- il y a 10 mois
X, le nouveau terrain de jeu de la GenZ avec Laurent Buanec (France Country Lead France & DACH (Germany, Austria, Switzerland)
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00:00Merci d'être avec nous Laurent, tu es assez peu présent dans les événements globalement,
00:17donc on te remercie en tout cas de venir dialoguer avec nous dans cette JetZeroom.
00:24C'est quoi X aujourd'hui ?
00:26Ça s'appelait Twitter avant, on le rappelle, vous avez été racheté par Elon Musk, le réseau a beaucoup évolué.
00:34Donc tu diriges X pour la France, mais aussi pour Dash, je ne sais pas comment on dit, pour l'Allemagne, l'Australie et la Suisse également.
00:43Comment tu pourrais définir ce qu'est la plateforme X aujourd'hui, le 9 avril 2025 ?
00:49Merci François, merci pour ton invitation, merci à The Media Leader et merci à vous d'être là aujourd'hui.
00:56Alors l'Australie, pas encore, c'est l'Autriche.
00:58L'Autriche, pardon, Australia, oui.
01:00Mais peut-être, le monde n'a plus de limites.
01:04Exactement.
01:05Voilà, donc déjà pour rentrer dans le sujet, effectivement on s'appelait Twitter, on s'appelle X.
01:13Il y a eu pas mal de changements en termes d'entreprise, il y a eu pas mal de changements sur le produit, mais fondamentalement l'usage n'a pas changé.
01:22Ça reste quand même la plateforme où du coup tout le monde vient s'informer quand il se passe quelque chose, soit dans l'actualité, soit sur un sujet de prédilection.
01:30Et on aura l'occasion de parler, j'imagine, des sujets de la Gen Z. Du coup, c'est là où on va. Ça, ça n'a pas changé.
01:38Effectivement, c'est quoi ? C'est un réseau social, c'est une plateforme. On sait qu'Elon Musk, quand il a racheté Twitter, il voulait sortir du juste réseau social.
01:47On disait micro-blogging à une époque, je crois que ça ne se dit plus du tout. Mais d'en devenir une app à tout faire au-delà de la connexion entre communautés.
01:57Où vous en êtes dans ce chantier, on va dire ?
02:00Oui, c'est un chantier qui est entamé il y a à peu près deux ans et où on continue à installer des briques, on va dire.
02:08Autour de ce qui a été appelé l'Everthing App. Donc l'équivalent un peu d'un WeChat à l'occidental.
02:15Mais toujours en fait, en son cœur, une fois de plus, cet usage qui est le temps réel. Les conversations en temps réel.
02:21Et on vient rajouter des services. C'est-à-dire que l'exemple de je cherche un emploi, c'est en temps réel.
02:27J'ai besoin de savoir où il y a un emploi qui va être disponible. On facilite cette recherche d'emploi qui était un usage qui existait déjà auparavant.
02:34Tout simplement, on n'avait aucun outil pour accompagner cet usage-là. On l'a développé.
02:40On était, il faut l'avouer, un peu en retard sur la partie vidéo. On a beaucoup accéléré sur la partie vidéo en termes de produits, de formats.
02:48Il y avait la fonctionnalité de live qui s'appelait Vine, je crois, qui a été arrêtée, je crois, mais qui pourrait reprendre.
02:56Il y a deux choses. La partie vidéo live, elle existe toujours. C'est un gros format qui fonctionne très, très bien, à la fois pour les créateurs et à la fois pour les marques.
03:09Et historiquement, c'était plutôt les fonctionnalités Periscope qui étaient intégrées.
03:15Mais là, tu as raison, c'est qu'en ce moment, on parle beaucoup de Vine, qui était un autre service qu'on avait aussi au sein de Twitter, qu'on avait effectivement dû arrêter.
03:24Qui était, on va dire, un des jouets préférés, notamment des créateurs.
03:30Et du coup, qui le réclame à grand renfort de, justement, puisque vous innovez, puisque vous continuez à proposer, justement, de plus en plus sur la vidéo, remettez-nous Vine, quoi, qu'on continue à s'amuser avec.
03:40Donc, dans, effectivement, les nouveaux services de X, vous avez votre IA, qui s'appelle GROC, moi qui suis un utilisateur quotidien de X, notamment sur la version payante.
03:53On en reparlera également, puisque c'était aussi une des nouveautés de X, de proposer des abonnements payants.
04:00J'ai l'impression, depuis quelques semaines maintenant, que GROC, il devient assez central.
04:05C'est-à-dire que, moi, quand je regarde des fils, les gens demandent à GROC si c'est vrai ou si ce n'est pas vrai.
04:12Et généralement, la réponse, elle est quand même assez pertinente, je trouve.
04:17Et elle est comme une bonne intelligence artificielle.
04:21Ça, c'est vraiment le poids du corps en ce moment sur GROC.
