00:00En fait, à nouveau, on ne peut pas et on ne devrait pas résumer la question de la retraite à la question de l'âge.
00:05Je vous donne deux exemples.
00:06Premièrement, la question de la capitalisation, qui n'est pas un système de privatisation absolue,
00:11qui est juste permettre aux personnes de cotiser pour leur propre retraite,
00:14de financer sa propre retraite.
00:15Avoir une dose de capitalisation, Gabriel Attal l'a aussi mis sur la table, ça me paraît une bonne piste.
00:20Une deuxième piste, c'est évidemment de différencier avec ce qu'on avait mis sur la table un temps,
00:24la retraite par points, le fait que ça dépend du métier, de la pénibilité.
00:27En revanche, là où je rejoins Édouard Philippe, c'est que le problème financier des retraites n'est pas réglé aujourd'hui.
00:33On sait aujourd'hui que l'État, pour 100 euros de salaire, paye 100 euros de cotisation pour combler le déficit du public.
00:41Donc, soit on dit mais c'est très bien, c'est normal, on met encore la poussière sous le tapis
00:46et le problème sera juste plus important dans 10 ans, soit on a le courage d'en parler.
00:49Et je crois que ce qui est important, on voit la situation politique du pays,
00:52on ne va sans doute pas porter de très grandes réformes dans les prochains mois,
00:56même si on en aurait besoin.
00:59Ce qu'il faut, c'est que pour les prochaines échéances présidentielles, législatives,
01:02ces débats soient sur la table et que les prétendants aient le courage de porter les solutions à la hauteur financière du problème.
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