- il y a 10 mois
Avec Christian Morin
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NewsTranscription
00:00Sud Radio Média, l'invité du jour.
00:04L'invité du jour, c'est Christian Morin.
00:06Bonjour cher Christian.
00:08Bonjour Valérie.
00:09Toujours content de vous recevoir.
00:11Vous avez tant de choses à nous raconter.
00:13Toujours.
00:14Grand bavard.
00:15Ah oui.
00:16Mais vous publiez chez XO Éditions.
00:20J'ai tant de choses à vous raconter.
00:22Donc homme et le bandeau, homme de radio, de télévision, dessinateur, clarinettiste, quotidien.
00:27Les mille vies de Christian Morin.
00:29Le livre fait près de 600 pages, je crois.
00:31C'est ça ?
00:32Non, 350.
00:33339.
00:35On a failli en faire 500.
00:37Mais l'éditeur, quelqu'un de raisonnable, nous a dit non, non, il faut resserrer un petit peu autrement.
00:43Ah bah mille et une vies, Christian Morin.
00:45Alors on vous avait reçu, pardon, j'ai eu l'occasion de vos dessins.
00:50Vous aviez publié un recueil avec vos dessins de presse absolument formidables.
00:54Et vous avez un talent fou.
00:57Et on découvre dans ce livre qu'il y a eu d'autres choses dans ce livre.
01:02Je n'ai pas salué Gilles d'ailleurs.
01:03Bonjour.
01:03Mais il n'y a pas de souci.
01:05Mais il y a qu'un truc que je n'ai pas fait, c'est la danse.
01:07Mais comme il y avait Nouréhef, c'était difficile pour moi.
01:10Tout est revenu facilement.
01:13Oui.
01:13Oui, parce que j'avais fait un plan.
01:15Ça, c'était une idée qu'André Castelot m'avait donnée.
01:18Il m'avait dit, tu sais, quand on fait un livre sur l'histoire, on fait des plans avant.
01:21Et après, on se balade à l'intérieur.
01:23Ce qui était très amusant, c'est que les souvenirs très lointains reviennent assez facilement depuis la maternelle.
01:29Depuis, je revois des couleurs, des images, des odeurs de ce quartier que je raconte à Bordeaux,
01:35qui était un quartier après la guerre qui était assez particulier.
01:37Il n'y avait que des prostituées.
01:38J'étais, on peut le dire aujourd'hui, c'est un mot qu'on peut utiliser,
01:42j'étais dans le quartier des Bordels à Bordeaux avec l'école qui était à 150 mètres.
01:46Donc, voilà.
01:47Et le jeudi, c'était le jour de repos, quand on s'amusait dans le quartier avec les copains,
01:53vide quartier que, si c'était un refaire, que je referais volontiers,
01:56ces dames nous disaient, allez jouer plus loin, vous nous empêchez de travailler.
02:00Mais forcément, on dérangeait un peu.
02:02Les Lyonnais sont attachés à Lyon, les Marseillais à Marseille.
02:06Vous, vous êtes attaché à Bordeaux.
02:07Il y a quelque chose de spécial à Bordeaux ?
02:09La ville est belle, d'abord sur le plan de l'architecture.
02:11C'est 17e, 18e.
02:13Bon, ça s'est amélioré.
02:14Il y a eu des constructions beaucoup plus modernes.
02:16Mais la ville a été complètement renettoyée.
02:18Moi, je l'ai connue très très noire après la guerre.
02:21Mais la ville est quand même très belle, d'ailleurs.
02:22La Zupé l'a transformée complètement.
02:24Oui, oui.
02:24Et d'ailleurs, Chabon avait commencé, Chabon Delmas.
02:26Mais il y a énormément de tournages de films d'époque qui se font dans la région.
02:31Et puis, la situation géographique est formidable.
02:34Il y a le bassin d'Arcachon qui n'est pas très loin, le Cap-Ferré.
02:37Après, il y a la montagne, l'arrière-pays.
02:40Et puis, il y a des balades à faire.
02:42Alors, ce livre...
02:44Est-ce que vous pensez que vous auriez pu avoir cette vie aujourd'hui ?
02:48Pas du tout.
02:48C'est ce qui m'a frappée en le lisant, c'est-à-dire d'avoir pu avoir de multiples passions, que ce soit la musique, le dessin, le théâtre.
03:01La façon dont vous êtes arrivée à la radio, qui aujourd'hui paraît totalement impossible.
03:08En fait, l'histoire est assez simple.
03:10Si on la découpe pour être rapide, il y a eu cette période de ce test psychotechnique que mon père m'a fait passer.
03:17Quand on faisait passer à tous les enfants, c'était la sécurité sociale, ça a duré trois jours.
03:21Un exemple, Gilles et Valérie, on vous donnait un jeu de construction d'un petit village.
03:26Et selon la manière dont on situait l'école, la mairie, l'église, l'épicerie, etc., on était jugé psychologiquement.
03:33Il y avait des études de réflexe, des titres de livres qu'on nous donnait à choisir, etc.
03:37Et il y avait, au résultat des orientations, il y avait 70 à 80 réponses favorables aux arts, musique, littérature, dessin.
03:47Théâtre, etc.
03:48Et quand j'ai vu ces résultats, après le décès de mon père, alors que j'étais déjà européen,
03:53il y avait quand même deux lignes où Christian pourrait être doué pour la profession de comédien ou de speaker.
03:59C'est étonnant.
04:00C'est incroyable.
04:01Et mon père a tiré toutes ses ficelles.
04:03C'est-à-dire, j'avais un don, un peu pour le dessin, comme souvent chez les enfants.
04:07Il s'est dit, on va l'orienter vers...
04:09Je voulais être dessinateur industriel, mais après ça a été les beaux-arts.
04:13Et puis j'ai loupé mon brevet, donc je suis rentré directement aux beaux-arts.
04:16Et puis un jour, comme tous les parents qui ont connu la guerre, mon père me dit,
04:21tu devrais apprendre un instrument de musique.
04:23On ne sait jamais, ça peut toujours servir.
04:25C'est marrant cette réflexion.