04:23Parce qu'on parle tous de tchat GPT, mais c'est vrai que GROC, je crois, est une des apps d'IA les plus puissantes, on va dire, en termes de fonctionnalité.
04:34Oui, absolument. En tout cas, merci pour ton feedback sur GROC, on lui transmettra.
04:42Effectivement, l'IA qu'on a développée, elle s'appelle GROC, qui est un petit clin d'œil à un personnage dans un roman de science-fiction
04:49que peut-être certains d'entre vous connaissent, et sinon je vous invite à le lire,
04:54et qui est une ultra-intelligence et un personnage assez central dans ce roman-là.
04:58Et bon, bref, du coup, la nôtre s'appelle GROC, elle est effectivement puissante.
05:04Elle essaye, c'est toute la, comment dire, l'objectif en fait dans le développement de cette IA,
05:09c'est qu'elle soit le moins biaisée possible, la plus pertinente et factuelle possible.
05:14Donc je sais que moi, pareil, je l'utilise beaucoup.
05:16Et elle va souvent proposer, quand c'est des choses qui sont très factuelles et qui sont très facilement vérifiables,
05:23c'est facile d'aller chercher de l'info.
05:25Elle va la chercher où, en fait ? Partout ? Ou uniquement sur X ?
05:28Comme les autres IA, c'est-à-dire sur des bases de données qui sont ouvertes, publiques,
05:33et également, effectivement, sur notre donnée temps réel, ce qui en fait sa spécificité.
05:38C'est-à-dire que c'est une des rares, si ce n'est la seule, à comprendre l'actualité, ce qui vient de se passer,
05:44et du coup même à comprendre des tendances récentes, et du coup à faire du prédictif,
05:49parce que si on arrive à comprendre ce qui vient de se passer, alors on peut essayer d'imaginer ce qui va se passer derrière.
05:55Pour la petite histoire, ça paraît très anecdotique, mais par exemple,
05:58elle avait prédit qui allait gagner l'Oscar de la meilleure actrice cette année.
06:02Tout le monde s'était planté, sauf Grock qui avait prédit ça.
06:04C'est de la chance du débutant, non ?
06:05Alors ça peut être la chance du débutant, mais en fait, c'est la capacité d'un coup pouvoir relier des millions et des millions de data points,
06:13notamment des signaux, des conversations, et derrière, à arriver à en faire quelque chose.
06:17Elle est très puissante et elle est effectivement classée numéro 1 dans le classement qui fait référence au niveau mondial.
06:25C'est un jargon de développeur, ça s'appelle le LLM, Leaderboard Ranking, je ne sais plus comment ça s'appelle, c'est un truc barbare.
06:33Elle est numéro 1 devant tout le monde.
06:35Et d'ailleurs, il y a eu une étude récemment qu'on avait publiée dans The Media Leader sur les positionnements politiques des IA,
06:40et contrairement à ce qu'on pourrait imaginer, comme ça j'évacue le sujet, elle est plus à gauche que les autres, on va dire.
06:49En tout cas, aussi à gauche que les autres. Elle n'est pas trumpiste.
06:53Non, alors, effectivement, parce que justement, le but, c'est qu'elle ne soit pas biaisée.
06:58Donc du coup, en fait, elle va juste essayer de s'exprimer en dehors de toute connotation politique.
07:03Voilà, elle n'est pas orientée par son propriétaire.
07:06Non, non, non, non, effectivement, ça a été démontré d'ailleurs, notamment en lui faisant certaines requêtes.
07:13On voit bien qu'elle n'épargne personne, si tu vois ce que je veux dire.
07:16Voilà, même pas Elon Musk, on va dire.
07:18On va parler justement de l'utilisation de cette plateforme X par les jeunes générations, notamment la Gen Z.
07:26C'est quoi le poids des 15, 25, 15, 30 ans sur X en France et comment évolue leur usage ?
07:33Puisque au départ, Twitter, c'était un truc un peu de journaliste, de médias.
07:37On s'y retrouve entre journalistes, entre élus, on discutait, etc.
07:41Et là, je crois quand même que la plateforme, elle s'est vachement élargie, en fait.
07:45Pourquoi et comment ?
07:47Oui, merci pour la question.
07:49Alors, tu as raison.
07:51Particulièrement en France, en fait, elle a été initialement beaucoup, il y a eu une main prise, en fait, par cet écosystème.
07:59De prescripteurs.
08:00Oui, ce qui est très bien.
08:02Mais qui aujourd'hui, on paye le prix cher à cause de ça aussi aujourd'hui en France.
08:07Parce que c'est aussi des gens qu'on l'a d'endure, parce qu'on touche à leur jouet.
08:10Alors que ça s'est développé sur plein d'autres couches.
08:13Et notamment, pour répondre à ta question, aujourd'hui, il y a 33% de notre audience en France qui est Gen Z.
