00:00– Ce que je dis, c'est que moi, je suis prudent sur le moment
00:04auquel on s'adresse dans un moment qui est un moment
00:07où le gouvernement cherche à créer une ambiance.
00:11Cette ambiance-là, il faut qu'il comprenne que s'il persiste à nous expliquer
00:15que non, on ne touchera pas au patrimoine des plus riches,
00:18qu'on ne touchera jamais aux grandes fortunes,
00:20mais qu'on fera tout payer à la classe moyenne et aux classes populaires,
00:23la réponse est immédiate.
00:24Oui, il y aura censure, parce que c'est inimaginable pour des gens
00:27qui, comme nous, ont défendu des principes,
00:30ont défendu aussi d'une orientation au moment des élections législatives.
00:33On ne peut pas nous demander maintenant de faire exactement l'inverse
00:36de ce que nous avons proposé aux Français il y a quelques mois à peine.
00:39– S'il n'y a pas de mise à contribution des plus aisés dans ce budget,
00:45il y aura censure.
00:46– Mais oui, mais…
00:47– Et la pérennisation de la contribution,
00:50ce qu'on appelle l'outil pour lutter contre l'optimisation fiscale,
00:53ça ne suffit pas pour vous ?
00:54– Ça ne suffit pas, ça va rapporter combien ?
00:562 milliards, ça n'est pas à la hauteur du moment.
00:59Il y avait d'ailleurs une loi qui a été proposée par les partis de gauche du NFP,
01:05une taxe Zuckmann, qui rapporte, elle, beaucoup plus,
01:09qui a été votée en première lecture à l'Assemblée.
01:11Le gouvernement pourrait la mettre à l'ordre du jour du Sénat
01:13et considérer qu'il y a là aussi matière à avancer.
01:16Moi, ce que je souhaite, c'est qu'on puisse procéder avec équité.
01:20Je ne suis pas d'accord pour qu'on fasse une purge
01:22sur l'ensemble des services publics
01:24et qu'on raisonne de manière totalement abstraite
01:27avec des coups de rabot
01:28où on prend à chaque fois la classe moyenne et la classe populaire.
01:31– Mais est-ce que vous avez le sentiment
01:32que c'est ce que va annoncer demain François Bayrou ?
01:34Là encore, au jeu des comparaisons,
01:35Jean-Luc Mélenchon, lui,
01:36il a visiblement écouté ce qui a été dit hier par divers ministres.
01:39Il a fait le parallèle avec la Grèce en 2010
01:42en expliquant que ce que préparait le gouvernement,
01:44c'était la même potion qui avait été servie aux Grecs en 2010.
01:47Est-ce que vous reprenez à votre compte cette comparaison ?
01:50– Je comprends ce qu'il a voulu dire, mais ça n'est pas le cas.
01:53La Grèce en 2010, c'est des salaires dans la fonction publique
01:57qui baissent entre 20 et 40%.
01:59C'est des retraites qui baissent de moitié.
02:02C'est des privatisations dans tous les sens.
02:04On n'en est pas là et fort heureusement.
02:06Donc on n'en est pas à la Grèce.
02:07Mais ça ne veut pas dire que l'équilibre
02:10qui est aujourd'hui proposé par le gouvernement
02:11est un équilibre juste.
02:12– Sous-titrage FR –
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