commerce international, il détruit,
11:25et là, malheureusement, le mot n'est pas trop fort,
11:28la relation transatlantique entre l'Europe et les États-Unis.
11:33Il détruit la confiance qu'avait le monde entier,
11:37en les aimant ou en les aimant pas,
11:38mais qu'avait le monde entier dans les États-Unis.
11:41Bon, aujourd'hui, qui a confiance dans les États-Unis ?
11:44Écoutez, moi, je ne sais pas.
11:46Et puis, vous me dites, et vous avez raison,
11:48il est central à Gaza.
11:49– Pardon, mais il y a quand même quelque chose,
11:52je pense notamment au niveau national,
11:53si on se remet en France,
11:55la question de l'égoïsme dont parle Kamala Harris
11:57de Donald Trump, c'est-à-dire,
11:58on repense « America's first », etc.
12:00C'est quand même une appétence.
12:01Maintenant, en France, on nous dit,
12:02il nous faut un Trump français.
12:03On a besoin de ne repenser qu'à nous.
12:05Est-ce que ce n'est pas quelque chose
12:06qui monte quand même, ça, dans la plupart des pays ?
12:08– Écoutez, je peux… Oh non !
12:11– La tentation de vouloir plus d'autorité,
12:12moins d'État de droit, moins de règles.
12:14– Écoutez, regardez, on citait à l'instant
12:18les exemples quand même très frappants
12:20du Canada et de l'Australie,
12:23mais regardez les extrêmes droites européennes
12:25qui étaient, il y a encore deux mois et demi,
12:28trois mois, tellement trumpistes,
12:30tellement trumpistes.
12:31« Oh mais aujourd'hui, elle, oh là là là ! »
12:34Elle se distancie, elle se distancie.
12:37Pourquoi ?
12:37Parce qu'elles savent que Trump n'est pas populaire du tout.
12:41– Vous parlez d'extrême droite européenne.
12:44En Allemagne, le parti d'extrême droite,
12:46qui est arrivé deuxième aux élections,
12:47vient d'être classé comme parti extrémiste,
12:49c'est-à-dire que les services de renseignement
12:51ont maintenant le droit de les écouter,
12:53d'enquêter sur eux en permanence.
12:54Vous trouvez que c'est une bonne chose ou pas ?
12:57– Je constate que c'est un fait,
13:01et que c'est un fait qui a été reconnu
13:03après étude très attentive
13:06par les services de renseignement allemands.
13:11Et les Allemands, Dieu merci,
13:13on les comprend en raison évidemment de leur histoire,
13:17sont très sourcilleux sur toute résurgence
13:22d'une extrême droite aussi extrême.
13:27Or, l'AFD, qui est divisée,
13:30il y a des courants un peu moins extrêmes.
13:33Mais enfin, globalement parlant,
13:35l'AFD, oui, est extrêmement extrême
13:38et évolue de plus en plus dans cette direction.
13:41Et évolue de plus en plus dans cette direction.
13:43– Une dernière question, Bernard Guetta,
13:45sur ce qui se passe dans la bande de Gaza.
13:47– Oui.
13:47– La défense civile aujourd'hui a annoncé 11 morts,
13:50dont 3 enfants dans une frappe israélienne.
13:52On rappelle que toute aide humanitaire
13:54dans la bande de Gaza est impossible.
13:56Israël a coupé l'accès, l'entrée.
13:59Depuis le 2 mars, le comité international de la Croix-Rouge
14:02prévient que la réponse humanitaire à Gaza
14:04est au bord de l'effondrement.
14:06Je sais ce que vous allez me dire.
14:09C'est dramatique, c'est terrible.
14:11Mais s'il vous plaît, n'allons pas sur ce terrain-là.
14:13– Non, je ne vais pas vous dire que c'est dramatique.
14:14– Parce que les mots ne suffisent plus.
14:15Qu'est-ce qu'il faut faire ?
14:16– Je vais vous dire que c'est un crime de guerre.
14:17C'est un crime de guerre parce que,
14:19affamer une population,
14:21on n'en est pas encore tout à fait là,
14:23mais on risque d'être là vraiment dans quelques jours.
14:27Affamer une population, c'est un crime de guerre.
14:30Dans le droit international, il n'y a pas de discussion.
14:33Il n'y a pas de discussion.
14:35Or, M. Netanyahou, finalement, a opté pour cette politique.
14:40Où est-ce qu'elle le mène ?
14:42– Mais qu'est-ce que ça songea ?
14:43Il est visé par la Cour pénale internationale,
14:45il se rend quand même en Hongrie, Netanyahou.
14:47– Oui, comme vous dites, il se rend en Hongrie.
14:49– Oui, mais que je veux dire…
14:51– Non, mais je veux dire par là,
14:52il ne se rend pas à Paris, il ne se rend pas à Berlin,
14:53il ne se rend pas à Londres.
14:54– En attendant, que faut-il faire ?
14:56– Que faut-il faire ?
14:58– Vous savez, je serai à Jérusalem jeudi prochain
15:00en tant que président d'un intergroupe du Parlement européen
15:04sur la solution à deux États.
15:06Il faut que l'Europe soutienne tous ceux,
15:11en Israël et en Palestine,
15:13qui sont aujourd'hui, qui restent aujourd'hui,
15:15partisans de la solution à deux États.
15:17Parce que c'est très simple.
15:19Tous les gens, parce qu'il y en a beaucoup malheureusement,
15:21qui disent soit par scepticisme, soit par hostilité,
15:24ben non, non, non, la solution à deux États, ça ne marche pas.
15:26Très bien, ça ne marche pas.
15:28Qu'est-ce que vous proposez ?
15:31Il ne suffit pas de dire ça ne marche pas.
15:34Qu'est-ce que vous proposez ?
15:36Les fantaisies de M. Trump qui veut envoyer
15:39deux millions de gaz à oui, je suppose,
15:41chaîne au pied, on ne sait pas où,
15:44mais en tout cas en dehors de…
15:45Ça n'a aucun sens.
15:46– Donc il faut passer par là pour vous,
15:48c'est la solution et c'est ce dont vous allez parler.
15:51– Il faut marcher, il faut marcher évidemment vers la solution à deux États.
15:53– Et commencer par cela.
15:55Merci beaucoup, Bernard Guetta.
15:56Merci d'avoir été avec nous dans le 20h BFM.
15:58– Merci à vous.
15:59– Une interview un peu écourtée.
16:01Vous le saviez en raison évidemment de cette actualité
16:03qui a marqué ces dernières heures.
16:04– Merci à vous.
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