00:00Est-ce que vous vous dites que Jean-Luc Mélenchon est en mesure de le faire, ce discours ?
00:04Bien sûr, c'est ce qu'il aurait dû faire hier soir.
00:06C'est ce qu'il était attendu de tout dirigeant politique.
00:10Et aujourd'hui, il manque à son devoir de dirigeant.
00:13En fait, il ne dirige pas.
00:14En fait, des jeunes aujourd'hui, depuis trois ans ou plus peut-être...
00:18Il manque à son devoir.
00:19Bien sûr, il y a des jeunes qui s'entraînent, qui sont dans des gymnases, qui apprennent les méthodes.
00:23Alors, bien sûr...
00:24Parce qu'il faut le préciser, notamment...
00:28D'après un certain nombre de témoins, les camps d'été...
00:31Vous avez évoqué d'ailleurs la présence de Jean-Luc Mélenchon physiquement dans un de ces camps d'été.
00:35D'ailleurs, il l'a sur lui-même.
00:36Il l'a dit à ce soir qu'il était allé en 2023, 2024, 2025.
00:39Il y a dans ces camps d'été, y compris même des conseils physiques.
00:44Oui, vous savez, moi, comme jeune militante, ça fait plus de 30 ans que je milite.
00:47Quand j'étais jeune étudiante, j'ai fait des formations en services d'ordre.
00:50Pour mon syndicat étudiant, pour mon parti à l'époque, j'étais à la gauche du PS, d'ailleurs, avec
00:54Jean-Luc Mélenchon.
00:55On apprend à tenir une ligne en manifestation, on apprend à administrer, en fait, des charges et des attaques,
01:00et on apprend à sécuriser des actions démocratiques.
01:03C'est un grand classique, et d'ailleurs, quand on organise des manifestations, la préfecture nous le demande.
01:07Elle nous demande qui est votre chef de service d'ordre, comment ça va se passer.
01:10Donc ça, c'est une chose, et il ne faut pas tout amalgamer.
01:12Et c'est important que cette tradition ordonnée perdure.
01:16Alors, l'autonomisation de l'affrontement physique dans des groupes tels que la Jeune Gare...
01:22Qui s'apparentent à des milices.
01:23Aujourd'hui, alors, je n'irai pas jusqu'à dire milices, mais en toute hypothèse, on est obligé, aujourd'hui,
01:28de faire pause à partir de la mort de Quentin de Rencourt.
01:31On ne peut pas faire comme si cette mort n'existait pas.
01:34C'est ça que je reproche aujourd'hui à Jean-Luc Mélenchon, que j'ai attentivement écouté hier soir dans
01:38son intervention au siège du POI à Paris.
01:41Il fait, en fait, comme s'il n'y avait pas eu mort d'homme, et comme si on pouvait
01:44continuer comme avant les exercices d'entraînement, etc., et la défense antifasciste comme si de rien n'était.
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