04:27Donc j'ai dit à un copain, merde, mon père veut me faire apprendre la musique,
04:30en dehors des cours de rattrapage d'espagnol, de maths ou de physique.
04:35Et il me dit, mon père est prof de sax et de clarinette.
04:38Ah, je lui dis, c'est intéressant, parce que tout le monde jouait de la guitare,
04:41ou les premières notes de What I Say, de Ray Charles, dans les surprises parties.
04:45Donc le rock arrivait, et ça a été la clarinette, et je suis tombé amoureux de l'instrument.
04:49Donc si tu veux, dans la période mélangée, sur dix ans à Bordeaux, les beaux-arts,
04:55la clarinette, des concerts de jazz, j'ai commencé à faire des affiches,
04:57des dessins humoristiques dans le sud-ouest, etc.
04:59Et au moment où il y a la cassure avec mon père, qui disparaît rapidement, du jour au lendemain,
05:05là je suis complètement paumé, j'étais à Paris, j'avais pris des contacts,
05:09je devais travailler en agence de pub, et je me suis dit,
05:12qu'est-ce qui pourrait réunir tout ce que je viens de faire pendant dix ans ?
05:15Et donc ça a été...
05:19Je me suis dit, mais il y avait un homme qui me faisait rêver,
05:22parce qu'il faisait cet échancel avec le Grand Échiquier,
05:24parce qu'un homme qui recevait Carayane, Ventura, Brassens,
05:28dans la même émission, c'était assez fascinant,
05:31ça me foutait un petit peu la trouille,
05:32donc je suis allé à la radio, et c'est là que j'ai dit,
05:35est-ce que vous avez des stages pour devenir speaker ?
05:38On me dit, mais non, on ne dit plus speaker, on dit animateur, homme de radio,
05:42et on nous a permis, on permettait d'apprendre.
05:46Lundi, à mardi dernier, on a reçu le réalisateur du documentaire
05:51sur la période de guerre avec Paul Touvier,
05:56avec tous ceux qui ont été des traîtres, entre autres,
06:01et je me suis dit, en lisant le livre,
06:05comment votre papa était au sorti de cette guerre ?
06:08Est-ce que les gens, dans cette période-là,
06:11ont décidé d'oublier ce qui venait de se passer,
06:13et penser à la fête,
06:15ou ils étaient imprégnés de ce qu'ils avaient vu ?
06:17Non seulement il n'a pas oublié,
06:19mais il n'a gardé que des bons souvenirs.
06:21Il a toujours eu une espèce d'humour
06:23qui a dû le sauver quand il était en Pologne,
06:25parce que mon père était autodidacte, dessinateur, imprimeur,
06:29mais pour vous donner un exemple,
06:31d'humour à sa manière,
06:32il a été fait prisonnier dans les premières lignes en 40,
06:34dans le nord de la France, blessé.
06:36C'est un médecin, un jeune médecin allemand,
06:39qui a sauvé son bras,
06:40il avait un début de gangrène,
06:41on devait l'amputer,
06:42qui lui a sauvé son bras,
06:43qui lui a dit, on a un fou à la tête de l'Allemagne,
06:45s'il n'y a pas un attentat,
06:47ça va être la ruine de l'Europe.
06:48Il était quand même gonflé de dire ça.
06:49Un soldat allemand.
06:51Et mon père était envoyé en Allemagne,
06:56et là, il avait falsifié ses papiers,
06:59il n'était que caporal dans l'intérieur marocain,
07:01il avait falsifié ses papiers
07:02pour se faire porter comme sous-officier.
07:06Et quand vous étiez sous-officier,
07:08vous pouviez refuser de travailler pour les Allemands.
07:10Là, il a hérité, comme il disait, du Club Men
07:12pendant trois ans en Pologne.
07:14Et il en a fait un album de sa captivité,
07:17qui est un véritable reportage,
07:19sur ce qu'il a connu.
07:20Parce que la première année, il était dans un camp
07:21où il y avait des soldats russes et des juifs,
07:24les israélites, comme on disait à l'époque.
07:26Après, malheureusement, tous ces gens sont repartis.
07:29Et lui, quand il est rentré,
07:31tous les copains, toutes les choses qu'il évoquait du camp,
07:33dans les souvenirs que j'ai d'enfance,
07:35c'était des souvenirs assez joyeux.
07:37Il a eu des emmerdements.
07:38Il avait 33 ans, vous imaginez.
07:40Et c'est assez frappant,
07:43et on le voit quand vous l'évoquez,
07:44l'importance qu'a eue votre père, en fait.
07:47Cette ouverture d'esprit,
07:48cette ouverture d'esprit,
07:51où il a accepté cette fibre artistique, en fait.
07:55Exactement.
07:55Je ne sais pas ce qu'il aurait pensé.
07:56Il avait su que son fils faisait de la radio,
07:58de la télévision.
07:59Ma mère a vécu tout ça.
08:02Mais avec joie, d'ailleurs.
08:03Mais mon père était formidable.
08:06Il m'engueulait comme il fallait.
08:07C'était une famille tout à fait normale,
08:11des gens adorables.
08:14J'ai eu une enfance heureuse,
08:15dans un contexte d'après-guerre.
08:18Pas de salle de bain.
08:19Ma première salle de bain,
08:20je l'ai eue à 18 ans.
08:21Mais j'en ai parlé un jour avec Eddie Mitchell.
08:22On a tous connu les douches municipales à l'époque.
08:25On faisait 150 mètres,
08:26on allait prendre les douches.
08:27Et la première télé,
08:29le poste de télévision,
08:30vous vous souvenez ?
08:30En 62, 63 seulement.
08:3262, c'était du noir et blanc.
08:34Dans nos métiers,
08:35on a la chance de rencontrer
08:37évidemment des gens
08:39qu'on admire ou qu'on aime
08:41ou des personnalités.
08:42Mais aussi,
08:43j'en ai parlé hier,
08:45avant-hier avec Sheila,
08:46on rencontre aussi des personnes
08:48que nos parents ont aimées
08:49ou dont ils étaient fans.