08:20Donc, c'est vraiment un tiers de notre audience qui est Gen Z.
08:23Comment tu l'expliques ?
08:24On l'explique parce qu'en fait, ils viennent chercher tous les sujets, justement, sur des sujets d'actualité qui concernent leur centre d'intérêt.
08:31C'est-à-dire que les principaux sujets qui sont discutés sur X, c'était déjà le cas avant, quand on s'appelait Twitter, c'est le cas aujourd'hui.
08:41X, c'est de très, très, très, très loin le sport et le gaming.
08:45Il se trouve que la Gen Z aime beaucoup ces sujets-là.
08:48Et du coup, pour savoir ce qui vient de se passer, pour donner leur avis sur telle ou telle compète, ils viennent, du coup, sur la plateforme.
08:55Donc, c'est un usage qui est assez naturel historiquement et qui s'est développé fortement.
09:02Si on prend du recul sur l'Europe, on a 30 millions de personnes qui sont Gen Z et c'est une hausse de 37% depuis 2022.
09:11Et puis, parallèlement, on a quand même des médias qui sont partis aussi.
09:15On voit qu'il y a eu un recentrage de certains qui ont boycotté.
09:18Ça, ça n'a pas eu d'impact, en fait, au final, sur votre audience ?
09:22Parce que je regardais, là, ces jours-ci, vous êtes encore la première app d'actualité en France sur l'App Store d'Apple.
09:30Alors qu'en même temps, vous vous faites bâcher de tous les côtés.
09:32Comment tu l'expliques, ça ?
09:33Parce que, pareil, il y a un peu une forme de bulle.
09:36C'est-à-dire qu'on a tous tendance, et je m'inclus dedans,
09:39mais à imaginer que l'usage et l'expérience que je vais avoir sur ma timeline, en fonction de mes centres d'intérêt,
09:45et quand on travaille dans des milieux où on s'exprime beaucoup, comme médias, politiques ou marketing,
09:53on va s'intéresser justement à des sujets qui peuvent être assez clivants ou polarisants.
09:58Et du coup, en ce faisant, on va estimer et on va extrapoler le fait que l'ensemble des utilisateurs,
10:03y compris sur la Gen Z, vont avoir la même expérience, ce qui n'est pas du tout le cas.
10:07En fait, il y a une erreur de brisme, en fait.
10:10Ouais, ouais, enfin, et même plus que ça.
10:12Même plus que ça.
10:13Parce qu'il y a gaming, il y a après énormément de discussions autour de tout ce qui est médias, entertainment.
10:18Donc, chaque fois qu'il y a des émissions, là en ce moment, il y a Koh Lanta, mais sinon, ou Top Chef,
10:22quand il y a Star Academy, ça truste toutes les conversations pendant plusieurs semaines, il n'y a que ça.
10:28Et oui, à la marge, il va y avoir aussi la politique.
10:30On a regardé en 2024, 85% des impressions totales sont en France.
10:38On n'a rien à voir avec la politique.
10:41Et alors que quand on entend beaucoup de commentateurs, on a l'impression qu'il n'y a que ça.
10:45Et c'est dommage d'ailleurs, parce que la politique n'est pas une mauvaise chose.
10:47C'est bien qu'on puisse débattre et exprimer des opinions, parfois différentes, et dans le cadre, en revanche, évidemment, de la loi et de ce qui est respectable.
10:54On est à The Future Vidéo ici.
10:56Alors, on a vu que X était quand même le meilleur ami, beaucoup de broadcasters et d'émissions de divertissement en direct, de sport aussi.
11:02Parce qu'on commente, effectivement, en temps réel.
11:04Et la plateforme s'est très bien positionnée là-dessus.
11:08Et puis, il y a les formats longs aussi, le format podcast.
11:11Est-ce que X a vocation à devenir demain une plateforme de streaming, une sorte de YouTube, une sorte de télévision sociale aussi ?
11:18C'est-à-dire l'intégration de la vidéo dans X.
11:21On a beaucoup accéléré là-dessus, parce qu'une fois de plus, il faut le dire, avec beaucoup d'humidité, on était un peu en retard.
11:26Alors après, c'est l'œuf ou la poule.
11:27Est-ce que c'est parce qu'on a beaucoup de Gen Z qui consomment beaucoup de vidéos, qu'on a plus multiplié ?
11:32Après, c'est des formats courts, je crois qu'on ne pouvait pas pousser plus de 2 minutes 30.
11:34Maintenant, on a développé tout un tas de formats.
11:36Il peut y avoir des formats longs.
11:38Ce qui est d'ailleurs un paradoxe, parce que pareil, on imagine, vu notre historique qui était au départ 140 caractères, très très court, que la même chose.
11:44Les temps vont être assez courts sur les vidéos et on se rend compte qu'il y a, et je prends l'exemple, des défilés qui sont streamés en live.
