00:00Bien sûr que cette question n'a jamais été retirée.
00:03Vous avez bien compris que ce que nous avons fait au mois de février,
00:08lorsque nous avons accepté de ne pas censurer le gouvernement,
00:11c'était une manière de dire que nous ne pouvions pas avoir un pays
00:14qui continue à être gouverné sous l'empire d'une circulaire sur les services votés
00:18et qui amputait très largement nos capacités d'action.
00:22Et il fallait que les collectivités locales, les associations, les entreprises
00:25puissent savoir à quoi elles allaient pouvoir se fier pour l'année 2025.
00:30Nous ne sommes plus dans cette situation.
00:32Nous sommes aujourd'hui dans une situation où le budget existe,
00:34où l'État peut fonctionner et où il y a plusieurs sujets sur la table.
00:38Le premier sujet, c'est d'abord le sujet des retraites.
00:42Nous avons accepté, évidemment, de ne pas censurer.
00:45Mais en échange de quoi ?
00:46Le gouvernement a admis le fait qu'il y aurait ce que le Premier ministre a appelé un conclave
00:51à l'issue duquel le Parlement serait saisi des conclusions de ce conclave
00:55ou de ses absences de conclusions.
00:57Et on va en parler dans un instant, Olivier Faure.
00:58Si ça n'était pas le cas, évidemment, la censure se poserait d'une manière immédiate.
01:00Il y a la question de la censure autour de la réforme des retraites.
01:03Mais il y a là les efforts qui vont être demandés à l'occasion du budget 2026.
01:0840 milliards d'euros d'économie.
01:10Là encore, je le répète, sans augmentation d'impôts,
01:12mis à part le fait de pérenniser les contributions pour les plus aisés.
01:15On en parlera dans un instant.
01:17Est-ce que ça, 40 milliards d'euros demandés, 40 milliards d'euros d'économie,
01:20est-ce que ça vaut censure du Parti Socialiste ?
01:23Mais moi, je ne sais pas ce que cela veut dire.
01:25Si c'est 40 milliards...
01:26Non mais, d'abord, ce n'est pas tout à fait juste de dire
01:30que c'est sans augmentation des impôts.
01:32Il y a un impôt sur les retraités, si on les désindexe.
01:35Il y a un impôt sur la santé, si on fait baisser les remboursements
01:39chez le médecin ou des médicaments.
01:42Il y a un impôt sur les services publics, sur l'éducation, sur la sécurité.
01:47Et ce sont à chaque fois les contribuables ou les concitoyens
01:50plus exactement les plus modestes, qui vont avoir en supporté le coût.
01:54Donc, ce n'est pas vrai de dire que ça n'a pas d'effet sur les...
01:58Pour essayer d'être très précis et concret,
02:00qu'est-ce qui vous ferait décider de passer de la non-censure,
02:03ce qui était le cas lors du précédent budget, à la censure ?
02:06D'abord, il y a un débat budgétaire qui va s'engager à l'automne prochain.
02:09Pour l'instant, on est dans des pré-annonces
02:10où le gouvernement cherche à nous expliquer que,
02:13attention, ça va être très difficile.
02:16Moi, je veux savoir où est-ce qu'on prend ces 40 milliards.
02:18Si on nous dit que les 40 milliards, c'est l'argent de la fraude.
02:22Très bien.
02:23Moi, je suis d'accord pour dire qu'il faut faire des économies sur les fraudeurs.
02:26Si on nous dit, par exemple, qu'il y a des prix trop élevés,
02:30l'industrie pharmaceutique prélève trop sur les médicaments qu'elle met en vente.
02:36Là aussi, je dis que ce sont des économies qu'on peut réaliser.
02:38Si on me dit qu'on peut revenir sur les cadeaux fiscaux
02:41qui ont été réalisés au profit des grandes entreprises
02:47et au profit des patrimoines les plus élevés,
02:49là aussi, je comprendrais qu'on fasse des économies.
02:51Vous savez bien, Olivier Faure, que visiblement,
02:52ce n'est pas la direction que s'en prend le gouvernement.
02:53Si on vous dit que les 40 milliards d'euros,
02:55c'est le fait de désindexer...
02:57Si c'est sur l'école, si c'est sur les services publics, etc.,
03:02la réponse est non.
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