00:00Les voilà, ces petits commerçants de tout et de rien, agglutinés dans toutes les rues
00:20et carrefours de Dimako dans la région de l'Est, et en direction de qui le gouvernement
00:24multiplie les stratagèmes de toutes sortes en vue d'extraire de leur poche tout ce
00:28qu'il peut en termes de contributions fiscales. L'année 2024 récemment achevée a déjà
00:33fait grésiller dans leurs oreilles le son strident de l'entrée en vigueur de l'impôt
00:37sur le revenu des personnes physiques, au sujet de laquelle nombre de sénateurs et
00:42pas que exprimaient déjà leur indignation quant à la méthode de même qu'au moment
00:46choisi pour faire entrer la dette taxe en vigueur.
01:16Cela n'est pourtant que le début, assurait ce même jour le directeur général des impôts
01:30en personne, venu expliquer aux membres du Parlement de quoi tiennent les arrangements
01:34du système fiscal camerounais.
01:36La même question revient, qu'est ce qu'on fait avec ce qu'on paye ? Vous avez des gens
01:41au Cameroun qui partent de Yaoundé et entrent dans leur maison ou village sur du goudron.
01:46Qu'est ce qu'ils financent ? C'est l'impôt. C'est l'impôt. Donc la question de la redevabilité,
01:56en fiscalité on appelle ça la redevabilité. Si l'école est gratuite au Cameroun, si l'université
02:03paye 50 000, qu'est ce qu'ils financent l'université au Cameroun ? C'est l'impôt. Qu'est ce
02:09l'école primaire qui est gratuite, qu'est ce qu'ils financent ? C'est l'impôt. Ça
02:13c'est la redevabilité. Peut-être qu'on ne parle pas suffisamment de ça. Maintenant,
02:19pour renforcer ces services publics, pour renforcer ces biens collectifs, il faudrait
02:24qu'on demande à chaque citoyen de donner en fonction de ses capacités.
02:32En clair, à en croire les autorités fiscales camerounaises, un glissement progressif devrait
02:38donc s'opérer entre un taux de pression fiscale de 13,6 % du PIB en 2024 à 14,0 % en 2025,
02:45pour atteindre les coûts de 14,5 % en 2027.
02:48De quoi sérieusement inquiéter tous ceux qui, comme le président du patronat, s'en
03:02indignent, alors que le ministre en charge du secteur, pour sa part, n'a pas eu de cesse
03:07sur les derniers mois, de rappeler que le Camerou n'en fait même pas assez en termes
03:11de collecte.
03:12Il reste que, selon les responsables même du ministère des Finances, c'est un peu
03:18le saut vers l'inconnu, car, avoue-t-il, le taux de pression fiscale ainsi annoncé
03:22sera de toute façon le plus élevé de tout ce que le pays ait pu jamais connaître.
03:26Impossible donc de savoir comment réagiront entreprises et ménages, une fois que leur
03:31perception sera celle d'une pression devenue insoutenable.
03:34– Sous-titrage Société Radio-Canada
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