11:51On a des autres complétions qui sont hyper importants.
11:54Donc les gens prennent le temps, parfois, dans une timeline et dans un scroll, de s'arrêter pour regarder une vidéo assez longtemps, du moins chez nous.
12:02Et du coup, on a développé tout un tas de formats, entre les formats longs, les live event pages, qui sont vraiment des canvas, des écrins pour des événements où il y a du stream.
12:14Donc c'est une des briques importantes, la vidéo et notamment le stream.
12:21Là, en ce moment, il y a la King's Cup, par exemple, la Kings League, qui fonctionne super bien, qui est aussi présente sur d'autres choses.
12:29Mais on a la chance d'avoir, et c'est aussi une des raisons peut-être pourquoi la Gen Z est si présente chez nous,
12:34c'est que dans ces centres d'intérêt qui sont autour du sport et des jeux vidéo, et là, on est un peu à la croiser des chemins,
12:41il y a beaucoup de créateurs ou d'influenceurs qui sont présents chez nous historiquement, qui le sont parfois ailleurs aussi,
12:48mais certains sont nés ailleurs et sont venus chez nous pour pouvoir converser, parce qu'on est un peu la chambre d'écho,
12:54même s'ils peuvent streamer ailleurs.
12:56Historiquement, on le sait très bien, il y avait beaucoup, par exemple, de parties de jeux vidéo qui étaient streamées sur Twitch,
13:00mais en fait, l'ensemble des conversations gaming, elles se faisaient chez nous.
13:04Aujourd'hui, on déploie, on fait le pas plutôt aussi de pouvoir laisser l'occasion aux gens,
13:08de pouvoir streamer et converser au même endroit, à savoir chez nous.
13:11Du coup, tout ça a tendance à fonctionner.
13:14Et voilà, on a à contrario aussi des gens qui sont nés, on va dire, à l'époque sur Twitter,
13:19et qui après sont allés sur les autres plateformes.
13:21Je pense à des Rebeux d'Ether, à Amine Mathieu, à Harkounir, tout ça,
13:28qui sont, c'est incroyable en fait ce qu'ils sont capables de faire.
13:31Je regardais juste avant de venir, eux, ils sont capables d'être,
13:36je regardais depuis le début de l'année, le 1er janvier jusqu'à maintenant,
13:41de mémoire c'est Amine, il a deux tweets, deux posts, pardon, maintenant on dit.
13:46On n'a plus le droit de dire tweet.
13:47J'essaie, je me force.
13:48Qu'il a positionné dans les deux posts les plus retweetés en France.
13:55Lui, il en a deux dans le top 5 depuis le début de l'année.
13:58Ils ont des capacités de traction qui sont absolument incroyables.
14:01Harkounir, il a réussi à ratio, je ne sais pas si vous connaissez notre propriétaire,
14:05c'est-à-dire qu'il avait un certain nombre de likes sur son post,
14:09et dans la réponse, il a réussi à avoir plus de likes que lui,
14:11ce qui est une espèce de, c'est un usage très en cours.
14:15De faire plus qu'Allon Musk ?
14:16Non, pas de plus qu'Allon Musk, c'est un truc, c'est un petit jeu entre tout le monde,
14:19d'essayer donc de ratio les autres.
14:21Et là, évidemment, là c'est le Graal.
14:22Et donc, tu vois, c'est des gens qui savent très très bien utiliser la plateforme.
14:28Et du coup, évidemment, qui sont hyper intéressants aussi pour les marques.
14:31On en parlera dans un instant.
14:33Ce matin, Justine Rist, la DG de YouTube en France,
14:35disait qu'il reversait 800 millions d'euros par an à la créateur économie,
14:40aux créateurs en France.
14:41Comment aujourd'hui, X, après s'être reconstruit, s'être repositionné,
14:47compte accueillir ces créateurs de contenu qui permettent d'amener aussi de fait de l'audience
14:52et demain peut-être des partenariats avec des marques.
14:54Et comment vous les reversez, disons, comment vous les monétisez ?
15:00Ça aussi, c'est un élément qui est hyper structurant dans la captation et le développement de cette audience-là,
15:09chez les plus jeunes.
15:11On a mis en place tout un programme autour de la créateur économique qui n'existait pas avant.
15:14Donc ça fait partie aussi des nombreux développements qui ont lieu depuis plus de deux ans maintenant.
15:19Et donc, il y a plusieurs moyens aujourd'hui pour un créateur de faire des revenus sur X.
15:27Il y a une partie qui est la souscription.
15:29C'est-à-dire qu'on peut, moyennant un certain montant, accéder à des contenus qui sont exclusifs.
15:36Ça, c'est une partie.
15:37Il y a une deuxième partie qui est le partage de revenus, de notre revenu avec eux.
