00:00Je pense qu'à un moment de flottement, il était sans doute souhaitable pour le Premier ministre de dire
00:05on n'est pas en train, en parlant à nos partenaires internationaux, à nos partenaires européens,
00:11aussi au socle commun qui le soutient et qui partage l'ambition de la réforme des retraites, que le Premier ministre dise qu'il n'est pas question
00:18qu'on ajoute 10-15 milliards de dépenses par an dès l'année prochaine, parce que la France ne peut pas se le permettre et c'était un
00:24rappel judicieux.
00:25Je vois bien aussi que certaines organisations professionnelles s'en saisissent
00:30pour essayer de sortir du conclave parce que la négociation n'aboutirait pas à ce concours.
00:35Donc il est courageux, finalement, François Bayrou, c'est ce que vous dites ?
00:37On est toujours courageux quand on dit la vérité.
00:39Même si on se contredit, puisque le 14 janvier, on se rappelle, lors de la déclaration de politique générale, il avait dit
00:44il n'y aura pas de tabou, tous les sujets sont sur la table,
00:47sous-entendu, y compris l'âge.
00:48Mais qu'est-ce qui s'est passé depuis ?
00:50Pas grand-chose.
00:51C'est-à-dire que qu'est-ce qui s'est passé depuis ?
00:53Il n'y a pas une solution miracle qui a émergé et qui a montré qu'on pouvait revenir à 62 ans et financer nos retraites.
00:58Il n'y a pas une solution miracle qui a montré que tout le monde pouvait partir à 60 ans à la retraite sans taxer plus les entreprises.
01:04Et c'est cette réalité-là à laquelle il faut qu'on se cogne collectivement.
01:07Parce que ce qui n'est pas courageux, c'est de dire
01:10le gouvernement est antisocial, il refuse de revenir à 62 ans.
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