08:51Est-ce qu'il y a des artistes
08:52qu'on vous avez rencontrés
08:53en disant
08:53« Mon père aurait tellement été heureux
08:56de le rencontrer. »
08:56Sans le traîner.
08:57Sans le traîner.
08:58Parce que quand j'étais plus jeune,
09:00moi, c'était...
09:00Encore, j'étais un peu plus porté
09:02sur le jazz que le rock.
09:03Mais c'était Johnny,
09:04Eddie Mitchell,
09:05les chaussettes noires
09:06à l'époque.
09:06Et donc,
09:08Charles Traîner,
09:09Tino Rossi,
09:11Louis Mariano...
09:11Et ça fait bizarre à ce moment-là.
09:12Exactement.
09:13De se dire
09:13« Je suis avec l'artiste
09:15dont mon père
09:15ou ma mère étaient fans. »
09:16Et puis attendez,
09:17pour une émission
09:18avec Guy Lux
09:19que je voyais aussi
09:19à la télévision.
09:20sans le traîner me dit
09:24« Est-ce que Christian Morin
09:25serait d'accord
09:26pour jouer de la clarinette
09:27avec Charles Traîner ? »
09:28Dans une émission de...
09:29J'ai dit « Mais volontiers. »
09:30Donc, je me suis retrouvé
09:31avec Charles
09:31en train de jouer
09:33dans une émission de télé.
09:34Il y a une partie
09:35sur votre enfance
09:36qui est à l'arrivée
09:37à la radio.
09:38Il y a la télévision
09:39et toutes ces personnalités
09:40que vous avez rencontrées.
09:42Il y a un petit tacle
09:43à Michel Drucker.
09:44Oh non,
09:45c'est aimable.
09:46C'est aimable.
09:46C'est aimable.
09:47Vous avez vu
09:48ce qu'elle a été cherchée ?
09:49Mais pas du tout.
09:50C'est dans les photos.
09:52Première interview
09:53de Céline Dion en Europe
09:54sur la télé suisse.
09:55Mon ami Michel Drucker
09:56devra attendre une semaine.
09:58Vous avez été le premier
09:59à l'interview de parler.
10:01Oui, Alain Morisot,
10:02le producteur de l'émission
10:03avec qui j'ai fait
10:04beaucoup d'albums.
10:04C'est un musicien
10:05très connu en Suisse
10:06et au Canada.
10:08Et un jour,
10:08il me dit
10:09« Écoute, dans le programme,
10:10on va recevoir
10:10une jeune fille
10:12que j'ai écoutée au Canada.
10:13Tu vas voir,
10:13elle est toute jeune.
10:14Elle a 14 ans.
10:15Elle chante
10:15remarquablement bien.
10:17Et on a vu arriver
10:18Céline Dion,
10:19un ou deux de ses frères,
10:21la famille,
10:21sa mère était là également.
10:23Et puis,
10:24je l'ai interviewée.
10:26Mais comme en Suisse,
10:27il y avait quand même
10:28moins de taux d'écoute
10:29que l'émission
10:30de Michel Drucker.
10:31Moi, je l'ai eue en Suisse.
10:33Mais c'est surtout
10:34la réception
10:35chez Michel Drucker
10:36qui a été connue.
10:36qui est restée
10:37dans l'histoire.
10:38C'est un clin d'œil.
10:39D'autant que Michel
10:40et Jean-Pierre Foucault
10:41font partie
10:42de ces gens
10:43dans ce métier
10:43qui sont vraiment
10:44des gens que je respecte,
10:45que j'aime beaucoup.
10:46Et avec qui vous avez
10:47encore des contacts ?
10:48Oui, toujours.
10:49On se passe un coup de fil
10:50pour prendre une nouvelle
10:51de la santé
10:51en prenant un petit peu d'âge
10:52les uns et les autres
10:53avec Jean-Pierre,
10:54avec les jeunes ensemble
10:56et avec Michel.
10:57On s'appelle souvent.
10:57Votre première émission,
10:58pardon,
10:59c'était Altitude...
11:00Altitude 10 000.
11:02Ça, c'était
11:02votre première télé,
11:04votre première apparition
11:04à vous à la télé.
11:05Oui, j'avais vraiment
11:06la trouille.
11:07J'ai passé un test aussi.
11:09C'est Alain Jérôme,
11:10le producteur,
11:11celui qu'on retrouvait
11:12dans les dossiers de l'écran,
11:13qui a eu cette idée.
11:14Il avait, je ne sais pas
11:16combien de kilomètres
11:16de pellicules
11:17de survol de la France,
11:18de villes.
11:19Il fallait reconnaître
11:20les villes
11:20selon une altitude.
11:22Plus on reconnaissait
11:23la ville à bas étage,
11:24si j'ose dire,
11:25moins on gagnait
11:26d'argent
11:27transformable en billet d'avion.
11:28D'où le titre
11:29Altitude 10 000.
11:30Et j'étais dans une cabine
11:32d'avion avec deux candidats.
11:33On tournait à Lille
11:34parce qu'il fallait faire
11:35travailler les équipes
11:36de France 3.
11:37Et les candidats me disaient
11:39vous savez,
11:40monsieur Morin,
11:41on a la trouille,
11:42on a peur,
11:43c'est notre première télévision,
11:44on compte sur vous.
11:45Moi, je leur disais
11:45très majestueux.
11:46Ne vous inquiétez pas,
11:48j'avais autant la trouille
11:49qu'eux.
11:49Évidemment,
11:49on tournait
11:50à partir de 7h du matin,
11:51ça passait le jeudi soir.
11:52C'est une émission
11:52qui plaisait beaucoup
11:53à l'éducation nationale.
11:56Il y avait Alain Decaux,
11:57Castelot,
11:57qui donnaient
11:58des renseignements historiques.
12:00C'était vraiment formidable.
12:02Mais je crois
12:02que dans cette période-là,
12:04toutes les émissions
12:04ont été inventées en fait.
12:06Exactement.
12:06Tous les concepts,
12:07quand Prime Vidéo
12:08fait un concept
12:09où des stars
12:10viennent raconter
12:11un mensonge,
12:12il faut découvrir
12:13si entre trois propositions
12:16« Quelle est la vérité ? »
12:18C'est ce que faisait
12:18Pierre Bellemare
12:19à 9h30.