15:41Et là, on est sur un modèle qui est assez intéressant, assez innovant, je trouve,
15:44qui n'est pas uniquement publicitaire.
15:45C'est-à-dire qu'on l'a testé au tout début.
15:49On faisait un partage de revenus sur les publicités qui étaient affichées dans les réponses aux créateurs.
15:54On s'est rendu compte que ça ne fonctionnait pas forcément bien et qu'il y avait pas mal de biais.
15:57Et en fait, aujourd'hui, on reverse une partie des abonnements premium, une partie de cette valeur-là, justement aux créateurs.
16:04C'est-à-dire que quand on est créateur et qu'on fait partie du programme,
16:06tous les engagements qui vont être faits par des comptes premium,
16:09en fait, une partie de la valeur de ces abonnements financiers vont être reversés aux créateurs.
16:14Et ça fait pas mal.
16:15Je ne sais pas quel est le dernier chiffre.
16:17Je sais que l'année dernière, ça fait presque un an, on avait partagé qu'il y avait 150 000 créateurs dans ce programme-là.
16:23Il doit y en avoir forcément beaucoup plus un an après, mais je n'ai pas les derniers chiffres.
16:26Et enfin, il y a un troisième élément qui est là le truc le plus abouti,
16:29qui est vraiment le programme le plus abouti,
16:31qui sont des sponsorships,
16:33qu'on travaille avec des équipes qu'on a chez nous en France
16:36et qui vont travailler sur des choses un peu plus custom
16:40et où on va pouvoir pré-roller des contenus faits par les créateurs.
16:45Et du coup, là, dans le cadre de partenariats, de contrats ou autres,
16:49et là, on en a plein avec qui on travaille,
16:50et notamment aussi des grandes entreprises.
16:53Il y avait WebEDIA avant.
16:53Typiquement, toutes les curies WebEDIA ou Canal+, également, de leurs talents,
16:59font partie de ces programmes-là.
17:01Comment on attire les marques aujourd'hui ?
17:03On sait que vous avez eu quand même un gros mouvement d'annonceurs,
17:06notamment internationaux,
17:07mais qui commencent à revenir sur la plateforme.
17:11Comment aujourd'hui vous travaillez avec eux
17:12et comment vous arrivez à les convaincre de réinvestir ou d'investir ?
17:17Alors, il y a les grands annonceurs,
17:18puis il y a ce qu'on appelle la longue telle,
17:20c'est-à-dire les tout petits annonceurs.
17:22Et d'ailleurs, j'ai eu l'expérience récemment,
17:24j'ai fait un post, et on m'a dit,
17:26« Boost, si tu veux booster pour quelques euros »,
17:29ça, c'était quelque chose qui n'y avait plus depuis un certain temps.
17:33Oui, on s'adapte.
17:36On a pas mal de grands comptes internationaux,
17:39pas mal de grands comptes français internationaux,
17:42K40, etc., qui ne sont jamais partis.
17:45C'est important de le dire,
17:47parce que c'est très professionnel de leur part aussi.
17:51C'est-à-dire qu'au tout départ,
17:52ils se sont posés des questions,
17:54on a apporté des réponses.
17:55Ça fait plus de deux ans que ça se passe bien avec eux,
17:57en termes de performance et de brand safety.
17:59C'est le meilleur exemple qu'on pourrait donner.
18:01Il y en a certains d'autres qui continuent à nous faire la tête
18:03pour des raisons dont on sait qu'elles dépassent,
18:05en fait,
18:06la qualité de ce que peut produire la plateforme,
18:09mais plus
18:09des positionnements idéologiques
18:12ou des biais.
18:14Charge à nous de mieux éduquer,
18:16de faire comprendre
18:17que la plateforme s'améliore,
18:19qu'elle a progressé sur tous les domaines.
18:22Et voilà.
18:22Et puis après,
18:23ceux qui ne veulent pas,
18:24c'est leur droit.
18:24Et puis c'est comme ça.
18:26Justement,
18:27il y a la question de la brand safety,
18:29on en a beaucoup parlé,
18:30de la modération des contenus.
18:32Il y a beaucoup de choses qui sont dites.
18:35C'est-à-dire que vous avez enlevé
18:36le fact-checking humain
18:39en remplaçant par des community notes.
18:41Quel bilan peut en faire de ça ?
18:44Et finalement,
18:45est-ce que l'autogestion,
18:47l'autorégulation par le public lui-même,
18:49est-ce que ça fonctionne mieux
18:50ou moins bien
18:51qu'une équipe de fact-checkers professionnels ?
18:54Parce que c'est ça le débat aujourd'hui, en fait.
18:57Alors, nous, contrairement à d'autres,
18:58on n'avait pas d'équipe de fact-checkers.
19:00On n'en a jamais eu.
19:02La conversation, en fait,
19:03elle est publique.
