00:00Le Sénat avait adopté un budget de la Sécu qui était conforme à vos attentes.
00:03Et alors ce matin, ça y est, vous êtes de nouveau chafouin.
00:06Oui, parce que tous ceux qui connaissent Sébastien Lecornu
00:09savent que le Premier ministre est un imitateur hors pair.
00:12Mais alors personne, et surtout pas moi, n'aurait imaginé
00:16qu'il utiliserait ce talent pour singer les pires heures du robespierrisme et du mitterrandisme.
00:22Parce que c'est bien de cela dont il s'agit, avec la dernière trouvaille des socialistes
00:26baptisés emprunts forcés pour les plus aisés.
00:29Ça rime, en fait, non content d'avoir essayé sans succès d'imposer la taxe Zuckman par la grande porte.
00:36Voilà que le PS revient par la fenêtre avec un nouvel impôt sur, vous savez, les riches, encore eux, toujours eux.
00:43Alors cette fois, comme à chaque fois, il se trouvera des belles âmes pour nous expliquer,
00:47avec toutes les raisons du monde, que ça n'est pas si grave.
00:50On nous dira que ça n'est pas vraiment de la fiscalité,
00:53mais qu'il s'agit simplement d'un emprunt pour quelques années
00:57et que l'argent sera rendu ensuite, sauf qu'être obligé de prêter de l'argent à quelqu'un
01:01sans que cela ne rapporte rien à l'issue, ça s'appelle, de la confiscation,
01:06et être obligé de prêter de l'argent à un État qui croule sous les dettes et les déficits,
01:11comme la France, alors là, ça s'appelle de l'inconséquence.
01:14Bref, on ne sait pas, pour l'instant, qui sera exactement concerné,
01:18ni quel sera précisément le montant envisagé.
01:21Mais il n'y a même pas besoin d'en arriver là pour savoir que c'est une mauvaise idée
01:24et que le gouvernement aurait tort de regarder cette proposition avec bienveillance,
01:29comme la porte-parole du gouvernement a cru bon de le dire hier.
01:32Oui, sauf que si c'est la clé pour obtenir un compromis,
01:36ça vaut peut-être le coup d'être tenté, non ?
01:37Alors non, non, parce que d'abord, on n'est pas obligé d'adhérer à l'idée
01:40qu'il faudrait tout accepter au nom de la fameuse stabilité.
01:45Ensuite, parce qu'on n'est pas obligé de considérer que le PS
01:48serait le seul interlocuteur ou le seul partenaire avec qui il faudrait travailler.
01:54Et enfin, parce que quand bien même on s'y résoudrait,
01:57ce qui semble être le cas au sommet de l'État,
01:59rien n'indique que le Parti Socialiste s'arrêtera en si bon chemin.
02:03Au contraire, depuis la renomination de Sébastien Lecornu à Matignon début octobre,
02:08il n'y a guère que le Premier ministre
02:10qui fait des pas vers sa gauche,
02:12des pas chassés, des grandes enjambées même,
02:14dont Olivier Faure et ses amis profitent pour le faire danser.
02:18Il faut dire que la situation est assez confortable pour eux,
02:21sans même devoir aller se salir les mains
02:24à la table d'un conseil des ministres présidé par Emmanuel Macron.
02:27Leur programme est appliqué dans sa quasi-totalité.
02:30Alors pourquoi s'embêter ?
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