12:21Ça s'appelait
12:22« J'ai une histoire »,
12:22je crois.
12:23Non, c'était
12:23les paris TF1.
12:25Oui, c'est ça.
12:26Les paris TF1,
12:27c'est là qu'il m'avait demandé
12:28un jour,
12:28Pierre Bellemare,
12:29avec sa voix,
12:29il m'a dit
12:30« Allô Christian, c'est Pierre. »
12:31Je lui ai dit
12:31« Mais je t'ai reconnu. »
12:32« Tu n'es pas sans savoir
12:33que je quitte TF1,
12:35je m'en vais sur France 3.
12:36J'ai besoin d'un présentateur,
12:38c'est toi qui vas m'en placer. »
12:39Qu'est-ce que vous voulez répondre
12:39quand c'est Bellemare
12:40qui vous appelle ?
12:42Mais pour le test,
12:44je reviens sur le test
12:44de l'altitude 10 000.
12:45La première émission de télévision,
12:47je me retrouve en concurrence,
12:49je vois passer devant moi
12:51deux types qui, pour moi,
12:53à mes yeux,
12:53étaient déjà plus professionnels
12:55que moi,
12:56André Torrent et Gérard Holtz,
12:58qui passaient le même test que moi.
13:00Et j'arrivais des Etats-Unis
13:01où j'étais fasciné
13:02par la télé américaine,
13:04je me plante
13:05sur l'explication du jeu,
13:07je me rattrape
13:07d'une façon un peu goguenarde
13:09et à la fin,
13:09Jean-Jérôme me dit
13:10« Est-ce que vous êtes libre
13:11à déjeuner ? »
13:12Et on est allé déjeuner
13:13et c'est moi qui ai été choisi.
13:15Voilà comment ça commence.
13:16Quelle carrière !
13:17On a du bol
13:18parce que,
13:19je le dis pour la radio,
13:20on nous laissait le temps
13:22d'apprendre.
13:23Et on nous engueulait
13:24quand ça n'allait pas aussi.
13:25On avait des patrons
13:26qui nous faisaient voir
13:27comment il fallait faire.
13:28Il y avait des patrons.
13:30On va marquer une pause
13:31et on se retrouve dans un instant
13:32avec vous,
13:32Christian Morin,
13:33pour parler de cette vie incroyable.
13:35J'ai tant de choses
13:36à vous raconter
13:37qui paraît chez Ixso.
13:39A tout de suite.
13:40Sud Radio,
13:42le supplément média.
13:43Le supplément média,
13:44toujours avec Christian Morin.
13:46J'ai tant de choses
13:47à vous raconter.
13:47C'est votre biographie,
13:49autobiographie
13:50qui paraît chez Ixso.
13:52Pourquoi vous ne les aviez
13:53pas racontées avant ?
13:54J'avais commencé
13:55à raconter quelque chose
13:56qui ne me convenait pas
13:57parce que c'était brouillon,
13:58c'était un peu décousu,
14:00ça portait un peu
14:00dans tous les sens.
14:01Donc là,
14:02je tenais à avoir
14:04ces tranches de vie,
14:05c'est-à-dire l'enfance.
14:06S'il faut absolument
14:07raconter l'enfance,
14:08c'est toujours généreux
14:09et surtout dans ce contexte-là
14:11de l'après-guerre
14:13avec des souvenirs
14:15très attachants.
14:16Oui, oui, complètement.
14:17Une vie de quartier
14:18qui était des plus agréables.
14:20J'en ai parlé un jour
14:21avec Francis Cabrel
14:22qui connaissait ça
14:22dans le sud.
14:23Par exemple,
14:24au beau jour
14:25dans ce quartier de Bordeaux,
14:26pas très loin du centre
14:27de la place Gambetta,
14:28quand il commençait à faire beau,
14:30vous savez,
14:30quand le printemps arrive
14:31et qu'on commence
14:31à voir les hirondelles,
14:33ça c'est génial,
14:33j'adore ça.
14:34J'aime pas quand elles repartent
14:35mais quand elles arrivent.
14:37Les hirondelles,
14:37le soir,
14:38il y avait la radio.
14:39Alors on écoutait la radio,
14:41c'était la tribune de l'histoire
14:42et puis notamment,
14:44et le soir,
14:46quand il faisait bon,
14:47que faisaient mes parents ?
14:48Ils sortaient des chaises
14:49devant la porte,
14:50les voisins sortaient des chaises,
14:52les gens se parlaient entre eux
14:53et les gamins,
14:54nous, c'était génial
14:55parce que jusqu'à 10h du soir,
14:56on pouvait jouer
14:57dans le quartier
14:58pendant que les péripathéticiennes
15:00continuaient de travailler.
15:02Cependant, oui.
15:03Mais justement,
15:05dans ce livre,
15:06c'est une traversée
15:07de plusieurs époques
15:10et c'est ce qui est intéressant aussi,
15:13c'est qu'on voit
15:14comment les choses
15:15ont pu évoluer.
15:17C'est complètement générationnel,
15:18c'est-à-dire, oui,
15:19tous ces points de repère
15:20sont les mêmes
15:21que,
15:22puisque vous parliez
15:23de Sheila tout à l'heure,
15:24c'est la même génération,
15:25elle a dû connaître
15:26ces mêmes périodes
15:27avec d'autres contextes,
15:29probablement.
15:29Oui, enfin,
15:30elle nous a expliqué
15:30que c'était dur
15:32d'être une femme
15:32à cette époque-là.
15:34Ah, pas beaucoup de plus dur.
15:35Il faut dire que,
15:36parenthèse,
15:37pour dire que
15:37Annie Chancel,
15:39cette pauvre Sheila,
15:40en a pris plein la gueule.
15:41C'est ce qu'elle a dit.
15:42J'ai trouvé ça
15:42d'une inélégance.
15:43Vous trouvez que c'était
15:44plus simple d'être un homme ?
15:46Euh...