19:05Et du coup, historiquement,
19:07quand on disait une bêtise
19:08ou quelque chose qui pouvait être challengé,
19:11c'était dans les commentaires.
19:13Et tout le monde pouvait dire
19:13si quelqu'un, je reprends tout à l'heure,
19:15la terre est plate,
19:16dans les commentaires,
19:16probablement que quelques personnes
19:17seraient venues expliquer que non,
19:19ce n'est pas le cas.
19:20Aujourd'hui, on a développé tout coup
19:22l'outil Community Notes
19:23qui permet d'intégrer au sein même du poste
19:25justement une note de contexte.
19:27Je ne vais pas rentrer dans le détail,
19:28c'est assez passionnant,
19:30mais je pourrais en parler des heures
19:31et on n'a pas le temps.
19:32Mais on a mis en place cet outil-là,
19:34ça fait plus de deux ans, justement.
19:36L'outil, on l'a développé.
19:37Il produit des résultats hyper efficaces.
19:39probablement complémentaires
19:41des fact-checkers.
19:43L'idée, c'est comment on fait
19:45dans un monde où rien que chez nous
19:47et je dis bien que chez nous,
19:50il y a 550 millions de postes tous les jours
19:52qui viennent s'incrémenter tous les jours,
19:54plus vous prenez la même chose
19:55évidemment chez tous les autres.
19:57La rapidité de cette transmission d'informations
20:00est encore chez nous,
20:00elle est publique.
20:01Ailleurs, parfois, elle ne l'est pas,
20:02ce qui rend les choses encore plus compliquées
20:03parce qu'on est dans des bulles.
20:05comment on fait pour le traiter
20:07à grande vitesse,
20:09pour stopper la désinformation
20:10et à grande échelle.
20:13Et ce qu'on est obligé de constater,
20:15c'est que la vision un peu romantique
20:17de se dire uniquement des fact-checkers
20:18sont capables de le faire,
20:20ce n'est pas possible, en fait.
20:21Ce n'est juste pas possible.
20:22En revanche, il y a des grandes valeurs...
20:23C'est une question de volume, c'est ça ?
20:25De volume et de rapidité.
20:26C'est-à-dire que nous,
20:27dans le cadre de ce programme-là,
20:29dans lequel moi, je m'investis beaucoup aussi,
20:31on a comparé sur beaucoup de sujets
20:34qui sont quand même assez marquants.
20:37On est capable de pouvoir justement
20:39afficher une note et l'exposer
20:41même aux gens qui ont été exposés
20:43au préalable à une mauvaise information.
20:46On est capable de le faire au plus court,
20:48en 18 minutes.
20:49Sinon, ça peut prendre, on va dire,
20:502-3 heures ou quelque chose comme ça.
20:52sur ces mêmes sujets-là,
20:54ça a pris entre 3 et 8 jours
20:56à des fact-checkers.
20:58Et c'est très noble, ce qu'ils ont fait.
21:00Le travail était très fourni.
21:01C'est très bien.
21:03Contrairement à une idée reçue,
21:03ce n'est pas pour des raisons de coût,
21:05mais c'est pour des raisons d'efficacité.
21:07D'ailleurs, le patron de Meta a annoncé,
21:09ça lui a valu une volée de bois vert,
21:11en disant,
21:12« He's Trumpy, j'ai veux faire des économies. »
21:14Et en fait, je crois qu'il va reprendre
21:16votre code de CommunityNet.
21:19Oui, parce que depuis le départ,
21:20depuis le jour 1, en fait,
21:22CommunityNet,
21:23tout est en open source,
21:25c'est-à-dire à la fois la partie code
21:27et la partie data.
21:28Ce qui fait que tout le monde peut regarder
21:29qu'il n'y a pas de biais,
21:30tout le monde peut donner du feedback s'il veut,
21:31et surtout, dès le premier jour,
21:33avait été dit,
21:34on est convaincu que c'est l'outil
21:35qui justement peut être efficace
21:37et protéger tout le monde,
21:38or, ça ne se passe pas que chez nous.
21:39Donc, si vous voulez l'utiliser,
21:40allez-y, c'est free of charge,
21:42comme on dit.
21:42Et ça a mis un peu de temps.
21:44Mais du coup, plusieurs,
21:46il y a Facebook,
21:47il y a YouTube,
21:48il y a des discussions avec d'autres,
21:50qui du coup,
21:51ont pris l'outil
21:52et le déploient.
21:54Et c'est très bien
21:55pour l'intérêt général.
21:55J'ai vu une nouvelle fonctionnalité
21:58qui allait rentrer,
21:59on ne l'a pas préparée
22:00parce que je l'ai vue très récemment,
22:02où on ne pourra plus
22:04parler au nom d'une célébrité.
22:07Il faudra noter dans le profil
22:10que c'est un compte fan.
