00:00Dans le cadre de sa stratégie d'augmentation des recettes non pétrolières dans le budget
00:24de l'État, formulée en grande partie dans ce bâtiment de centre-ville, que dirige cet
00:29homme, le gouvernement est finalement venu à la décision de porter l'enveloppe des recettes
00:33fiscales et douanières à 4 360 milliards en cette année 2025. Une grande première dans
00:39l'histoire des finances publiques au Cameroun dont s'est vanté le Premier ministre devant
00:42les parlementaires lors de sa présentation du programme économique et financier de l'État.
00:47Toutefois en 2024, la croissance économique est estimée à 3,8%. Cette dynamique de croissance
00:57a été fortement contrecarrée par les contre-performances observées dans le secteur
01:02pétrolier en 2023 et en 2022. Selon le document de programmation économique et budgétaire à
01:10moyen terme 2025-2027 en effet, les prévisions de recettes fiscales et douanières sont en
01:15augmentation pour l'année 2025. À en croire les prévisions gouvernementales contenues dans ce
01:20document élaboré par le ministère des Finances, l'enveloppe de l'ensemble des recettes fiscales,
01:25douanières et non fiscales du pays est attendue à 4 807 milliards au cours de l'année 2026 et même
01:315 200 milliards dès l'année 2027. Nous avons une SND 30, une stratégie nationale à l'horizon 2030
01:39qui ambitionne de porter le taux de croissance à moyenne à 8%. Nous en sommes encore éloignés
01:47parce que nous sommes à 4, nous pouvons aller à 5,6 mais nous en sommes éloignés. Et on s'est
01:52demandé le secteur financier quelle peut être sa contribution et c'est pour ça qu'au niveau du
01:58comité national économique et financier nous avons élaboré cette stratégie qui ambitionne de relever
02:04un certain nombre d'indicateurs et de piliers qui d'après nous pourraient permettre de renforcer
02:13la croissance de l'économie camerounaise. Et les premières estimations qu'on a faites c'est
02:19que bien appliqué, ces piliers pourraient nous amener à un moyenne 2,3% de taux de croissance
02:25par an, ce qui n'est pas négligeable. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement annonce
02:31un relèvement progressif de la pression fiscale dans le pays tout en maintenant cet indicateur
02:36en dessous de la moyenne africaine. Nous devons créer plus d'espace budgétaire pour pouvoir
02:41continuer au financement des politiques publiques. Selon les prévisions officielles, cette pression
02:49fiscale ne devrait pas seulement s'appliquer aux entreprises, de plus en plus bruyante par
02:54la voix de leurs patronats sur la captation des ressources qui leur est imposée. Elle
02:59concernera également les particuliers notamment par l'entrée en régime de l'IRPP qui selon le
03:03gouvernement sont encore faiblement taxés. Lesquels devraient donc progressivement voir les
03:08taxations à eux appliquées passer de 7% actuellement vers 17% réputées être courant au
03:14pays de niveaux de développement comparables. Pas sûr cependant que cela amuse beaucoup de
03:19monde dans cette année électorale où les esprits sont chauffés à blanc.
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