15:47Est-ce que
15:47vos carrières
15:48auront arrêté la même
15:49si vous aviez été une femme ?
15:50Je vais vous donner
15:51un exemple.
15:52À Europe 1, par exemple,
15:53toutes les femmes
15:54ne donnaient que leur prénom
15:55à l'antenne.
15:55Oui, Maryse.
15:56Maryse, jusqu'à ce que
15:58Julie, un jour,
15:58Julie, se soit appelée
15:59Leclerc.
16:00Mais Maryse,
16:02Marie-Gilles Das,
16:03c'était Maryse,
16:04c'était que des prémons.
16:05Et Julie a été
16:06longtemps Julie.
16:07C'est une idée de repas,
16:08d'ailleurs, on disait.
16:09Mais il y avait une...
16:10Alors, c'est pas gentil
16:11pour les journalistes,
16:11mais il y avait quand même
16:12une poutre maîtresse
16:13dans les radios,
16:14c'était la rédaction
16:15Les Journalistes.
16:16Après, les animateurs,
16:18c'était autre chose,
16:19un autre département.
16:20Mais donc, il y avait quand même
16:21une misogynie qui était...
16:23Je me souviens que quand
16:23Christine Ocreinte est arrivée
16:25à Europe 1,
16:26il y avait des petits sourires
16:27en coin chez les journalistes
16:29masculins.
16:29Mais ce que disait Christine
16:30Bravo, et ça va vous concerner,
16:32quand il y a eu Froufrou,
16:33le succès, etc.,
16:34elle disait, en fait,
16:35il y avait assez peu
16:35de femmes animatrices.
16:37Il y avait soit les journalistes
16:38type Christine Ocreinte,
16:39soit Annie Pujol,
16:40qui tournait
16:41La Rue de la Fortune
16:42ou qui était
16:42dans Sacrée Soirée.
16:43Donc, c'est soit la femme
16:44petite,
16:45j'ai toute mon amitié,
16:46l'admiration,
16:47Annie Pujol,
16:48qui tournait la roue,
16:50qui tournait
16:51les lettres, plutôt.
16:53Et encore, moi,
16:53il y a quelque chose
16:54qui m'énervait.
16:54Normalement, dans la version
16:55américaine,
16:56la présentatrice
16:58ne parle pas,
16:59Vanna White.
17:01Mais moi, je parlais
17:01à Annie un petit peu,
17:03ça, ça.
17:03Oui.
17:04On changeait un petit peu
17:04la règle.
17:05Alors, justement,
17:06puisqu'on parle
17:07de La Rue de la Fortune,
17:08sur M6,
17:09ils ont décidé
17:10d'enlever la personne,
17:13et c'est à la demande
17:13de l'animateur,
17:15qu'il n'y ait plus ça.
17:16Vous le regrettez,
17:17vous, ou pas ?
17:18C'est-à-dire que maintenant,
17:19c'est la technique
17:19qui prend le dessus,
17:20parce que les lettres
17:21sont tournées automatiquement,
17:23techniquement.
17:25Écoutez, moi,
17:25j'aimais bien la complacité
17:26qu'on avait avec Annie.
17:27D'ailleurs, on se voit toujours.
17:29C'est toujours
17:29une très, très bonne amie
17:31avec son petit accent
17:31de Perpignan.
17:32C'est une très bonne
17:33professeure de danse,
17:34d'ailleurs.
17:35Mais ce que je veux dire,
17:37c'est que ça a changé.
17:39Encore que j'ai vu
17:40un peu Éric Antoine,
17:41je trouve qu'il fait ça
17:42très, très bien.
17:42Et à la différence,
17:44c'est que souvent,
17:47ce sont les candidats
17:47qui sont devenus des stars
17:49et des personnages du jeu
17:50ce qui différencie
17:51de votre époque.
17:52Je vous ai mis un extrait.
17:53Oulala !
17:55Allez, on y va !
17:56On y croit !
17:58Oulala !
18:00T'en fais pas !
18:03Mais t'es à deux,
18:04tu es loin.
18:05Tout va bien.
18:06Oh, punaise !
18:08Oui, c'est-à-dire...
18:09Oui, oui, oui.
18:10Alors, juste Pénélope.
18:11Oh, mais tout va bien !
18:12Pénélope, tout va bien.
18:13La vie est belle.
18:14Faites un petit massage à Pénélope.
18:15Faites un petit massage à Pénélope.
18:17Pénélope, ça va.
18:18Tout va bien, Pénélope.
18:19Ça va, la vie...
18:21Oh, j'ai cru que j'avais tout perdu !
18:22Allez stresser, Pénélope.
18:24Allez stresser.
18:25Je crois que je suis la pire candidate.
18:26Non, non, tu n'es pas la pire.
18:28Tu es l'une des pires.
18:29Mais aujourd'hui,
18:33les candidats font partie du show
18:35et ils étaient moins expansifs à votre époque.
18:37Oui, mais je le regarde
18:38parce que c'est la méthode américaine.
18:40Oui, on les voyait crier,
18:42s'évanouir.
18:43Mais encore que chez nous,
18:44moi j'avais compris
18:45quand on m'a proposé la roue de la fortune,
18:47j'ai demandé à visualiser l'émission.
18:48Je l'ai vue dix fois de suite
18:50pour comprendre quelque chose.
18:51J'ai compris que la vedette de cette émission,
18:54ce n'était pas l'animateur,
18:55ce n'était pas Annie Pujol,
18:57c'était la roue.
18:58Cette roue, l'idée est géniale.
19:00Et la vitrine.
19:01Et la vitrine.
19:02Et les candidats.
19:04Donc, il y avait des candidats
19:07plus ou moins expansifs.
19:08Ce qui a été formidable,
19:09c'est que j'ai réussi à trouver du travail
19:10à deux ou trois chômeurs
19:11pendant qu'on faisait l'émission.
19:13C'est vrai ?
19:14Oui, il y a eu des aventures extraordinaires.
19:17On s'est bien amusé.
19:18Et puis, il y avait une espèce...
19:21Moi, j'aimais bien bavarder avec les gens,
19:22savoir d'où ils venaient,
19:23quel était leur métier, leur profession.