22:12Par exemple,
22:13je ne peux pas parler au nom d'Ariana Grande,
22:15même si je lui ressemble beaucoup.
22:17Si je ne suis pas elle.
22:18C'est la voix, surtout.
22:19Voilà, surtout.
22:21Et qu'il va falloir mentionner
22:23que c'est un compte fan.
22:24Ça, ça fait partie des mesures
22:26qui continuent d'arriver.
22:27Parce qu'on a beaucoup dit
22:28qu'il y avait des comptes fake,
22:32qu'il y avait tout un tas de comptes
22:35qui détournaient l'identité
22:36des uns et des autres.
22:37Oui.
22:37Alors, il y a plusieurs mesures.
22:40C'est-à-dire que là,
22:40on vient de sortir
22:41notre rapport de transparence
22:42sur 2024.
22:44Il est public.
22:45Tout le monde peut y accéder
22:46et aller lire les données.
22:48C'est lié au DSA, c'est ça ?
22:49Entre autres.
22:50La DSA, c'est sur la partie Europe.
22:52Là, je parle partie monde,
22:53mais c'est la même démarche.
22:55Et c'est les mêmes chiffres
22:56qu'on va retrouver.
22:58Et du coup,
22:59sur la partie manipulation
23:00de la plateforme et spam,
23:01qui intègre notamment
23:02justement des faux comptes,
23:03on a supprimé l'année dernière
23:05800 millions,
23:06un peu plus,
23:06799 millions de comptes.
23:09Donc, c'est colossal.
23:11Donc, on prend vraiment au sérieux
23:13ces sujets-là.
23:14Après, à la marge,
23:15il y en a toujours qui arrivent
23:16à passer entre les mailles du filet.
23:18On les rattrape,
23:19mais parfois,
23:19ça prend trop de temps.
23:20Mais c'est vraiment à la marge.
23:21800 millions,
23:22c'est vraiment énorme.
23:24Et du coup,
23:25on avait au départ
23:26laissé, on va dire,
23:28la capacité de vraiment
23:29être dans des comptes parodiques
23:30parce que ça fait partie
23:31de cette liberté d'expression.
23:33Et au fur et à mesure,
23:33on se rend compte que pareil,
23:34les gens sont...
23:36Il y a certains mauvais usages
23:38ou autres.
23:38Et du coup,
23:38on renforce cette chose-là
23:41dans la qualification des comptes
23:44pour être sûr
23:44qu'il n'y ait pas de tromperie.
23:45Donc, par exemple,
23:46Sardine Ruisseau,
23:47qui fait la parodie
23:48de Sandrine Ruisseau,
23:50elle devra...
23:51Est-ce que le compte
23:52est conforme, là,
23:53à date ?
23:54Je ne sais pas,
23:54elle a été regardée,
23:55je ne sais pas.
23:55Mais en tout cas,
23:56il faudra écrire
23:56que c'est parodique
23:57de façon très spécifique.
23:59Absolument.
24:01Quand Elon Musk
24:02avait racheté Twitter,
24:03il avait instauré
24:04les abonnements payants,
24:05alors pour des raisons
24:06de revenus,
24:07j'imagine,
24:07pour diversifier les revenus
24:09face à la publicité.
24:10Et puis aussi
24:11pour des raisons de sécurité.
24:12Est-ce qu'on peut
24:12en faire le bilan de ça ?
24:14En fait,
24:15avant tout,
24:16la première raison
24:16pour laquelle
24:17on avait engagé
24:18le programme d'abonnement,
24:20c'était pour lutter
24:21contre les faux comptes.
24:22C'est ça,
24:23avec une carte bancaire,
24:24finalement,
24:24c'est plus compliqué.
24:25Carte bancaire,
24:26numéro de téléphone,
24:27identification,
24:28etc.
24:30Quand on se rend compte
24:31que c'est un faux compte,
24:32on le tombe
24:33et reproduire à chaque fois
24:34ce schéma-là,
24:35au bout d'un moment,
24:36c'est juste une logique
24:37mathématique
24:37de se dire que
24:38le gain devient
24:40inférieur au coût.
24:41du coup,
24:43ça prend un peu de temps.
24:45Dans les chiffres,
24:46justement,
24:46qu'on traque
24:47avec les différents
24:47rapports de transparence,
24:49parce qu'on les fait
24:49tous les six mois
24:50et on les agrège
24:51après sur l'année,
24:52c'est déjà intéressant
24:52de voir que
24:53sur le deuxième semestre,
24:55il y a beaucoup moins,
24:57justement,
24:57on a eu beaucoup moins
24:58à intervenir
24:59sur des faux comptes
25:00qu'au trimestre précédent
25:02et ainsi de suite.
25:03Donc,
25:03ça semble prendre
25:04le bon chemin.
25:05Après,
25:05c'est un travail,
25:06évidemment,
25:07qui va durer
25:09et qui est long
25:10sur le terme.