19:25Mais Eric Antoine,
19:26il a quelque chose de naturellement,
19:28le mot n'est plus à la mode.
19:31Mais je crois que c'est un type,
19:32un vrai gentil.
19:34C'est un type assez chouette
19:35et on le sent au travers.
19:36Alors, ces plaisanteries sont assez amusantes.
19:38Et d'ailleurs, une autre station de ma radio
19:41m'avait demandé de lui souhaiter bonne chance.
19:43J'avais enregistré un petit texte
19:45en lui disant,
19:46fais attention,
19:47tu aurais dû garder le nom de Christian Morin
19:48parce que Eric Antoine reviendra à la mode.
19:50et je lui ai dit,
19:52ne te penche pas trop,
19:53surtout si tu t'attends
19:54et si tu tombes dans ma croûte,
19:55ça la foutrait mal.
19:56Donc voilà.
19:57Et si on avait été jusqu'au bout de la nostalgie
19:59et de vous mettre comme animateur,
20:02vous auriez dit oui,
20:03c'est même si ça se dit,
20:04allez, on va jusqu'au bout de la démarche.
20:06Comme ils ont fait avec la gaffe.
20:07– Oui, sur le Biddy.
20:08– On va jusqu'au bout de la démarche
20:11et on met Christian Morin.
20:11– J'avoue que je n'y ai pas réfléchi,
20:13pourquoi pas ?
20:13– Moi, ce que j'aurais fait,
20:14ça aurait été drôle.
20:15– Je vais vous dire une chose,
20:16c'est que Valérie, aux Etats-Unis,
20:18c'est toujours le même présentateur,
20:19Pat Sajac,
20:20qui nous a reçus d'ailleurs sur le plateau
20:21avec Annie Pujol à la Sainte-Jolette.
20:23– Mais est-ce que vous auriez dit oui
20:23si on vous avait proposé d'animer la rue de la fortune ?
20:26– Pourquoi pas ?
20:27Je vais vous dire oui et non
20:28pour une autre réserve,
20:30c'est que quand on se connaît soi-même,
20:32ça va,
20:32mais on ne sait pas comment on apparaît
20:34aux yeux du public.
20:36Là, il ne faut pas que ce soit un report à fou.
20:38– Vous avez peur de ça ?
20:39– Non, non, ce n'est pas une inquiétude.
20:40C'est que si j'étais resté à la télévision
20:43comme Michel Drucker,
20:44en prenant de l'âge,
20:45ou comme Jean-Pierre Foucault,
20:46ça va,
20:46mais moi,
20:47il y a eu une disparition des écrans quand même.
20:50Donc, les gens...
20:52– Franchement, vous ne changez pas.
20:55– Vous savez que j'en profite d'ailleurs
20:57et je remercie ma société d'édition,
21:00Ixo,
21:01parce que je fais un exercice pour le visage,
21:03je fais X-O.
21:04– X-O,
21:04X-O,
21:05faites-le tous les matins,
21:06vous verrez,
21:06ça fonctionne très bien.
21:07– Vous faites du sport,
21:08vous faites de...
21:08– Oui,
21:08je fais de la gym,
21:10je fais du vélo,
21:11du vélo en salle,
21:12du rameur,
21:13je remue,
21:14il faut s'étirer un petit peu.
21:15– Il faut bouger, oui.
21:15– Vous avez remarqué
21:16que les bébés et les chiens,
21:17au réveil,
21:17s'étirent,
21:18pas nous.
21:19Dès qu'on vieillit,
21:19on ne s'étire pas.
21:20– Absolument,
21:21il faut faire comme les chats,
21:23s'étirer,
21:23– Vous savez,
21:24Valérie,
21:25même si on apparaît
21:26physiquement pas trop mal,
21:28et les 80 pistons là,
21:29je peux vous dire
21:30qu'au réveil le matin,
21:31il faut quand même
21:31remettre la machine.
21:32– Alors,
21:32vous parlez dans votre livre
21:34de nombreuses rencontres,
21:35moi,
21:35il y a une rencontre
21:36qui m'intéresse,
21:37parce que vous avez vécu
21:38quand même quelque chose
21:39d'incroyable dans votre vie,
21:40qui est la période de la 5.
21:42La 5 est quelque chose
21:43d'assez étonnant,
21:45et vous présentiez une émission,
21:46alors pour le coup,
21:47dans la misogynie,
21:48je crois qu'on n'a pas fait pire,
21:49qui s'appelait
21:49Cherchez la femme,
21:50que vous co-présentiez,
21:52puisqu'il y avait
21:53Amanda Dalyr,
21:55alors je vous ai mis
21:55un petit début,
21:56alors évidemment,
21:56c'est le son de la 5,
21:57donc c'est un peu
21:58un son un peu difficile
22:00à écouter,
22:01elle était dans une robe
22:02à fleurs,
22:03et vous allez voir,
22:04elle vous répond
22:04du tac au tac.
22:06– Je suis à chercher la femme,
22:07c'est avec Christian,
22:08c'est le printemps.
22:09– Oui, alors,
22:09il a trois rosés tous les matins
22:10avec ses fleurs,
22:11et en plus,
22:11je fais très attention
22:12aux abeilles.
22:13Mais à propos de printemps,
22:13je ne sais pas
22:14si vous êtes comme moi,
22:15je ne sais pas si tu es
22:15comme moi, Amanda,
22:16mais moi,
22:16je suis très sensible
22:17aux saisons,
22:18et depuis 15 jours,
22:19c'est le printemps,
22:20mais pas du tout.
22:21– Alors,
22:22ce qui est assez incroyable
22:22dans cette émission,
22:24c'est qu'il y a des femmes
22:25en petite tenue,
22:27en veux-tu,
22:27en voilà,
22:28à l'italienne,
22:30et puis elle,
22:32qui est juste incroyable
22:34et décalée en fait.
22:35– Oui,
22:36mais volontairement,
22:37parce qu'elle avait déjà,
22:37elle présentait
22:38la version italienne,
22:40mais elle se changeait
22:414-5 fois
22:41pendant l'émission,
22:43moi j'étais en Spokin,
22:44bien sûr,
22:44mais Amanda,
22:46je le souligne à chaque fois,
22:47je me suis très très bien
22:48entendu avec elle,
22:49c'est quelqu'un de drôle,
22:50qui a beaucoup d'humour,
22:51qui parle quand même
22:515 langues,
22:53on avait un point commun
22:54puisqu'elle a fait
22:54les beaux-arts,
22:55elle a fait de la peinture,
22:56moi aussi,
22:57on parlait de cela,
22:58elle me racontait toujours
22:58ses histoires avec Dali,
23:00évidemment,
23:01et j'ai passé 6 mois
23:02merveillant en Italie,
23:04mais vous faisiez allusion
23:05au début des émissions
23:07et des remakes
23:07à la télévision,
23:08c'était en fait
23:09le remake d'une émission
23:10qui s'appelait
23:11Reine d'un jour
23:12de Jean Noir.
23:13– Oui,
23:14mais portée à la télévision
23:15avec...
23:16– Et dans votre livre,
23:17on apprend qu'il y avait
23:17Karine Viard
23:18parmi les jeunes femmes
23:19qui ont participé.
23:20– J'ai eu une séquence,
23:21il faudra que je vous la fasse voir,
23:22qui était une des candidates,
23:24elle faisait déjà du théâtre
23:26et à un moment,
23:26on avait fait un gag,
23:27j'ai dit,
23:28excusez-moi,
23:28mais j'ai le dos
23:29qui me gratte un peu,
23:30vous pouvez même gratter le dos,
23:31etc.
23:32Et elle a été adorable,
23:33elle a joué le jeu
23:33et un jour,
23:34je rencontre
23:35dans un restaurant
23:36Karine Viard,
23:37je lui ai dit,
23:38mais j'ai des amis
23:38qui m'ont dit,
23:39vous avez vu une séquence,
23:40vous avez participé
23:41au jeu en Italie,
23:44mais tout à fait,
23:45on a fait connaissance comme ça,
23:47c'est une excellente comédie.
23:48– Je conseille à tous
23:49nos auditeurs
23:50d'aller sur Internet,
23:51d'aller sur le site
23:52de Dina,
23:53il y a les 2h45
23:54d'ouverture de la chaîne,
23:56qui est juste,
23:57quelque chose,
23:58mais vraiment,
23:59j'ai regardé ça,
24:00mais toutes les stars
24:02étaient là,
24:02c'est Charles Aznavour
24:03qui coupe le ruban
24:04d'ouverture de la chaîne,
24:06et à un moment,
24:07il y a un magnéto
24:08avec le message
24:09des chaînes en entier
24:11et avec,
24:13je vous ai retrouvé,
24:15le journaliste vedette
24:16de CBS News à l'époque,
24:19qui était une énorme star
24:21et qui a même fait
24:22un message en français.
24:23– C'est une certaine,
24:26je trouve…
24:27– Je suis Peter Jennings
24:31pour ABC News
24:32en New York
24:32et il me donne
24:32un plaisir
24:33de congratuler
24:34La Sank
24:34sur son premier
24:35Day of Broadcasting,
24:37l'occasion
24:37de sa première journée
24:38de télédiffusion.
24:40– Il a dû toucher
24:43un petit chèque, non ?
24:44– Pas forcément.
24:44– Pas forcément.
24:45– C'était Peter Jennings
24:46à des ABC
24:47et il y avait
24:48Dan Reza de CBS
24:49juste avant.
24:50– Vous ne pensez pas
24:50parce que Berlusconi
24:51avait le carnet de chèque
24:52facile quand même ?
24:53– Oui,
24:53on a exagéré aussi,
24:55je ne dis pas le contraire,
24:56mais je veux dire,
24:57on a un peu exagéré
24:57en transformant
24:58les choses.
25:00– Avant,
25:00vous n'avez pas eu
25:01comme Drucker
25:01une Ferrari
25:02qui vous a été proposée ?
25:03– Non,
25:03on n'a pas proposé
25:04une Ferrari,
25:05mais je n'étais pas
25:13non plus à l'époque
25:13Michel Drucker
25:14qui avait quand même,
25:15il faut le rappeler,
25:16qui a toujours eu
25:17une notoriété,
25:18c'était le numéro un.
25:19On avait tous envie
25:20d'être un peu
25:21Michel Drucker,
25:21il faut être honnête.
25:22– Mais est-ce qu'il y avait
25:23un chiffre multiplicateur
25:24en revanche,
25:25comme pour lui ?
25:26– Il y avait
25:27de très bons chiffres,
25:28on était payés
25:29correctement.
25:30Et les voyages,
25:32les voyages aussi.
25:33Moi un jour,
25:33je dis à Berlusconi
25:34et Sylvio,
25:35c'était une espèce
25:35de parrain,
25:36il était toujours là,
25:36il avait deux ou trois
25:37smokings dans son bureau,
25:38toujours prêt pour les photos.
25:40Et je dis à Sylvio,
25:41j'ai dit écoutez,
25:41il faudrait que je fasse
25:42un aller-retour à Paris.
25:43On faisait des tournages
25:44avec Roger Zabel
25:45pour des spots,
25:46des enchaînements.
25:47Et j'ai dit,
25:47il faut que j'aille à Paris
25:48pour faire des photos
25:49pour tous les sept jours,
25:50etc.
25:51Il me dit,
25:51pas des problèmes,
25:52mais Christian,
25:53s'il vous plaît,
25:53c'est l'avion.
25:54l'avion privé
25:56de Berlusconi
25:57et bonjour
25:59la taxe carbone
26:00d'ailleurs,
26:01je me suis retrouvé
26:02tout seul
26:02dans l'avion
26:02de Berlusconi,
26:04un avion
26:04de six ou dix places
26:05à peu près
26:06avec pilote,
26:07copilote
26:08et un barman.
26:10Monsieur Mollin,
26:11qu'est-ce qu'il vous sert ?