25:10Mais en tout cas,
25:11c'était la première...
25:12Et ensuite,
25:12oui,
25:12il y avait le business model.
25:14On est une entreprise privée
25:15et du coup,
25:16il y avait l'idée
25:16de comment valoriser
25:17encore plus
25:18certaines fonctionnalités,
25:19notamment l'accès à Grock
25:20qui est accessible
25:21à tout le monde,
25:22mais avec des abonnements
25:23premium,
25:24permet d'aller plus loin
25:26dans l'usage de Grock
25:27et également pour les créateurs
25:29d'avoir accès
25:30aux vidéos longues,
25:31d'avoir au système
25:32de partage de revenus,
25:34etc.
25:34Comment tu vois
25:35l'évolution de X
25:36d'ici deux à trois ans ?
25:37Vous avez fait un gros chantier
25:39depuis deux ans.
25:40vous tentez
25:41de rétablir la confiance
25:42même s'il y a
25:44un environnement médiatique
25:45qui est très critiquable
25:48et qui vous critique beaucoup.
25:50Comment tu vois évoluer
25:51les choses
25:51dans les deux à trois ans ?
25:53J'espère qu'on va arriver
25:55à convaincre.
25:55C'est le cas
25:55dans pas mal de pays.
25:57Ça a mis du temps
25:58mais ils y sont parvenus
25:59dans beaucoup de pays.
26:00La France est assez spécifique.
26:01Tu me disais d'ailleurs
26:02pour la petite anecdote
26:03que dans le monde,
26:04vous êtes peu à avoir le droit
26:04de prendre la parole
26:05comme ça récemment.
26:07Tu m'as donné une interview
26:08dans The Media Leader.
26:09T'es là aujourd'hui.
26:09Vous êtes assez peu dans le monde
26:10à pouvoir prendre la parole
26:12au monde de la plateforme.
26:13Pourquoi ?
26:14Parce qu'on est plus ou moins inaudibles.
26:16Parce qu'on n'est pas nombreux
26:17et qu'on a d'autres choses à faire.
26:19Et que parfois,
26:20quoi qu'on dise,
26:21de toute façon,
26:21c'est pas toujours bien reçu.
26:23Donc voilà.
26:24Néanmoins,
26:25moi, j'ai grandi
26:26dans le marketing
26:27et la communication.
26:28Et ça me paraît important
26:30de faire valoir justement,
26:32notamment par des chiffres.
26:33Après, chacun se fait son opinion.
26:34on met par des choses concrètes
26:36ce qu'on met en œuvre
26:37et pouvoir aussi défendre
26:39le travail des équipes.
26:41Donc voilà.
26:42C'est pour ça que je m'exprime.
26:44Comment tu vois l'évolution
26:45d'ici 2, 3, 4, 5 ans
26:47de la plateforme X ?
26:48C'est vraiment le sujet d'aujourd'hui.
26:51Ce qui est hyper encourageant,
26:54c'est justement de voir
26:55que la partie qui croit
26:58en audience et en usage,
27:00parce que cette Gen Z,
27:01elle est de plus en plus présente
27:02chez nous.
27:03Et c'est celle qui est
27:03la plus active,
27:04notamment sur la partie vidéo,
27:05mais notamment aussi
27:07en termes de curiosité,
27:08c'est celle qui utilise
27:09le plus groc.
27:11Donc sur tous les usages
27:12qu'on développe,
27:13on est sur une audience
27:15qui va crescendo.
27:17Donc ça, c'est hyper encourageant.
27:19On est sur des sujets,
27:20une fois de plus,
27:21où vraiment le gaming
27:22comme le sport
27:23sont des sujets
27:23hyper importants chez nous.
27:25On a mesuré
27:26qu'il y avait 84%
27:27des discussions publiques
27:30sur le e-sport,
27:31tout confondu.
27:32c'est sur X,
27:3384% des discussions.
27:36Et on sait que c'est encore
27:38en devenir.
27:39C'est déjà très présent,
27:40le e-sport,
27:40c'est déjà un très bel écosystème,
27:43mais ça a un très beau jour
27:43devant lui.
27:44Et du coup,
27:45se dire que la plateforme
27:46va pouvoir aussi accompagner ça,
27:48c'est hyper intéressant.
27:49Et puis évidemment,
27:49on l'a évoqué avec Grock,
27:51c'est que le début.
27:53Donc tout ça est encourageant.
27:55Et une fois de plus,
27:56j'espère qu'on aura les moyens
27:57de convaincre tout le monde.
27:58Eh bien merci,
28:00il est 15h30,
28:01pile poil à l'heure.
28:02Merci beaucoup Laurent Buanek,
28:05patron de X en France.
28:06Sous-titrage Société Radio-Canada
28:12Sous-titrage Société Radio-Canada
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