26:12Un Martini
26:13et je me suis retrouvé
26:14au-dessus des nuages,
26:15j'ai vu le Mont Blanc
26:16avec les couchers de soleil,
26:17je me disais,
26:18c'est là,
26:19quand vous savez
26:20d'où vous venez,
26:20il faut en profiter
26:23et se dire,
26:24on est gâté
26:24et si on revient
26:26après en bas
26:27de l'escalier,
26:28c'est pas grave.
26:29Coluche me disait
26:30toujours ça,
26:30il faut se souvenir,
26:31il dit,
26:31moi plus tard,
26:32ça aurait été bien pour lui,
26:33il serait toujours avec nous,
26:34il dit,
26:35plus tard,
26:36je serai dans un cirque
26:37avec un nez rouge,
26:38je tirerai l'élastique
26:39et je dirai,
26:40j'étais Coluche,
26:41vous vous souvenez de moi,
26:42il voulait être clown
26:43pour terminer sa carrière.
26:44C'est vrai qu'il faut
26:45se souvenir de ça
26:46et en profiter au maximum.
26:47Mais Berlusconi,
26:48l'homme,
26:48avant qu'il ne s'attache
26:49à la politique,
26:51c'est un type passionnant.
26:52Il avait fait du cabaret.
26:53Vous racontez un dîner
26:54chez lui
26:54avec des tableaux absolument...
26:56Vous avez fait des beaux-arts,
26:57Christian ?
26:58Venez voir,
26:58je vais vous faire voir
26:59des tableaux,
27:01des canalettos italiens
27:02du 16e,
27:03du 17e,
27:03une bibliothèque,
27:04je ne vous dis que ça.
27:05Mais l'homme était passionnant,
27:06il connaissait
27:07toute la chanson française,
27:09il m'a dit,
27:09j'aimerais bien
27:10que vous téléphoniez
27:11à Charles Trenet,
27:12j'aimerais bien
27:12les rencontrer.
27:13Charles Trenet
27:14est venu,
27:16bien sûr,
27:16dans une émission,
27:17mais pour l'ouverture,
27:18je ne sais pas si vous vous souvenez,
27:19j'avais un sketch
27:19avec On est la Mouti.
27:21Oui.
27:21Avec On est la Mouti.
27:22Et Hugo Tognasi,
27:23non, il n'y avait pas ?
27:23Hugo Tognasi, oui, oui.
27:25Hugo Tognasi,
27:26avec qui j'avais tourné
27:27dans un téléfilm
27:27avec Marlène Jaubert
27:28quelques années avant
27:29et là,
27:31je parlais beaucoup,
27:32on faisait des photos
27:33avec cette fille formidable.
27:36elle était à côté de moi
27:39et on parlait un petit peu
27:40et je lui disais,
27:42vous aimez la France ?
27:43Elle me dit,
27:43oui, j'adore la France
27:44et j'ai un petit problème
27:46mais vous savez,
27:46comme toutes les femmes italiennes,
27:48j'aime la nourriture chez vous
27:50et quand j'avais tourné en France,
27:53Ornelan me dit,
27:54j'ai un problème,
27:55j'amène avec moi toujours
27:56la bascule
27:57pour ne pas savoir
27:58si j'ai plein de les poids
27:59parce qu'autrement,
28:00ça pose des problèmes.
28:01Alors, je lui dis,
28:01est-ce que vous connaissez
28:02une recette
28:03que m'avait indiqué Pierre Perret ?
28:04Des pâtes fraîches
28:05au foie gras.
28:06Je ne les connais pas.
28:07Le cadeau que j'ai offert,
28:08on est la Mouti en Italie,
28:10c'est une boîte de foie gras.
28:11Comment on fait les pâtes au foie gras ?
28:13Très simple,
28:14je vais vous le donner.
28:15Vous faites des pâtes fraîches
28:17Valérie, classiques.
28:18Alors avant,
28:19vous prenez le foie gras,
28:19vous lui redonnez le foie gras
28:21à sa température naturelle
28:22pour qu'il fonde un peu.
28:24Il vaut mieux qu'il se liquéfie
28:26un tout petit peu
28:26et au moment où vous servez les pâtes,
28:29alors il faut les manger tout de suite
28:30parce que ça froidit très vite,
28:32vous les servez très chaudes,
28:34vous saupoudrez le foie gras
28:36et la graisse du foie gras
28:37dans les pâtes,
28:38ça graisse,
28:38et puis vous rajoutez,
28:40vous avez des petites pelures de truffes
28:41avec,
28:42vous mangez,
28:43c'est délicieux.
28:45Bon ben voilà,
28:46je vais aller manger la croûte.
28:47Voilà,
28:47on va tout de suite aller casser la croûte.
28:49Beaucoup de souvenirs,
28:50beaucoup d'histoires,
28:51vous allez retrouver évidemment
28:53les noms que vous connaissez,
28:54qu'on connaît tous.
28:56Alain Delon,
28:57on n'a pas le temps
28:57de tout raconter.
28:58Michel Morgan.
28:59Michel Morgan.
29:00Cabu.
29:01Cabu.
29:02J'ai tant de choses à vous raconter,
29:03c'est chez Ixo,
29:04c'est mille et une anecdotes,
29:07mille et une histoire
29:08et ça dit beaucoup
29:10de cette vie
29:11que vous avez traversée
29:13avec toujours cette élégance
29:14et cette voix
29:15qui ne change pas.
29:16J'espère,
29:17j'espère,
29:17en tous les cas,
29:18la vôtre non plus.
29:19Bon cher Gilles,
29:20Valérie,
29:21merci beaucoup.
29:23nous, ça paraît chez Ixo,
29:24enfin c'est paru il y a deux jours
29:25chez Ixo,
29:26merci à vous.
29:28On se retrouve lundi.
29:29On se retrouve lundi,
29:30absolument.
29:31Merci.
29:31Bon week-end
29:31et puis je vais vous dire,
29:32comme ça fait la deuxième fois
29:34que je viens chez vous,
29:35je vais refaire quelque chose
29:37pour venir vous voir une troisième fois
29:38avec bonheur.
29:38pour votre troisième livre,
29:39absolument.
29:40Merci de votre accueil.
29:41On se retrouve, nous,
29:41pour les débats dans un instant.
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